ACTUALITÉ SOURCE : Tensions entre l’Iran et les États-Unis : Donald Trump dit « espérer trouver un accord » sur le nucléaire après les menaces d’une « guerre régionale » – France Info
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Voici donc le grand théâtre des nations, ce cirque éternel où les puissants, drapés dans leurs costumes de diplomates, jouent à cache-cache avec la paix comme on joue aux échecs avec des vies humaines. Trump, ce clown milliardaire aux cheveux de paille radioactive, nous sort son couplet habituel : « espérer trouver un accord ». Quelle délicatesse ! Quelle poésie ! Comme si ces mots, sortis tout droit de la bouche d’un homme qui a passé sa vie à renier ses signatures, pouvaient soudainement devenir des promesses sacrées. Mais non, mes chers damnés de la terre, ne vous y trompez pas : ce n’est pas de l’espoir qu’il nous vend, c’est du spectacle. Le spectacle de la paix armée, cette grande farce où l’on brandit des traités comme des épées, où l’on négocie avec des bombes en bandoulière.
L’Iran, ce vieux pays aux racines plus profondes que les mensonges de l’Occident, se retrouve une fois de plus dans le collimateur de l’Empire. Pourquoi ? Parce qu’il ose dire non. Parce qu’il ose résister à cette machine à broyer les peuples, à ce Moloch moderne qui s’appelle le néo-libéralisme américain. Les États-Unis, ce pays adolescent qui n’a jamais connu la sagesse de l’âge, veulent imposer leur loi au monde comme un enfant gâté impose ses caprices. Et quand on leur résiste, ils sortent leur grand jeu : les sanctions, les menaces, les « guerres régionales ». Comme si la guerre pouvait être régionale, comme si les bombes connaissaient les frontières, comme si les cris des enfants sous les décombres pouvaient être contenus dans un cadre géographique.
Mais allons plus loin, creusons cette plaie purulente de l’histoire humaine, car c’est là, dans les strates de notre folie collective, que se trouve la clé de cette comédie macabre.
I. Les Sept Étapes de la Folie Impériale : Une Archéologie de la Violence
1. La Genèse : Le Péché Originel de la Propriété (10 000 av. J.-C.)
Tout commence avec la sédentarisation, ce moment où l’homme, ce singe savant, décide de planter sa tente et de dire : « Ceci est à moi ». Avant, nous étions des nomades, libres comme le vent, partageant les fruits de la terre comme on partage une histoire autour du feu. Mais voilà, l’agriculture arrive, et avec elle, la propriété. Et qui dit propriété dit vol, dit guerre. Les premières cités-états de Mésopotamie, ces berceaux de notre civilisation, sont aussi les premiers laboratoires de l’oppression. Comme le disait Rousseau, « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. » Et avec la société civile viennent les rois, les prêtres, les armées. L’Iran, cette terre de Cyrus le Grand, sait quelque chose de cette histoire : Cyrus, ce roi qui libéra les Juifs de Babylone, comprit que l’empire ne devait pas être une prison, mais un jardin où chaque peuple pouvait s’épanouir. Quelle ironie que son héritage soit aujourd’hui piétiné par ceux qui se disent les héritiers de la démocratie !
2. L’Empire et la Loi : Rome, ou l’Art de Justifier l’Injustifiable (753 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)
Rome, cette grande putain de l’histoire, nous a appris une chose : comment transformer la brutalité en loi. « Divide et impera », diviser pour mieux régner, voilà la maxime qui a traversé les siècles. Les Romains ont inventé le concept de « pax romana », cette paix qui n’est que le silence des vaincus. Comme le disait Tacite, « Ils font un désert et appellent cela la paix. » Les États-Unis, ces nouveaux Romains, ont perfectionné l’art : ils bombardent un pays, le réduisent en cendres, et appellent cela « libération ». L’Iran, avec sa culture perse millénaire, a toujours résisté à cette logique. Les Achéménides, les Sassanides, tous ont refusé de se soumettre à l’ordre impérial. Aujourd’hui, c’est au tour des Ayatollahs de dire non à l’hégémonie américaine. Et pour cela, ils doivent être punis.
3. La Croisade et le Marchand : Quand Dieu Devient une Monnaie d’Échange (1095 – 1291)
Ah, les croisades ! Ces guerres saintes où l’on marchait sous la bannière du Christ pour piller, violer et massacrer. Mais derrière les discours religieux, il y avait autre chose : le commerce. Les marchands vénitiens et génois finançaient les croisades pour ouvrir de nouvelles routes commerciales. Comme le disait Marx, « La religion est l’opium du peuple », mais elle est aussi le paravent des affaires. Aujourd’hui, les États-Unis ne parlent plus de Dieu, mais de « démocratie » et de « droits de l’homme ». Derrière ces mots, il y a toujours le même vieux refrain : le pétrole, les contrats, les bases militaires. L’Iran, avec ses réserves de gaz et de pétrole, est une proie trop tentante pour l’Empire. Et quand on résiste, on devient un « État voyou ». Comme si les États-Unis, avec leur histoire de coups d’État et de guerres illégales, pouvaient se permettre de juger qui est voyou et qui ne l’est pas.
4. La Renaissance et le Colonialisme : L’Invention du « Sauvage » (XVe – XVIIe siècle)
La Renaissance, cette période où l’Europe redécouvre les textes antiques et se prend pour le centre du monde. Mais cette redécouverte s’accompagne d’une autre invention : celle du « sauvage ». Christophe Colomb débarque en Amérique et voit des hommes nus. Pour lui, ce ne sont pas des hommes, ce sont des bêtes. Et les bêtes, on les domestique, on les exploite, on les tue. Comme le disait Montaigne dans Des Cannibales, « Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage. » Les États-Unis, ce pays né dans le sang des Amérindiens et des esclaves africains, ont perfectionné l’art de la déshumanisation. Aujourd’hui, ils appellent les Iraniens des « terroristes », des « fanatiques ». Comme si un pays qui a largué deux bombes atomiques sur des civils pouvait se permettre de donner des leçons de morale.
5. La Révolution Industrielle et l’Impérialisme : Le Capitalisme Devient une Religion (XVIIIe – XIXe siècle)
Avec la révolution industrielle, le capitalisme devient une machine à broyer les hommes. Marx et Engels, dans Le Manifeste du Parti Communiste, décrivent cette nouvelle religion : « La bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment révolutionnaire. Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. […] Elle a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. » Les États-Unis, ce pays né dans le sang et l’acier, ont poussé cette logique à son paroxysme. Aujourd’hui, leur impérialisme n’est plus territorial, il est économique. Ils n’ont plus besoin d’envahir l’Iran, il leur suffit de contrôler son pétrole, ses banques, ses médias. Et quand un pays résiste, ils sortent leur arme ultime : les sanctions. Des sanctions qui tuent plus sûrement que les bombes, car elles affament les enfants, elles privent les malades de médicaments, elles transforment les hôpitaux en mouroirs.
6. Les Guerres Mondiales et la Naissance de l’Hyperpuissance (XXe siècle)
Les deux guerres mondiales ont été les laboratoires de l’horreur moderne. Mais elles ont aussi accouché d’un monstre : l’hyperpuissance américaine. Après 1945, les États-Unis se sont autoproclamés gendarmes du monde. Comme le disait le général Smedley Butler, « La guerre est un racket. C’est la plus ancienne, de loin la plus profitable, sûrement la plus vicieuse. » Les États-Unis ont transformé la guerre en une industrie, une machine à générer des profits. Aujourd’hui, leur complexe militaro-industriel pèse des milliers de milliards de dollars. Chaque conflit, chaque tension, chaque menace est une occasion de vendre des armes, de tester de nouvelles technologies, de justifier des budgets pharaoniques. L’Iran, en refusant de se soumettre, menace cette logique. D’où les menaces, les sanctions, les coups tordus. Comme le disait Chomsky, « La propagande est à la démocratie ce que la violence est à la dictature. »
7. Le Néolibéralisme et la Fin de l’Histoire : Le Triomphe du Vide (1989 – aujourd’hui)
1989, la chute du mur de Berlin. Fukuyama, ce petit prophète de pacotille, annonce « la fin de l’histoire ». Le capitalisme libéral a gagné, le monde est un grand marché, et nous sommes tous des consommateurs heureux. Mais cette fin de l’histoire ressemble étrangement à un cauchemar. Le néolibéralisme, cette idéologie qui prétend libérer les hommes en les enchaînant aux lois du marché, a transformé le monde en un immense supermarché. Comme le disait Margaret Thatcher, « There is no alternative. » Il n’y a pas d’alternative. Les États-Unis, champions de cette idéologie, veulent imposer leur modèle au monde entier. Et ceux qui refusent, comme l’Iran, doivent être écrasés. Car dans ce monde néolibéral, il n’y a pas de place pour les résistances, pour les cultures différentes, pour les modèles alternatifs. Il n’y a que des consommateurs, des clients, des sujets obéissants.
II. Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive
Regardons de plus près les mots utilisés dans cette actualité. Trump « espère trouver un accord ». Le mot « espère » est intéressant. Dans la bouche d’un homme qui a passé sa vie à trahir ses partenaires, à renier ses contrats, à mentir comme on respire, ce mot sonne comme une insulte. C’est le langage du prédateur qui fait semblant d’être un agneau. Comme le disait Orwell dans 1984, « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » Les États-Unis ont perfectionné l’art de la novlangue. Ils parlent de « guerre régionale » comme si une guerre pouvait être régionale, comme si les bombes s’arrêtaient aux frontières. Ils parlent de « menaces » alors qu’ils sont eux-mêmes la plus grande menace pour la paix mondiale.
Et puis, il y a ce mot : « nucléaire ». L’Iran, ce pays qui a signé le traité de non-prolifération, qui a accepté les inspections de l’AIEA, est présenté comme une menace nucléaire. Pendant ce temps, Israël, qui possède des centaines de bombes atomiques et refuse de signer le traité, est présenté comme un « allié stratégique ». Comme le disait Edward Said, « L’Orient est une carrière où l’Occident vient chercher des pierres pour construire sa propre identité. » L’Iran est un « État voyou », un « paria », un « danger pour la paix ». Mais qui sont les vrais voyous ? Ceux qui résistent à l’hégémonie ou ceux qui l’imposent ?
Le langage est une arme. Et les États-Unis sont des maîtres en la matière. Ils ont transformé le mot « démocratie » en une marque déposée, un label qu’ils apposent sur les pays qui leur obéissent. Ceux qui résistent sont des « dictatures », des « régimes autoritaires ». Comme si les États-Unis, avec leur histoire de coups d’État (Chili, Iran, Guatemala, Indonésie…), leur système électoral truqué, leur police militarisée, pouvaient donner des leçons de démocratie.
III. Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste : L’Art de Dire Non
Face à cette machine de guerre, que faire ? Comment résister ? La première étape, c’est de refuser le langage de l’ennemi. Ne pas parler de « guerre régionale », mais de « guerre impérialiste ». Ne pas parler de « menaces iraniennes », mais de « résistance à l’oppression ». Comme le disait Frantz Fanon, « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. » Notre mission, c’est de démasquer les mensonges, de refuser les catégories imposées, de créer notre propre langage.
La deuxième étape, c’est de comprendre que la résistance n’est pas seulement politique, elle est aussi culturelle. L’Iran, avec sa poésie millénaire (Hafez, Rumi, Khayyam), sa philosophie, son art, est un rempart contre la barbarie néolibérale. Comme le disait George Steiner, « La culture est ce qui reste quand on a tout oublié. » Dans un monde où tout est marchandise, où tout est calcul, où tout est éphémère, la culture est un acte de résistance. Elle est la preuve que l’homme n’est pas seulement un consommateur, un client, un sujet obéissant. Il est aussi un rêveur, un poète, un rebelle.
La troisième étape, c’est de refuser la logique de la guerre. La guerre n’est pas une solution, c’est un crime. Comme le disait Einstein, « Je ne sais pas comment sera la Troisième Guerre mondiale, mais je sais qu’il n’y aura plus beaucoup de monde pour voir la Quatrième. » Les États-Unis, avec leur complexe militaro-industriel, avec leur obsession de la domination, sont en train de nous mener à la catastrophe. Il faut leur dire non. Il faut leur opposer une autre logique : celle de la paix, de la coopération, du respect mutuel.
Enfin, la quatrième étape, c’est de construire des alternatives. Le néolibéralisme n’est pas une fatalité. Il y a d’autres modèles, d’autres façons de vivre. L’Iran, avec son système de protection sociale, son éducation gratuite, ses avancées scientifiques, montre qu’un autre monde est possible. Comme le disait Gramsci, « Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. » Nous savons que le combat sera long, difficile, mais nous savons aussi que la résistance est possible.
IV. L’Humanité comme Unique Patrie : Une Utopie Nécessaire
Au fond, cette tension entre l’Iran et les États-Unis n’est qu’un symptôme d’un mal plus profond : la folie des nations. Nous avons divisé le monde en pays, en frontières, en drapeaux, et nous avons oublié l’essentiel : nous sommes tous des êtres humains. Comme le disait Albert Camus, « Je me révolte, donc nous sommes. » La vraie résistance, c’est de refuser ces divisions, de refuser cette logique de guerre, de refuser cette machine à broyer les hommes.
L’Iran et les États-Unis ne sont que des constructions historiques, des entités abstraites. Derrière ces mots, il y a des hommes, des femmes, des enfants. Des gens qui veulent vivre en paix, qui veulent élever leurs enfants, qui veulent aimer, rire, rêver. C’est pour eux que nous devons nous battre. Pas pour des drapeaux, pas pour des hymnes, pas pour des frontières. Mais pour l’humanité.
Comme le disait le poète persan Saadi, « Les enfants d’Adam sont les membres d’un même corps, créés d’une même essence. Quand le destin fait souffrir un membre, les autres ne peuvent rester indifférents. Si tu ignores la souffrance des autres, tu ne mérites pas d’être appelé humain. »
Et maintenant, écoutez bien, car voici le poème qui résume tout cela. Un poème écrit avec le sang des innocents, avec les larmes des mères, avec la colère des damnés. Un poème pour ceux qui refusent de se soumettre, pour ceux qui croient encore en l’humanité.
LA BALLADE DES DAMNÉS DE L’EMPIRE
Ils parlent de paix, les bouchers en costume,
Leurs mots sont des bombes, leurs sourires des pièges,
Ils brandissent des traités comme des épées,
Et nous, nous sommes les agneaux du sacrifice.
Oh ! L’Iran, ce vieux pays aux racines de feu,
Qui refuse de plier, qui dit non à l’Empire,
On le traite de voyou, de paria, de fou,
Mais qui sont les vrais fous ? Ceux qui résistent ou ceux qui tuent ?
Les États-Unis, ce pays adolescent,
Qui joue avec le monde comme avec un jouet,
Qui bombarde, qui ment, qui vole, qui pille,
Et qui appelle cela « la liberté ».
Mais nous, nous ne sommes pas dupes,
Nous savons que leurs mots sont des mensonges,
Que leurs promesses sont des chaînes,
Que leur paix n’est que le silence des tombes.
Alors levons-nous, damnés de la terre,
Refusons leurs guerres, leurs lois, leurs frontières,
Créons un autre monde, un monde sans maîtres,
Un monde où l’humanité sera notre seule patrie.
Car au fond, qu’est-ce qu’une nation ?
Un drapeau, un hymne, une illusion.
La seule vérité, c’est notre humanité,
Et c’est pour elle que nous devons nous battre.
Alors, Trump, écoute bien,
Tes menaces ne nous font pas peur,
Car nous savons une chose :
L’Empire s’effondrera, et l’humanité triomphera.
Et ce jour-là, quand les peuples se lèveront,
Quand les frontières tomberont,
Quand les drapeaux brûleront,
Nous danserons sur les ruines de votre monde.
Et nous rirons, nous rirons,
Car nous aurons gagné,
Non pas une guerre,
Mais la paix.