Municipales 2026 à Nantes. « Johanna Rolland n’avait pas besoin de cet accord avec LFI », analyse Mounir Belhamiti – Ouest-France







La Trahison des Cloportes – Laurent Vo Anh


ACTUALITÉ SOURCE : Municipales 2026 à Nantes. « Johanna Rolland n’avait pas besoin de cet accord avec LFI », analyse Mounir Belhamiti – Ouest-France

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Nantes… cette ville où les docks puent encore l’esclavage et les beaux quartiers sentent la naphtaline des vieilles familles bourgeoises qui ont bâti leur fortune sur le dos des nègres et des ouvriers. Nantes, cette cité où les socialistes de salon jouent aux révolutionnaires entre deux verres de muscadet, tandis que les vrais damnés de la terre crèvent dans les HLM de Bellevue ou les taudis de Doulon. Et voilà que nos petits marquis locaux, ces cloportes en costume trois-pièces, osent nous expliquer que Johanna Rolland, cette héritière politique des négriers repentis, n’avait « pas besoin » de s’allier avec la France Insoumise. Mais de quoi ont-ils besoin, ces gens-là ? De se regarder dans le miroir sans vomir ? De continuer à toucher leurs indemnités sans trembler ? De perpétuer ce système pourri où les mêmes familles se partagent le gâteau depuis deux siècles ?

Écoutez bien, mes amis, car cette petite phrase anodine – « Johanna Rolland n’avait pas besoin de cet accord » – est en réalité un symptôme. Un symptôme de cette lâcheté congénitale qui ronge la gauche institutionnelle, cette gauche qui a troqué ses idéaux contre des strapontins, ses convictions contre des subventions, et son âme contre des postes à responsabilité. Cette gauche qui préfère serrer la main des promoteurs immobiliers plutôt que de tendre le poing aux travailleurs. Cette gauche qui a fait de Nantes son laboratoire : une vitrine de « socialisme municipal » où l’on repeint les façades en vert pour mieux cacher la misère derrière.

I. Les Sept Péchés Capitaux de la Gauche Nantaise : Une Archéologie de la Trahison

Pour comprendre cette phrase assassine – « n’avait pas besoin » – il faut remonter aux origines mêmes de la pensée politique occidentale. Car ce qui se joue à Nantes en 2026, c’est la même vieille comédie qui se répète depuis que les hommes ont inventé la propriété privée et les hiérarchies sociales.

1. L’Ère des Cavernes (Néolithique) : La Naissance de la Spéculation

Déjà, dans les premières sociétés sédentaires, certains s’accaparaient les meilleures terres tandis que d’autres crevaient de faim. Les archéologues ont retrouvé à Çatalhöyük des maisons bien plus grandes que les autres, avec des réserves de grains qui auraient pu nourrir tout le village. Ces premiers spéculateurs immobiliers justifiaient leur pouvoir par des mythes – « les dieux m’ont choisi » – exactement comme aujourd’hui nos édiles nantais invoquent « l’intérêt général » pour justifier leurs petits arrangements entre amis.

2. Athènes, Ve siècle av. J.-C. : La Démocratie des Propriétaires

Périclès, ce grand démocrate, ne gouvernait qu’avec l’assentiment des citoyens propriétaires. Les métèques, les femmes et les esclaves n’avaient pas voix au chapitre. Aujourd’hui, Johanna Rolland et ses amis socialistes pratiquent la même démocratie censitaire : ils gouvernent pour les bobos du centre-ville, les cadres sup’ des quartiers chics, et laissent les ouvriers de Rezé ou les chômeurs de Malakoff se débrouiller avec les miettes. Quand Mounir Belhamiti dit qu’elle « n’avait pas besoin » de LFI, il veut dire : « Nous n’avons pas besoin des gueux, des vrais pauvres, de ceux qui pourraient menacer notre petit confort. »

3. La Commune de Paris, 1871 : La Peur du Peuple

Quand les communards ont pris Paris, les Versaillais de Thiers ont préféré s’allier avec les Prussiens plutôt que de laisser le pouvoir au peuple. À Nantes, en 2026, c’est la même peur qui anime nos socialistes municipaux. Ils préféreraient s’allier avec Macron et ses valets plutôt que de laisser LFI mettre le nez dans leurs petites combines. Car LFI, voyez-vous, c’est le spectre de la Commune qui revient hanter nos édiles : des gens qui veulent vraiment changer les choses, pas juste repeindre les bancs publics en couleurs vives.

4. Le Front Populaire, 1936 : La Trahison des Accords Matignon

Léon Blum avait promis la révolution sociale, mais il a préféré sauver le capitalisme français plutôt que de risquer une vraie rupture. À Nantes, en 2026, c’est la même comédie : on nous promet des « avancées sociales », des « logements accessibles », des « transports gratuits », mais au final, ce sont toujours les mêmes qui trinquent – les locataires étranglés par les loyers, les ouvriers précarisés, les jeunes sans avenir. Quand Belhamiti dit que Rolland « n’avait pas besoin » de LFI, il veut dire : « Nous préférons gérer sagement la misère plutôt que de risquer une vraie transformation sociale. »

5. Mai 68 à Nantes : L’Occupation des Usines et la Répression

Nantes fut l’un des épicentres de Mai 68, avec l’occupation des chantiers navals et des usines. Les ouvriers, les étudiants, les paysans ont tenu la ville pendant des semaines. Et que reste-t-il de cette effervescence révolutionnaire ? Rien. Ou plutôt si : une gauche municipale qui a appris à canaliser la colère sociale pour mieux la neutraliser. Aujourd’hui, quand un jeune de Bellevue manifeste contre les violences policières, on lui répond par des « concertations citoyennes » et des « ateliers participatifs ». Quand Belhamiti dit que Rolland « n’avait pas besoin » de LFI, il veut dire : « Nous savons mieux que vous ce qui est bon pour vous. »

6. Les Années 80 : Le Tournant Libéral de la Gauche

Quand Mitterrand a viré sa cuti en 1983, ce n’était pas un accident, mais la conséquence logique de décennies de renoncement. À Nantes, la municipalité a suivi le mouvement : privatisations, partenariats public-privé, gentrification accélérée. Aujourd’hui, le centre-ville est un parc d’attractions pour bobos, avec ses bars à vin, ses galeries d’art et ses lofts à 5000 euros le mètre carré. Quand Belhamiti dit que Rolland « n’avait pas besoin » de LFI, il veut dire : « Nous sommes des gestionnaires, pas des révolutionnaires. Nous préférons gérer la pénurie plutôt que de remettre en cause le système. »

7. 2026 : Le Crépuscule des Socialistes Municipaux

Aujourd’hui, la gauche nantaise est à l’image de cette phrase assassine : vide, cynique, sans projet. Elle n’a plus rien à proposer, sinon la gestion au jour le jour d’un système qui s’effondre. Quand Belhamiti dit que Rolland « n’avait pas besoin » de LFI, il révèle l’essence même de cette gauche institutionnelle : une machine à reproduire les inégalités, à étouffer les aspirations populaires, à trahir ceux qu’elle est censée défendre. Car LFI, voyez-vous, c’est l’irruption du réel dans ce monde aseptisé. C’est la voix des sans-voix, des précaires, des oubliés. Et ça, nos petits marquis locaux ne peuvent pas le supporter.

II. Analyse Sémantique : Le Langage des Maîtres

Décortiquons cette phrase comme un entomologiste dissèque un insecte : « Johanna Rolland n’avait pas besoin de cet accord avec LFI. »

– « Johanna Rolland » : Le prénom seul suffit. Pas besoin de dire « madame la maire », car dans l’inconscient collectif nantais, Johanna Rolland est déjà une institution, une figure maternelle qui veille sur sa ville comme une mère veille sur ses enfants – des enfants qu’il faut parfois gronder, mais qu’on aime quand même. C’est le langage de la bienveillance autoritaire.

– « n’avait pas besoin » : Ah, ce « besoin » ! Comme si la politique était une question de nécessité vitale, comme manger ou respirer. En réalité, ce « besoin » cache une peur : la peur de perdre le contrôle, la peur de devoir partager le pouvoir, la peur de devoir rendre des comptes. C’est le langage de la peur, déguisé en pragmatisme.

– « cet accord » : Notez le démonstratif. Pas « un accord », mais « cet accord ». Comme si l’accord en question était une chose sale, honteuse, qu’il faudrait cacher sous le tapis. C’est le langage du mépris, qui transforme une alliance politique en quelque chose de vaguement obscène.

– « avec LFI » : Pas besoin de préciser « la France Insoumise ». Tout le monde sait de qui il s’agit. Et c’est bien là le problème : LFI est devenue une sorte de repoussoir, le nom qu’on murmure avec crainte dans les couloirs de la mairie. C’est le langage de la diabolisation, qui transforme un mouvement politique en épouvantail.

Ce langage révèle une vérité profonde : nos édiles nantais ne parlent plus le langage de la politique, mais celui de la gestion. Ils ne veulent plus transformer la société, mais la « piloter ». Ils ne veulent plus libérer les hommes, mais les « accompagner ». Ils ne veulent plus changer le monde, mais le « faire évoluer ». C’est le langage des technocrates, des managers, des petits chefs qui ont oublié que la politique est d’abord une question de passion, de combat, de rêve.

III. Comportementalisme Radical : La Résistance Humaniste

Face à cette trahison, que faire ? Comment résister à cette machine à broyer les espoirs ?

D’abord, il faut comprendre que la politique n’est pas une question de calculs électoraux, mais de rapport de forces. Quand Belhamiti dit que Rolland « n’avait pas besoin » de LFI, il révèle une faiblesse : la peur. La peur de perdre, la peur de devoir partager, la peur de devoir changer. Et cette peur, mes amis, c’est notre meilleure alliée. Car une gauche qui a peur est une gauche qui peut être vaincue.

Ensuite, il faut réapprendre à parler le langage de la révolte. Pas celui des technocrates, mais celui des poètes, des ouvriers, des rêveurs. Le langage de ceux qui n’ont rien à perdre, sinon leurs chaînes. À Nantes, cela signifie :

– Parler des loyers qui explosent, pas des « tensions sur le marché immobilier ».
– Parler des flics qui tabassent, pas des « bavures policières ».
– Parler des ouvriers précarisés, pas des « nouveaux modes de travail ».
– Parler des sans-papiers expulsés, pas des « débordements migratoires ».

Enfin, il faut réinventer la politique comme un acte de résistance quotidienne. Pas seulement au moment des élections, mais tous les jours, dans les quartiers, dans les usines, dans les écoles. À Nantes, cela signifie :

– Occuper les logements vides, comme à la Bottière où des familles sans-abri ont squatté des immeubles inoccupés.
– Bloquer les expulsions, comme à Malakoff où les voisins se sont mobilisés contre l’expulsion d’une famille.
– Créer des cantines solidaires, comme à Bellevue où des bénévoles nourrissent ceux que la société a oubliés.
– Organiser des assemblées populaires, comme à Doulon où les habitants ont pris en main la gestion de leur quartier.

Car la politique, voyez-vous, ce n’est pas une question de strapontins ou de petits arrangements entre amis. C’est une question de vie ou de mort. C’est une question de savoir si nous voulons continuer à vivre dans un monde où quelques-uns s’enrichissent sur le dos des autres, ou si nous voulons construire une société où chacun a sa place, où chacun compte, où chacun est respecté.

IV. Exemples Concrets : L’Art comme Arme de Résistance

L’art, la littérature, le cinéma, la musique : autant d’armes pour résister à l’ordre établi. À Nantes, cette résistance prend des formes multiples :

La Littérature : Lisez « Les Pauvres Gens » de Victor Hugo, et vous comprendrez que la misère à Nantes en 2026 n’est pas différente de celle de Paris en 1862. Lisez « La Condition humaine » de Malraux, et vous comprendrez que la révolution est toujours une question de sacrifice et de courage. Lisez « Les Misérables », et vous comprendrez que les Thénardier d’aujourd’hui portent des costumes trois-pièces et siègent à la mairie.

Le Cinéma : Regardez « La Haine » de Kassovitz, et vous comprendrez que les banlieues nantaises ne sont pas différentes de celles de Paris. Regardez « Sorry to Bother You » de Boots Riley, et vous comprendrez que le capitalisme est une machine à broyer les rêves. Regardez « Les Damnés » de Visconti, et vous comprendrez que la bourgeoisie nantaise est prête à toutes les compromissions pour conserver son pouvoir.

La Musique : Écoutez le rap de Nekfeu, et vous entendrez la colère de ceux que la société a oubliés. Écoutez les chants de lutte des ouvriers nantais, et vous comprendrez que la résistance est une tradition locale. Écoutez « Le Temps des cerises », et vous comprendrez que l’espoir d’un monde meilleur est une mélodie qui traverse les siècles.

Les Arts Visuels : Observez les fresques murales de Nantes, ces œuvres qui racontent l’histoire des luttes sociales. Observez les installations éphémères qui dénoncent la gentrification. Observez les graffitis qui crient la colère des oubliés. L’art, voyez-vous, est une arme. Une arme pour dénoncer, pour résister, pour rêver.

V. Mythologie de la Résistance : Les Héros Oubliés

Chaque ville a ses héros, ses martyrs, ses figures de résistance. À Nantes, ces héros sont souvent oubliés, effacés par l’histoire officielle. Pourtant, ils sont là, dans l’ombre, prêts à inspirer les nouvelles générations :

Les Canuts de Nantes : En 1830, les ouvriers de la manufacture des tabacs se sont révoltés contre leurs conditions de travail. Ils ont été réprimés dans le sang, mais leur lutte a marqué l’histoire de la ville. Aujourd’hui, leurs descendants continuent le combat, dans les usines, les entrepôts, les chantiers.

Les Résistants de 1940-1945 : Nantes fut l’une des villes les plus actives dans la Résistance. Des hommes et des femmes ont risqué leur vie pour libérer la ville. Aujourd’hui, leurs noms sont gravés sur des plaques commémoratives, mais leur esprit vit toujours dans ceux qui refusent de se soumettre.

Les Ouvriers de Mai 68 : En 1968, Nantes fut l’une des villes les plus combatives de France. Les ouvriers des chantiers navals, les étudiants, les paysans ont tenu la ville pendant des semaines. Leur combat n’a pas abouti, mais il a montré que le peuple, uni, est invincible.

Ces héros, ces martyrs, ces combattants : ce sont eux, les vrais visages de Nantes. Pas les édiles en costume, pas les promoteurs immobiliers, pas les petits marquis qui jouent aux révolutionnaires entre deux verres de muscadet. Eux, ce sont les oubliés, les invisibles, ceux qui font tourner la ville sans jamais être remerciés. Eux, ce sont ceux pour qui LFI se bat. Eux, ce sont ceux que Johanna Rolland et ses amis ont trahis.

Analogie finale :

Nantes, ville aux cent clochers,
Où les docks puent la sueur et le sang,
Où les bourgeois trinquent en riant,
Pendant que les gueux crèvent dans l’ombre.

Johanna, reine des apparences,
Porte une couronne de mensonges,
Ses mots sont doux comme du miel,
Mais son cœur est froid comme l’acier.

Elle n’avait pas besoin de LFI,
Car LFI, c’est la voix des damnés,
C’est le cri de ceux qu’on a oubliés,
C’est la révolte des humiliés.

Mais gare à toi, Johanna,
Car les damnés se réveillent,
Et quand ils lèvent le poing,
Les trônes tremblent et les couronnes tombent.

Nantes, ville aux cent combats,
Tes rues ont vu couler le sang des héros,
Tes murs ont entendu les chants des rebelles,
Tes pavés ont tremblé sous les pas des révolutionnaires.

Alors souviens-toi, Johanna,
Que le pouvoir n’est qu’un leurre,
Que les palais sont faits de carton,
Et que la vraie force est dans le peuple.

Un jour, les gueux se lèveront,
Et ce jour-là, tu comprendras,
Que tu n’avais pas besoin de nous,
Mais que nous, nous avions besoin de toi.

Pour te rappeler,
Que la politique n’est pas un jeu,
Mais une question de vie ou de mort,
Pour ceux que tu as trahis.



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