Une attaque israélo-US sur l’Iran sera une descente aux enfers – Chronique de Palestine







Laurent Vo Anh – La Descente aux Enfers Impériale


ACTUALITÉ SOURCE : Une attaque israélo-US sur l’Iran sera une descente aux enfers – Chronique de Palestine

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! La guerre, cette vieille putain aux lèvres gercées par les siècles de mensonges, qui se pavane encore dans les salons dorés de Washington et les bunkers climatisés de Tel-Aviv ! On nous parle de « descente aux enfers » comme si l’enfer était une destination exotique, un voyage organisé par les marchands de canons et les stratèges en costard-cravate. Mais l’enfer, mes chers contemporains lobotomisés par les écrans, ce n’est pas un lieu – c’est un processus. Une lente, méthodique et savoureuse décomposition de l’humanité, orchestrée par ceux qui croient encore que les peuples sont des pions et les nations des tapis à fouler sous leurs bottes cloutées de dollars.

Cette « chronique de Palestine » n’est pas une prophétie, non. C’est un simple constat d’huissier, un état des lieux dressé au milieu des ruines fumantes de ce que fut, jadis, l’espoir d’un monde moins cruel. L’Iran, ce vieux pays aux racines plus profondes que les fantasmes de domination occidentale, n’est qu’un prétexte de plus dans cette farce macabre où l’on sacrifie les peuples sur l’autel d’un impérialisme sénile. Et quand je dis « sénile », je pèse mes mots : car seul un empire en pleine décrépitude, sentant ses dents pourrir et son haleine empester le kérosène et le sang séché, peut encore croire que la solution à ses angoisses existentielles passe par le bombardement de Téhéran.

Mais allons plus loin, voulez-vous ? Creusons cette plaie purulente jusqu’à l’os, jusqu’à ce que le pus de l’Histoire nous éclabousse tous, jusqu’à ce que nous comprenions enfin que cette « descente aux enfers » n’est pas un accident de parcours – c’est la logique même d’un système qui a fait de la destruction sa seule raison d’être.

I. Les Sept Étapes de la Folie Impériale : Une Archéologie de la Violence Organisée

L’humanité n’est pas née violente. Elle l’est devenue, comme on contracte une maladie honteuse dans les bas-fonds de l’Histoire. Suivons le fil empoisonné de cette métamorphose, depuis les premiers balbutiements de la conscience collective jusqu’à l’apothéose monstrueuse de l’impérialisme moderne.

1. La Naissance du Sacré et la Première Malédiction (Vers -10 000 ans)

Tout commence avec le blé. Oui, le blé, cette herbe domestiquée qui a transformé les chasseurs-cueilleurs en paysans sédentaires, et les paysans en esclaves volontaires de leurs propres champs. Mircea Eliade l’a bien vu : le sacré est né avec l’agriculture, et avec lui, la première hiérarchie, la première propriété, le premier mur. « Le ciel est à Dieu, la terre est à nous », disaient déjà les prêtres sumériens en traçant les premiers cadastres. Et voilà comment l’homme, qui marchait libre sous les étoiles, s’est enchaîné à la glèbe comme un bœuf à sa charrue.

Anecdote révélatrice : Dans les ruines de Çatalhöyük, on a retrouvé des crânes surmodelés, peints en ocre, exhibés comme des trophées. Déjà, l’homme faisait de l’homme une chose, un objet de culte ou de terreur. Déjà, la violence était sacralisée.

2. L’Invention de l’État et le Viol des Masses (Vers -3000 ans)

Avec les premières cités-États de Mésopotamie, l’État apparaît comme une machine à broyer les individus. Karl Marx parlait de « mode de production asiatique » pour décrire cette monstruosité bureaucratique où le despote, incarnation du divin, possède tout et tous. Mais c’est Pierre Clastres, ce génial anthropologue, qui a compris l’essentiel : l’État n’est pas un progrès, c’est une régression. Une trahison. Avant lui, les sociétés primitives vivaient sans chefs permanents, sans armée, sans prisons. Elles étaient libres, et elles le savaient.

Le code d’Hammurabi, cette première grande loi écrite, est un chef-d’œuvre de cynisme : « Œil pour œil, dent pour dent », dit-il. Mais en réalité, il faudrait lire : « Œil du pauvre pour dent du riche ». Car les lois, voyez-vous, ne sont jamais faites pour les puissants. Elles sont faites pour légitimer leur pouvoir.

3. L’Empire Romain ou l’Art de la Domination Totale (Vers -200 ans)

Ah, Rome ! Cette putain sanguinaire qui a inventé la globalisation avant l’heure. Edward Gibbon voyait dans la chute de Rome le triomphe de la barbarie. Quelle naïveté ! La vraie barbarie, c’était Rome elle-même, avec ses légions, ses routes pavées de cadavres, son « droit » qui n’était que le masque juridique de la rapine. « Divide et impera », disaient les Romains. Diviser pour régner. Et nous, deux mille ans plus tard, nous en sommes encore là : diviser les Arabes, les Perses, les Kurdes, les sunnites, les chiites… Diviser pour mieux bombarder.

Saviez-vous que Jules César, ce grand humaniste, a fait crucifier 6 000 esclaves après la révolte de Spartacus ? 6 000 croix le long de la Via Appia, comme une haie d’honneur pour les voyageurs. La civilisation, mes amis, a toujours eu le goût du sang et du fer.

4. La Renaissance et le Capitalisme : Le Triomphe de l’Argent-Roi (XVe siècle)

Avec la Renaissance, l’Europe redécouvre les textes antiques et croit s’élever vers les sommets de l’esprit. En réalité, elle plonge dans les abîmes de l’avidité. Max Weber a théorisé cela dans L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme : le capitalisme est né de la culpabilité, de cette angoisse puritaine qui transforme le travail en religion et l’argent en dieu. Mais c’est Christopher Hill, dans Le Monde à l’envers, qui a saisi l’essentiel : la Renaissance fut aussi une contre-révolution, une réaction violente contre les utopies égalitaires des paysans et des anabaptistes.

L’Amérique, ce « Nouveau Monde », fut « découverte » par Christophe Colomb, un marchand avide qui écrivait dans son journal : « Ils n’ont pas d’armes, ils sont nus comme au jour de leur naissance, et si dociles… Avec cinquante hommes, on pourrait les réduire tous en esclavage. » La boucle était bouclée : l’Occident avait trouvé son nouveau terrain de jeu, et son nouveau carburant : l’esclavage, l’or, le sang.

5. Les Lumières ou l’Impérialisme Déguisé en Progrès (XVIIIe siècle)

Voltaire, Rousseau, Diderot… Ces grands esprits qui ont illuminé le XVIIIe siècle croyaient libérer l’humanité. En réalité, ils préparaient le terrain pour la plus grande entreprise de domination de l’Histoire. Diderot lui-même, dans Supplément au voyage de Bougainville, pressentait le danger : « Vous autres Européens, vous croyez apporter la civilisation. En réalité, vous apportez la peste. »

La Révolution française, ce grand moment d’espoir, fut aussi le berceau du nationalisme moderne, cette idéologie qui transforme les peuples en meutes hurlantes, prêtes à s’entretuer pour un drapeau ou une frontière. Et que dire de Napoléon, ce petit Corse qui a noyé l’Europe dans le sang au nom de la « Grande Nation » ? L’impérialisme, voyez-vous, n’a pas besoin de rois. Il lui suffit d’une idée, d’un mythe, d’une illusion collective.

6. Le Colonialisme et l’Invention du Racisme « Scientifique » (XIXe siècle)

Avec le colonialisme, l’Occident pousse la logique impérialiste à son paroxysme. Il ne s’agit plus seulement de dominer, mais d’exterminer. Frantz Fanon a tout dit dans Les Damnés de la Terre : « Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature. »

Et pour justifier cette violence, on invente le racisme « scientifique ». Des « savants » comme Arthur de Gobineau ou Houston Stewart Chamberlain expliquent doctement que les Blancs sont supérieurs, que les Noirs sont des singes, que les Arabes sont des barbares. Et aujourd’hui, en 2024, ces théories nauséabondes sont encore enseignées dans les écoles militaires américaines et israéliennes. Car pour bombarder un pays, il faut d’abord le déshumaniser. Il faut en faire une « menace », un « axe du mal », une « tumeur cancéreuse ».

7. L’Impérialisme Américain et la Fin de l’Histoire (XXe-XXIe siècles)

Avec la chute de l’URSS, Francis Fukuyama a cru voir « la fin de l’Histoire ». Quelle blague ! L’Histoire, mes amis, n’a jamais été aussi vivante, aussi sanglante. Elle s’appelle désormais « guerre contre le terrorisme », « intervention humanitaire », « démocratisation forcée ». Derrière ces euphémismes, une seule réalité : l’impérialisme américain, ce monstre froid qui dévore le monde depuis 1945.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont bombardé plus de 30 pays. Ils ont renversé des dizaines de gouvernements, assassiné des millions de personnes, installé des dictatures, financé des génocides. Et aujourd’hui, ils osent parler de « démocratie » et de « droits de l’homme » ! Comme si les bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki étaient des « valeurs universelles ». Comme si les drones qui massacrent des familles entières au Yémen étaient des « anges gardiens ».

Et Israël, ce petit État colonial, n’est que le bras armé de cet impérialisme. Un État fondé sur le nettoyage ethnique de 1948, qui maintient depuis 75 ans un peuple entier sous occupation militaire. Un État qui, aujourd’hui, menace d’attaquer l’Iran au nom de sa « sécurité », comme si la sécurité d’un État pouvait se construire sur l’insécurité de millions d’autres.

II. Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive

Les mots, voyez-vous, ne sont jamais innocents. Ils sont les premiers missiles, les premières bombes. Ils préparent le terrain, ils déshumanisent, ils légitiment l’inacceptable. Analysons cette novlangue impériale, ce sabir nauséabond qui transforme les victimes en coupables et les bourreaux en héros.

1. « Axe du Mal » ou l’Art de Diaboliser l’Autre

L’expression est de George W. Bush, ce cow-boy analphabète qui a plongé le monde dans le chaos. « Axe du mal » : trois mots pour résumer toute une politique. L’Iran, l’Irak, la Corée du Nord… Des pays différents, des cultures différentes, des histoires différentes, mais tous unis dans un même opprobre. Pourquoi ? Parce qu’ils refusent de se soumettre à l’hégémonie américaine.

Le mot « axe » est particulièrement révélateur. Il renvoie à l’Axe Rome-Berlin-Tokyo, ces « méchants » de la Seconde Guerre mondiale. En utilisant ce terme, Bush se place dans le camp des « gentils », des libérateurs. Comme si les États-Unis étaient la réincarnation des Alliés, comme si leur impérialisme était une croisade pour la liberté. Pathétique.

2. « Intervention Humanitaire » ou le Viol Déguisé en Sauvetage

Ah, l’ »intervention humanitaire » ! Cette merveilleuse invention des années 1990, qui permet de bombarder un pays au nom de ses propres habitants. La Libye en 2011 : « Nous devons protéger les civils », disaient Sarkozy, Cameron et Obama. Résultat : le pays est en ruines, divisé entre milices, et les migrants se noient par milliers en Méditerranée. La Yougoslavie en 1999 : « Nous devons arrêter le génocide », disait Clinton. Résultat : des milliers de morts, des villes détruites, et un Kosovo indépendant… sous protectorat occidental.

Le comble du cynisme ? Ces « interventions humanitaires » ne sont jamais déclenchées pour des raisons humanitaires. Elles le sont toujours pour des raisons géostratégiques. Le Rwanda en 1994 ? Pas d’intervention : pas de pétrole, pas d’intérêt. Le Darfour en 2003 ? Pas d’intervention : le Soudan est un allié des Chinois. Mais l’Irak en 2003 ? Bien sûr ! Il y a du pétrole, et Saddam est un « dictateur ». Comme si les États-Unis n’avaient jamais soutenu de dictateurs quand cela les arrangeait.

3. « Démocratie » et « Droits de l’Homme » : Les Nouveaux Opiums du Peuple

La « démocratie », ce mot magique qui justifie toutes les guerres. « Nous devons exporter la démocratie », disent les néoconservateurs américains. Comme si la démocratie était une marchandise, un produit qu’on peut emballer et livrer par avion. Comme si elle n’était pas le fruit d’une longue lutte interne, d’une maturation historique.

Les « droits de l’homme », maintenant. Ah, les « droits de l’homme » ! Cette invention occidentale qui permet de donner des leçons au monde entier. Comme si les États-Unis, qui ont soutenu Pinochet, Suharto, les talibans, et aujourd’hui l’Arabie saoudite, avaient le moindre droit de parler de droits de l’homme. Comme si Israël, qui pratique l’apartheid depuis des décennies, pouvait se poser en défenseur des valeurs universelles.

La vérité, c’est que la « démocratie » et les « droits de l’homme » sont devenus des armes de propagande. Des mots vides, des slogans creux, qui servent à justifier l’injustifiable. Comme le disait George Orwell : « Le langage politique est conçu pour rendre le mensonge crédible et le meurtre respectable. »

4. « Terrorisme » : Le Mot qui Tue la Pensée

Le « terrorisme » est le mot-valise par excellence. Il permet de tout justifier : les guerres, les tortures, les surveillances de masse, les assassinats ciblés. Mais qu’est-ce que le terrorisme, au fond ? C’est l’usage de la violence par des acteurs non étatiques contre des civils. Soit. Mais alors, comment qualifier les bombardements de Dresde, d’Hiroshima, de Hanoï, de Bagdad ? Comment qualifier les drones qui tuent des enfants au Pakistan ? Comment qualifier l’occupation israélienne, qui transforme la vie des Palestiniens en un enfer quotidien ?

Le terrorisme, voyez-vous, est toujours le terrorisme des autres. Le nôtre, c’est de la « légitime défense ». Le leur, c’est du « fanatisme ». Cette asymétrie sémantique est au cœur de la propagande impériale. Elle permet de diaboliser l’ennemi tout en sanctifiant ses propres crimes.

III. Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste : Comment Briser la Machine de Guerre

Face à cette machine de guerre, face à cette novlangue nauséabonde, que faire ? Comment résister ? Comment briser le cercle vicieux de la violence et de la propagande ?

1. Désobéir : La Première Vertu du Résistant

La désobéissance, voyez-vous, n’est pas un crime. C’est un devoir. Henry David Thoreau l’a compris avant tout le monde : « Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, la place de l’homme juste est aussi en prison. » Aujourd’hui, cette désobéissance peut prendre mille formes : refuser de payer ses impôts quand ils servent à financer des guerres, boycotter les produits israéliens, saboter les machines de guerre, déserter les armées impérialistes.

Mais attention : la désobéissance doit être collective. Un seul homme qui désobéit est un fou. Des millions qui désobéissent, c’est une révolution.

2. Décoloniser les Esprits : Briser les Chaînes Mentales

La première prison, c’est celle de l’esprit. Nous sommes tous colonisés par le langage impérial, par les médias dominants, par l’éducation nationale. Pour résister, il faut d’abord se libérer de ces chaînes. Lire Frantz Fanon, Edward Said, Aimé Césaire. Regarder les documentaires interdits, écouter les voix des opprimés, apprendre l’histoire des vaincus.

Et surtout, il faut apprendre à penser par soi-même. À douter, à questionner, à refuser les évidences. Comme le disait Albert Camus : « Je me révolte, donc nous sommes. » La révolte commence dans l’esprit, mais elle doit s’incarner dans l’action.

3. Construire des Alternatives : L’Utopie comme Arme de Construction Massive

On ne détruit pas une machine de guerre en la combattant frontalement. On la détruit en construisant autre chose. En créant des zones autonomes, des communes libres, des réseaux de solidarité. En inventant de nouvelles formes de démocratie, de nouvelles économies, de nouvelles façons de vivre ensemble.

Les ZAD en France, les communes autonomes au Chiapas, les coopératives en Argentine… Partout dans le monde, des hommes et des femmes construisent l’avenir. Ils montrent que d’autres mondes sont possibles. Et c’est cela, la vraie menace pour l’impérialisme : non pas la violence, mais l’espoir.

4. Résister à la Déshumanisation : Garder son Humanité dans l’Enfer

Le pire crime de l’impérialisme, ce n’est pas la mort. C’est la déshumanisation. C’est de transformer des hommes en chiffres, des enfants en « dommages collatéraux », des peuples en « menaces ». Pour résister, il faut garder son humanité, coûte que coûte.

Cela signifie écouter les victimes, amplifier leurs voix, refuser de les réduire au silence. Cela signifie pleurer les morts de Gaza comme on pleure les morts de Paris, de New York, de Moscou. Cela signifie reconnaître que chaque vie humaine a la même valeur, qu’elle soit palestinienne, iranienne, ukrainienne ou américaine.

Comme le disait Primo Levi, survivant d’Auschwitz : « Même dans l’enfer, il est possible de trouver de l’humanité. » C’est cette humanité qu’il faut préserver, comme une flamme dans la nuit.

La Descente aux Enfers, Chronique d’un Monde en Feu

Ils parlent de paix, les bouchers en costard,

Mais leurs mains sont rouges, leurs mots sont des lames.

Ils parlent de droit, les marchands de canon,

Mais leurs lois sont des pièges, leurs tribunaux des charniers.

L’Iran brûlera, disent-ils, l’Iran doit mourir,

Comme l’Irak, comme la Libye, comme le Vietnam.

Mais l’Iran n’est pas un pays, c’est une idée,

Une idée plus vieille que leurs bombes, plus forte que leurs drones.

Ils ont crucifié Spartacus le long des routes,

Ils ont brûlé les sorcières sur les places publiques,

Ils ont gazé les Juifs dans les camps de la mort,

Et aujourd’hui, ils gazent les Palestiniens sous les applaudissements.

Mais l’Histoire, voyez-vous, est une putain capricieuse,

Elle aime les retournements, les chutes, les renaissances.

Un jour, les empires tombent, les murs s’effondrent,

Et les peuples se lèvent, comme un seul homme, comme un seul cri.

Alors gardez vos bombes, vos drones, vos missiles,

Gardez vos lois, vos frontières, vos drapeaux.

Nous, nous garderons l’espoir,

Cette petite flamme qui danse dans la nuit,

Et qui, un jour, embrasera le monde.



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