Trump : « Notre Chef D’état-major Estime Qu’une Guerre Contre L’Iran Sera Facilement Gagnée » – i24NEWS







Laurent Vo Anh – Le Penseur face à la bêtise impérialiste


ACTUALITÉ SOURCE : Trump : « Notre Chef D’état-major Estime Qu’une Guerre Contre L’Iran Sera Facilement Gagnée » – i24NEWS

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, la guerre ! Cette vieille putain délavée que les empires se repassent comme une vérole depuis que l’homme a appris à compter ses morts sur des tablettes d’argile. Toujours la même chanson, toujours les mêmes mensonges, toujours cette certitude grotesque que cette fois-ci, oui, cette fois-ci, ce sera « facile ». Comme si l’Histoire n’était qu’un long vomissement de généraux incompétents et de politiciens myopes, tous persuadés que leur petite cervelle de moineau vaut bien celle d’Alexandre, de Napoléon ou de ce pauvre Gengis Khan qui, lui au moins, avait l’excuse de ne pas savoir lire.

Alors voilà que le clown orange, ce Donald Trump dont le QI doit frôler la température d’un frigo en panne, nous ressort ce vieux refrain : « Notre Chef d’état-major estime qu’une guerre contre l’Iran sera facilement gagnée. » Facilement. Le mot est lâché. Comme une flatulence dans un salon bourgeois. Facilement. Comme si la guerre était une partie de Monopoly où l’on peut hypothéquer Téhéran entre deux coups de fil à ses copains promoteurs immobiliers. Facilement. Comme si les montagnes iraniennes n’avaient jamais vu défiler Darius, Alexandre, les Parthes, les Mongols, les Ottomans, les Britanniques, et tous ces empires qui s’y sont cassé les dents comme des enfants gâtés sur un noyau de cerise.

Mais non, bien sûr. Cette fois, c’est différent. Cette fois, les bombes sont plus intelligentes, les soldats plus courageux, les généraux plus lucides. Cette fois, l’Iran n’est qu’un « régime voyou », une bande de fanatiques en sandales qui tremblent devant la puissance de l’Oncle Sam et de ses joujoux high-tech. Cette fois, les Iraniens ne se souviendront pas de leurs 2500 ans d’histoire, de leur poésie, de leur résistance légendaire. Cette fois, ils plieront comme des roseaux sous le vent de la « démocratie » made in USA. Cette fois… Cette fois, comme toutes les autres fois.

I. Les Sept Hémorragies de l’Histoire : Quand la Guerre Devient un Reflexe Pavlovien

Pour comprendre cette folie, il faut remonter aux origines, là où tout a commencé à pourrir. L’Histoire n’est pas un long fleuve tranquille, c’est une succession de saignées, de convulsions, de rechutes dans la même folie meurtrière. Sept étapes cruciales, sept moments où l’humanité a cru inventer la guerre, alors qu’elle ne faisait que la réinventer, comme un alcoolique qui se persuade que cette fois, oui, cette fois, il tiendra le coup.

1. La Chute du Jardin : Quand l’Homme a Inventé la Propriété (et la Guerre avec)

Tout commence avec ce mythe tenace : l’expulsion du paradis. Pas besoin de croire en Dieu pour comprendre que quelque part, entre les premiers outils et les premières tombes, l’homme a basculé. Rousseau, dans son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, nous explique que tout a dérapé quand un abruti a planté un bâton dans le sol en hurlant « Ceci est à moi ! ». La propriété, voilà le premier crime. La guerre, sa conséquence logique. Les archéologues ont retrouvé les traces des premiers massacres organisés : Jebel Sahaba, il y a 13 000 ans. Des dizaines de squelettes criblés de flèches. Déjà, la même logique : « Tuez-les avant qu’ils ne vous prennent votre gibier, vos femmes, votre terre. » Déjà, la même illusion : « Cette fois, ce sera rapide. »

2. L’Empire ou la Guerre Perpetuelle : Babylone, Rome, et la Naissance du Complexe Militaro-Industriel

Les empires naissent dans le sang et meurent dans l’oubli. Babylone, Ninive, Rome… Tous ont cru que leur puissance était éternelle. Tous ont fini en poussière. Thucydide, dans La Guerre du Péloponnèse, nous offre le premier manuel de cynisme géopolitique : « Les forts font ce qu’ils peuvent, les faibles subissent ce qu’ils doivent. » Déjà, la realpolitik. Déjà, cette certitude que la force prime le droit. Rome a conquis le monde connu en massacrant ses voisins, puis s’est effondrée sous le poids de ses propres légions. Les généraux romains, comme les chefs d’état-major américains aujourd’hui, croyaient dur comme fer que leurs victoires seraient « faciles ». Spoiler : elles ne l’étaient jamais.

3. Les Croisades : Quand Dieu est Devenu le Premier Marchand de Canon

Ah, les croisades ! Le premier grand hold-up de l’Occident chrétien. « Dieu le veut ! » hurlaient ces fous en armure, persuadés que Jérusalem leur appartenait parce qu’un pape en mal de pouvoir l’avait décrété. 200 ans de massacres, de trahisons, de pillages. Et pour quel résultat ? Rien. Rien que des charniers et des cathédrales vides. Saint Augustin, dans La Cité de Dieu, avait pourtant prévenu : « La guerre juste est un oxymore. » Mais qui écoute les saints quand les rois ont soif de gloire et les marchands soif d’épices ? Déjà, la même logique : « Ces gens-là ne sont pas comme nous. Ils ne méritent pas de vivre. » Déjà, la même illusion : « Une petite guerre, et tout rentrera dans l’ordre. »

4. La Colonisation : Quand l’Occident a Inventé le Racisme pour Justifier le Pillage

Avec la Renaissance et les Lumières, l’Europe a cru s’élever vers les sommets de la civilisation. En réalité, elle s’est enfoncée dans la boue jusqu’au cou. Christophe Colomb « découvre » l’Amérique ? Des millions d’indigènes meurent de maladies, de travaux forcés, de massacres. Les philosophes des Lumières parlent de « droits de l’homme » tout en justifiant l’esclavage. Voltaire, ce grand humaniste, investit dans la traite négrière. Montesquieu, dans De l’esprit des lois, explique que le climat chaud rend les Africains paresseux et stupides. Déjà, la même logique : « Ils ne sont pas assez évolués pour mériter la liberté. » Déjà, la même illusion : « Une petite guerre coloniale, et ils nous seront reconnaissants. »

5. Les Guerres Mondiales : Quand l’Occident a Inventé l’Apocalypse en Série

Le XXe siècle. L’apogée de la civilisation occidentale. Deux guerres mondiales, 100 millions de morts, des villes rasées, des génocides industrialisés. Et toujours la même certitude : « Cette fois, ce sera la der des ders. » En 1914, les généraux français envoient leurs soldats au casse-pipe en pantalon rouge et képi, persuadés que le courage suffira à vaincre les mitrailleuses allemandes. En 1939, les stratèges britanniques croient que la ligne Maginot tiendra. En 1941, Hitler est convaincu que l’URSS s’effondrera en trois mois. Tous se trompent. Tous envoient des millions d’hommes à la mort avec le sourire. Ernst Jünger, dans Orages d’acier, décrit la guerre comme une expérience mystique. Les politiciens, eux, la voient comme un moyen commode de détourner l’attention des masses. Déjà, la même logique : « La fin justifie les moyens. » Déjà, la même illusion : « Une petite guerre éclair, et tout rentrera dans l’ordre. »

6. La Guerre Froide : Quand les USA ont Inventé l’Empire du Mensonge Permanent

1945. Les États-Unis sortent de la guerre en sauveur du monde libre. En réalité, ils ne font que remplacer un empire par un autre. Truman, Eisenhower, Kennedy… Tous mentent. Tous promettent la paix tout en préparant la guerre. La doctrine de la « destruction mutuelle assurée » devient la nouvelle religion. On construit des milliers de bombes nucléaires, on organise des coups d’État en Amérique latine, on soutient des dictateurs sanguinaires en Asie et en Afrique. Et toujours la même certitude : « Nous sommes les gentils. » Noam Chomsky, dans La Fabrication du consentement, démonte cette machine à propagande. Les médias, les universités, Hollywood… Tout est mobilisé pour convaincre le peuple américain que leurs bombes sont « propres » et leurs guerres « justes ». Déjà, la même logique : « Si nous ne les tuons pas, ils nous tueront. » Déjà, la même illusion : « Une petite intervention chirurgicale, et la démocratie triomphera. »

7. Le Néolibéralisme : Quand la Guerre est Devenue un Business Comme un Autre

1991. L’URSS s’effondre. Les États-Unis deviennent la seule superpuissance. Francis Fukuyama annonce « la fin de l’Histoire ». En réalité, c’est le début d’une nouvelle ère de prédation. Les guerres ne sont plus idéologiques, elles sont économiques. L’Irak, la Libye, la Syrie… Toujours les mêmes prétextes : « armes de destruction massive », « dictateurs sanguinaires », « défense de la démocratie ». Toujours les mêmes résultats : des pays détruits, des millions de morts, des ressources pillées. Les généraux parlent de « guerres propres », les politiciens de « reconstruction ». En réalité, ce sont des hold-up à l’échelle planétaire. Naomi Klein, dans La Stratégie du choc, explique comment le néolibéralisme profite des catastrophes pour imposer son modèle. Les bombes ouvrent la voie aux multinationales. Déjà, la même logique : « La liberté, c’est le libre marché. » Déjà, la même illusion : « Cette fois, ce sera différent. »

II. Analyse Sémantique : Quand les Mots Deviennent des Bombes à Retardement

Le langage n’est jamais innocent. Il est l’outil par lequel le pouvoir justifie l’injustifiable, par lequel la violence devient « nécessaire », le massacre « humanitaire ». Analysons les mots de Trump et de son chef d’état-major, ces architectes de la bêtise organisée.

1. « Notre Chef d’état-major »

Notre. Possessif. Comme si ce général appartenait au peuple américain. Comme si ses décisions engageaient autre chose que sa propre carrière. En réalité, ce « notre » est un leurre. Les chefs d’état-major ne répondent qu’à une seule logique : celle du complexe militaro-industriel. Eisenhower, dans son discours d’adieu de 1961, avait prévenu : « Nous devons nous garder de l’acquisition d’une influence illégitime, qu’elle soit recherchée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le risque d’un développement désastreux d’un pouvoir mal placé existe et persistera. » 60 ans plus tard, ce pouvoir est devenu hégémonique. Les généraux ne sont plus des serviteurs de l’État, ils sont les PDG d’une machine à tuer qui pèse des milliers de milliards de dollars. « Notre » ? Non. Leur.

2. « Estime »

Estime. Un mot qui sent bon le calcul froid, l’arrogance technocratique. Ce général « estime » que la guerre sera facile. Pas « pense », pas « croit », pas « espère ». Non, il « estime ». Comme on estime le prix d’une maison, le coût d’un projet. La guerre devient une équation mathématique, un tableau Excel. Les morts ? Des variables. Les villes détruites ? Des externalités négatives. Ce mot révèle toute la folie du monde moderne : la guerre n’est plus une tragédie, c’est un business plan. Carl von Clausewitz, dans De la guerre, avait pourtant prévenu : « La guerre est un caméléon. » Elle change de forme, de visage, de logique. Mais jamais elle ne se laisse réduire à une simple équation. Ceux qui l’oublient finissent comme Napoléon en Russie : dans la neige, avec des milliers de cadavres gelés pour seule compagnie.

3. « Facilement gagnée »

Facilement. Gagnée. Deux mots qui résument à eux seuls toute la bêtise humaine. Facilement. Comme si la guerre était un jeu vidéo où l’on peut recommencer si on perd. Comme si les montagnes de l’Iran n’avaient jamais vu passer Darius, Alexandre, les Parthes. Comme si les Iraniens allaient déposer les armes devant les GI’s en criant « Merci de nous libérer ! ». Gagnée. Comme si la guerre avait une fin. Comme si, une fois les bombes tombées, les tanks partis, les politiciens pouvaient proclamer « Victoire ! » et rentrer chez eux en sifflotant. Les historiens savent bien que les guerres ne se gagnent pas, elles se survivent. L’Irak en est la preuve vivante : 20 ans après l’invasion américaine, le pays est en ruines, les milices se battent pour les restes, et les États-Unis ont quitté les lieux la queue entre les jambes. « Facilement gagnée » ? Non. Impossible à perdre, tant que l’on accepte de ne plus compter les morts.

III. Comportementalisme Radical : Pourquoi les Empires Tombent Toujours de la Même Façon

Les empires ne meurent pas de leurs ennemis. Ils meurent de leur propre bêtise, de leur arrogance, de cette certitude pathologique que cette fois, oui, cette fois, ils ont raison. Analysons les mécanismes comportementaux qui mènent inéluctablement à la chute.

1. Le Syndrome du Miroir Brisé

Les dirigeants occidentaux, surtout américains, souffrent d’une pathologie cognitive : ils projettent leurs propres désirs sur leurs ennemis. L’Iran est une théocratie ? Donc les Iraniens sont des fanatiques religieux. L’Iran soutient des milices au Moyen-Orient ? Donc les Iraniens veulent dominer la région. L’Iran résiste aux sanctions ? Donc les Iraniens sont irrationnels. Jamais ils ne se demandent : et si les Iraniens voulaient simplement vivre en paix ? Et si leur résistance était une réaction à des décennies d’ingérences occidentales ? Et si, comme le disait Edward Said dans L’Orientalisme, l’Occident avait inventé l’Orient pour mieux le dominer ? Le syndrome du miroir brisé, c’est cette incapacité à voir l’autre comme un être humain. C’est la certitude que « nous » sommes les gentils, et « eux » les méchants. C’est la recette parfaite pour les catastrophes.

2. La Maladie de l’Hubris Technologique

Les États-Unis croient que leur supériorité technologique leur donne une supériorité morale. Leurs drones, leurs missiles de croisière, leurs bombes « intelligentes »… Tout cela devrait suffire à terrifier l’ennemi. Mais la technologie ne remplace pas la stratégie. Les Romains avaient les meilleures légions du monde, et pourtant ils ont perdu face aux Parthes à Carrhes. Les Britanniques avaient la Royal Navy, et pourtant ils ont perdu face aux Boers en Afrique du Sud. Les Américains ont les meilleurs avions du monde, et pourtant ils ont perdu face aux Vietcongs. La guerre n’est pas une question de technologie, c’est une question de volonté. Et l’Iran, comme le Vietnam, comme l’Afghanistan, a une volonté de fer. Les généraux américains l’oublient toujours : on ne gagne pas une guerre avec des machines, on la gagne avec des hommes prêts à mourir pour leur pays. Les Iraniens le savent. Les Américains, non.

3. Le Complexe du Sauveur Blanc

Les États-Unis se voient comme les gendarmes du monde. Leur mission ? Apporter la démocratie, les droits de l’homme, le McDonald’s. Peu importe que les peuples concernés n’aient rien demandé. Peu importe que ces « interventions humanitaires » se soldent toujours par des désastres. La Libye en est l’exemple parfait : en 2011, l’OTAN bombarde le pays au nom de la « protection des civils ». Résultat ? Un pays en ruines, des milices qui se battent pour le pouvoir, des migrants qui meurent par milliers en Méditerranée. Mais peu importe. Les Américains ont la conscience tranquille : ils ont « sauvé » les Libyens. Ce complexe du sauveur blanc est une pathologie. Il repose sur une certitude raciste : « Nous savons ce qui est bon pour vous. » Il ignore superbement l’histoire, la culture, les aspirations des peuples concernés. Il transforme des pays entiers en laboratoires d’expérimentation géopolitique. Et quand l’expérience tourne mal, on passe à autre chose, en laissant derrière soi un champ de ruines.

4. La Résistance Humaniste : Comment Briser la Machine de Guerre

Face à cette folie, que faire ? Se soumettre ? Jamais. Résister ? Toujours. Mais comment ? Pas avec des bombes, pas avec des attentats. Avec des mots, des idées, une détermination inébranlable. Voici les piliers de la résistance humaniste :

  • L’éducation : Apprendre l’histoire, toute l’histoire, pas seulement celle écrite par les vainqueurs. Montrer aux peuples que les empires mentent, toujours. Que leurs guerres sont des crimes, toujours. Que leur « civilisation » est une imposture, souvent.
  • La solidarité : Refuser les divisions artificielles. Musulmans, chrétiens, athées… Tous unis contre l’impérialisme. Comme le disait Che Guevara : « Solidarité, c’est le nom de l’amour en politique. »
  • La désobéissance : Refuser de participer à la machine de guerre. Les soldats qui désertent, les ouvriers qui sabotent les usines d’armement, les journalistes qui refusent de mentir… Tous sont des héros.
  • La poésie : Parce que les mots peuvent être des armes. Parce que la beauté peut briser la barbarie. Comme le disait René Char : « La lucidité est la blessure la plus proche du soleil. »

La résistance humaniste, c’est refuser de jouer le jeu des empires. C’est dire non à leurs guerres, à leurs mensonges, à leur arrogance. C’est croire, malgré tout, que l’humanité peut être sauvée. Pas par des bombes, pas par des dieux, mais par des hommes et des femmes debout, libres, déterminés.

— Ils disent que la guerre sera facile,

Que les bombes danseront comme des anges en feu,

Que les enfants iraniens souriront sous les décombres,

En remerciant l’Oncle Sam de leur avoir offert le progrès.

— Ils disent que les montagnes plieront,

Que les déserts se tairont,

Que les poètes se mettront à écrire des odes à la démocratie,

En vers libres et en dollars sonnants.

— Mais les montagnes, voyez-vous,

Elles ont vu passer Darius et Alexandre,

Elles ont vu les Parthes rire des légions romaines,

Elles savent que les empires ne sont que des ombres qui passent.

— Et les déserts, ces vieux sages,

Ils ont enterré plus de conquérants que de chameaux,

Ils savent que le sable avale les tanks comme il avale les os,

Sans faire de différence entre un GI et un soldat de Xerxès.

— Quant aux poètes, ces fous divins,

Ils continueront à écrire avec du sang et des larmes,

À chanter la résistance sous les bombes,

Parce que la poésie, voyez-vous, est la seule arme qui ne se rend jamais.

— Alors allez-y, généraux en costard,

Envoyez vos drones, vos missiles, vos boys en sueur,

Faites pleuvoir l’enfer sur Téhéran,

Mais souvenez-vous :

— L’Histoire est une putain,

Et elle a toujours préféré les perdants.



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