ACTUALITÉ SOURCE : Navires dans le golfe Persique, déclarations menaçantes… Comment Donald Trump met la pression sur l’Iran – France Info
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Les navires dans le Golfe Persique, ces spectres d’acier flottant sur des eaux trop bleues, trop calmes, comme si la mer elle-même retenait son souffle avant l’orage. Les déclarations menaçantes, les mots lourds comme des obus, les phrases qui tombent comme des sentences – tout cela, voyez-vous, n’est que la énième représentation d’une pièce dont le scénario se répète depuis que l’homme a appris à écrire son histoire avec du sang et du pétrole. Trump, ce clown milliardaire, ce pantin orange aux mains grasses, n’est qu’un acteur parmi d’autres dans cette tragédie shakespearienne où l’Occident joue le rôle du bourreau, et le reste du monde, celui de la victime expiatoire. Mais attention, mes amis, ne vous y trompez pas : derrière les rires jaunes et les tweets enragés, c’est toute la mécanique infernale de l’impérialisme qui grince, qui tousse, qui crache ses derniers feux avant de s’effondrer sous le poids de sa propre hubris.
Car enfin, qu’est-ce que cette pression sur l’Iran, si ce n’est la continuation d’une guerre vieille comme le monde ? Une guerre qui ne dit pas son nom, une guerre économique, idéologique, culturelle, une guerre où les bombes sont remplacées par des sanctions, les chars par des algorithmes, et les soldats par des traders en costume-cravate. L’Iran, ce vieux pays aux racines profondes, ce berceau de la civilisation persane, ce foyer de poésie et de résistance, se retrouve une fois de plus dans le collimateur de l’Empire. Pourquoi ? Parce qu’il ose dire non. Parce qu’il ose exister en dehors du giron occidental. Parce qu’il ose revendiquer sa souveraineté, son droit à disposer de lui-même, son droit à ne pas se prosterner devant les idoles du capitalisme et de la démocratie de supermarché.
Mais pour comprendre cette folie, il faut remonter le fil de l’histoire, ce long ruban de sang et de larmes qui nous mène des origines de l’humanité à ce Golfe Persique où flottent aujourd’hui les navires fantômes de l’impérialisme américain. Et pour ce faire, prenons notre lanterne, comme Diogène, et éclairons sept étapes cruciales, sept moments où l’humanité a choisi la violence plutôt que la paix, la domination plutôt que la fraternité, l’or plutôt que la sagesse.
I. Les Origines : La Malédiction de Caïn
Tout commence avec Caïn et Abel, cette première fratricide qui scelle le destin de l’humanité. Dans le livre de la Genèse, Caïn, l’agriculteur, tue Abel, le berger, par jalousie. Et Dieu, dans son infinie sagesse, marque Caïn d’un signe pour le protéger. Mais cette marque, mes amis, n’est-elle pas le premier stigmate de la violence ? N’est-ce pas là que naît l’idée que la force prime sur le droit, que la possession prime sur le partage ? Les anthropologues nous disent que les premières sociétés humaines étaient égalitaires, que les chasseurs-cueilleurs vivaient en harmonie avec la nature. Mais avec l’agriculture, avec la sédentarisation, naît la propriété, et avec la propriété, naît la guerre. Comme l’écrivait Rousseau dans son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, « le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. » Et avec cette société civile, naît l’impérialisme, cette pulsion de domination qui pousse l’homme à vouloir posséder, contrôler, asservir.
II. L’Empire Perse : Le Premier Multiculturalisme
Ironie de l’histoire, c’est justement en Perse, dans ce pays que l’Occident cherche aujourd’hui à écraser, que naît le premier empire véritablement multiculturel. Cyrus le Grand, au VIe siècle avant notre ère, conquiert un territoire immense, de l’Indus à la Méditerranée. Mais au lieu d’imposer sa loi par la terreur, il édicte un édit, le Cylindre de Cyrus, considéré comme la première déclaration des droits de l’homme. Il libère les esclaves, autorise les peuples conquis à pratiquer leur religion, leur langue, leurs coutumes. « Je suis Cyrus, roi du monde, grand roi, roi légitime, roi de Babylone, roi de Sumer et d’Akkad, roi des quatre coins de la terre », proclame-t-il. Et pourtant, cet empire de tolérance sera balayé par Alexandre le Grand, ce jeune conquérant macédonien, ivre de gloire et de vin, qui brûle Persépolis et soumet la Perse à la loi grecque. Déjà, l’Occident montre son vrai visage : celui d’un prédateur incapable de coexister, assoiffé de domination.
III. Rome : L’Empire de la Loi et du Sang
Avec Rome, l’impérialisme prend une forme plus sophistiquée. Les Romains ne se contentent pas de conquérir, ils assimilent, ils romanisent, ils imposent leur langue, leur droit, leur culture. « Tu regere imperio populos, Romane, memento », écrit Virgile dans l’Énéide : « Toi, Romain, souviens-toi de régir les peuples sous ton empire. » Mais cet empire, comme tous les empires, est bâti sur le sang. Les légions romaines écrasent les révoltes, crucifient les rebelles, réduisent les peuples en esclavage. Et quand l’Empire s’effondre, il laisse derrière lui un monde divisé, fracturé, où les rêves de paix universelle se sont évanouis dans les brumes de l’histoire. Comme l’écrivait Saint Augustin dans La Cité de Dieu, « la paix de Rome n’était qu’une trêve entre deux guerres ».
IV. Les Croisades : Le Choc des Civilisations avant l’Heure
Ah ! Les Croisades, cette première grande confrontation entre l’Orient et l’Occident, ce bain de sang où la religion sert de prétexte à la rapine et à la conquête. En 1095, le pape Urbain II lance son appel à la croisade : « Que ceux qui étaient jusqu’ici des brigands deviennent des soldats ! » Et des milliers d’hommes, ivres de foi et de cupidité, partent pour Jérusalem, semant la mort sur leur passage. Les chroniques de l’époque décrivent des scènes d’horreur : des villes entières massacrées, des femmes violées, des enfants empalés. Et pourtant, malgré cette barbarie, les Croisés ne parviendront jamais à imposer durablement leur loi. Comme l’écrivait Ibn Khaldoun, ce grand historien arabe, « les empires ont une durée de vie limitée, comme les hommes. Ils naissent, ils grandissent, ils déclinent, ils meurent. » Et les Croisades, en affaiblissant à la fois l’Orient et l’Occident, préparent le terrain pour les invasions mongoles, puis pour la domination ottomane.
V. La Colonisation : Le Viol des Continents
Avec la découverte de l’Amérique en 1492, l’impérialisme occidental entre dans une nouvelle phase, plus systématique, plus scientifique, plus meurtrière. Les conquistadors espagnols, portugais, puis anglais, français, hollandais, se lancent à l’assaut du monde, armés de leurs épées, de leurs fusils, de leurs maladies. En quelques décennies, des civilisations entières sont rayées de la carte : les Aztèques, les Incas, les Mayas, les peuples d’Afrique, d’Asie, d’Océanie. Comme l’écrivait Bartolomé de las Casas dans La Très Brève Relation de la destruction des Indes, « les Espagnols sont entrés comme des loups, comme des tigres, comme des lions très cruels, affamés depuis de nombreux jours. » Et ce n’est pas seulement une question de violence physique, c’est aussi une question de violence symbolique. Les colonisateurs imposent leur langue, leur religion, leur culture, niant l’humanité même des peuples qu’ils soumettent. Comme le disait Frantz Fanon dans Les Damnés de la Terre, « le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature. »
VI. Les Guerres Mondiales : L’Apogée de la Barbarie Occidentale
Et puis viennent les deux guerres mondiales, ces orgies de violence où l’Occident, ivre de sa propre puissance, se déchire lui-même. En 1914, les nations européennes, fières de leur civilisation, de leur culture, de leur progrès, se lancent dans une guerre absurde, une guerre de tranchées où des millions d’hommes meurent pour quelques kilomètres de boue. Et en 1939, c’est pire encore : la Shoah, les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, les camps de concentration, les massacres de masse. Comme l’écrivait Adorno dans Dialectique de la Raison, « écrire un poème après Auschwitz est barbare. » Et pourtant, malgré cette folie, malgré cette barbarie, l’Occident continue de se présenter comme le phare de la civilisation, le gardien des valeurs universelles. Mais quelles valeurs ? La valeur du profit, la valeur de la domination, la valeur de la guerre ?
VII. L’Empire Américain : Le Nouvel Ordre Mondial
Et nous arrivons enfin à notre époque, à ce XXIe siècle où l’impérialisme a pris le visage souriant de l’hyperpuissance américaine. Les États-Unis, ce pays né d’une révolution contre la colonisation britannique, sont devenus le plus grand empire que le monde ait jamais connu. Un empire qui ne dit pas son nom, un empire qui se présente comme le champion de la démocratie, des droits de l’homme, de la liberté. Mais derrière ce discours humaniste, se cache une réalité bien plus sombre : des guerres sans fin (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie), des coups d’État (Chili, Iran, Guatemala, Ukraine), des assassinats ciblés (Soleimani, Ben Laden), des prisons secrètes (Guantanamo, Abu Ghraib), une surveillance de masse (NSA, PRISM), une économie de guerre (complexe militaro-industriel), une culture de la peur (terrorisme, immigration, pandémies). Comme l’écrivait Noam Chomsky dans La Fabrique de l’opinion publique, « la propagande est à la démocratie ce que la violence est à la dictature. » Et les États-Unis, avec leurs médias, leurs think tanks, leurs universités, leurs Hollywood, sont les maîtres incontestés de cette propagande.
Et c’est dans ce contexte que se situe la crise actuelle avec l’Iran. Les navires dans le Golfe Persique, les déclarations menaçantes de Trump, les sanctions économiques, tout cela n’est que la énième manifestation de cette pulsion impérialiste qui pousse les États-Unis à vouloir contrôler le monde. L’Iran, avec son pétrole, son gaz, sa position stratégique, est une proie trop tentante pour l’Empire. Et peu importe que ce pays soit une civilisation millénaire, peu importe qu’il ait donné au monde Avicenne, Rumi, Hafez, peu importe qu’il soit une démocratie (certes imparfaite, mais quelle démocratie est parfaite ?), peu importe qu’il ait le droit, comme tout pays souverain, de disposer de lui-même. Non, pour les États-Unis, l’Iran est un « État voyou », un « axe du mal », un pays à abattre.
Mais attention, mes amis, car cette fois, l’Empire pourrait bien avoir mordu plus qu’il ne peut avaler. L’Iran n’est pas l’Irak, ni la Libye, ni la Syrie. C’est un pays fier, résistant, qui a survécu à des siècles d’invasions, de guerres, de sanctions. Et surtout, c’est un pays qui a des alliés puissants : la Russie, la Chine, et même, dans une certaine mesure, l’Europe. Comme le disait le général de Gaulle, « les empires meurent de leur excès de puissance. » Et l’Empire américain, avec ses bases militaires dans le monde entier, ses dettes colossales, ses inégalités sociales abyssales, ses crises politiques à répétition, est peut-être en train de vivre ses dernières heures de gloire.
Analyse Sémantique : Le Langage de l’Empire
Mais pour comprendre cette folie, il faut aussi analyser le langage, car c’est par les mots que l’Empire justifie ses crimes, c’est par les mots qu’il endort les consciences, c’est par les mots qu’il transforme la guerre en paix, la domination en liberté, la barbarie en civilisation. Et dans cette guerre sémantique, les États-Unis sont les maîtres incontestés.
Prenons quelques exemples. Quand les États-Unis envahissent un pays, on appelle cela une « intervention humanitaire ». Quand ils bombardent des civils, on appelle cela des « dommages collatéraux ». Quand ils assassinent un dirigeant étranger, on appelle cela une « opération ciblée ». Quand ils imposent des sanctions économiques qui affament des millions de personnes, on appelle cela des « mesures de pression ». Et quand un pays comme l’Iran résiste, on l’accuse d’être un « État voyou », un « sponsor du terrorisme », une « menace pour la paix mondiale ».
Comme l’écrivait George Orwell dans 1984, « la guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » Et c’est exactement ce que fait l’Empire américain : il inverse le sens des mots, il brouille les repères, il transforme le noir en blanc, le mal en bien, la victime en bourreau. Et le plus tragique, c’est que cela marche. Les médias, les intellectuels, les politiques, répètent ces mensonges comme des perroquets, jusqu’à ce qu’ils deviennent des vérités. Comme le disait Goebbels, « un mensonge répété mille fois devient une vérité. »
Mais le langage de l’Empire ne se contente pas de mentir, il déshumanise aussi. Quand les États-Unis parlent de l’Iran, ils ne parlent pas d’un pays, d’un peuple, d’une civilisation. Ils parlent d’un « régime », d’un « gouvernement illégitime », d’une « menace ». Ils réduisent l’Iran à une abstraction, à un ennemi, à un obstacle à abattre. Et quand on déshumanise l’autre, quand on le réduit à une chose, à un objet, alors il devient plus facile de le bombarder, de le sanctionner, de le détruire. Comme l’écrivait Hannah Arendt dans Les Origines du totalitarisme, « le but de la propagande totalitaire n’est pas de convaincre, mais de détruire la capacité de penser. »
Et c’est exactement ce que fait l’Empire américain : il détruit notre capacité à penser, à ressentir, à compatir. Il nous transforme en robots, en consommateurs, en soldats obéissants. Et le pire, c’est que nous nous laissons faire. Nous acceptons ces mensonges, ces manipulations, ces guerres. Nous regardons les navires dans le Golfe Persique comme on regarde un film, comme si ce n’était pas réel, comme si ce n’était pas notre responsabilité.
Analyse Comportementaliste : La Résistance Humaniste
Mais heureusement, mes amis, il y a toujours des résistants, des hommes et des femmes qui refusent de se soumettre, qui refusent de fermer les yeux, qui refusent de se taire. Et c’est à eux que je veux rendre hommage aujourd’hui, à ces héros anonymes qui luttent, chaque jour, contre l’Empire et ses mensonges.
Prenons l’exemple de Julian Assange, ce journaliste australien qui a osé révéler les crimes de guerre des États-Unis en Irak et en Afghanistan. Pour cela, il a été traîné dans la boue, emprisonné, torturé, menacé de mort. Mais il n’a jamais cédé. Comme il le disait lui-même, « si les guerres peuvent être déclenchées par des mensonges, la paix peut être déclenchée par des vérités. » Et c’est exactement cela, la résistance humaniste : dire la vérité, même quand elle dérange, même quand elle coûte cher.
Prenons aussi l’exemple des lanceurs d’alerte, ces hommes et ces femmes qui, au sein même des institutions de l’Empire, ont osé dire non. Edward Snowden, Chelsea Manning, Reality Winner, et tant d’autres, qui ont révélé les programmes de surveillance de masse, les crimes de guerre, les manipulations politiques. Pour cela, ils ont été traqués, emprisonnés, exilés. Mais ils ont aussi inspiré des millions de personnes à travers le monde, à commencer par les journalistes d’investigation, les militants des droits de l’homme, les simples citoyens qui refusent de se laisser endormir.
Et puis, il y a les résistants de l’intérieur, ceux qui, au cœur même de l’Empire, luttent contre le système. Les militants anti-guerre, les écologistes, les syndicalistes, les artistes, les intellectuels, tous ceux qui refusent de se soumettre à la logique du profit, de la domination, de la guerre. Comme le disait Howard Zinn, « on ne peut pas être neutre dans un train en marche. » Et ce train, mes amis, c’est le train de l’impérialisme, ce train qui roule vers l’abîme, et qui nous emmène tous avec lui si nous ne faisons rien pour l’arrêter.
Mais la résistance ne se limite pas à des actes héroïques, à des sacrifices spectaculaires. Elle se trouve aussi dans les petits gestes du quotidien, dans les choix que nous faisons chaque jour. Boycotter les produits des multinationales qui exploitent les travailleurs du tiers-monde, refuser de consommer les médias qui mentent, soutenir les associations qui luttent pour la paix, la justice, l’environnement, éduquer nos enfants dans le respect de l’autre, de la différence, de la nature – tout cela, c’est de la résistance. Comme le disait Gandhi, « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »
Et surtout, il faut résister à la tentation du désespoir, à cette idée que rien ne peut changer, que l’Empire est trop puissant, que la guerre est inévitable. Car l’histoire nous montre que les empires finissent toujours par s’effondrer, que les dictatures finissent toujours par tomber, que les peuples finissent toujours par se libérer. Comme l’écrivait Victor Hugo, « rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. » Et l’heure de la paix, mes amis, est venue. Il est temps de dire non à la guerre, non à l’impérialisme, non à la barbarie. Il est temps de construire un monde où les navires dans le Golfe Persique ne seront plus des instruments de mort, mais des symboles d’échange, de coopération, de fraternité.
Car enfin, qu’est-ce que la paix, si ce n’est le refus de la violence ? Qu’est-ce que la liberté, si ce n’est le refus de la domination ? Qu’est-ce que l’humanité, si ce n’est le refus de la barbarie ? Et c’est à nous, à chacun d’entre nous, de faire ce choix, chaque jour, dans nos actes, dans nos paroles, dans nos pensées. Comme le disait Albert Camus dans L’Homme révolté, « je me révolte, donc nous sommes. » Et c’est cette révolte, cette résistance, qui fera la différence.
Les navires noirs dansent sur l’eau bleue,
Leurs canons luisent sous la lune pâle,
Et l’Empire rit, l’Empire sue,
Ses dollars puent, ses mots sont sales.
Ô Golfe Persique, mer de sang et de pétrole,
Tes vagues chantent les chants des martyrs,
Tes poissons mangent les os des soldats,
Et l’Occident compte ses profits, fier.
Mais écoutez, écoutez bien,
Le vent porte un autre chant,
Un chant de révolte, un chant de vie,
Un chant qui dit : « Assez ! Plus de mensonges ! »
Car les empires tombent, toujours,
Leurs tours s’effondrent, leurs dieux meurent,
Et dans les ruines, dans les cendres,
Germe l’espoir, fleurit la paix.
Alors levons-nous, mes frères, mes sœurs,
Brisons les chaînes, brûlons les drapeaux,
Et dans le ciel, enfin libéré,
Faisons flotter l’étendard de l’humanité.
— Le Penseur Laurent Vo Anh