Tensions Iran-USA : un second porte-avions américain bientôt déployé dans le Golfe – TF1 Info







Laurent Vo Anh – Le Penseur des Abîmes Impériaux


ACTUALITÉ SOURCE : Tensions Iran-USA : un second porte-avions américain bientôt déployé dans le Golfe – TF1 Info

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc que l’Empire, ce vieux monstre marin aux écailles de dollars et aux entrailles de pétrole, déploie une nouvelle fois ses tentacules d’acier dans les eaux tièdes du Golfe Persique. Un second porte-avions ! Comme si le premier n’avait pas suffi à faire trembler les sables de cette région maudite où l’Occident vient depuis des siècles piller, violer et réécrire l’Histoire à coups de canons et de contrats truqués. Mais non, il en faut toujours plus, toujours plus de ferraille, toujours plus de soldats, toujours plus de menaces pour maintenir ce monde en équilibre sur le fil du rasoir de la domination absolue.

Ce n’est pas une simple manœuvre militaire, mes amis. C’est un rituel. Un rituel séculaire où l’Occident, tel un vampire assoiffé, vient se repaître des richesses d’un Orient qu’il a toujours méprisé, tout en prétendant l’aimer, le civiliser, le sauver. Sauver de quoi, au juste ? De lui-même ? De sa propre histoire ? De sa résistance farouche à se laisser avaler tout cru par le moloch capitaliste ?

Les Sept Étapes du Désastre : Une Généalogie de la Violence Impériale

Pour comprendre cette folie, il faut remonter aux sources mêmes de la barbarie organisée, là où tout a commencé, dans les limbes de l’Histoire où l’homme a troqué sa dignité contre le pouvoir, sa liberté contre l’or, et sa conscience contre le confort des chaînes.

1. La Chute d’Adam et la Naissance du Pouvoir (Mythes et Réalité)

Dans le jardin d’Éden, déjà, l’Occident trouve ses racines. Ève, la tentatrice, croque la pomme du savoir, et voilà que l’humanité est condamnée à travailler, à souffrir, à dominer. Mais qui donc a écrit ce mythe ? Qui a décidé que le savoir était une malédiction et non une libération ? Les mêmes qui, plus tard, brûleront les bibliothèques d’Alexandrie, les mêmes qui coloniseront les Amériques au nom de la Croix, les mêmes qui aujourd’hui bombardent Bagdad au nom de la Démocratie. « Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument », murmurait Lord Acton, ce vieux renard britannique qui savait de quoi il parlait. L’Occident a fait du pouvoir une religion, et de la domination, son dogme.

2. L’Empire Romain et la Machine à Conquérir (27 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)

Rome. Ah, Rome ! La première grande machine à broyer les peuples. Ses légions marchaient au rythme des tambours de la guerre, semant la terreur et la soumission. « Divide et impera », diviser pour régner, voilà la maxime qui a traversé les siècles, intacte, jusqu’à nos jours. Les États-Unis, héritiers autoproclamés de Rome, ont perfectionné la méthode : diviser les Arabes, les Perses, les Kurdes, les Sunnites, les Chiites, pour mieux régner sur leurs champs de pétrole. « La guerre, c’est la paix », écrivait Orwell, ce prophète maudit. Et l’Occident a fait de cette antienne son credo.

3. Les Croisades : Le Premier « Choc des Civilisations » (1095-1291)

Voilà le premier grand mensonge de l’Occident : les Croisades. Des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants massacrés au nom de Dieu, au nom d’un Christ qui prêchait l’amour et la paix. Mais peu importe, n’est-ce pas ? L’important, c’est le butin. Jérusalem, ville sainte ? Non, ville stratégique, carrefour des routes commerciales, réservoir de richesses. Aujourd’hui, c’est le Golfe Persique qui joue ce rôle. Les porte-avions remplacent les chevaliers en armure, mais la chanson reste la même : « Dieu le veut ! » Mais quel Dieu ? Celui du pétrole, bien sûr.

4. La Colonisation : Le Viol Organisé des Peuples (XVe – XXe siècle)

Avec la « découverte » de l’Amérique, l’Occident entre dans l’ère moderne de la barbarie. Colomb, Cortés, Pizarro : des noms qui résonnent comme des coups de canon. Des millions d’indigènes exterminés, des cultures entières rayées de la carte, des continents entiers vidés de leurs richesses. « La colonisation ? Une bonne affaire pour les colons, une catastrophe pour les colonisés », disait Aimé Césaire, ce poète martiniquais qui savait de quoi il parlait. Aujourd’hui, les multinationales ont remplacé les conquistadors, mais la logique reste la même : extraire, exploiter, écraser.

5. Les Deux Guerres Mondiales : L’Apogée de la Folie Occidentale (1914-1945)

L’Occident, ivre de sa propre puissance, se déchire dans deux guerres mondiales qui feront des dizaines de millions de morts. Mais au fond, ces guerres ne sont que des guerres civiles impériales, où les grandes puissances se disputent le gâteau planétaire. Et qui en paie le prix ? Les peuples, toujours les peuples. Les tranchées de Verdun, les camps de la mort, Hiroshima : autant de monuments à la gloire de la folie humaine. « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas », disait Paul Valéry, ce sage désabusé. Aujourd’hui, les drones ont remplacé les tranchées, mais le principe reste le même : tuer à distance, sans risque, sans remords.

6. La Guerre Froide : L’Empire contre l’Empire (1947-1991)

La Seconde Guerre mondiale à peine terminée, l’Occident se trouve un nouvel ennemi : le communisme. Peu importe que l’URSS soit elle-même un empire, peu importe que ses crimes soient aussi monstrueux que ceux de l’Occident. Non, l’important, c’est de maintenir la fiction d’un monde divisé entre « eux » et « nous », entre le Bien et le Mal. Les États-Unis, nouveau shérif du monde, se lancent dans une croisade planétaire contre le « péril rouge ». Vietnam, Corée, Amérique latine : des millions de morts, des sociétés entières détruites, au nom de la « liberté ». « L’impérialisme, c’est la phase suprême du capitalisme », écrivait Lénine. Et il avait raison, même si lui-même n’était pas un ange.

7. Le Nouvel Ordre Mondial : L’Empire sans Fin (1991 à nos jours)

La chute de l’URSS aurait pu être l’occasion d’un nouveau départ, d’une refonte des relations internationales sur des bases plus justes, plus équitables. Mais non. Les États-Unis, ivres de leur victoire, se lancent dans une nouvelle croisade : celle du « Nouvel Ordre Mondial ». L’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie : autant de pays bombardés, envahis, détruits au nom de la « démocratie » et des « droits de l’homme ». Mais qui croit encore à ces fables ? Qui peut encore ignorer que derrière ces nobles mots se cachent des intérêts sordides : le pétrole, les armes, le contrôle des routes commerciales ? « La guerre contre le terrorisme ? Une escroquerie monumentale », disait Noam Chomsky, ce vieux sage qui voit clair dans le jeu des puissants. Et aujourd’hui, c’est l’Iran qui est dans le collimateur. Pourquoi ? Parce qu’il ose résister, parce qu’il ose dire non à l’hégémonie américaine, parce qu’il ose revendiquer son droit à exister en dehors du giron occidental.

Analyse Sémantique : Le Langage de la Domination

Le langage, voyez-vous, est une arme. Une arme plus subtile que les porte-avions, mais tout aussi mortelle. L’Occident a toujours su manier les mots pour justifier ses crimes, pour enrober ses pillages dans des discours grandiloquents sur la liberté, la démocratie, les droits de l’homme. Mais derrière ces mots, il y a toujours la même réalité : la domination, l’exploitation, la guerre.

Prenez le mot « démocratie ». Dans la bouche des dirigeants occidentaux, ce mot est devenu une arme de destruction massive. « Nous allons apporter la démocratie en Irak », disait Bush en 2003. Résultat ? Des centaines de milliers de morts, un pays détruit, une région entière plongée dans le chaos. La démocratie, ici, n’est qu’un prétexte, un alibi pour justifier une guerre d’agression. « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », disait Lincoln. Mais aujourd’hui, la démocratie, c’est le gouvernement des multinationales, par les multinationales, pour les multinationales.

Prenez le mot « terrorisme ». Ce mot, aujourd’hui, est brandi comme un épouvantail pour justifier toutes les dérives sécuritaires, toutes les guerres, toutes les violations des droits de l’homme. Mais qui sont les vrais terroristes ? Ceux qui résistent à l’occupation étrangère, ou ceux qui bombardent des villages entiers au nom de la « lutte contre le terrorisme » ? « Un terroriste, c’est quelqu’un qui a une bombe mais pas d’armée », disait le romancier britannique Terry Pratchett. Et il avait raison.

Prenez le mot « sécurité ». Ce mot, aujourd’hui, est utilisé pour justifier toutes les atteintes aux libertés individuelles, toutes les surveillances de masse, toutes les guerres préventives. Mais de quelle sécurité parle-t-on ? De la sécurité des peuples, ou de la sécurité des intérêts des multinationales ? « La sécurité, c’est comme la liberté : plus on en donne aux puissants, moins il en reste pour les autres », disait l’écrivain américain Kurt Vonnegut.

Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste

Face à cette machine de guerre, que faire ? Se soumettre ? Résister ? Fuir ? Les trois à la fois, peut-être. Car l’Occident ne comprend qu’un seul langage : celui de la force. Mais une force qui ne soit pas celle des armes, une force qui soit celle de la dignité, de la résistance, de la solidarité.

Il faut d’abord refuser le jeu des puissants. Refuser leurs mots, leurs catégories, leurs mensonges. Dire non à la « démocratie » à coups de bombes, non à la « sécurité » au prix des libertés, non à la « paix » achetée par le sang des innocents. « La désobéissance est la vertu originelle de l’homme », disait Oscar Wilde. Et il avait raison.

Il faut ensuite construire des alternatives. Des alternatives politiques, économiques, culturelles. Des alternatives qui ne reposent pas sur l’exploitation, la domination, la guerre, mais sur la coopération, la solidarité, la paix. Des alternatives qui redonnent aux peuples le contrôle de leur destin, qui leur permettent de décider eux-mêmes de leur avenir, sans ingérence étrangère, sans diktats des puissants.

Enfin, il faut résister. Résister par tous les moyens, par tous les canaux, par toutes les formes d’action. Résister par la parole, par l’écrit, par l’art, par la désobéissance civile, par la grève, par la manifestation, par la révolte. « Résister, c’est exister », disait Jean-Paul Sartre. Et il avait raison. Car face à la barbarie, la résistance est la seule réponse possible. La seule réponse humaine.

Mais attention : résister, ce n’est pas tomber dans le piège de la violence. La violence, voyez-vous, est le langage des puissants. C’est leur terrain, leur domaine, leur arme favorite. Résister, c’est refuser ce terrain, refuser ce langage, refuser cette logique. Résister, c’est inventer de nouvelles formes de lutte, de nouvelles formes de solidarité, de nouvelles formes d’espoir.

Car au fond, c’est de cela qu’il s’agit : d’espoir. L’espoir d’un monde meilleur, d’un monde plus juste, plus libre, plus humain. Un monde où les porte-avions ne seront plus que des reliques d’un passé révolu, où les peuples vivront en paix, sans maîtres, sans exploiteurs, sans oppresseurs. Un monde où l’humanité, enfin, pourra respirer.


Ah ! Les porte-avions dansent sur les flots,
Monstres d’acier aux ventres pleins de mort,
Le Golfe tremble, l’Orient sanglote,
Sous les bombes qui pleuvent sans remords.

L’Empire rit, l’Empire se pavane,
Ses généraux, ses banquiers, ses valets,
Jouent aux dés avec nos destinées,
Et le pétrole coule en flots écarlates.

Mais dans l’ombre, la résistance grandit,
Les peuples lèvent leurs poings, leurs regards,
Le vent du Sud souffle sur les déserts,
Et la révolte gronde, âpre et hagarde.

Un jour viendra où les monstres d’acier
Ne seront plus que rouille et que poussière,
Où les peuples, enfin libres et fiers,
Écriront leur histoire en lettres de lumière.

Mais en attendant, la nuit est profonde,
Les bombes tombent, les enfants meurent,
Et l’Occident, ce vieux démon ivre,
Continue de danser sur nos cadavres.

— Le Penseur Laurent Vo Anh, quelque part entre l’indignation et l’espoir.



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