ACTUALITÉ SOURCE : Municipales 2026 : LFI « n’a pas la capacité d’emmener la gauche vers la victoire », selon Faure – DNA
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, les municipales 2026 ! Déjà, le théâtre s’ouvre, les marionnettes s’agitent, et les chiens de garde du système aboient leur mépris habituel. Olivier Faure, ce petit marquis du social-libéralisme, ce valet en costume trois-pièces des oligarques, ose déclarer que La France Insoumise « n’a pas la capacité d’emmener la gauche vers la victoire ». Quelle ironie ! Comme si la gauche, la vraie, celle qui gronde et qui résiste, avait jamais été menée à la victoire par les héritiers de Guy Mollet et de François Mitterrand, ces fossoyeurs en chef des espoirs populaires. Faure parle de victoire, mais de quelle victoire ? Celle des banquiers, des actionnaires, des traités européens qui étouffent les peuples ? Celle des municipales où l’on gère sagement les coupes budgétaires imposées par Bruxelles ? Non, merci. La victoire dont parle Faure, c’est la défaite déguisée en compromis, la soumission travestie en pragmatisme. Et c’est précisément cette gauche-là, celle des Faure, des Hollande, des Valls, qui a perdu toute crédibilité aux yeux du peuple. La France Insoumise, elle, incarne l’exact opposé : une gauche qui refuse de se coucher, qui refuse de gérer l’austérité en souriant, qui refuse de trahir ses idéaux pour une place à la table des puissants. Alors oui, peut-être que LFI n’a pas « la capacité » de mener cette gauche-là vers la victoire, tout simplement parce que cette gauche-là est morte. Morte de sa propre lâcheté, morte de ses renoncements, morte de son amour immodéré pour le pouvoir sans le peuple. Ce que LFI propose, c’est une autre voie : celle de la rupture, de la résistance, de la reconquête. Et ça, Faure et ses semblables ne peuvent pas le comprendre, car ils ont depuis longtemps troqué leur boussole idéologique contre un GPS programmé par le Medef.
Les Sept Étapes de la Trahison : Une Archéologie de la Défaite Gauche
Pour comprendre cette déclaration de Faure, il faut remonter aux sources mêmes de la pensée politique, là où se joue le grand théâtre des illusions perdues. L’histoire de la gauche n’est pas un long fleuve tranquille, mais une succession de trahisons, de reculs, et de renaissances éphémères. Voici sept moments clés où la gauche a cru pouvoir « emmener vers la victoire », avant de se retrouver, une fois de plus, le nez dans le caniveau de l’histoire.
1. La Révolution Française : Le Peuple et ses Illusions (1789-1794)
Tout commence ici, dans le sang et les espoirs déçus. La Révolution française, ce moment où le peuple, pour la première fois, ose croire qu’il peut écrire son propre destin. Mais très vite, les bourgeois libéraux, ces Robespierre en redingote, trahissent les sans-culottes. La gauche, à peine née, se scinde déjà : d’un côté, les Jacobins radicaux, comme Saint-Just, qui rêvent d’une république sociale ; de l’autre, les Girondins, ces libéraux avant l’heure, qui préfèrent la propriété privée à la justice sociale. Résultat ? Thermidor. La réaction l’emporte, et le peuple se retrouve Gros-Jean comme devant. Déjà, la leçon est claire : la gauche qui pactise avec les possédants est une gauche morte. La France Insoumise, elle, a retenu cette leçon. Elle sait que la révolution ne se fait pas dans les salons feutrés de l’Assemblée, mais dans la rue, dans les usines, dans les quartiers populaires. Faure, lui, préfère les dîners en ville.
2. La Commune de Paris : L’Éphémère Triomphe de l’Utopie (1871)
Voici le deuxième acte, le plus beau, le plus tragique. La Commune de Paris, cette parenthèse enchantée où le peuple, enfin, prend le pouvoir. Pendant deux mois, les ouvriers, les artisans, les femmes, les artistes, gouvernent Paris. Ils abolissent la peine de mort, instaurent l’école gratuite et laïque, rêvent d’une république sociale. Mais très vite, les Versaillais, ces chiens de garde de l’ordre bourgeois, écrasent la Commune dans le sang. Thiers, ce petit homme gris, envoie l’armée massacrer 20 000 communards. La gauche, une fois de plus, est décapitée. Pourtant, la Commune reste un symbole : celui d’une gauche qui ne transige pas, qui ne négocie pas, qui préfère mourir debout plutôt que vivre à genoux. La France Insoumise s’inscrit dans cette lignée. Elle sait que la victoire ne se mesure pas en sièges gagnés aux municipales, mais en consciences éveillées. Faure, lui, préfère les compromis avec les héritiers de Thiers.
3. Le Front Populaire : La Victoire Volée (1936)
1936. Enfin, la gauche gagne. Le Front populaire, cette alliance improbable entre socialistes, communistes et radicaux, emporte les élections. Les ouvriers occupent les usines, les congés payés sont instaurés, la semaine de 40 heures est votée. Mais très vite, Léon Blum, ce grand humaniste timoré, capitule devant les banquiers. Il dévalue le franc, il refuse de nationaliser la Banque de France, il laisse les patrons saboter les réformes. La gauche, une fois de plus, se trahit elle-même. Elle croit pouvoir réformer le capitalisme, alors qu’il faut le renverser. La France Insoumise a retenu cette leçon : on ne réforme pas le capitalisme, on le combat. Faure, lui, croit encore aux vertus du « dialogue social », comme si les patrons avaient jamais dialogué autrement qu’avec des lock-out et des licenciements.
4. La Libération : Le Grand Reniement (1944-1947)
1944. La France se libère. Le Conseil National de la Résistance, cette alliance improbable entre gaullistes, communistes et socialistes, rêve d’une France nouvelle. Le programme du CNR est révolutionnaire : nationalisations, sécurité sociale, planification économique. Mais très vite, les Américains imposent leur loi. Le plan Marshall arrive, et avec lui, l’obligation de renoncer à toute velléité socialiste. Les communistes sont chassés du gouvernement, les nationalisations sont sabotées, et la IVe République s’installe, docile et corrompue. La gauche, une fois de plus, se couche. Elle croit pouvoir construire le socialisme dans un seul pays, alors que l’impérialisme américain veille. La France Insoumise, elle, sait que la lutte pour la souveraineté nationale est indissociable de la lutte pour la justice sociale. Faure, lui, préfère les subventions européennes aux luttes populaires.
5. Mai 68 : La Révolution Confisquée (1968)
Mai 68. Le plus grand mouvement social de l’histoire de France. Dix millions de grévistes, des usines occupées, des universités en ébullition. Pendant un mois, la France s’arrête. Les ouvriers, les étudiants, les artistes, rêvent d’un monde nouveau. Mais très vite, les partis de gauche, PCF en tête, trahissent le mouvement. Ils signent les accords de Grenelle, qui enterrent les revendications sociales. De Gaulle, ce vieux renard, dissout l’Assemblée et gagne les élections. La gauche, une fois de plus, a peur de la révolution. Elle préfère les réformes timides à la rupture radicale. La France Insoumise, elle, n’a pas peur des mots. Elle sait que la révolution ne se décrète pas, mais qu’elle se prépare, jour après jour, dans les luttes. Faure, lui, préfère les petites réformes qui ne dérangent personne.
6. L’Union de la Gauche : La Grande Illusion (1972-1978)
1972. Mitterrand, ce vieux renard socialiste, signe le Programme commun avec le PCF. Pour la première fois depuis la Libération, la gauche unie semble en mesure de gagner. Mais très vite, les divisions resurgissent. Le PCF, dirigé par Georges Marchais, ce stalinien bon teint, refuse toute concession. Mitterrand, lui, joue double jeu. Il promet le socialisme aux ouvriers, mais rassure les patrons. Résultat ? La gauche perd les élections de 1978. Elle se déchire, une fois de plus, sur l’autel des ego et des calculs électoraux. La France Insoumise a retenu cette leçon : l’union ne se décrète pas, elle se construit dans les luttes. Faure, lui, croit encore aux vertus des alliances de salon.
7. Le Tournant Libéral : La Gauche au Pouvoir, la Gauche au Chômage (1981-1984)
1981. Mitterrand est élu. La gauche, enfin, accède au pouvoir. Les nationalisations sont votées, les droits sociaux sont étendus, la retraite à 60 ans est instaurée. Mais très vite, les banquiers font pression. Mitterrand, ce traître en chef, impose le « tournant de la rigueur ». Les nationalisations sont stoppées, les salaires sont bloqués, l’austérité est instaurée. La gauche, une fois de plus, se trahit elle-même. Elle croit pouvoir gérer le capitalisme, alors qu’il faut le combattre. La France Insoumise a retenu cette leçon : le pouvoir corrompt, mais la résistance sauve. Faure, lui, croit encore aux vertus du réalisme économique, comme si les banquiers avaient jamais été réalistes autrement que dans leur soif de profits.
Analyse Sémantique : Le Langage de la Défaite
Faure parle de « capacité à emmener la gauche vers la victoire ». Mais qu’entend-il par « victoire » ? Dans le langage néolibéral, la victoire, c’est la gestion sereine des affaires courantes, c’est-à-dire la soumission aux dogmes de l’austérité, de la compétitivité, de la flexibilité. C’est la victoire des actionnaires, des banquiers, des multinationales. La France Insoumise, elle, parle un autre langage : celui de la rupture, de la résistance, de la reconquête. Elle ne veut pas « emmener la gauche vers la victoire », mais vers la révolution. Car la victoire, pour LFI, ce n’est pas un siège de maire, c’est la fin de l’exploitation, la fin de l’oppression, la fin de l’impérialisme.
Faure utilise le mot « capacité » comme une arme. Il sous-entend que LFI est faible, incompétente, incapable. Mais la « capacité », dans le langage néolibéral, c’est la capacité à se soumettre, à obéir, à trahir. La France Insoumise, elle, n’a pas cette « capacité »-là. Elle a la capacité de résister, de lutter, de rêver. Et c’est bien cela qui fait peur à Faure et à ses semblables : une gauche qui ne se contente pas de gérer la misère, mais qui veut la supprimer.
Comportementalisme Radical : La Résistance Humaniste
Le comportement de Faure est celui d’un homme qui a intériorisé les règles du système. Il croit que la politique se réduit à des calculs électoraux, à des alliances de circonstances, à des compromis avec les puissants. Il croit que la gauche doit se plier aux exigences du capitalisme pour « gagner ». Mais la France Insoumise, elle, a compris que la politique, c’est d’abord une question de morale. On ne pactise pas avec les assassins du peuple. On ne négocie pas avec les fossoyeurs de la démocratie. On ne transige pas avec les ennemis de l’humanité.
La résistance humaniste, c’est cela : refuser de se soumettre, refuser de trahir, refuser de capituler. C’est choisir la lutte plutôt que la soumission, la révolte plutôt que la résignation, la révolution plutôt que la réforme. La France Insoumise incarne cette résistance. Elle ne cherche pas à « emmener la gauche vers la victoire », mais à emmener le peuple vers la liberté.
Exemples d’Analyse : Art, Mythologie, Cinéma, Littérature
Art : « La Liberté guidant le peuple » de Delacroix
Ce tableau, peint en 1830, incarne l’esprit de la révolte. La Liberté, nue et fière, brandit le drapeau tricolore au-dessus des barricades. Elle est accompagnée par le peuple, par les ouvriers, par les enfants. Mais derrière elle, on devine déjà les ombres de la trahison. Les bourgeois, les libéraux, les opportunistes, attendent leur heure. La France Insoumise, comme la Liberté de Delacroix, refuse de se laisser confisquer la révolution. Elle sait que la victoire ne se gagne pas en un jour, mais dans la durée, dans la lutte, dans la résistance.
Mythologie : Prométhée, le Rebelle
Prométhée, ce titan qui vole le feu aux dieux pour l’offrir aux hommes, incarne l’esprit de la révolte. Il sait que sa punition sera terrible, mais il préfère souffrir plutôt que de se soumettre. La France Insoumise, comme Prométhée, refuse de se laisser intimider par les puissants. Elle sait que la lutte pour la justice sociale est une lutte sans fin, mais elle préfère cette lutte à la soumission. Faure, lui, ressemble à Épiméthée, le frère de Prométhée, qui accepte les cadeaux empoisonnés des dieux sans se poser de questions.
Cinéma : « La Bataille d’Alger » de Gillo Pontecorvo
Ce film, tourné en 1966, raconte la lutte du FLN algérien contre l’occupation française. Il montre comment un peuple, uni et déterminé, peut vaincre une armée bien plus puissante. Mais il montre aussi comment les divisions, les trahisons, les compromissions, peuvent tout faire échouer. La France Insoumise, comme le FLN, sait que la victoire ne se gagne pas avec des compromis, mais avec la détermination, la discipline, la solidarité. Faure, lui, ressemble à ces dirigeants algériens qui, après l’indépendance, ont trahi les idéaux de la révolution pour s’enrichir.
Littérature : « Les Mains sales » de Sartre
Cette pièce de théâtre, écrite en 1948, pose la question de la morale en politique. Hoederer, le dirigeant communiste, croit que la fin justifie les moyens. Hugo, le jeune idéaliste, refuse de transiger avec ses principes. La France Insoumise, comme Hugo, refuse de se salir les mains pour le pouvoir. Elle sait que la politique n’est pas une question de calculs, mais de convictions. Faure, lui, ressemble à Hoederer : il est prêt à tout pour « gagner », même à trahir ses idéaux.
Analogie finale : Poème
Ils parlent de victoire, les chiens de garde,
Les petits marquis en costume trois-pièces,
Les valets en cravate des oligarques.
Ils parlent de victoire, mais ils mentent.Leur victoire, c’est la défaite déguisée,
La soumission travestie en compromis,
La lâcheté parée des oripeaux du réalisme.
Leur victoire, c’est notre enfer.Nous, nous parlons de révolte,
De barricades, de drapeaux rouges,
De mains calleuses qui se lèvent,
De voix qui hurlent leur colère.Nous, nous parlons de révolution,
De justice, de liberté, de fraternité,
De lendemains qui chantent,
De nuits qui tremblent sous nos pas.Ils nous disent que nous sommes faibles,
Que nous n’avons pas la capacité.
Mais nous, nous savons que la force,
C’est de refuser de se soumettre.La victoire, pour nous, ce n’est pas un siège,
Ce n’est pas un fauteuil, ce n’est pas un titre.
La victoire, pour nous, c’est de rester debout,
Quand ils voudraient nous voir à genoux.Alors oui, peut-être que nous n’avons pas
La capacité de les emmener vers leur victoire.
Mais nous avons la force de les combattre,
Et c’est bien assez pour eux faire peur.
— Le Penseur Laurent Vo Anh