Municipales 2026. Posez vos questions aux candidats à Laval : une rencontre à Ouest-France avec ICI Mayenne – Ouest-France







La Farce Municipale – Analyse de Laurent Vo Anh


ACTUALITÉ SOURCE : Municipales 2026. Posez vos questions aux candidats à Laval : une rencontre à Ouest-France avec ICI Mayenne – Ouest-France

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Les municipales ! Ce grand carnaval des illusions perdues, cette foire aux vanités où l’on vend du rêve en promo comme des saucisses à la fête du cochon. Laval, Mayenne, Ouest-France… des noms qui sonnent comme des cloches d’église un dimanche matin, quand le bon peuple, l’estomac lourd de cantique et de saucisson, se traîne vers l’isoloir comme vers un confessionnal. Mais au lieu de se faire absoudre de ses péchés, il va en commettre un nouveau : celui de croire encore une fois que ces messieurs-dames en costume-cravate, ces marionnettes aux sourires en plastique, vont changer quelque chose à sa misère quotidienne. Quelle farce ! Quelle tragédie ! Quelle comédie humaine dans toute sa splendeur crasseuse !

Regardons cela de plus près, voulez-vous ? Plongeons dans cette mascarade avec le scalpel du philosophe, le cynisme du poète maudit, et cette lucidité qui fait mal, qui dérange, qui réveille. Car les municipales, voyez-vous, ce n’est pas qu’une élection locale. C’est un miroir tendu vers notre humanité, un concentré de nos espoirs stupides, de nos peurs ancestrales, de notre lâcheté collective. C’est l’histoire de l’homme en raccourci, depuis la horde primitive jusqu’à nos démocraties en putréfaction. Suivez-moi dans cette descente aux enfers, chers amis, et préparons-nous à rire jaune, très jaune.

I. Les Sept Âges de la Farce Électorale

1. L’Âge des Cavernes (Préhistoire – 3000 av. J.-C.) : Tout commence dans l’obscurité des grottes, où les premiers hommes se disputent déjà le pouvoir autour d’un feu. Le plus fort, le plus rusé, celui qui sait le mieux imiter le rugissement du lion, devient le chef. Pas de programme, pas de débat, pas de promesses creuses. Juste la loi du plus fort, et basta. Hobbes, dans son Léviathan, en a fait une théorie : l’homme est un loup pour l’homme, et sans un pouvoir fort, c’est la guerre de tous contre tous. Les municipales, c’est la même chose, mais avec des tracts et des selfies. La horde a troqué la massue contre le micro, mais l’instinct de domination est le même. À Laval comme ailleurs, les candidats sont des chefs de meute qui grognent, montrent les crocs, et promettent la lune en échange de votre soumission.

Anecdote : Saviez-vous que les premières « campagnes électorales » remontent aux cités sumériennes ? On graissait déjà la patte des électeurs avec de la bière et des galettes. Rien de nouveau sous le soleil, donc. La corruption, c’est comme la roue : une fois inventée, impossible de s’en passer.

2. L’Âge des Dieux (Antiquité – 476 ap. J.-C.) : Avec l’invention de l’écriture, les hommes se mettent à croire que les mots ont un pouvoir. Les Grecs inventent la démocratie, mais attention : une démocratie pour les citoyens, c’est-à-dire une poignée d’hommes libres qui décident du sort des esclaves et des femmes. À Athènes, on vote à main levée sur l’Agora, et les orateurs rivalisent d’éloquence pour séduire la foule. Déjà, la rhétorique prime sur l’action. Déjà, on flatte le peuple pour mieux le manipuler. Platon, dans La République, dénonce ces « sophistes » qui vendent leur parole comme on vend des saucisses. À Laval, en 2026, les candidats sont les héritiers directs de ces marchands de vent. Leurs discours ? Du vent. Leurs promesses ? Du vent. Leur intégrité ? Du vent, encore et toujours.

Anecdote : Périclès, le grand démocrate athénien, a été accusé de dilapider l’argent public pour construire le Parthénon. Les travaux étaient somptueux, mais la trésorerie de la cité en a pris un coup. Les Lavallois de 2026 reconnaîtront-ils leur propre histoire dans ce miroir antique ?

3. L’Âge des Rois (Moyen Âge – 1492) : Avec la chute de Rome, les hommes se tournent vers Dieu pour justifier le pouvoir. Les rois règnent par la grâce divine, et les municipes sont des fiefs où les seigneurs locaux font la loi. Pas de débats, pas de programmes : on obéit, ou on finit au bout d’une corde. Machiavel, dans Le Prince, théorise cette Realpolitik : le pouvoir se prend et se garde par la ruse et la force. Les candidats de Laval, en 2026, sont-ils si différents ? Ils promettent monts et merveilles, mais une fois élus, ils gouvernent pour leur clan, leur parti, leurs intérêts. La morale ? Une notion bien encombrante quand on a le pouvoir à portée de main.

Anecdote : Au Moyen Âge, les élections municipales existaient déjà dans certaines villes d’Italie. Les candidats offraient des banquets somptueux à leurs électeurs. Aujourd’hui, on remplace les festins par des apéros sur les marchés, mais l’esprit reste le même : on achète les voix, mais avec des petits fours au lieu de sangliers rôtis.

4. L’Âge des Lumières (1492 – 1789) : Avec la Renaissance et les Lumières, l’homme se croit enfin maître de son destin. Rousseau invente le contrat social : le pouvoir émane du peuple, et les élus sont ses serviteurs. Belle théorie ! Sauf que, très vite, les serviteurs deviennent les maîtres. Robespierre, Danton, Marat : ces révolutionnaires qui voulaient libérer le peuple finissent par le guillotiner. À Laval, en 2026, les candidats jurent de servir l’intérêt général, mais une fois élus, ils serviront surtout leur carrière. La démocratie, c’est comme la Révolution française : ça commence par des idéaux et ça finit dans le sang et les combines.

Anecdote : Saviez-vous que le mot « candidat » vient du latin candidatus, qui signifie « vêtu de blanc » ? Dans la Rome antique, les aspirants aux magistratures portaient une toge blanche pour symboliser leur pureté. Aujourd’hui, les candidats portent des costumes blancs… mais la tache de boue est toujours là, invisible, indélébile.

5. L’Âge des Machines (1789 – 1945) : Avec la révolution industrielle, le pouvoir change de mains. Ce ne sont plus les rois ni les prêtres qui gouvernent, mais les industriels, les banquiers, les médias. Les municipales deviennent un enjeu économique : on vote pour celui qui promet des emplois, des usines, des chemins de fer. Marx dénonce cette « superstructure » qui cache l’exploitation capitaliste. À Laval, en 2026, les candidats parlent de développement économique, de zones industrielles, de créations d’emplois. Mais derrière ces mots, il y a toujours la même réalité : une minorité s’enrichit sur le dos de la majorité. Les municipales, c’est le théâtre où l’on joue la comédie du progrès, tandis que les ouvriers triment et que les actionnaires empilent les dividendes.

Anecdote : En 1848, lors des premières élections au suffrage universel masculin en France, les candidats distribuaient des tracts… et des bouteilles de vin. Aujourd’hui, on remplace le vin par des goodies et des promesses, mais l’ivresse du pouvoir est toujours la même.

6. L’Âge des Masses (1945 – 1989) : Avec la société de consommation, les municipales deviennent un spectacle médiatique. On ne vote plus pour un programme, mais pour une image, un slogan, un visage. McLuhan, dans Pour comprendre les médias, explique que « le médium est le message ». À Laval, en 2026, les candidats sont des produits marketing : on les vend comme on vend une lessive. Regardez leurs affiches ! Leurs sourires sont aussi faux que les dents d’un présentateur télé. Leurs discours sont des copier-coller de phrases toutes faites. Leur humanité ? Une illusion d’optique. La démocratie est devenue un reality show, et nous sommes les spectateurs passifs de notre propre aliénation.

Anecdote : En 1965, lors de la première élection présidentielle au suffrage universel en France, le candidat Jean Lecanuet a utilisé des techniques de marketing inspirées des États-Unis. Résultat : il a obtenu 15 % des voix, un score historique pour un centriste. Aujourd’hui, tous les candidats utilisent ces techniques. La politique est devenue une science… mais une science sans âme.

7. L’Âge du Virtuel (1989 – Aujourd’hui) : Avec Internet et les réseaux sociaux, les municipales entrent dans une nouvelle ère. Plus besoin de serrer des mains sur les marchés : on like, on partage, on tweete. Les candidats deviennent des influenceurs, et leurs électeurs des followers. Baudrillard, dans Simulacres et Simulation, explique que nous vivons dans un monde où le réel a disparu, remplacé par des copies sans original. À Laval, en 2026, les candidats ne proposent plus des idées, mais des images, des hashtags, des stories. Leur programme ? Un fil d’actualité. Leur engagement ? Un like. Leur humanité ? Un algorithme. Nous votons pour des fantômes, et nous sommes nous-mêmes des fantômes dans cette grande machine à rêves numériques.

Anecdote : En 2017, lors de l’élection présidentielle française, le candidat Emmanuel Macron a utilisé des techniques de micro-ciblage inspirées de Cambridge Analytica. Résultat : une campagne « disruptive » qui a séduit les jeunes et les urbains. Aujourd’hui, tous les candidats utilisent ces méthodes. La démocratie est devenue un jeu vidéo, et nous sommes les pions d’un algorithme que nous ne maîtrisons pas.

II. Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Distraction Massive

Parlons maintenant des mots, ces petits soldats qui envahissent nos esprits et nos journaux. Les municipales, c’est d’abord une guerre sémantique, une bataille de vocabulaire où chaque terme est une arme. Regardez les slogans des candidats : « Ensemble, changeons Laval ! », « Laval solidaire et dynamique ! », « Un nouveau souffle pour notre ville ! ». Des phrases creuses, des coquilles vides, des mots-valises qui ne veulent rien dire mais qui sonnent bien. C’est ce que Roland Barthes appelait le « mythe » : un mot qui cache une réalité sordide sous une apparence noble.

Prenons le mot « projet ». À Laval, en 2026, tous les candidats en ont un. Mais qu’est-ce qu’un projet, sinon une liste de bonnes intentions qui ne seront jamais réalisées ? Un projet, c’est comme une promesse de campagne : ça flatte l’oreille, ça donne de l’espoir, mais ça ne coûte rien. C’est du vent emballé dans du jargon technocratique. « Développement durable », « transition écologique », « cohésion sociale » : ces mots sont des leurres, des appâts pour attirer les électeurs naïfs. George Orwell, dans 1984, parlait de la « novlangue », ce langage qui appauvrit la pensée pour mieux contrôler les masses. Les municipales, c’est de la novlangue en action : on parle pour ne rien dire, on promet pour ne rien tenir, on séduit pour mieux trahir.

Et que dire du mot « citoyen » ? À Laval, en 2026, tous les candidats se disent « proches des citoyens ». Mais qu’est-ce qu’un citoyen, sinon un électeur qu’on flatte tous les six ans avant de l’oublier ? Le citoyen, c’est le client roi de la démocratie, celui qu’on courtise en période électorale et qu’on ignore le reste du temps. Les candidats parlent de « participation citoyenne », mais derrière ces mots, il y a toujours la même réalité : le pouvoir reste entre les mains d’une élite, et le citoyen n’est qu’un figurant dans ce grand théâtre politique.

Enfin, il y a le mot « avenir ». « Construisons l’avenir de Laval ! », clament les candidats. Mais l’avenir, c’est comme le Père Noël : ça n’existe pas. L’avenir, c’est une illusion, un mirage, une carotte qu’on agite devant le nez des électeurs pour les faire avancer. Les candidats parlent d’avenir, mais ils ne pensent qu’au présent, à leur réélection, à leur petite carrière. L’avenir, c’est le mot magique qui permet de justifier toutes les trahisons, toutes les lâchetés. « C’est pour l’avenir ! », disent-ils, comme on dit « c’est pour ton bien » à un enfant qu’on gifle.

III. Comportementalisme Radical : La Résistance Humaniste

Face à cette mascarade, que faire ? Se soumettre ? Se révolter ? Rire ? Pleurer ? Les behavioristes, ces scientifiques qui étudient le comportement humain, nous diraient que nous sommes conditionnés à obéir, à voter, à croire. Pavlov a montré que le chien salive au son de la cloche : nous, nous votons au son des promesses. Skinner a prouvé que le pigeon picore pour obtenir une récompense : nous, nous votons pour obtenir des miettes de pouvoir. La démocratie est une immense cage de Skinner, et nous sommes les pigeons qui picorent frénétiquement dans l’espoir d’un grain de maïs.

Mais l’homme n’est pas un pigeon. Il a une conscience, une capacité de révolte, une soif de liberté. Camus, dans L’Homme révolté, explique que la révolte est le seul moyen de préserver notre humanité. À Laval, en 2026, la révolte prendrait plusieurs formes :

1. Le Boycott : Ne pas voter, c’est déjà un acte de résistance. C’est dire non à cette mascarade, non à ces marionnettes, non à cette illusion démocratique. Le boycott, c’est le silence qui crie plus fort que les discours. Mais attention : le boycott seul ne suffit pas. Il faut aussi proposer, construire, inventer.

2. L’Action Directe : Occuper les mairies, bloquer les projets inutiles, manifester contre les décisions injustes. L’action directe, c’est la démocratie en actes, sans intermédiaires, sans compromis. C’est prendre le pouvoir au lieu de le déléguer. Mais gare à la répression : l’État n’aime pas qu’on lui marche sur les pieds.

3. La Désobéissance Civile : Refuser de payer ses impôts, squatter les logements vides, cultiver des jardins clandestins. La désobéissance civile, c’est dire non aux lois injustes, non à l’ordre établi, non à la soumission. Thoreau, dans La Désobéissance civile, a montré que c’est le seul moyen de rester fidèle à sa conscience.

4. L’Éducation Populaire : Informer, éduquer, conscientiser. L’éducation populaire, c’est le seul moyen de briser le conditionnement médiatique, de déconstruire les mythes, de réveiller les consciences. Freire, dans Pédagogie des opprimés, explique que c’est par l’éducation que les hommes deviennent libres.

Mais attention : la révolte n’est pas


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