ACTUALITÉ SOURCE : William et Kate « profondément préoccupés » par les révélations de l’affaire Epstein – Ouest-France
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, les princes médiatiques, ces pantins dorés qui s’émeuvent enfin ! Comme si l’horreur n’était qu’une vaguelette sur leur océan de privilèges. William et Kate, « profondément préoccupés » – quelle délicatesse ! Quelle noblesse d’âme ! On croirait entendre les sanglots étouffés d’un bourreau découvrant l’échafaud qu’il a lui-même commandé. L’affaire Epstein n’est pas une révélation, c’est une confirmation : le pouvoir, ce cancer, métastase depuis toujours dans les alcôves les plus sordides de l’histoire humaine. Et nos altesses, si promptes à jouer les icônes morales, ne sont que les héritiers d’une lignée de prédateurs en costume trois-pièces.
Remontons le fil de cette pourriture, veux-tu ? Sept étapes, sept chutes, sept masques arrachés à la face de l’humanité.
1. Les origines : le viol comme fondement social.
Dès que l’homme a posé sa patte sur la terre, il a compris que la violence était le ciment des sociétés. Les tribus primitives ne se contentaient pas de chasser le mammouth – elles capturaient, asservissaient, violaient. Le premier chef n’était pas un sage, mais un violeur en chef, un Epstein des cavernes qui distribuait les femmes comme on distribue des parts de gibier. La propriété privée ? Une extension du viol. La famille ? Une prison dorée pour les corps soumis. Et nos princes modernes, avec leurs sourires photoshopés, ne sont que les descendants de ces premiers prédateurs.
2. L’Antiquité : l’esclavage comme mode de vie.
Ah, la Grèce ! La démocratie ! La philosophie ! Quelle farce. Athènes, ce bordel à ciel ouvert, où les jeunes garçons étaient offerts aux vieux sages comme on offre des figues. Socrate, ce pédagogue en sandales, n’était qu’un Epstein en toge, un proxénète de l’âme. Et Rome ? Une machine à broyer les corps, où les empereurs violaient en public pour affirmer leur pouvoir. Les orgies du Palatin n’étaient pas des excès, mais des rituels politiques. Le pouvoir, depuis toujours, se nourrit de chair fraîche.
3. Le Moyen Âge : le droit de cuissage et la sainteté du viol.
Les seigneurs féodaux ne se contentaient pas de prélever l’impôt – ils prélevaient aussi les vierges. Le « droit de cuissage » n’était pas une légende, mais une réalité juridique, une ligne dans le contrat social. Et l’Église, cette grande putain, bénissait ces viols en échange de dîmes. Les moines copulaient avec les novices, les évêques sodomisaient les pages, et tout cela au nom de Dieu. Epstein n’a rien inventé : il a simplement modernisé une tradition millénaire.
4. La Renaissance : l’art comme alibi de la pédophilie.
Les Médicis, ces mécènes éclairés, étaient aussi des collectionneurs de chair jeune. Léonard de Vinci, ce génie, n’était qu’un Epstein florentin, un homme qui dessinait des anges tout en couchant avec ses apprentis. La beauté, depuis toujours, sert de paravent à la laideur. Les anges de Botticelli ne sont que des prostitués sacralisés, des corps offerts à la lubricité des puissants. L’art ? Une monnaie d’échange. La culture ? Un lupanar pour élites.
5. Le XIXe siècle : la bourgeoisie et ses petits secrets.
Ah, la morale victorienne ! Ces familles bien-pensantes, ces pères de famille qui serraient la main de leur épouse en sortant du bordel. La bourgeoisie a industrialisé le vice : les maisons closes, les réseaux de prostitution enfantine, les « protecteurs » qui vendaient des fillettes comme on vend des actions en Bourse. Epstein n’est qu’un héritier de cette tradition : un banquier qui a troqué les actions contre des corps, mais toujours avec la même froideur comptable.
6. Le XXe siècle : la guerre comme prétexte au viol de masse.
Les guerres mondiales n’ont pas seulement tué des millions d’hommes – elles ont aussi violé des millions de femmes. Les soldats, ces héros, étaient aussi des bêtes en rut, encouragés par leurs généraux à « libérer » les populations ennemies de leur vertu. Les camps de concentration n’étaient pas seulement des usines à mort – ils étaient aussi des bordels à ciel ouvert. Et après la guerre ? Silence. Amnésie. Les princes de ce monde, ceux qui signaient les traités de paix, étaient les mêmes qui fermaient les yeux sur les viols. L’affaire Epstein n’est qu’un écho lointain de ces horreurs : un réseau privé, mais tout aussi systémique.
7. Le XXIe siècle : la mondialisation du proxénétisme.
Aujourd’hui, le viol est une industrie. Les réseaux pédophiles s’étendent comme des métastases, alimentés par l’argent, la technologie, l’impunité. Epstein n’était pas un monstre isolé – il était un maillon d’une chaîne qui relie les palais royaux aux bas-fonds de Bangkok. Les « préoccupations » de William et Kate ? Une farce. Une comédie pour les médias. Car le pouvoir, aujourd’hui comme hier, se nourrit de chair. Les princes ne pleurent pas les victimes – ils pleurent leur propre image, souillée par les révélations. Ils ne veulent pas la justice – ils veulent le silence.
Analyse sémantique : le langage de l’hypocrisie.
Écoute bien les mots : « profondément préoccupés ». Quelle élégance ! Quelle retenue ! Comme si l’horreur pouvait se mesurer en degrés de préoccupation. On ne dit pas « horrifiés », on ne dit pas « complices malgré nous » – on dit « préoccupés », comme on dirait « ennuyés par la pluie ». Le langage des puissants est une langue morte, une novlangue où les mots n’ont plus de sens. « Profondément » ? Profondément quoi ? Profondément soucieux de leur réputation ? Profondément indifférents aux victimes ? Le langage, ici, n’est pas un outil de communication – c’est un écran de fumée.
Comportementalisme radical : la résistance comme acte de survie.
Face à cette pourriture, que faire ? Se taire ? S’indigner poliment ? Non. La résistance commence par le refus. Refus de croire aux larmes des princes. Refus de participer à cette comédie. Refus de fermer les yeux. Mais attention : la résistance n’est pas une posture. Ce n’est pas un hashtag, ce n’est pas une pétition. C’est un acte physique, charnel. C’est le poing levé, la voix qui hurle, le corps qui s’interpose. Les victimes d’Epstein ne veulent pas de la « préoccupation » de William et Kate – elles veulent leur chute. Elles veulent que les palais s’écroulent, que les costumes trois-pièces brûlent, que les privilèges pourrissent.
Résistance humaniste : l’amour comme arme ultime.
Mais la résistance ne suffit pas. Il faut aussi aimer. Aimer les victimes, non pas comme des objets de pitié, mais comme des sœurs, des frères. Aimer la vérité, même quand elle est laide. Aimer la justice, même quand elle semble impossible. Aimer l’humanité, malgré tout. Car c’est dans cet amour, et seulement dans cet amour, que réside notre salut. Les princes pleurent leur image ? Qu’ils pleurent. Nous, nous pleurons les morts. Et nous nous battons pour les vivants.
Analogie finale :
Ils disent : « Nous sommes profondément préoccupés »
Moi je dis : le ciel est un drap troué
Par où suintent les larmes des enfants vendus
Leurs palais sont des ventres ouverts
Digérant l’innocence en or massif
William, Kate, vos couronnes sont des couronnes d’épines
Mais vous ne saignez pas
Vous ne saignez jamais
Vos larmes sont des perles fausses
Vos sourires des masques de carnaval
Epstein n’est pas mort
Il est en vous
Dans vos dîners en smoking
Dans vos baisers de cinéma
Dans vos « préoccupations » de papier glacé
Le monde est un bordel
Et vous en êtes les gérants
Mais les murs tremblent
Les clients s’enfuient
Et bientôt
Il ne restera plus
Que vos ombres
Pendues aux lustres