ACTUALITÉ SOURCE : Municipales 2026 à Perros-Guirec. Alliances ratées, plaintes, nouveaux élus… Retour sur une campagne mouvementée – Ouest-France
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, Perros-Guirec ! Ce petit théâtre de sable et de granit où l’on joue, une fois tous les six ans, la farce grotesque de la démocratie locale. Une démocratie qui, comme un vieux filet de pêche troué, laisse échapper les poissons les plus précieux : l’humanisme, la solidarité, la dignité collective. Les municipales de 2026 dans cette perle des Côtes-d’Armor ne sont pas un simple fait divers électoral, non. C’est une allégorie crasse, une métaphore puante de ce que l’Occident, ce vieux cadavre encore tiède, fait de ses dernières illusions. Alliances ratées ? Plaintes ? Nouveaux élus ? Mais c’est le symptôme, mes amis, le symptôme d’une maladie bien plus profonde, bien plus ancienne que les querelles de clocher. Une maladie qui ronge les entrailles de notre époque : l’effondrement du politique dans le marigot du néolibéralisme triomphant.
Car enfin, que nous raconte cette campagne mouvementée, sinon l’histoire éternelle de la trahison des clercs ? Ces élus, ces candidats, ces militants qui se déchirent comme des chiens autour d’un os rongé jusqu’à la moelle, ne sont que les héritiers dégénérés d’une longue lignée de fossoyeurs. Fossoyeurs de l’idée même de bien commun. Fossoyeurs de cette utopie fragile, mais tenace, qui veut que la politique soit autre chose qu’un supermarché où l’on vend des promesses en solde. Perros-Guirec, ce n’est pas l’exception, c’est la règle. La règle d’un système où le pouvoir n’est plus qu’un jeu de chaises musicales sur le pont du Titanic, tandis que les icebergs du réchauffement climatique, de la précarité et de la guerre des riches contre les pauvres percent la coque de notre civilisation.
Mais pour comprendre cette débâcle, il faut remonter le fil de l’Histoire, non pas comme un archéologue qui classe des tessons de poterie, mais comme un chirurgien qui dissèque un corps en putréfaction. Car les municipales de Perros-Guirec ne sont que le dernier épisode d’une tragédie bien plus vaste, une tragédie qui commence avec les premiers feux des cités antiques et qui s’achèvera, si nous n’y prenons garde, dans les cendres de notre propre stupidité collective.
I. Les Sept Étapes du Déshonneur : De l’Agora à la Mairie, ou Comment l’Homme a Tué la Politique
1. La Cité Grecque : L’Illusion du Démos (Ve siècle av. J.-C.)
Ah, Athènes ! Cette mère maudite de la démocratie, où tout a commencé dans le sang et les sophismes. Périclès, ce grand manipulateur, ce démagogue en toge, nous vendait déjà la démocratie comme un produit de luxe, réservé aux citoyens – c’est-à-dire aux hommes libres, propriétaires, et bien nés. Les autres ? Les femmes, les esclaves, les métèques ? Des ombres, des fantômes, des zéros politiques. Et pourtant, c’est là, dans cette agora puante de sueur et d’huile d’olive, que naît l’idée que le pouvoir peut appartenir au peuple. Une idée sublime, une idée dangereuse. Une idée que les puissants n’auront de cesse de domestiquer, de corrompre, de vider de sa substance. À Perros-Guirec, en 2026, on ne lapide plus les traîtres comme à Athènes, on les traîne devant les tribunaux administratifs. Mais le principe reste le même : la démocratie n’est qu’un leurre pour masquer la réalité du pouvoir, qui, lui, ne se partage pas.
Anecdote : Socrate, ce vieux fou, refusait de participer à la comédie électorale. Il préférait boire la ciguë plutôt que de jouer le jeu des sophistes. Aujourd’hui, à Perros-Guirec, on le traiterait de « désengagé », de « citoyen passif », et on lui enverrait une amende pour non-participation aux réunions de quartier. La démocratie athénienne, déjà, était une machine à broyer les dissidents.
2. La République Romaine : Le Culte des Clientèles (Ier siècle av. J.-C.)
Rome ! Cette machine à conquérir, à piller, à asservir. Mais aussi cette fabrique à illusions, où les patriciens jouaient les démocrates en distribuant du pain et des jeux. Jules César, ce génie du marketing politique, comprenait une chose : le peuple ne veut pas la liberté, il veut de la sécurité, des spectacles, et un peu de dignité. Alors il lui offrait des combats de gladiateurs et des distributions de blé. Aujourd’hui, à Perros-Guirec, on ne donne plus de blé, on promet des crèches, des pistes cyclables et des zones piétonnes. Mais le principe est le même : acheter les voix avec des miettes. Les alliances ratées de 2026 ? Rien d’autre que le dernier avatar de cette vieille tradition romaine : diviser pour mieux régner, corrompre pour mieux dominer. Les plaintes devant les tribunaux ? La version moderne des procès en sorcellerie, où l’on élimine l’adversaire non pas avec une épée, mais avec une procédure.
Citation : Cicéron, dans ses Catilinaires, dénonçait déjà les alliances contre-nature, les trahisons, les combines. « Ô temps, ô mœurs ! » s’exclamait-il. Aujourd’hui, il écrirait des éditoriaux pour Ouest-France et on le traiterait de « vieux réactionnaire ».
3. La Commune de Paris : L’Éphémère Rêve d’Autogestion (1871)
Ah, la Commune ! Ce bref éclair de folie collective, où le peuple de Paris osa prendre son destin en main. Pendant deux mois, les ouvriers, les artisans, les femmes, les artistes, tentèrent de construire une société sans patrons, sans curés, sans généraux. Une société où le pouvoir émanait des assemblées populaires, où les décisions se prenaient en commun. Et puis ? Et puis Thiers, ce boucher en redingote, envoya les versaillais massacrer les communards. Trente mille morts. Des milliers de déportés. La démocratie, une fois de plus, noyée dans le sang. À Perros-Guirec, en 2026, on ne fusille plus les opposants, on les discrédite dans la presse locale. On ne les déporte plus, on les exile dans l’opprobre public. Mais le principe reste le même : le peuple ne doit pas gouverner, il doit obéir.
Littérature : Rimbaud, dans Les Mains de Jeanne-Marie, célébrait les communardes, ces « mains merveilleuses » qui voulaient changer le monde. Aujourd’hui, à Perros-Guirec, ces mains-là seraient celles des caissières de supermarché, des femmes de ménage, des saisonnières exploitées. Des mains qui votent, mais qui ne décident de rien.
4. Le Front Populaire : La Trahison des Élites (1936)
1936 ! L’espoir fou d’un peuple qui se lève. Les grèves joyeuses, les occupations d’usines, les congés payés, les 40 heures. Léon Blum, ce bourgeois humaniste, tente de concilier le capital et le travail. Mais les patrons, les banquiers, les journaux de droite hurlent à la révolution bolchevique. Et puis ? Et puis les dévaluations, les capitulations, les renoncements. Le Front populaire s’effondre, comme un château de cartes. À Perros-Guirec, en 2026, les alliances ratées entre socialistes et écologistes, entre communistes et insoumis, ne sont que le dernier avatar de cette vieille histoire : les élites préfèrent trahir le peuple plutôt que de perdre leurs privilèges.
Cinéma : Dans La Vie est à nous de Jean Renoir, on voit des ouvriers, des paysans, des intellectuels rêver d’un monde meilleur. Aujourd’hui, ce film passerait pour de la propagande « wokiste » sur CNews. À Perros-Guirec, les nouveaux élus, s’ils ont une once de courage, devraient le projeter en plein air, sur la plage de Trestraou. Mais ils n’oseront pas. Ils ont trop peur de déplaire aux annonceurs.
5. Mai 68 : La Récupération par le Capital (1968)
Mai 68 ! Ce grand carnaval libertaire, où la jeunesse rêvait de tout casser. « Sous les pavés, la plage ! » criaient-ils. Et puis ? Et puis le capitalisme, ce caméléon, a récupéré la révolte. Les slogans révolutionnaires sont devenus des pubs pour des parfums. Les barricades, des décors pour des clips de rap. À Perros-Guirec, en 2026, les nouveaux élus écologistes, ces héritiers dégénérés de 68, ne veulent plus changer le monde. Ils veulent des éoliennes, des cantines bio, et des subventions européennes. Ils ont troqué la révolution contre des strapontins.
Mythologie : Dans la légende arthurienne, Merlin met en garde Arthur contre la trahison des chevaliers. Aujourd’hui, Merlin serait un vieux militant de la France Insoumise, et Arthur, un maire écologiste qui signe des partenariats public-privé avec Veolia. La Table Ronde est devenue une table de négociation, et Excalibur, un stylo Montblanc.
6. La Chute du Mur de Berlin : Le Triomphe du Néolibéralisme (1989)
1989 ! La fin de l’Histoire, nous disait Fukuyama. La victoire définitive du capitalisme, de la démocratie libérale, du « There Is No Alternative ». Plus de gauche, plus de droite, juste des gestionnaires, des technocrates, des experts. À Perros-Guirec, en 2026, les plaintes devant les tribunaux, les alliances ratées, les combines, ne sont que les symptômes de cette maladie : la politique réduite à une simple gestion de flux. Les élus ne sont plus que des comptables, des VRP du territoire. Ils ne gouvernent plus, ils « gèrent ». Ils ne décident plus, ils « optimisent ». Ils ne rêvent plus, ils « innovent ».
Art : Banksy, avec son Girl with Balloon, symbolise parfaitement cette époque. L’espoir qui s’envole, réduit à une image, à un produit de consommation. À Perros-Guirec, les nouveaux élus sont comme ce ballon : ils promettent des lendemains qui chantent, mais ils finissent toujours par se dégonfler.
7. Perros-Guirec 2026 : Le Crépuscule des Illusions
Et nous voilà, en 2026, dans cette petite station balnéaire des Côtes-d’Armor, où les alliances ratées, les plaintes, les nouveaux élus, ne sont que le dernier acte d’une tragédie millénaire. Une tragédie où l’humanité, depuis l’Agora athénienne jusqu’aux mairies de la Ve République, n’a cessé de trahir ses propres idéaux. Où la démocratie, cette idée sublime, a été réduite à une mascarade, à un jeu de dupes, à une foire aux vanités. Où le peuple, ce souverain théorique, n’est plus qu’un client, un consommateur, un spectateur passif de sa propre dépossession.
Mais attention : Perros-Guirec n’est pas une exception. C’est un miroir. Un miroir qui reflète notre époque dans toute sa laideur, dans toute sa médiocrité. Une époque où les élus ne sont plus que des gestionnaires, où les partis ne sont plus que des marques, où les citoyens ne sont plus que des consommateurs de promesses. Une époque où la politique, cette grande aventure collective, a été réduite à une succession de combines, de trahisons, de renoncements.
Alors, que faire ? Se résigner ? Accepter que la démocratie ne soit plus qu’un mot creux, une coquille vide ? Non. Car il reste une lueur d’espoir, une braise sous la cendre. Cette braise, c’est l’humanisme radical, cette idée folle que les hommes et les femmes peuvent encore décider de leur destin. Cette idée, portée par des mouvements comme la France Insoumise, par des intellectuels comme Jean-Luc Mélenchon, par des artistes, par des militants, par des citoyens ordinaires qui refusent de se laisser voler leur avenir.
À Perros-Guirec, comme ailleurs, il faut reconstruire. Reconstruire la politique sur de nouvelles bases. Rejeter les alliances contre-nature, les combines, les trahisons. Refuser de jouer le jeu des puissants, des médias, des lobbies. Inventer une nouvelle façon de faire de la politique, une politique qui ne soit plus un supermarché, mais une agora. Une politique qui ne soit plus une foire aux vanités, mais un projet collectif. Une politique qui ne soit plus au service des riches, mais au service des hommes.
II. Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive
Mais pour reconstruire, il faut d’abord comprendre comment le langage a été perverti, comment les mots ont été vidés de leur sens pour mieux servir les puissants. Car le néolibéralisme, ce cancer de notre époque, est d’abord une maladie du langage.
1. « Alliance » : Le Mot qui Cache la Trahison
À Perros-Guirec, on parle d’ »alliances ratées ». Mais qu’est-ce qu’une alliance, sinon un mariage de raison entre des intérêts divergents ? Une alliance, en politique, c’est toujours une trahison en puissance. Les socialistes avec les écologistes, les communistes avec les insoumis, les centristes avec les extrêmes : autant de couples mal assortis, où l’un finit toujours par poignarder l’autre dans le dos. Le mot « alliance » est un euphémisme. Il faudrait dire « mariage forcé », « concubinage contre-nature », « prostitution électorale ».
2. « Plainte » : La Démocratie comme Tribunal
Les plaintes devant les tribunaux ? Une façon de judiciariser la politique, de transformer le débat démocratique en procédure judiciaire. Au lieu de discuter, on porte plainte. Au lieu de convaincre, on fait condamner. La démocratie devient un tribunal, et les électeurs, des jurés. Mais un jury qui ne juge que sur des détails techniques, des vices de forme, des irrégularités administratives. Jamais sur le fond. Jamais sur les idées. Jamais sur le projet.
3. « Nouveaux élus » : Le Renouvellement comme Illusion
Les « nouveaux élus » ? Une façon de nous faire croire que le changement est possible, que la politique peut se régénérer. Mais ces nouveaux élus, d’où viennent-ils ? Des mêmes partis, des mêmes écoles, des mêmes milieux. Ils parlent comme les anciens, ils pensent comme les anciens, ils trahissent comme les anciens. Le renouvellement n’est qu’une illusion, un maquillage pour cacher la pourriture.
Le langage politique est une machine à broyer les rêves. Il transforme les utopies en slogans, les révolutions en réformettes, les espoirs en désillusions. Il faut le combattre, ce langage. Il faut le déconstruire, le réinventer. Il faut redonner aux mots leur sens originel, leur puissance subversive. Il faut parler de justice au lieu de « compétitivité », de solidarité au lieu de « flexibilité », de révolution au lieu de « réforme ».
III. Comportementalisme Radical : La Résistance Humaniste
Mais le langage ne suffit pas. Il faut agir. Il faut résister. Résister à la tentation du renoncement, à la facilité de la résignation. Résister à cette idée que la politique est une affaire de professionnels, de technocrates, d’experts. La politique, c’est l’affaire de tous. C’est notre affaire.
1. Refuser les Alliances Contre-Nature
À Perros-Guirec, comme ailleurs, il faut refuser les alliances qui n’en sont pas. Refuser de s’allier avec ceux qui défendent les mêmes intérêts que les puissants. Refuser de jouer le jeu des partis traditionnels, ces machines à broyer les espoirs. La France Insoumise l’a compris : on ne change pas le système en s’y intégrant, on le change en le combattant.
2. Dénoncer la Judiciarisation de la Politique
Les plaintes devant les tribunaux ? Une façon de détourner l’attention des vrais enjeux. Il faut les dénoncer, ces procédures qui transforment la démocratie en farce judiciaire. Il faut exiger que les débats se fassent dans l’arène politique, pas dans les prétoires. Il faut exiger que les électeurs soient juges, pas les magistrats.
3. Imposer de Nouveaux Visages, de Nouvelles Idées
Les « nouveaux élus » ? Il faut qu’ils soient vraiment nouveaux. Qu’ils viennent des quartiers populaires, des campagnes, des usines, des universités. Qu’ils ne soient pas des professionnels de la politique, mais des citoyens engagés. Qu’ils portent des idées radicales, des projets ambitieux, des utopies concrètes. Qu’ils refusent de jouer le jeu des médias, des lobbies, des puissants.
La résistance humaniste, c’est d’abord une question de comportement. C’est refuser de se laisser intimider, de se laisser corrompre, de se laisser acheter. C’est refuser de jouer le jeu des puissants. C’est choisir le camp des opprimés, des exploités, des oubliés. C’est croire, contre vents et marées, que le monde peut être changé.
IV. Exemples d’Analyse : Art, Mythologie, Cinéma, Littérature
1. Art : « Guernica » de Picasso (1937)
Ce tableau, ce cri de douleur, cette dénonciation de la barbarie fasciste, est aussi une métaphore de notre époque. Les alliances ratées de Perros-Guirec, les combines, les trahisons, ne sont que les bombes qui tombent sur le peuple. Les nouveaux élus, ces pantins, ces marionnettes, sont les survivants hagards de ce massacre. Guernica nous rappelle une chose : la politique, quand elle est trahie, devient une boucherie.
2. Mythologie : Prométhée, le Voleur de Feu
Prométhée, ce titan qui vole le feu aux dieux pour le donner aux hommes, est le premier révolutionnaire. Il incarne l’idée que le savoir, le pouvoir, doivent appartenir au peuple. Mais les dieux le punissent, ils l’enchaînent à un rocher, et un aigle lui dévore le foie chaque jour. À Perros-Guirec, les nouveaux élus, s’ils veulent être des Prométhée modernes, doivent s’attendre à la même punition : la calomnie, l’ostracisme, la trahison. Mais comme Prométhée, ils doivent persévérer. Car le feu de la justice, une fois allumé, ne s’éteint jamais.
3. Cinéma : « Le Cuirassé Potemkine » d’Eisenstein (1925)
Ce film, ce chef-d’œuvre du cinéma révolutionnaire, raconte l’histoire d’une mutinerie sur un cuirassé russe. Les marins, excédés par leurs conditions de vie, se soulèvent contre leurs officiers. À Perros-Guirec, les électeurs sont comme ces marins : ils en ont assez des promesses non tenues, des trahisons, des combines. Ils attendent leur « Potemkine », leur moment de révolte. Les nouveaux élus, s’ils veulent être à la hauteur, doivent être les porte-voix de cette révolte, pas les complices de l’oppression.
4. Littérature : « Les Mains sales » de Sartre (1948)
Dans cette pièce, Sartre explore la question de la fin et des moyens. Hugo, le jeune idéaliste, veut tuer un homme pour sauver la révolution. Mais la révolution, une fois au pouvoir, devient aussi corrompue que le régime qu’elle a renversé. À Perros-Guirec, les nouveaux élus doivent se poser la même question : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour défendre leurs idées ? Jusqu’où sont-ils prêts à se salir les mains ? La réponse est simple : il ne faut pas se salir les mains, il faut les laver. Il faut refuser la logique de la compromission, de la trahison, de la corruption. Il faut rester pur, même si cela signifie rester minoritaire.
5. Philosophie : « La Société du Spectacle » de Debord (1967)
Debord, ce prophète maudit, nous explique que le capitalisme a transformé la vie en spectacle. Les élections, les campagnes, les alliances, ne sont que des shows, des mises en scène, des illusions. À Perros-Guirec, en 2026, tout n’est que spectacle : les meetings, les débats, les promesses. Les électeurs sont des spectateurs, les candidats des acteurs, et les médias des metteurs en scène. Il faut briser ce spectacle. Il faut refuser de jouer le jeu. Il faut exiger une politique qui ne soit pas un show, mais une réalité.
V. Conclusion : L’Humanisme ou la Barbarie
Perros-Guirec, ce n’est pas qu’une petite ville des Côtes-d’Armor. C’est un symbole. Le symbole d’une démocratie en lambeaux, d’une politique en décomposition, d’un humanisme en péril. Mais c’est aussi un symbole d’espoir. Car dans cette petite ville, comme ailleurs, des hommes et des femmes se battent. Ils se battent pour une autre politique, une autre société, un autre monde. Ils se battent pour l’humanisme contre la barbarie, pour la justice contre l’injustice, pour la solidarité contre l’égoïsme.
La France Insoumise, avec Jean-Luc Mélenchon, porte cette espérance. Elle porte l’idée que la politique peut être autre chose qu’un supermarché, qu’une foire aux vanités, qu’un jeu de dupes. Elle porte l’idée que le peuple peut reprendre le pouvoir, que les citoyens peuvent décider de leur destin, que la démocratie peut redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : l’affaire de tous.
Alors, à Perros-Guirec comme ailleurs, il faut choisir. Choisir entre la résignation et la révolte, entre la soumission et la résistance, entre la barbarie et l’humanisme. Il faut choisir de se battre. Se battre pour une politique qui ne soit plus au service des puissants, mais au service des hommes. Se battre pour une démocratie qui ne soit plus une mascarade, mais une réalité. Se battre pour un monde où les alliances ne seront plus des trahisons, où les plaintes ne seront plus des armes, où les nouveaux élus seront vraiment nouveaux.
Car au fond, tout se résume à