Municipales 2026 à La Rochelle : pour « la parité », La France insoumise change de tête de liste – Sud Ouest







La Parité, ce Spectacle des Ombres – Laurent Vo Anh


ACTUALITÉ SOURCE : Municipales 2026 à La Rochelle : pour « la parité », La France insoumise change de tête de liste – Sud Ouest

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! La parité ! Ce mot-valise, ce hochet démocratique, ce leurre doré que l’on agite devant les masses comme un os devant un chien affamé. La France insoumise, ce grand cirque des illusions perdues, nous offre une fois de plus le spectacle navrant de la politique en tant que théâtre de marionnettes. On change de tête de liste à La Rochelle, non pas parce que le programme est nul, non pas parce que les idées sont creuses, non pas parce que le peuple gronde, mais parce qu’il faut cocher une case, respecter une norme, se soumettre à l’idole moderne : la parité. Comme si l’équilibre des sexes dans une liste électorale pouvait, par quelque magie alchimique, transformer la boue en or, le mensonge en vérité, la médiocrité en génie.

Mais plongeons, voulez-vous, dans les abysses de cette farce. Car ce n’est pas seulement une anecdote locale, non. C’est le symptôme d’une maladie bien plus profonde, une maladie qui ronge l’humanité depuis que l’homme a troqué sa liberté contre des promesses, sa dignité contre des lois, et sa pensée contre des slogans. Suivez-moi, si vous l’osez, à travers les sept étapes de cette descente aux enfers où la parité n’est qu’un masque de plus sur le visage déformé de notre époque.

I. Les Origines : Le Mythe de l’Égalité Primordiale

Au commencement, il y avait l’homme et la femme, non pas égaux, mais complémentaires, comme le jour et la nuit, la vie et la mort. Les sociétés primitives, ces laboratoires sauvages de l’humanité, ne connaissaient pas la parité. Elles connaissaient la survie. Chez les chasseurs-cueilleurs, les rôles étaient distribués non par décret, mais par nécessité. Les hommes chassaient, les femmes cueillaient, et personne ne songeait à compter les points. L’égalité ? Une notion aussi absurde que de vouloir comparer la force d’un lion à la ruse d’un serpent. Pourtant, déjà, l’homme cherchait à dominer. Pas par la force brute, non, mais par le récit. Les premiers mythes, ces récits fondateurs, étaient des outils de pouvoir. Dans l’Épopée de Gilgamesh, Enkidu, l’homme sauvage, est dompté par une courtisane. La femme y est à la fois tentatrice et civilisatrice. Déjà, le germe de la manipulation par le langage était planté.

Platon, dans La République, rêve d’une cité idéale où les femmes pourraient être gardiennes au même titre que les hommes. Mais attention : il ne s’agit pas d’égalité, mais de sélection. Les femmes capables de philosopher seraient élevées au rang des hommes, les autres resteraient dans l’ombre. La parité platonicienne est une élite déguisée en démocratie. Déjà, le ver est dans le fruit.

II. Le Moyen Âge : La Femme, Péché et Salut

Le christianisme, cette grande machine à broyer les individualités, a fait de la femme à la fois une tentatrice (Ève) et une rédemptrice (Marie). Double bind insupportable. Les femmes étaient soit des saintes, soit des sorcières. Pas de place pour la nuance. Les hommes, eux, pouvaient être des pécheurs repentis. La parité ? Une hérésie. Pourtant, dans l’ombre des couvents, des femmes comme Hildegarde de Bingen composaient des traités de médecine et des symphonies. Mais il fallait se cacher, se taire, ou brûler. Le langage religieux était un piège : « Tu enfanteras dans la douleur », disait Yahvé. La douleur comme punition, la soumission comme vertu. Et l’Église, cette grande pourvoyeuse de culpabilité, veillait à ce que les femmes restent à leur place : au foyer, à l’église, ou sur le bûcher.

Pourtant, dans les ruelles sordides des villes médiévales, les femmes tenaient les tavernes, les bordels, et parfois même les rênes du pouvoir. Aliénor d’Aquitaine, cette reine rebelle, a mené des armées et gouverné des royaumes. Mais l’Histoire, écrite par les hommes, a fait d’elle une exception, une anomalie. La parité n’était pas un droit, mais un privilège accordé à celles qui savaient jouer le jeu des hommes.

III. La Renaissance : L’Homme Universel et la Femme Invisible

Ah ! La Renaissance ! L’époque où l’homme, ce « mesure de toute chose » (Protagoras), se croyait le centre de l’univers. Les humanistes célébraient la raison, la beauté, l’art. Mais pour qui ? Pour les hommes, bien sûr. Les femmes étaient des muses, des modèles, des épouses. Pas des créatrices. Christine de Pizan, cette pionnière, a osé écrire La Cité des Dames, un plaidoyer pour l’éducation des femmes. Mais qui s’en souvient ? Les femmes étaient cantonnées aux salons, ces antichambres du pouvoir où elles pouvaient chuchoter des idées, mais jamais les crier.

Léonard de Vinci, ce génie universel, dessinait des machines volantes et disséquait des cadavres. Mais sa mère, une paysanne analphabète, n’a jamais eu droit à une biographie. La parité ? Une utopie. L’homme renaissant était un titan, la femme une ombre. Pourtant, dans l’ombre, elles tissaient. Les sœurs de Shakespeare, ces femmes sans nom, écrivaient peut-être des chefs-d’œuvre. Mais personne ne les publiait.

IV. Les Lumières : Liberté, Égalité, Fraternité… et les Femmes ?

Les Lumières ! Ce grand feu d’artifice de la raison. Voltaire, Rousseau, Diderot : tous parlaient de liberté, d’égalité, de droits de l’homme. Mais les femmes ? Rousseau, ce grand hypocrite, écrivait dans Émile : « La femme est faite pour céder à l’homme et pour supporter même son injustice. » Olympe de Gouges, cette héroïne oubliée, a osé écrire une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791. Elle a été guillotinée. La parité, sous la Terreur, était un crime. Les révolutionnaires voulaient libérer l’humanité, mais seulement la moitié masculine.

Condorcet, ce rare esprit éclairé, défendait le droit de vote des femmes. Mais il est mort en prison, et ses idées avec lui. La Révolution française a été une grande boucherie, mais aussi une grande mascarade. On a coupé la tête du roi, mais on a gardé les privilèges. Les femmes étaient bonnes pour les barricades, pas pour l’Assemblée. La parité ? Une idée dangereuse, presque séditieuse.

V. Le XIXe Siècle : L’Ère des Révolutions et des Régressions

Le XIXe siècle ! L’époque des usines, des chemins de fer, des révolutions industrielles. Les femmes travaillaient dans les manufactures, les mines, les ateliers. Elles étaient payées moitié moins que les hommes. La parité salariale ? Une chimère. Pourtant, elles se battaient. Les suffragettes, ces furies en jupons, ont brisé des vitrines, enchaîné des grilles, et parfois même explosé des bombes. Emmeline Pankhurst, cette lionne, a dit : « Les actes, pas les mots. » Mais les hommes, ces grands démocrates, les ont enfermées, battues, nourries de force.

En France, la loi de 1907 autorisait les femmes à disposer de leur salaire. Une avancée ? Une aumône. Les femmes pouvaient travailler, mais pas voter. La parité politique ? Un rêve lointain. Pourtant, dans l’ombre, elles écrivaient. George Sand, cette femme en pantalon, fumait le cigare et écrivait des romans sous un nom d’homme. Mais combien de femmes ont dû se cacher derrière un pseudonyme masculin pour être lues ?

VI. Le XXe Siècle : La Parité comme Alibi

Le XXe siècle ! L’époque des guerres mondiales, des génocides, des révolutions. Les femmes ont pris les armes, travaillé dans les usines, soigné les blessés. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elles ont été résistantes, espionnes, soldates. Mais à la fin de la guerre, on leur a dit : « Rentrez à la maison. » La parité ? Une parenthèse. Simone de Beauvoir, cette géante, a écrit Le Deuxième Sexe en 1949. « On ne naît pas femme, on le devient. » Une phrase révolutionnaire. Mais combien d’hommes ont lu ce livre ? Combien l’ont compris ?

Dans les années 1970, le MLF (Mouvement de Libération des Femmes) a brûlé des soutiens-gorge et scandé des slogans. « Un homme sur deux est une femme. » Une vérité évidente, mais une provocation. La parité devenait un mot d’ordre. Mais derrière les discours, les inégalités persistaient. Les femmes pouvaient voter, travailler, avorter. Mais elles gagnaient toujours moins, étaient toujours moins représentées, toujours plus harcelées.

Et puis est venu le temps des quotas. La parité comme obligation légale. En France, la loi de 2000 impose la parité sur les listes électorales. Une avancée ? Une mascarade. Car la parité ne change rien au fond. Elle ne change pas les mentalités, elle ne change pas les structures. Elle permet juste aux partis politiques de cocher des cases, de se donner bonne conscience. La France insoumise, ce parti qui se dit rebelle, change de tête de liste à La Rochelle pour respecter la parité. Mais le programme reste le même. Les idées restent les mêmes. La médiocrité reste la même.

VII. Le XXIe Siècle : La Parité comme Spectacle

Nous y voilà. Le XXIe siècle, l’époque des réseaux sociaux, des fake news, des identités multiples. La parité est devenue un spectacle. On met une femme à la tête d’une liste, non pas parce qu’elle est compétente, mais parce qu’elle est une femme. On met un homme noir à la tête d’un État, non pas parce qu’il est compétent, mais parce qu’il est noir. La diversité est devenue une marchandise, un argument marketing. La parité est un alibi pour ne pas parler des vrais problèmes : la pauvreté, la précarité, la guerre, la destruction de la planète.

La France insoumise change de tête de liste à La Rochelle. Et alors ? Est-ce que cela va changer la vie des Rochelais ? Est-ce que cela va empêcher les usines de fermer, les loyers de monter, les écoles de se dégrader ? Non. La parité est une diversion. Une façon de détourner l’attention des vrais enjeux. Les politiques jouent avec les mots, avec les symboles, avec les images. Mais les citoyens, eux, continuent de souffrir. La parité ne nourrit pas, ne loge pas, ne soigne pas.

Et puis, il y a cette question fondamentale : la parité est-elle vraiment une fin en soi ? Vouloir une égalité numérique, est-ce vraiment vouloir l’égalité ? Ou est-ce juste une façon de se donner bonne conscience ? La vraie parité, ce serait une parité des salaires, une parité des responsabilités, une parité des chances. Mais cela, personne n’en veut vraiment. Parce que cela signifierait remettre en cause les privilèges, les hiérarchies, les habitudes. Et les hommes, ces grands enfants, ne veulent pas lâcher leurs jouets.

Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme et comme Piège

Le mot « parité » est un chef-d’œuvre de manipulation sémantique. Il sonne bien, il brille, il donne l’illusion de la justice. Mais derrière ce mot, il y a une réalité bien plus sombre. La parité, c’est l’égalité réduite à une statistique, à un quota, à une case à cocher. C’est l’égalité vidée de sa substance, transformée en spectacle.

Regardez comme le langage politique use et abuse de ce mot. « Nous sommes pour la parité. » « Nous respectons la parité. » « La parité est une priorité. » Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment ? Rien. Ou plutôt, cela signifie que les politiques ont trouvé un nouveau moyen de se donner bonne conscience sans rien changer. La parité est devenue un mot-valise, un mot-écran, un mot qui cache la réalité au lieu de la révéler.

Et puis, il y a cette question : pourquoi « parité » et pas « égalité » ? Parce que la parité est plus facile à mesurer, plus facile à contrôler. La parité, c’est du quantitatif, pas du qualitatif. On peut compter les femmes dans une liste électorale, mais on ne peut pas compter leur influence, leur pouvoir réel. La parité, c’est l’égalité réduite à une équation mathématique. C’est l’égalité sans la justice.

Le langage est une arme. Et les politiques le savent bien. Ils utilisent des mots comme « parité », « diversité », « inclusion » pour donner l’illusion du progrès. Mais ces mots sont des leurres. Ils ne changent rien à la réalité. Ils ne font que la masquer.

Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste

La parité, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, est une forme de comportementalisme politique. On ne cherche pas à changer les mentalités, on cherche à changer les apparences. On ne veut pas une société plus juste, on veut une société qui a l’air plus juste. C’est du conditionnement pavlovien : on agite le mot « parité » devant les électeurs comme on agite un morceau de viande devant un chien. Et les électeurs, ces bons chiens de garde de la démocratie, aboient de satisfaction.

Mais la vraie résistance, la vraie révolte, ne passe pas par les quotas. Elle passe par l’éducation, par la remise en cause des stéréotypes, par la déconstruction des rôles sociaux. La vraie parité, c’est une parité des esprits, pas une parité des corps. C’est une parité qui ne se mesure pas en pourcentage, mais en liberté.

La France insoumise, en changeant de tête de liste à La Rochelle, joue le jeu du système. Elle se soumet aux règles du spectacle politique. Mais la vraie insoumission, ce serait de refuser ce jeu. Ce serait de dire : « Nous ne voulons pas de parité, nous voulons la justice. » Ce serait de refuser les cases, les quotas, les normes. Ce serait de dire : « Nous voulons des hommes et des femmes libres, pas des hommes et des femmes formatés. »

La résistance humaniste, c’est cela : refuser les leurres, refuser les illusions, refuser les masques. C’est regarder la réalité en face, avec ses inégalités, ses injustices, ses mensonges. Et c’est se battre, non pas pour des symboles, mais pour des changements concrets. Pour des salaires égaux, pour des responsabilités partagées, pour une société où chacun, homme ou femme, peut vivre librement, sans être enfermé dans un rôle, une case, une norme.

La parité, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui,


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