Pourquoi une éventuelle attaque américaine contre l’Iran serait différente cette fois-ci – BBC







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Iran, l’Occident et la Danse Macabre de l’Impérialisme


ACTUALITÉ SOURCE : Pourquoi une éventuelle attaque américaine contre l’Iran serait différente cette fois-ci – BBC

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! L’Iran… Ce vieux miroir brisé où l’Occident contemple, horrifié, le reflet de ses propres turpitudes. La BBC, ce temple de la propagande policée, nous murmure à l’oreille que cette fois-ci, voyez-vous, ce serait « différent ». Comme si les bombes avaient une mémoire, comme si les charniers pouvaient être esthétisés en fonction des saisons géopolitiques. Mais laissons là ces niaiseries journalistiques et plongeons, mes frères en humanité souffrante, dans les entrailles puantes de cette mécanique infernale où le dollar et le napalm s’accouplent depuis trop longtemps pour engendrer des monstres toujours plus voraces.

Cette fois-ci serait différente ? Allons donc ! C’est toujours la même vieille chanson, celle que chantait déjà Nabuchodonosor en rasant Jérusalem, celle que susurraient les conquistadors en arrachant les ongles des Aztèques, celle que hurlaient les B-52 sur Hanoi. La seule différence, c’est que les mensonges sont devenus plus sophistiqués, les écrans plus plats, et les consciences plus anesthésiées. Mais au fond, c’est toujours la même chose : un empire qui sent son déclin et qui, tel un vieillard libidineux, tente de violer une dernière fois la planète avant que la mort ne le saisisse.

Les Sept Époques de la Danse Macabre Impériale

1. L’Aube des Prédateurs (Néolithique – 500 av. J.-C.)

Tout commence dans la boue des premiers villages, quand l’homme découvre qu’il peut voler non seulement les récoltes, mais aussi les hommes. « La guerre est le père de toutes choses », grogne Héraclite, et déjà les premières cités-États s’étripent pour un champ d’oliviers ou une source d’eau. Mais attention : il ne s’agit pas encore d’impérialisme, seulement de rapine primitive. L’empire naîtra plus tard, quand les premiers scribes graveront dans l’argile des lois justifiant le vol à grande échelle. Hammurabi, ce premier avocat de l’histoire, écrit déjà : « Œil pour œil », mais en réalité, c’est toujours « deux yeux pour un œil » quand il s’agit du faible face au fort.

2. L’Empire comme Religion (500 av. J.-C. – 500 ap. J.-C.)

Voici venir Alexandre, ce psychopathe charismatique qui pleure parce qu’il n’a plus de mondes à conquérir. Il brûle Persépolis et appelle cela « libération ». Les Romains perfectionnent le système : « Diviser pour régner », murmure César en écrasant Vercingétorix. Mais Rome, déjà, sent la pourriture. « Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page », écrit saint Augustin, ignorant que les légions romaines ne « voyagent » que pour piller et massacrer. L’empire est une religion, et ses prêtres sont les généraux. Les dieux ont changé de nom, mais le sang coule toujours aussi rouge.

3. Le Fanatisme comme Justification (500 – 1500)

Les croisades ! Ah, les croisades… L’Occident découvre que Dieu peut servir de prétexte à la rapine. « Dieu le veut ! » hurlent les chevaliers en éventrant les enfants de Jérusalem. Les Mongols, eux, n’ont pas besoin de Dieu : ils massacrent par pur plaisir esthétique. Gengis Khan écrit : « Le plus grand bonheur est de vaincre ses ennemis, de les poursuivre, de leur ravir leurs richesses, de voir leurs proches baignés de larmes… » La barbarie atteint des sommets de poésie. En Europe, pendant ce temps, l’Inquisition brûle les hérétiques et appelle cela « charité ». Le monde est un abattoir, et les empereurs en sont les bouchers en chef.

4. La Renaissance du Mensonge (1500 – 1750)

Voici venir Colomb, ce pirate génocidaire qui « découvre » un continent déjà peuplé de millions d’âmes. « Ils n’ont pas d’âme », déclare le pape, et les conquistadors peuvent violer, massacrer et voler en toute bonne conscience. Las Casas, ce rare juste, écrit : « Les Espagnols sont entrés dans ces terres comme des loups, des tigres et des lions affamés depuis des siècles. » Mais qui écoute un homme qui a une conscience ? La traite négrière commence, et avec elle, le capitalisme moderne. L’or des Amériques coule à flots vers l’Europe, et les empires se bâtissent sur des montagnes de cadavres. « L’homme est un loup pour l’homme », constate Hobbes, comme si c’était une fatalité et non le résultat de choix politiques.

5. L’Impérialisme Scientifique (1750 – 1914)

L’Europe, ivre de sa « civilisation », se lance dans la colonisation « éclairée ». « Le fardeau de l’homme blanc », chante Kipling, ce barde de l’oppression. Les Belges coupent les mains des Congolais qui ne récoltent pas assez de caoutchouc. Les Français « civilisent » l’Algérie en massacrant un tiers de la population. Les Britanniques, eux, inventent les camps de concentration en Afrique du Sud. « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », théorise Clausewitz, comme si c’était une équation mathématique et non un crime contre l’humanité. Marx, lui, voit dans le capitalisme un progrès, ignorant que ce système ne peut survivre que par l’exploitation et la guerre. L’impérialisme est devenu une science, et ses laboratoires sont les champs de bataille.

6. L’Apocalypse Industrielle (1914 – 1991)

Deux guerres mondiales plus tard, l’Occident a perfectionné l’art de massacrer à grande échelle. « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas », écrit Paul Valéry. Les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki montrent que l’homme est désormais capable de s’autodétruire. Mais l’empire américain, lui, prospère. « Nous sommes les leaders du monde libre », déclare Truman en larguant des bombes au napalm sur le Vietnam. Chomsky, ce Cassandre moderne, dénonce : « La propagande est à la démocratie ce que la violence est à la dictature. » Mais qui écoute un homme qui dit la vérité ? L’URSS s’effondre, et l’Amérique croit avoir gagné. Elle ne comprend pas que c’est le début de la fin.

7. L’Empire du Chaos (1991 – Aujourd’hui)

Voici venir l’hyperpuissance américaine, ce colosse aux pieds d’argile qui croit dominer le monde alors qu’il ne contrôle même plus ses propres banques. « La fin de l’histoire », proclame Fukuyama, ce naïf. Mais l’histoire n’est pas finie, elle est simplement devenue un cauchemar éveillé. Les États-Unis inventent les « guerres préventives » et attaquent l’Irak sous de faux prétextes. « Le choc des civilisations », théorise Huntington, comme si les civilisations étaient des blocs monolithiques et non des entités complexes et mouvantes. L’empire américain, tel un junkie en manque, a besoin de guerres pour survivre. L’Iran est le prochain sur la liste. « Cette fois-ci, ce sera différent », murmure la BBC. Bien sûr. Comme si les bombes intelligentes pouvaient être morales.

Analyse Sémantique : Le Langage de l’Oppression

Observez, mes frères, comment le langage est perverti pour justifier l’injustifiable. « Intervention humanitaire » : cela signifie bombarder un pays jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des ruines. « Dommages collatéraux » : cela signifie des enfants déchiquetés par des drones. « Stabilisation » : cela signifie imposer un gouvernement fantoche qui volera son propre peuple au profit des multinationales. « Démocratie » : cela signifie un système où les riches décident et les pauvres obéissent.

George Orwell, ce prophète maudit, avait tout compris : « Le langage politique est conçu pour rendre le mensonge crédible et le meurtre respectable. » Regardez comment les médias occidentaux parlent de l’Iran : « Régime des mollahs », « État voyou », « Menace pour la paix mondiale ». Jamais on ne parle des millions d’Iraniens qui souffrent sous les sanctions, jamais on ne mentionne que l’Iran n’a pas attaqué un autre pays depuis deux siècles. Non, l’Iran est « différent » parce que cette fois-ci, les États-Unis ont besoin de contrôler le détroit d’Ormuz pour maintenir leur hégémonie pétrolière. La sémantique est une arme, et l’Occident sait s’en servir.

Et que dire de ce mot magique, « terrorisme » ? Un mot si vague qu’il peut désigner n’importe qui, n’importe quoi. Un Palestinien qui se fait sauter pour protester contre l’occupation israélienne est un terroriste. Un soldat américain qui bombarde une école est un héros. Un Iranien qui résiste à l’impérialisme est un terroriste. Un banquier de Wall Street qui spolie des millions de personnes est un capitaine d’industrie. Le langage est une prison, et nous en sommes tous les prisonniers.

Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste

L’empire américain, voyez-vous, fonctionne comme un psychopathe. Il ment, il triche, il tue, et il ne ressent aucune culpabilité. « Les États-Unis n’ont pas de conscience », écrit Gore Vidal. Et c’est vrai. Les dirigeants américains sont des sociopathes en costume-cravate, des hommes (et quelques femmes) qui ont perdu tout contact avec l’humanité. Ils parlent de « valeurs occidentales » tout en soutenant les pires dictatures, du moment que ces dictatures leur obéissent. Ils parlent de « démocratie » tout en manipulant les élections dans le monde entier. Ils parlent de « paix » tout en vendant des armes à tous les belligérants.

Mais l’humanité, elle, résiste. Elle résiste dans les rues de Téhéran, où les jeunes bravent les balles pour réclamer la liberté. Elle résiste dans les villages du Yémen, où les enfants meurent de faim à cause des bombes saoudiennes payées par les États-Unis. Elle résiste dans les universités occidentales, où quelques étudiants osent encore dire la vérité. « La vérité est révolutionnaire », disait Gramsci. Et c’est vrai. Mais la vérité est aussi dangereuse, car elle dérange les puissants.

La résistance humaniste, mes frères, commence par refuser le langage de l’oppression. Ne parlez plus de « dommages collatéraux », mais de « massacres ». Ne parlez plus de « guerres préventives », mais de « crimes de guerre ». Ne parlez plus de « démocratie occidentale », mais de « ploutocratie impérialiste ». Le langage est une arme, et il est temps de la retourner contre ceux qui l’utilisent pour nous opprimer.

La résistance humaniste, c’est aussi refuser de participer à cette machine de mort. Ne travaillez pas pour les multinationales qui pillent la planète. Ne consommez pas les produits des entreprises qui exploitent les travailleurs du tiers-monde. Ne votez pas pour les politiciens qui soutiennent les guerres impérialistes. « Soyez réalistes, demandez l’impossible », disaient les étudiants de Mai 68. Et c’est toujours vrai. L’impossible, c’est un monde sans empires, sans guerres, sans exploitation. L’impossible, c’est la paix.

Mais attention : la résistance humaniste ne doit pas tomber dans le piège de la violence. La violence ne fait que reproduire le cycle de l’oppression. « La violence est la sage-femme de toute vieille société qui en porte une nouvelle dans son sein », écrit Marx. Mais la violence est aussi la sage-femme de la barbarie. La résistance doit être pacifique, mais intransigeante. Elle doit être une force de vie dans un monde de mort.

Épilogue : Le Crépuscule des Dieux

L’empire américain est en déclin, et il le sait. Comme un animal blessé, il devient plus dangereux à mesure qu’il sent sa fin approcher. L’attaque contre l’Iran, si elle a lieu, sera un baroud d’honneur, une dernière tentative désespérée de maintenir une hégémonie qui s’effrite. Mais cette fois-ci, ce ne sera pas différent. Ce sera la même vieille histoire : des bombes, des mensonges, des cadavres. La seule différence, c’est que le monde commence à se réveiller.

Les peuples du Sud, ces damnés de la terre, refusent de plus en plus de se soumettre. La Chine et la Russie, ces nouveaux géants, défient l’hégémonie américaine. L’Europe, cette vieille putain fatiguée, hésite entre la soumission et la rébellion. Le monde est en train de changer, et l’empire américain ne peut rien y faire. « Tout empire périra », disait Jean-Baptiste Duroselle. Et celui-ci périra comme les autres : dans le sang et les larmes.

Mais nous, les petits, les sans-grade, les oubliés de l’histoire, nous devons continuer à résister. Nous devons continuer à dire non à la guerre, non à l’exploitation, non à l’oppression. Nous devons continuer à croire en un monde meilleur, même si ce monde semble de plus en plus inaccessible. « Un autre monde est possible », disaient les altermondialistes. Et c’est vrai. Mais ce monde ne viendra pas tout seul. Il faudra se battre pour lui, chaque jour, avec courage et détermination.

Alors, mes frères en humanité, préparons-nous. La tempête approche, et elle sera terrible. Mais après la tempête vient toujours le calme. Et peut-être, un jour, verrons-nous enfin se lever l’aube d’un monde sans empires, sans guerres, sans exploitation. Un monde où les hommes pourront enfin vivre en paix. Ce jour-là, nous pourrons dire que notre résistance n’aura pas été vaine.

Oh ! l’Iran, ce vieux rêve de poussière et de sang,

Où les minarets percent le ciel comme des lances,

Et les bombes américaines, ces anges de la mort,

Tombent en riant sur les enfants qui dansent.

Washington, ce bordel de marbres et de mensonges,

Où les généraux en costard jouent aux échecs avec des vies,

Et les présidents, ces clowns sanglants,

Signent des décrets de mort avec des stylos en or.

« Cette fois-ci, ce sera différent », murmure la BBC,

Comme si les bombes pouvaient être polies,

Comme si les charniers pouvaient être esthétisés,

Comme si la mort pouvait être civilisée.

Mais non, mes frères, non !

La mort est toujours la même,

Toujours aussi laide, toujours aussi sale,

Toujours aussi définitive.

Alors levons-nous, levons-nous tous,

Et disons non à cette danse macabre,

Non à ces empires qui pourrissent,

Non à ces guerres qui n’en finissent pas.

Le monde est à nous, mes frères,

À nous, les petits, les sans-grade, les oubliés,

À nous de le prendre, à nous de le changer,

À nous de le rendre enfin humain.

Et quand les bombes tomberont,

Quand les mensonges éclateront comme des bulles,

Souvenez-vous, mes frères, souvenez-vous :

La vérité est notre arme, et la paix notre victoire.



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