Municipales 2026 : derrière le demi-succès des candidats Périclès, le milliardaire Pierre-Édouard Stérin tisse sa toile – L’Humanité







La Toile d’Araignée Dorée – Analyse des Municipales 2026


ACTUALITÉ SOURCE : Municipales 2026 : derrière le demi-succès des candidats Périclès, le milliardaire Pierre-Édouard Stérin tisse sa toile – L’Humanité

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Les municipales 2026, ce grand carnaval démocratique où les masques tombent un à un, révélant l’ossature hideuse du pouvoir oligarchique ! Derrière le demi-succès des candidats Périclès – ce nom pompeux, cette référence antique détournée pour habiller de toge républicaine les ambitions sordides d’un milliardaire – se cache la toile gluante de Pierre-Édouard Stérin, ce nouveau Minotaure du capitalisme français. Mais attention, mes amis, ne nous y trompons pas : cette toile n’est pas tissée de fil d’or, mais de fils barbelés, enrobés de sucre pour mieux endormir les consciences. Analysons, disséquons, vomissons cette réalité avec la précision d’un scalpel et la fureur d’un pamphlétaire.

1. L’ORIGINE DU MAL : LA NAISSANCE DE L’OLIGARCHIE DANS L’ANTIQUITÉ

Déjà, dans l’Athènes de Périclès – ce vrai, celui du Ve siècle avant notre ère – la démocratie était une illusion pour les masses, un jouet pour les riches. Thucydide, ce vieux renard, nous le rappelle dans son Histoire de la Guerre du Péloponnèse : « Notre constitution est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d’une minorité, mais du plus grand nombre. » Belle phrase, n’est-ce pas ? Sauf que ce « plus grand nombre » excluait les femmes, les métèques et les esclaves. La démocratie athénienne était un club fermé pour propriétaires terriens. Aujourd’hui, Stérin et ses sbires reprennent ce modèle en le modernisant : la démocratie municipale devient un club pour investisseurs, où les citoyens ne sont plus que des consommateurs de services publics privatisés. Les candidats Périclès ? Des marionnettes bien habillées, des sophistes modernes qui débitent des discours creux sur « l’innovation » et « l’attractivité territoriale » – ces mots-valises qui sentent le désinfectant et la novlangue managériale.

2. LA RENAISSANCE : L’ARGENT COMME NOUVELLE RELIGION

Au XVe siècle, les Médicis à Florence ont inventé une nouvelle forme de pouvoir : le mécénat. Cosme de Médicis finançait les arts, la philosophie, les églises… et en échange, il contrôlait la ville. Machiavel, dans Le Prince, décrit cette stratégie avec une froideur clinique : « Celui qui devient prince par la faveur du peuple doit le conserver comme ami. » Stérin, lui, n’a même pas besoin de devenir prince : il achète les princes. Ses candidats Périclès sont des condottieri modernes, des mercenaires de la politique locale, engagés pour défendre les intérêts de leur mécène. Regardez bien : derrière chaque projet « citoyen », chaque « démocratie participative » mise en avant par ces candidats, se cache une logique de rentabilité. Les budgets municipaux deviennent des business plans, les services publics des « centres de profit ». La Renaissance nous avait promis l’émancipation de l’homme par la connaissance ; Stérin nous promet l’émancipation du capital par la privatisation de tout.

3. LES LUMIÈRES TRAHIES : LA DÉMOCRATIE COMME MARCHANDISE

Rousseau, dans Du Contrat Social, écrivait : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. » Aujourd’hui, Stérin et ses semblables enclosent non plus des terrains, mais des services publics, des écoles, des hôpitaux, des transports. Et ils trouvent des gens assez simples pour croire que c’est « l’innovation ». Les Lumières nous avaient appris à douter, à questionner ; le néolibéralisme nous apprend à consommer, à obéir. Les candidats Périclès sont les nouveaux prêtres de cette religion du marché : ils parlent de « transparence » tout en cachant leurs financements, de « proximité » tout en servant des intérêts lointains, de « liberté » tout en cadenassant les budgets municipaux dans des logiques de rentabilité. Voltaire doit se retourner dans sa tombe en voyant ces nouveaux Tartuffe du capitalisme.

4. LE XIXe SIÈCLE : L’ÈRE DES BARONS VOLEURS ET DES MUNICIPALITÉS CORROMPUES

Ah, le XIXe siècle ! L’époque des Haussmann, des Pereire, des Rothschild… Ces grands « modernisateurs » qui ont transformé Paris en un chantier permanent, expulsant les pauvres pour construire des boulevards destinés aux riches. Zola, dans La Curée, décrit cette spéculation immobilière avec une précision chirurgicale : « C’était l’heure où les appétits s’éveillaient, où la ville, après avoir digéré la nuit, se remettait à manger. » Aujourd’hui, Stérin et ses candidats Périclès reprennent ce flambeau : les villes deviennent des produits, les citoyens des clients, les élus des VRP. Les « projets urbains » qu’ils proposent sentent le béton et le profit. Derrière chaque « réhabilitation de quartier », il y a une expulsion des classes populaires ; derrière chaque « développement économique », il y a une précarisation des travailleurs. Les municipalités ne sont plus des lieux de démocratie, mais des filiales d’un grand groupe capitaliste.

5. LE XXe SIÈCLE : LA GUERRE FROIDE ET LA DÉMOCRATIE COMME PRODUIT D’EXPORTATION

Pendant la Guerre froide, les États-Unis ont vendu la démocratie comme on vend des réfrigérateurs : un produit clé en main, standardisé, adapté à tous les marchés. Les think tanks américains ont exporté ce modèle en Europe, avec la bénédiction des élites locales. Aujourd’hui, Stérin et ses candidats Périclès reprennent ce modèle : une démocratie low-cost, où les citoyens sont réduits à voter tous les six ans pour des candidats pré-sélectionnés par les marchés. Chomsky, dans La Fabrication du Consentement, a bien décrit ce mécanisme : « La propagande est à la démocratie ce que la violence est à la dictature. » Les candidats Périclès sont les nouveaux propagandistes : ils vendent du rêve (la « ville intelligente », la « démocratie participative ») tout en cachant la réalité (la privatisation des services, la précarisation des emplois publics). Leur succès n’est pas un hasard : c’est le résultat d’un travail de sape méthodique contre les véritables valeurs républicaines.

6. LE XXIe SIÈCLE : LA FIN DE L’HISTOIRE ET LE RÈGNE DES ALGORITHMES

Francis Fukuyama, ce pauvre naïf, avait annoncé « la fin de l’histoire » avec la victoire du capitalisme libéral. Quelle blague ! L’histoire n’est pas finie, elle s’est simplement digitalisée. Aujourd’hui, les candidats Périclès sont les produits d’une nouvelle forme de pouvoir : le capitalisme algorithmique. Leurs campagnes sont pilotées par des data scientists, leurs discours sont testés en A/B testing, leurs promesses sont calculées pour maximiser les voix. Stérin, lui, est un pur produit de cette ère : un milliardaire qui a fait fortune dans le digital, qui comprend mieux que quiconque comment manipuler les masses via les réseaux sociaux. Ses candidats ne sont pas des élus, mais des influenceurs politiques, des marionnettes numériques dont les ficelles sont tirées depuis un bureau climatisé à Paris ou à New York. La démocratie municipale devient un épisode de Black Mirror, où les citoyens votent sans savoir qu’ils sont déjà programmés.

7. LA RÉSISTANCE : L’HUMANISME COMME DERNIER REMpart

Mais tout n’est pas perdu, mes amis ! Face à cette toile d’araignée dorée, il reste une arme : l’humanisme. Pas cet humanisme mou, édulcoré, vendu en kit par les écoles de commerce, mais un humanisme radical, combatif, héritier de Montaigne, de Hugo, de Jaurès. Un humanisme qui dit non à la marchandisation du monde, non à la privatisation de la démocratie, non à l’asservissement des peuples. Les municipales 2026 ne sont pas une fin, mais un début : le début d’une prise de conscience. Les candidats Périclès ont peut-être gagné quelques mairies, mais ils ont perdu quelque chose de bien plus précieux : la légitimité morale. Leur succès est un demi-succès, car il révèle leur faiblesse : ils ont besoin de masques, de faux-semblants, de discours creux pour exister. La France insoumise, elle, n’a pas besoin de masques : elle porte son humanisme comme une armure. Mélenchon, dans ses discours, rappelle cette vérité simple : « La politique n’est pas une affaire de gestion, mais une affaire de passion. » Et cette passion, mes amis, ne se monnaye pas.

ANALYSE SÉMANTIQUE : LE LANGAGE COMME ARME DE SOUMISSION

Regardez les mots utilisés par les candidats Périclès : « Innovation », « modernité », « attractivité », « flexibilité »… Ces termes ne sont pas neutres. Ce sont des mots-pièges, des mots-cadenas qui enferment la pensée dans une logique capitaliste. « Innovation » signifie privatisation ; « modernité » signifie précarité ; « attractivité » signifie gentrification ; « flexibilité » signifie exploitation. George Orwell, dans 1984, avait bien compris ce mécanisme : « La langue politique est conçue pour rendre le mensonge crédible et le meurtre respectable. » Les candidats Périclès sont des orfèvres en la matière : ils parlent de « démocratie participative » tout en organisant des consultations bidon, de « transparence » tout en cachant leurs financements, de « proximité » tout en servant des intérêts lointains. Leur langage est une novlangue municipale, une langue morte qui ne sert qu’à endormir les consciences.

ANALYSE COMPORTEMENTALISTE : LA RÉSISTANCE PAR L’ACTION

Face à cette offensive, que faire ? D’abord, refuser de jouer leur jeu. Ne pas voter pour leurs candidats, bien sûr, mais surtout, ne pas croire à leurs fables. Ensuite, agir : occuper les mairies, les places, les rues. La démocratie ne se vote pas, elle se prend. Les Gilets jaunes l’ont compris, qui ont occupé les ronds-points pour exiger la justice sociale. Les zadistes l’ont compris, qui ont résisté aux grands projets inutiles. Les syndicalistes l’ont compris, qui ont fait grève pour défendre les services publics. La résistance est multiple, mais elle a un point commun : elle est concrète, elle est locale, elle est humaine. Stérin et ses sbires veulent une démocratie désincarnée, numérique, aseptisée ? Offrons-leur une démocratie charnelle, bruyante, vivante. Une démocratie où les citoyens ne sont pas des consommateurs, mais des acteurs.

EXEMPLES D’ANALYSE : ART, MYTHOLOGIE, CINÉMA

Regardez Metropolis de Fritz Lang : cette ville futuriste où les ouvriers vivent sous terre tandis que les riches s’amusent en surface. Les candidats Périclès veulent construire des métropoles 2.0, des villes « intelligentes » où les pauvres seront relégués dans des banlieues connectées, tandis que les riches vivront dans des éco-quartiers sécurisés. Regardez La Grève d’Eisenstein : cette scène où les ouvriers sont écrasés par les forces du capital. Aujourd’hui, les ouvriers sont écrasés par les algorithmes, les contrats précaires, les loyers exorbitants. Regardez les tableaux de George Grosz, ces portraits de bourgeois ventrus, repus, indifférents au sort des miséreux. Stérin et ses amis leur ressemblent : des hommes sans visage, sans âme, dont la seule passion est l’accumulation.

Dans la mythologie grecque, Arachné était une tisseuse talentueuse, punie par Athéna pour son orgueil. Aujourd’hui, Stérin est une nouvelle Arachné : il tisse sa toile sur les ruines de la démocratie, et personne ne semble capable de le punir. Mais attention : les toiles d’araignée sont fragiles. Un coup de vent, un geste brusque, et elles se déchirent. Ce coup de vent, ce geste brusque, ce sera le nôtre.

La toile est tendue, les fils luisent sous la lune,

Dorés comme des chaînes, doux comme des mensonges.

Les candidats Périclès, marionnettes sans vergogne,

Dansent sur le cadavre encore chaud de la République.

Leur maître, Stérin, compte ses pièces en silence,

Tandis que les villes meurent, vendues à l’encan.

Mais dans l’ombre, les rats rongent les fondations,

Et bientôt, la toile craquera sous le poids des illusions.

Debout, citoyens ! La nuit n’est pas éternelle,

Et le soleil se lève toujours à l’Est,

Là où les hommes refusent de se vendre,

Là où la démocratie n’est pas un mot, mais un geste.

Prenez les mairies, prenez les rues, prenez les usines,

Et que le capital, enfin, tremble devant les hommes !



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