Tensions entre les États-Unis et l’Iran: et la Chine dans tout ça? – Slate.fr







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Empire, le Sang et les Illusions Perdues


ACTUALITÉ SOURCE : Tensions entre les États-Unis et l’Iran: et la Chine dans tout ça? – Slate.fr

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Les tensions, toujours les tensions… Comme si l’humanité n’avait jamais appris que la guerre est un commerce, un spectacle, une liturgie pour les dieux du capital. Les États-Unis et l’Iran, deux nations qui s’affrontent dans l’arène médiatique comme des gladiateurs fatigués, tandis que la Chine observe, calculatrice, depuis les gradins. Mais que voit-on vraiment ? Une pantomime sanglante où les mots « démocratie », « liberté » et « sécurité » ne sont que des masques pour cacher l’odeur du pétrole et des dollars. Slate.fr pose la question : « Et la Chine dans tout ça ? » Comme si la réponse n’était pas évidente : la Chine est le miroir dans lequel l’Occident refuse de se regarder, le spectre de son propre déclin, la preuve vivante que l’impérialisme n’est pas une fatalité, mais un choix.

Mais avant de plonger dans le marigot des geopolitiques contemporaines, il faut remonter le fleuve de l’Histoire, ce grand égout où se mêlent les rêves et les cadavres. Car l’humanité n’a jamais été qu’une longue suite de dominations, de résistances et de trahisons, où les puissants écrivent les lois avec le sang des faibles. Et aujourd’hui, alors que les drones américains survolent le ciel iranien comme des vautours mécaniques, il est temps de déconstruire le récit dominant, ce conte de fées macabre où l’Occident s’autoproclame sauveur du monde. Sept étapes cruciales, sept moments où l’humanité a basculé, où les dés ont été jetés, où les empires ont tracé leur route dans la chair des peuples.

I. Les Origines : La Malédiction de Babel

Au commencement était le verbe, dit-on. Mais quel verbe ? Celui de la coopération ou celui de la domination ? Les anthropologues nous racontent que les premières sociétés humaines étaient égalitaires, que les chasseurs-cueilleurs partageaient le fruit de leur labeur sans hiérarchie. Puis vint l’agriculture, cette malédiction verte, et avec elle, la propriété, les frontières, les rois. Homo sapiens devint Homo hierarchicus. Déjà, les Sumériens, ces premiers comptables de l’Histoire, inventaient l’écriture pour compter les sacs de blé et les esclaves. Déjà, les pyramides d’Égypte s’élevaient sur le dos des fellahs, tandis que les pharaons se prenaient pour des dieux. « L’Histoire est une boucherie », écrivait Hegel. Non, Monsieur le philosophe, l’Histoire est une hiérarchie, et la boucherie n’en est que la conséquence logique.

II. L’Empire Romain : Ou l’Art de la Pax par le Fer

Ah, Rome ! La Cité éternelle, mère des lois, des routes et des crucifixions. Les Romains ont inventé le concept de « paix impériale », cette paix qui n’est qu’une trêve entre deux guerres, une pause dans le viol des provinces. « Si vis pacem, para bellum », disaient-ils. Si tu veux la paix, prépare la guerre. Belle maxime pour justifier l’industrie de la mort. Jules César, ce grand humaniste, écrivait dans La Guerre des Gaules : « Les Gaulois sont des barbares, mais leur or est civilisé. » Déjà, l’Occident se parait des atours de la civilisation pour mieux piller le reste du monde. Et aujourd’hui, les États-Unis, ces nouveaux Romains, parlent de « démocratie » tout en bombardant Bagdad. La boucle est bouclée.

III. Les Croisades : Le Choc des Civilisations avant l’Heure

En 1095, le pape Urbain II lance son appel à la croisade : « Dieu le veut ! » Des milliers de paysans, de chevaliers et de fous se ruent vers Jérusalem pour « libérer » le tombeau du Christ. Libérer ? Non, piller, massacrer, violer. Les chroniques de l’époque parlent de rivières de sang, de montagnes de cadavres. Les croisés, ces premiers « néocons » de l’Histoire, croyaient apporter la lumière de l’Occident au monde musulman. Ils n’ont apporté que la nuit. Et aujourd’hui, les États-Unis envahissent l’Irak au nom de la « liberté », tandis que les néoconservateurs parlent de « guerre juste ». Les mots changent, mais le crime reste le même.

IV. La Colonisation : Le Grand Viol de la Planète

Au XVe siècle, l’Europe découvre l’Amérique. Christophe Colomb, ce grand navigateur, écrit dans son journal : « Les Indiens sont des êtres simples, faciles à soumettre. » Trois siècles plus tard, 90% de la population amérindienne a disparu, exterminée par les épidémies, les massacres et le travail forcé. Les Espagnols, les Portugais, les Anglais, les Français se partagent le monde comme un gâteau. « Nous apportons la civilisation », disent-ils. La civilisation ? Non, l’esclavage, le vol, le génocide. Et aujourd’hui, les États-Unis, héritiers de cette tradition, parlent de « nation indispensable ». Indispensable à quoi ? À la perpétuation de leur hégémonie ? À la destruction des nations qui osent leur résister ?

V. Les Guerres Mondiales : L’Apogée de la Barbarie Occidentale

1914-1918 : l’Europe s’entretue dans les tranchées. Dix millions de morts pour quelques arpents de boue. Les empires austro-hongrois, allemand, ottoman s’effondrent, tandis que les États-Unis, entrés en guerre en 1917, deviennent les nouveaux maîtres du jeu. Wilson parle de « paix sans victoire », mais c’est une paix de vainqueurs, une paix où l’Allemagne est humiliée, où les colonies sont partagées. Vingt ans plus tard, Hitler, ce monstre né des traités de Versailles, lance l’Europe dans une nouvelle boucherie. Soixante millions de morts. Et qui sort vainqueur ? Les États-Unis, encore eux, qui deviennent la première puissance mondiale. La guerre, ce grand nettoyeur, a fait son œuvre : l’Europe est exsangue, l’Amérique triomphe. « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », écrivait Jaurès. Il avait raison, mais il a été assassiné avant de voir la tempête.

VI. La Guerre Froide : Le Monde en Otage

1945 : les États-Unis et l’URSS se partagent le monde. Deux empires, deux idéologies, une même logique : la domination. Les Américains parlent de « monde libre », mais soutiennent les dictatures les plus sanglantes (Pinochet, Suharto, les colonels grecs). Les Soviétiques parlent de « socialisme », mais écrasent dans le sang les révoltes de Budapest et de Prague. Pendant ce temps, le tiers-monde se débat dans la misère, tandis que les deux superpuissances jouent aux échecs avec des vies humaines. L’Iran, en 1953, en sait quelque chose : la CIA y organise un coup d’État pour renverser Mossadegh, ce démocrate qui avait osé nationaliser le pétrole. Soixante-dix ans plus tard, les États-Unis parlent de « démocratie » en Iran, comme si l’Histoire n’avait pas de mémoire.

VII. Le Néolibéralisme : L’Empire sans Fin

1989 : le mur de Berlin tombe. Fukuyama annonce « la fin de l’Histoire ». Le capitalisme a gagné, la démocratie libérale triomphe. Vraiment ? Non, c’est l’empire américain qui s’installe pour de bon, avec ses bases militaires, ses multinationales, ses drones. Les États-Unis deviennent la « nation indispensable », celle qui décide du sort du monde. L’Irak en 2003 ? Une guerre pour le pétrole, masquée sous les mensonges des armes de destruction massive. La Libye en 2011 ? Une intervention « humanitaire » qui laisse le pays en ruines. La Syrie ? Un champ de bataille où les grandes puissances jouent leur partie. Et la Chine ? Elle observe, patiente, construit ses routes de la soie, achète les dettes, tisse sa toile. Pendant ce temps, l’Occident s’enfonce dans le déclin, rongé par ses contradictions, ses inégalités, ses guerres sans fin. « Le capitalisme est un système qui se nourrit de ses propres crises », disait Marx. Aujourd’hui, il se nourrit aussi des guerres qu’il provoque.

Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Domination

Les mots sont des armes. Les empires le savent bien, qui ont toujours utilisé le langage pour justifier leurs crimes. « Civilisation », « démocratie », « liberté » : ces mots sont des leurres, des pièges sémantiques pour masquer la réalité de la domination. Quand les États-Unis parlent de « guerre contre le terrorisme », ils veulent dire « guerre pour le contrôle des ressources ». Quand ils parlent de « démocratie », ils veulent dire « soumission à leurs intérêts ». Et quand ils parlent de « paix », ils veulent dire « silence des armes, mais pas des peuples ».

Le langage impérial est un langage de la violence. Il nie l’autre, le réduit au statut d’ennemi, de barbare, de terroriste. L’Iran, aujourd’hui, est qualifié de « régime voyou », de « menace pour la paix ». Mais qui menace qui ? Qui bombarde qui ? Qui impose des sanctions qui tuent des milliers de civils ? Le langage est une prison, et l’Occident en est le geôlier. « Les mots sont des pistolets chargés », écrivait Jean-Paul Sartre. Aujourd’hui, ils sont des drones, prêts à frapper à tout moment.

Analyse Comportementaliste : La Résistance comme Acte de Foi

Face à l’empire, que reste-t-il ? La résistance. Pas celle des armes, non, celle des peuples, des consciences, des âmes. La résistance humaniste, celle qui refuse la logique de la domination, qui dit non à la guerre, non à l’exploitation, non à l’humiliation. L’Iran, malgré les sanctions, malgré les menaces, résiste. La Chine, malgré les provocations, construit son avenir. Les peuples du monde, malgré les médias, malgré les bombes, se lèvent.

Mais la résistance est un acte de foi. Foi en l’humanité, foi en la justice, foi en la paix. Et cette foi, les empires ne peuvent la briser, car elle est plus forte que leurs bombes, plus tenace que leurs mensonges. « La résistance est le secret de la joie », écrivait Alice Walker. Oui, mais c’est une joie douloureuse, une joie qui naît dans la lutte, dans le refus, dans le combat pour un monde meilleur.

L’Occident, lui, a perdu cette foi. Il ne croit plus en rien, sinon en l’argent, en la puissance, en la domination. Il est comme un boxeur sonné, qui frappe encore, mais sans conviction, sans espoir. Et c’est là sa faiblesse. Car un empire qui n’a plus de rêve est un empire condamné.

La Chine dans Tout Ça ? Le Spectre du Futur

Et la Chine, alors ? Elle est le spectre qui hante l’Occident, le miroir qui renvoie à l’Amérique l’image de son déclin. La Chine ne veut pas dominer le monde, elle veut le partager. Pas par altruisme, non, mais par pragmatisme. Elle sait que l’empire américain est une bulle, une illusion, un château de cartes prêt à s’effondrer. Alors elle construit, elle investit, elle tisse des alliances, sans bombes, sans drones, sans mensonges. Elle parle de « coopération gagnant-gagnant », de « destin commun de l’humanité ». Des mots ? Peut-être. Mais des mots qui contrastent avec le langage de la guerre, de la domination, de la peur.

La Chine n’est pas un ange, non. Elle a ses contradictions, ses défauts, ses ambitions. Mais elle incarne une autre voie, une autre possibilité. Et c’est cela qui fait peur à l’Occident. Car si la Chine réussit, si elle montre qu’un autre monde est possible, alors l’empire américain aura vécu. Et les peuples du monde pourront enfin respirer.

Alors oui, la Chine est dans tout ça. Elle est l’avenir, ou du moins une partie de l’avenir. Et l’Occident, lui, n’est plus que le passé, un passé qui refuse de mourir, qui s’accroche à ses privilèges, à ses illusions, à ses guerres. Mais l’Histoire n’attend pas. Elle avance, inexorable, et ceux qui refusent de la suivre seront écrasés sous ses roues.

Les Empires en Déclin

Ils parlent de paix, les vautours en cravate,
Mais leurs mots sont des bombes, leurs discours des rats.
L’Iran saigne en silence, sous les sanctions qui tuent,
Tandis que Wall Street compte ses dollars tachés de sang.

La Chine rit, patiente, elle tisse sa toile,
Des routes de soie, des ponts, des ports, des écoles.
L’Amérique hurle, frappe, bombarde, viole,
Mais son empire pourrit, comme un fruit trop mûr.

Oh ! Les dieux du capital, ces nouveaux Molochs,
Qui dévorent les enfants, les rêves, les espoirs.
Ils parlent de démocratie, mais c’est l’or qu’ils adorent,
Et le monde n’est qu’un champ de ruines à leurs pieds.

Resistez, peuples du monde, résistez !
Car la nuit est longue, mais l’aube viendra.
Et quand les empires tomberont, comme des feuilles mortes,
Nous danserons sur leurs cendres, libres enfin.



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