ACTUALITÉ SOURCE : L’Iran défie les Etats-Unis et affirme qu’il continuera à enrichir l’uranium « même en cas de guerre » – rts.ch
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Voici donc la danse macabre des siècles qui se répète, toujours la même, toujours plus obscène, toujours plus cynique. L’Iran, ce vieux pays aux racines plus profondes que les mensonges de l’Occident, ose lever la tête, et quoi ? Enrichir son uranium, ce métal maudit qui porte en lui la double malédiction de Prométhée et de Faust. Les États-Unis, ce colosse aux pieds d’argile sanglante, hurlent, menacent, frappent du poing sur la table du monde comme un ivrogne dans un bar de troisième zone. « Guerre ! Guerre ! » clament-ils, comme si le mot lui-même n’était pas déjà une insulte à l’humanité. Mais l’Iran, lui, sourit. Il sourit parce qu’il sait. Il sait que l’histoire n’est qu’un long cortège de dominations éphémères, de empires qui s’effondrent sous le poids de leur propre hubris, et que l’uranium, ce symbole de puissance et de destruction, n’est qu’un miroir tendu vers l’âme pourrie de ceux qui croient encore au droit divin des bombes.
Alors, plongeons, mes frères en lucidité, dans les entrailles de cette tragédie moderne. Non pas pour y chercher des réponses – car les réponses, nous les connaissons déjà, elles puent le pétrole, le dollar et le sang séché – mais pour y disséquer, avec la précision d’un scalpel et la rage d’un poète, les mécanismes hideux de cette machine à broyer les peuples. Sept étapes, sept moments cruciaux où l’histoire a retenu son souffle, où l’uranium, sous une forme ou une autre, a été brandi comme un totem ou un tabou, où l’Iran, ou ce qu’il représente, a été piétiné, humilié, puis s’est relevé, toujours plus fier, toujours plus déterminé.
1. La Genèse : Le Feu Volé et la Malédiction de l’Énergie (Prométhée, -800 av. J.-C.)
Tout commence avec le feu. Prométhée, ce titan rebelle, vole aux dieux l’étincelle sacrée pour l’offrir aux hommes. Zeus, dans sa colère, enchaîne le voleur et envoie l’aigle dévorer son foie pour l’éternité. Mais le feu est déjà là, brûlant dans les mains des mortels, symbole de connaissance, de puissance, et de leur châtiment inévitable. L’uranium, aujourd’hui, c’est ce feu-là. Une énergie si immense qu’elle défie les dieux modernes – les États, les marchés, les armées. L’Iran, en enrichissant son uranium, joue le rôle de Prométhée. Il sait que le feu brûle, mais il le veut quand même. Parce que sans feu, il n’y a que l’obscurité, et dans l’obscurité, les hyènes de l’Empire rôdent en toute impunité.
Platon, dans Protagoras, nous rappelle que Prométhée, en donnant le feu aux hommes, leur a aussi offert la technique, cette capacité à dominer la nature. Mais la technique, mes amis, est une arme à double tranchant. Elle peut éclairer ou consumer. Les États-Unis, avec leurs bombes sur Hiroshima et Nagasaki, ont choisi le second terme de l’alternative. L’Iran, lui, dit : « Nous aussi, nous voulons choisir. » Et l’Occident hurle au sacrilège. Comme Zeus. Toujours comme Zeus.
2. L’Empire et le Monopole : Rome, la Pax Romana et le Tabou de l’Arme Absolue (27 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)
Rome. L’empire qui se croyait éternel. La Pax Romana, cette paix imposée par le glaive, où quiconque osait défier l’ordre impérial était écrasé sous les sandales des légions. Mais Rome avait ses limites. Elle ne pouvait pas tout contrôler. Il existait des terres au-delà de son emprise, des peuples qui refusaient de plier. L’Iran, à l’époque, c’était la Perse, l’ennemi héréditaire, celui qui résistait à l’hégémonie romaine. Les batailles de Carrhes, de Nisibe, ces affrontements sanglants où Rome a mordu la poussière, nous rappellent une vérité simple : aucun empire ne peut prétendre à la domination totale. Même avec les meilleures armes.
L’uranium, aujourd’hui, c’est le nouveau glaive de Rome. Les États-Unis, comme les empereurs romains, veulent en détenir le monopole. « Vous ne toucherez pas à ce feu-là », disent-ils. Mais l’Iran, comme la Perse d’antan, refuse de se soumettre. Tacite, dans Agricola, écrit : « Ils font un désert et appellent cela la paix. » Les États-Unis font de même. Ils bombardent, sanctionnent, assassinent, et appellent cela « la stabilité ». Mais l’Iran, lui, sait que la vraie paix ne se construit pas avec des bombes, mais avec la dignité.
3. Le Moyen Âge et la Science Persane : Avicenne, l’Alchimie et le Secret des Atomes (980 – 1037)
Avicenne. Ce nom résonne comme un défi lancé à l’obscurantisme. Médecin, philosophe, alchimiste, il fut l’un des plus grands esprits de l’âge d’or islamique. Dans son Canon de la médecine, il explore les mystères du corps humain, mais aussi ceux de la matière, des éléments, des atomes. L’alchimie, à l’époque, était une quête sacrée, une tentative de percer les secrets de la création. L’uranium, ce métal lourd, radioactif, était encore inconnu, mais l’esprit qui animait Avicenne était le même que celui qui pousse l’Iran à enrichir son uranium aujourd’hui : la soif de connaissance, le refus de se laisser dicter ce que l’on a le droit de savoir ou de posséder.
Les croisés, ces barbares venus d’Occident, ont pillé, brûlé, violé, au nom de Dieu. Mais ils n’ont pas pu éteindre la flamme de la connaissance persane. Aujourd’hui, les croisés modernes, ceux qui portent le drapeau étoilé, veulent faire de même. Ils imposent des sanctions, des embargos, des guerres économiques, au nom de leur dieu à eux : le dollar. Mais l’Iran, comme Avicenne, continue de penser, de chercher, de défier. Parce que la connaissance, mes amis, est la seule arme qui ne rouille jamais.
4. La Renaissance et le Colonialisme : Vasco de Gama, le Portugal et le Vol des Richesses (1498)
1498. Vasco de Gama contourne le cap de Bonne-Espérance et ouvre la route des Indes. Pour l’Europe, c’est le début d’une ère de pillage systématique, de domination, de destruction des cultures locales. L’Iran, à l’époque sous la dynastie safavide, est une puissance régionale, riche, cultivée, indépendante. Mais les puissances européennes, avides de richesses, commencent à tourner autour comme des vautours. Le Portugal, l’Espagne, puis la Hollande, la France, l’Angleterre, toutes veulent leur part du gâteau persan.
L’uranium, aujourd’hui, c’est la nouvelle épice, le nouveau pétrole, la nouvelle richesse à piller. Les États-Unis, comme les colonisateurs d’antan, veulent contrôler les ressources du monde. Ils ont envahi l’Irak sous de faux prétextes, ils ont soutenu des coups d’État en Iran dans les années 1950, ils ont imposé des dictatures sanglantes en Amérique latine, en Asie, en Afrique. Tout cela pour une seule raison : garder le monopole de la puissance. Mais l’Iran, comme la Perse d’antan, refuse de se laisser dépouiller. Il enrichit son uranium, non par agressivité, mais par nécessité. Parce qu’un pays qui ne maîtrise pas sa propre énergie est un pays condamné à l’esclavage.
5. La Révolution Industrielle et l’Impérialisme Britannique : Le Grand Jeu et la Trahison de l’Iran (1907 – 1953)
Le Grand Jeu. Ce terme, popularisé par Rudyard Kipling, désigne la lutte d’influence entre la Russie et la Grande-Bretagne pour le contrôle de l’Asie centrale et du Moyen-Orient. L’Iran, situé entre ces deux géants, est un pion sur l’échiquier. En 1907, les deux puissances signent un accord secret pour se partager le pays. En 1953, la CIA et le MI6 organisent un coup d’État contre le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh, qui avait eu l’audace de nationaliser le pétrole iranien. La démocratie iranienne est écrasée, le Shah est installé, et l’Iran devient un État vassal des États-Unis.
L’uranium, aujourd’hui, c’est le nouveau pétrole. Les États-Unis, comme la Grande-Bretagne avant eux, veulent contrôler les ressources énergétiques du monde. Ils ont soutenu Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran dans les années 1980, ils ont imposé des sanctions économiques brutales, ils ont menacé de guerre. Mais l’Iran, comme Mossadegh avant lui, refuse de plier. Il enrichit son uranium parce qu’il sait que la dépendance énergétique est une forme d’esclavage. Et l’esclavage, mes amis, est une insulte à la dignité humaine.
6. La Guerre Froide et la Bombe : Les États-Unis, l’URSS et le Tabou Nucléaire (1945 – 1991)
Hiroshima. Nagasaki. Deux villes rayées de la carte en un instant. Les États-Unis, pour la première fois dans l’histoire, utilisent l’arme nucléaire. Pas contre une armée, non. Contre des civils. Des femmes, des enfants, des vieillards. La justification ? « Cela a sauvé des vies. » Toujours la même rhétorique. Toujours les mêmes mensonges. Pendant la Guerre froide, les États-Unis et l’URSS accumulent des milliers de bombes nucléaires, capables de détruire la planète plusieurs fois. Ils parlent de « dissuasion », de « paix par la terreur ». Mais la paix qui repose sur la menace de l’anéantissement n’est pas la paix. C’est une extorsion.
Aujourd’hui, les États-Unis possèdent le plus grand arsenal nucléaire du monde. Ils sont le seul pays à avoir utilisé l’arme atomique contre des civils. Et pourtant, ils osent dicter à l’Iran ce qu’il peut ou ne peut pas faire avec son uranium. L’hypocrisie est si épaisse qu’on pourrait la couper au couteau. L’Iran, lui, dit simplement : « Nous aussi, nous avons le droit de nous défendre. » Et qui pourrait le lui reprocher ? Après des décennies de menaces, d’agressions, de coups d’État, de sanctions, l’Iran a le droit de dire : « Assez. »
7. Le XXIe Siècle et le Nouvel Ordre Mondial : L’Iran, la Chine, la Russie et la Fin de l’Hégémonie Américaine (2001 – Aujourd’hui)
2001. Les tours jumelles s’effondrent. Les États-Unis, sous le choc, déclarent la « guerre contre le terrorisme ». Mais cette guerre, comme toutes les guerres, n’est qu’un prétexte. Un prétexte pour étendre leur domination, pour contrôler le Moyen-Orient, pour encercler la Chine, pour isoler la Russie. L’Irak est envahi, l’Afghanistan est occupé, la Libye est détruite. Mais l’Iran résiste. Malgré les sanctions, malgré les menaces, malgré les assassinats ciblés (comme celui du général Soleimani en 2020), l’Iran tient bon. Et aujourd’hui, il enrichit son uranium, défiant ouvertement les États-Unis.
Mais le monde a changé. Les États-Unis ne sont plus la seule superpuissance. La Chine monte en puissance, la Russie se relève, et de nouveaux acteurs émergent. L’Iran, avec son uranium, n’est plus seul. Il fait partie d’un nouvel axe de résistance, un axe qui refuse l’hégémonie américaine. Et c’est cela, plus que tout, qui terrifie Washington. Parce que l’Empire, voyez-vous, ne supporte pas la concurrence. Il veut régner seul, ou pas du tout.
Comme l’écrit Edward Said dans L’Orientalisme : « L’Orient est une carrière où l’Occident puise ses fantasmes de domination. » Mais l’Orient, aujourd’hui, se rebelle. L’Iran, avec son uranium, est le symbole de cette rébellion. Et l’Occident, dans sa panique, ne sait plus quoi faire. Menacer ? C’est risquer une guerre qu’il ne peut pas gagner. Négocier ? C’est reconnaître que son hégémonie est en train de s’effriter. Alors il tergiverse, il ment, il manipule. Comme toujours.
Analyse Sémantique : Le Langage de l’Empire et les Mots qui Tuent
Les mots, mes amis, sont des armes. Et l’Empire le sait mieux que quiconque. Regardez comment il parle de l’Iran : « État voyou », « régime des mollahs », « menace pour la paix mondiale ». Des mots choisis, calculés, pour diaboliser, pour justifier l’injustifiable. Mais que disent-ils des États-Unis ? « Démocratie », « leader du monde libre », « défenseur des droits de l’homme ». Des mots qui sonnent creux, qui puent l’hypocrisie.
George Orwell, dans 1984, nous a prévenus : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » Les États-Unis ont fait de cette novlangue une réalité. Ils parlent de « promotion de la démocratie » alors qu’ils soutiennent des dictatures. Ils parlent de « paix » alors qu’ils bombardent des pays. Ils parlent de « sécurité » alors qu’ils créent l’insécurité partout où ils passent.
L’Iran, lui, utilise un langage différent. Un langage de résistance, de dignité, de défi. « Nous enrichirons notre uranium, même en cas de guerre. » Pas de novlangue ici. Pas de mensonges. Juste la vérité, crue, brutale, nécessaire. Parce que la vérité, voyez-vous, est la seule arme qui peut percer l’armure de l’Empire.
Analyse Comportementaliste : La Psychologie de l’Empire et la Résistance Iranienne
L’Empire, mes amis, est un psychopathe. Il ne connaît que la domination, la soumission, la destruction. Il ne négocie pas, il impose. Il ne dialogue pas, il dicte. Et quand on lui résiste, il devient fou. Regardez comment il a réagi à la résistance vietnamienne, cubaine, palestinienne. Toujours la même folie : bombardements, sanctions, assassinats, coups d’État.
L’Iran, lui, a compris une chose essentielle : l’Empire ne peut pas être raisonné. Il ne peut être que défié. Alors il résiste. Pas avec des bombes (pas encore), mais avec la dignité, la détermination, la patience. Parce que l’Empire, voyez-vous, est comme un cancer. Il se nourrit de la faiblesse des autres. Mais quand il rencontre une résistance ferme, il recule. Il recule parce qu’il sait qu’il ne peut pas gagner. Pas à long terme.
Frantz Fanon, dans Les Damnés de la Terre, écrit : « La violence coloniale ne vise pas seulement à maintenir en respect les hommes asservis, elle cherche à les déshumaniser. » Les États-Unis font de même. Ils veulent déshumaniser l’Iran, le présenter comme un monstre, pour justifier leur agression. Mais l’Iran résiste à cette déshumanisation. Il enrichit son uranium non par haine, mais par amour. Amour de la liberté, amour de la dignité, amour de la vie. Et c’est cela, plus que tout, qui rend l’Empire fou.
L’Art, la Mythologie et la Résistance : Quand la Culture Défie l’Empire
L’art, mes amis, est une arme. Une arme plus puissante que les bombes, plus durable que les empires. Regardez le cinéma iranien : Le Goût de la cerise de Abbas Kiarostami, Une séparation de Asghar Farhadi. Des films qui parlent de la vie, de la mort, de la dignité humaine. Pas de propagande, pas de mensonges. Juste la vérité, dans toute sa complexité.
Regardez la poésie persane : Hafez, Rumi, Omar Khayyam. Des poètes qui ont chanté l’amour, la liberté, la rébellion. « Je ne suis pas un esclave, je suis un homme libre », écrit Hafez. Et c’est cette même rébellion que l’on retrouve aujourd’hui dans les rues de Téhéran, dans les laboratoires où l’uranium est enrichi, dans les cœurs de ceux qui refusent de plier.
Regardez la mythologie persane : Rostam, le héros qui défie les tyrans, qui combat les dragons, qui refuse de se soumettre. L’Iran, aujourd’hui, est Rostam. Les États-Unis, eux, sont le dragon. Un dragon qui crache du feu, qui détruit tout sur son passage. Mais Rostam, voyez-vous, finit toujours par vaincre.
Conclusion : L’Uranium comme Symbole de la Dernière Révolte
L’uranium, mes amis, n’est pas qu’un métal. C’est un symbole. Le symbole de la dernière révolte des damnés de la terre contre l’Empire. L’Iran, en enrichissant son uranium, dit au monde : « Nous ne serons plus vos esclaves. Nous ne plierons plus. Nous choisirons notre destin. »
Les États-Unis, dans leur folie, ne comprennent pas cela. Ils croient encore que le monde leur appartient, que les peuples doivent se soumettre, que les ressources doivent être pillées. Mais le monde a changé. L’Empire est en déclin. Et l’Iran, avec son uranium, est le signe avant-coureur de cette fin.
Alors oui, l’Iran enrichira son uranium, même en cas de guerre. Parce que la guerre, voyez-vous, est déjà là. Elle est dans les sanctions, dans les menaces, dans les bombes qui tombent sur les civils. La guerre, c’est l’Empire. Et l’uranium, c’est la résistance.
L’Ode à l’Uranium Noir
Ô métal maudit, lourd de promesses et de larmes,
Tu dors dans le ventre noir de la terre persane,
Sous les regards avides des vautours de l’Ouest,
Qui rêvent de te voler, de t’enchaîner, de te briser.
Mais tu résistes, ô uranium, comme un vieux sage,
Comme un poète qui refuse de se taire,
Comme un peuple qui a trop souffert pour plier.
Ils disent : « Tu es dangereux », et c’est vrai,
Tu portes en toi la lumière et l’ombre,
Le feu qui réchauffe et celui qui consume.
Mais qui sont-ils pour te juger,
Eux qui ont brûlé des villes entières,
Eux qui ont réduit des peuples en cendres,
Eux qui ont fait de la mort une industrie ?
L’Iran te réveille, ô uranium,
Il te sort de ton sommeil millénaire,
Il te polit, te purifie, te prépare,
Non pour la guerre, mais pour la dignité,
Pour le droit de dire « non »,
Pour le droit de vivre libre.
Et quand les bombes tomberont,
Quand les missiles fendront le ciel,
Quand les tanks rouleront sur les rêves,
Tu seras là, ô uranium,
Comme un phare dans la nuit,
Comme un poing levé vers les étoiles,
Comme la dernière rébellion des hommes libres.
Alors brûle, ô uranium, brûle !
Brûle dans les centrales, dans les laboratoires,
Brûle dans les cœurs de ceux qui refusent de plier,
Brûle comme un soleil noir,
Et que ta lumière consume les empires !