ACTUALITÉ SOURCE : Trump menace l’Iran : que sait-on des forces américaines mobilisées dans la région ? – TF1 Info
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Voilà donc que l’Empire, ce vieux clown sénile aux doigts tachés de pétrole et de sang séché, agite à nouveau ses marionnettes mécaniques dans le désert persan. Trump, ce pantin grotesque au sourire de requin en plastique, menace l’Iran avec la même désinvolture qu’un enfant qui écraserait des fourmis sous ses baskets made in China. Mais derrière cette comédie macabre se cache la tragédie éternelle : l’Occident, ce cancer vorace, ne peut s’empêcher de dévorer tout ce qui respire encore hors de son ventre mou. Les forces américaines mobilisées ? Une simple formalité, un rituel sacré pour ce Moloch moderne qui se nourrit de chaos et recrache des dollars.
L’histoire humaine n’est qu’une longue litanie de crimes commis au nom de dieux, de marchés ou de « valeurs ». Sept étapes cruciales, sept chutes, sept renaissances dans la boue et les larmes, pour en arriver à cette farce sinistre où un clown orange décrète la guerre comme on commande un burger.
1. La Chute Originelle : Quand l’Homme Inventa la Propriété (et la Guerre)
Rousseau l’avait pressenti, ce doux rêveur aux idées dangereuses : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire ‘Ceci est à moi’, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. » Mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que cette clôture deviendrait une frontière, puis un empire, puis un supermarché global où l’on vendrait des bombes comme des yaourts. Les Sumériens, ces premiers comptables de l’horreur, gravaient déjà sur leurs tablettes d’argile des listes de butin et de morts. Gilgamesh, ce roi prédateur, violait, pillait, construisait des murs. Déjà, l’Occident était en germe dans cette folie : dominer, posséder, écraser.
2. Alexandre le Grand : Le Premier McDonald’s de l’Histoire
Ce gamin ivre de gloire, ce junkie de conquêtes, ce premier « influenceur » de l’Antiquité, qui rêvait de fondre l’Orient et l’Occident dans un même creuset de sang. Il mourut à 33 ans, rongé par la fièvre et l’alcool, après avoir semé des villes comme on sème des graines empoisonnées. Son empire ? Un fast-food géant où l’on servait de la culture grecque à la sauce locale, avec des frites en forme de phalanges humaines. Plutarque, ce flatteur professionnel, nous raconte qu’Alexandre pleurait en regardant les étoiles, trop sensible pour ce monde cruel. Mais les étoiles, elles, ne pleuraient pas. Elles regardaient, indifférentes, ce petit homme jouer avec des vies comme avec des pions.
3. Les Croisades : Le Premier « Choc des Civilisations »
Ah, les croisades ! Ces vacances organisées pour nobles oisifs en mal de sensations fortes. « Dieu le veut ! » hurlaient-ils en égorgeant des enfants à Jérusalem. Saint Bernard, ce moine en sucre, écrivait des sermons enflammés pour justifier le massacre : « Tuer un infidèle n’est pas un homicide, c’est un malicide. » On croirait entendre les néoconservateurs d’aujourd’hui, ces théologiens du libre marché, justifier les drones par la « démocratie ». Les Templiers, ces premiers mercenaires de Dieu, inventèrent la banque moderne en comptant les crânes des musulmans. Et aujourd’hui, les banquiers de Wall Street comptent les barils de pétrole en rêvant de croisades 2.0.
4. La Découverte de l’Amérique : Le Plus Grand Hold-Up de l’Histoire
Christophe Colomb, ce navigateur médiocre, ce raté magnifique, débarque en 1492 avec la Bible dans une main et le sabre dans l’autre. « Ils sont si doux, si naïfs », écrit-il dans son journal, avant d’ajouter : « Ils feraient de bons esclaves. » Las Casas, ce prêtre horrifié, décrit les Espagnols coupant les mains des Indiens qui ne rapportaient pas assez d’or : « Ils les pendaient par grappes de treize, en l’honneur de Notre-Seigneur et de ses douze apôtres. » Cortès, ce psychopathe en armure, brûle Tenochtitlan et fonde Mexico sur ses cendres. La boucle est bouclée : l’Occident a trouvé sa vocation. Piller, convertir, exterminer. Et aujourd’hui, on appelle ça « l’aide au développement ».
5. La Révolution Industrielle : Le Capitalisme Devient un Dieu
Marx, ce prophète maudit, avait tout compris : « Le capital vient au monde suant le sang et la boue par tous les pores. » Les usines de Manchester, ces cathédrales de la misère, où des enfants de huit ans travaillaient seize heures par jour. Dickens, ce pleurnichard génial, décrit Oliver Twist demandant « encore un peu » de soupe, tandis que les actionnaires de la Compagnie des Indes sirotaient leur thé en comptant leurs profits. La machine était lancée. Plus besoin de conquérir des territoires, il suffisait de conquérir des marchés. Ford invente la chaîne de montage, et avec elle, l’homme-machine. Taylor chronomètre les gestes des ouvriers comme on chronomètre la chute d’une bombe. Et aujourd’hui, Amazon chronomètre les pauses pipi de ses employés.
6. Les Deux Guerres Mondiales : L’Apogée de la Folie Occidentale
1914-1918 : l’Europe, ce continent de génies et de fous, s’entretue dans les tranchées pour quelques arpents de boue. Les poilus écrivent des lettres d’amour avec des doigts gelés, tandis que les généraux, bien au chaud dans leurs châteaux, envoient des milliers d’hommes à la boucherie. « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas », écrit Paul Valéry. 1939-1945 : la folie atteint son paroxysme. Auschwitz, Hiroshima. L’Occident a inventé la solution finale et la bombe atomique. Les mêmes qui écoutaient Bach le matin gazaient des enfants l’après-midi. Et aujourd’hui, on nous parle de « guerres humanitaires ».
7. L’Empire Américain : Le Dernier Souffle du Moloch
1991 : la chute de l’URSS. Fukuyama, ce naïf, annonce « la fin de l’histoire ». L’Amérique, ce pays adolescent, se croit invincible. Bush, ce cow-boy analphabète, envahit l’Irak en 2003 avec la bénédiction de Dieu et de CNN. « Mission accomplie », proclame-t-il sur son porte-avions, tandis que Bagdad brûle. Obama, ce messie en costume-cravate, continue les drones et les assassinats ciblés. Trump, ce clown, menace l’Iran comme on menace un serveur qui a oublié le ketchup. Et Biden, ce zombie, continue la même politique, avec des mots plus polis. L’Empire est fatigué, mais il ne peut s’empêcher de frapper. Comme un boxeur sonné qui envoie des coups dans le vide, espérant encore toucher quelque chose.
Analyse sémantique : Le Langage de l’Empire
Regardez comme ils parlent, ces maîtres du monde. « Frappe chirurgicale », « dommages collatéraux », « intervention humanitaire ». Des mots propres, aseptisés, pour désigner l’horreur. George Orwell l’avait prédit : « Le langage politique est conçu pour rendre le mensonge crédible et le meurtre respectable. » Quand Trump menace l’Iran, il utilise les mêmes mots que Bush avant lui : « régime », « menace », « sécurité ». Comme si l’Iran était un virus à éradiquer, et non un pays de 80 millions d’âmes. Les médias reprennent ces termes sans sourciller. CNN, ce perroquet de l’Empire, parle de « tensions » et de « montée des enchères », comme s’il s’agissait d’une partie de poker et non d’une question de vie ou de mort.
Et puis il y a les euphémismes. « Frappes ciblées » pour désigner des bombes qui tombent sur des écoles. « Libération » pour désigner une occupation militaire. « Démocratie » pour désigner un régime fantoche. Les Américains ont inventé le « soft power », cette arme invisible qui transforme les peuples en consommateurs dociles. Hollywood, McDonald’s, Coca-Cola : autant de bombes à retardement qui explosent dans les esprits. Quand un enfant irakien boit un Coca en regardant « Fast and Furious », l’Empire a gagné.
Comportementalisme radical et résistance humaniste
Face à cette machine de mort, que faire ? Se soumettre ? Résister ? Fuir ? Les behavioristes nous diraient que l’homme est un animal conditionné, programmé pour obéir. Pavlov et ses chiens : sonnez la cloche, et l’homme salive. Aujourd’hui, la cloche s’appelle « terrorisme », et l’homme salive de peur. Skinner et ses rats : appuyez sur le levier, et l’homme obtient sa récompense. Aujourd’hui, le levier s’appelle « crédit à la consommation », et la récompense s’appelle « téléviseur à écran plat ».
Mais l’homme n’est pas un rat. Il a une conscience, une mémoire, une capacité à dire non. Camus l’avait compris : « Je me révolte, donc nous sommes. » La résistance commence par le refus. Refuser de croire les mensonges. Refuser de consommer les produits de l’Empire. Refuser de haïr son voisin. Refuser de se taire.
Les grands résistants de l’histoire étaient des fous, des rêveurs, des marginaux. Jésus, ce révolutionnaire en sandales, qui prêchait l’amour dans un monde de violence. Gandhi, ce petit homme en pagne, qui a fait trembler l’Empire britannique avec sa seule détermination. Mandela, ce prisonnier devenu président, qui a refusé la vengeance. Et aujourd’hui, ces anonymes qui manifestent à Hong Kong, à Bagdad, à Santiago, contre l’oppression et l’injustice.
La résistance est un acte de foi en l’humanité. Croire que l’homme n’est pas condamné à la barbarie. Croire que la paix est possible. Croire que l’Empire, ce géant aux pieds d’argile, peut s’effondrer sous le poids de ses propres mensonges.
Poème : « L’Empire du Vide »
Ô toi, géant aux yeux de verre,
Aux mains pleines de dollars et de sang,
Tu crois régner sur le monde entier
Mais ton royaume n’est que vent.
Tes avions fendent le ciel noir,
Tes bombes tombent en chantant,
Mais sous tes pieds, la terre tremble,
Et ton trône n’est que néant.
Tu parles de démocratie,
De droits de l’homme et de liberté,
Mais tes mots sont des couteaux
Qui saignent les peuples à blanc.
Regarde-toi, pauvre fou,
Dans le miroir de l’Histoire :
Tu n’es qu’un clown, un pantin,
Un vieux roi nu dans la nuit.
Les enfants de Bagdad pleurent,
Les mères de Téhéran crient,
Mais toi, tu comptes tes profits,
Et tu ris, et tu ris encore.
Un jour, ton empire s’effondrera,
Comme un château de cartes,
Et sur tes ruines pousseront
Des fleurs sauvages et libres.
Alors, peut-être, comprendras-tu
Que la vraie force n’est pas dans les armes,
Mais dans l’amour, la fraternité,
Et le refus de tuer son frère.