ACTUALITÉ SOURCE : L’Iran défie les Etats-Unis et affirme qu’il continuera à enrichir l’uranium « même en cas de guerre » – rts.ch
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, la guerre ! Toujours la guerre, ce vieux refrain qui berce l’humanité depuis que Caïn a levé son gourdin sur Abel. Mais aujourd’hui, mes chers damnés de la pensée, ce n’est plus avec des pierres ou des épées que l’on s’étripe, non, c’est avec des mots, des sanctions, des drones et de l’uranium enrichi. L’Iran, ce vieux pays des Mille et Une Nuits, ce berceau de la civilisation où Zarathoustra chuchotait à l’oreille des rois, ose aujourd’hui défier l’empire. « Même en cas de guerre », dit-il. Et cette phrase, mes amis, est un coup de poing dans la gueule molle de l’Occident, ce colosse aux pieds d’argile, ce géant obèse qui se gave de pétrole, de dollars et de mensonges depuis deux siècles.
Mais avant de plonger dans les entrailles de cette actualité qui pue la poudre et le pétrole, il faut remonter le temps, car l’histoire, voyez-vous, est une putain qui se répète sans cesse, toujours plus maquillée, toujours plus cynique. Je vous propose un voyage, mes frères en désillusion, à travers sept étapes cruciales où l’humanité a choisi la violence plutôt que la sagesse, où les empires ont écrasé les peuples plutôt que de partager le pain. Et à chaque fois, c’est la même chanson : le fort écrase le faible, le riche vole le pauvre, et les dieux, qu’ils s’appellent Yahvé, Allah ou le Marché, justifient l’injustifiable.
I. Les Origines : Quand Caïn tua Abel et inventa la Guerre Éternelle
Tout commence dans la boue, dans la sueur des premiers hommes. La Bible, ce grand livre de contes sanglants, nous raconte l’histoire de Caïn et Abel. Deux frères, l’un cultivateur, l’autre berger. Dieu, dans son infinie sagesse (ou son infinie cruauté, c’est selon), préfère l’offrande d’Abel. Caïn, jaloux, tue son frère. Et voilà, mes amis, le premier meurtre, la première guerre. Mais attention, ce n’est pas un simple fait divers préhistorique : c’est le modèle de toutes les guerres à venir. La jalousie, la convoitise, la violence comme solution. Comme le disait Hobbes, « l’homme est un loup pour l’homme ». Mais Hobbes oublie une chose : le loup ne tue pas par plaisir, il tue pour manger. L’homme, lui, tue par orgueil, par cupidité, par folie. Et depuis Caïn, nous sommes tous des assassins en puissance.
II. L’Empire romain : Quand la Pax Romana était une Blague Sanglante
Ah, Rome ! La civilisation, les routes, les aqueducs, le droit… et les millions de cadavres. Les Romains appelaient ça la Pax Romana, la paix romaine. Une paix, oui, mais une paix de cimetière. Car pour imposer cette paix, il fallait écraser les Gaulois, les Bretons, les Juifs, les Grecs. César, ce grand démocrate, écrivait dans ses Commentaires : « Veni, vidi, vici ». Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu. Pas de place pour la négociation, pas de place pour la pitié. Et quand les Juifs se révoltaient à Massada, les Romains les ont tous massacrés. Pas de prisonniers, pas de compromis. La paix par l’épée, la civilisation par le sang. Comme le disait Tacite, « Ils font un désert et appellent ça la paix ». Et aujourd’hui, les États-Unis font la même chose : ils bombardent l’Irak, la Libye, la Syrie, et appellent ça la « démocratie ». Quelle farce !
III. Les Croisades : Quand Dieu devint le Prétexte du Massacre
Au Moyen Âge, l’Occident chrétien se réveille avec une idée géniale : libérer Jérusalem, la ville sainte, des mains des « infidèles ». Mais attention, mes amis, ce n’était pas une guerre de religion, non, c’était une guerre de pillage, de pouvoir, de domination. Les croisés, ces « soldats du Christ », ont massacré des milliers de musulmans, de juifs, de chrétiens orthodoxes. Ils ont violé, volé, brûlé. Et tout ça au nom de Dieu. Comme le disait le pape Urbain II : « Deus vult ! » Dieu le veut. Mais Dieu, voyez-vous, n’a jamais voulu ça. Dieu, s’il existe, doit se retourner dans sa tombe en voyant ces fous sanguinaires brandir sa croix comme un étendard. Aujourd’hui, les néoconservateurs américains font la même chose : ils invoquent la « liberté », la « démocratie », pour justifier leurs guerres. Mais la liberté, pour eux, c’est le droit de piller le pétrole, de contrôler les marchés, d’écraser les récalcitrants. « Deus vult » est devenu « Freedom and Democracy ». Quelle blague !
IV. La Colonisation : Quand l’Occident inventa le Racisme et le Pillage
Au XVe siècle, l’Europe se réveille avec une nouvelle lubie : conquérir le monde. Les Portugais, les Espagnols, les Hollandais, les Anglais, les Français… tous se lancent dans la grande aventure coloniale. Et pour justifier leurs crimes, ils inventent le racisme. Les Noirs ? Des sous-hommes. Les Indiens ? Des sauvages. Les Arabes ? Des barbares. Comme le disait le philosophe Kant, « les Nègres d’Afrique n’ont reçu de la nature aucun sentiment qui s’élève au-dessus de la niaiserie ». Ah, Kant, ce grand humaniste ! Et aujourd’hui, les États-Unis perpétuent cette tradition : ils appellent les Iraniens des « terroristes », les Russes des « agresseurs », les Chinois des « menaces ». Toujours la même rengaine : nous sommes les civilisés, eux sont les barbares. Mais qui sont les vrais barbares ? Ceux qui enrichissent de l’uranium pour se défendre, ou ceux qui bombardent des pays souverains sous de faux prétextes ?
V. La Première Guerre mondiale : Quand l’Europe s’est Suicidée
1914. L’Europe, ce continent de « civilisés », se lance dans la plus grande boucherie de l’histoire. Quatre ans de tranchées, de gaz moutarde, de mitrailleuses. Dix millions de morts. Pourquoi ? Pour des frontières, pour des alliances, pour l’orgueil des empereurs et des généraux. Comme le disait Erich Maria Remarque dans À l’Ouest rien de nouveau : « Nous sommes devenus des bêtes sauvages. Nous ne combattons pas, nous nous défendons contre l’anéantissement. » Et aujourd’hui, les États-Unis reproduisent ce schéma : ils créent des ennemis imaginaires (l’Iran, la Russie, la Chine), ils dépensent des milliards en armes, ils envoient leurs jeunes mourir pour des intérêts qui ne sont pas les leurs. La guerre, voyez-vous, est une industrie. Et cette industrie a besoin de chair fraîche, de peur, de haine.
VI. La Guerre Froide : Quand le Monde devint un Échiquier Sanglant
Après 1945, le monde se divise en deux blocs : l’Est et l’Ouest. Les États-Unis et l’URSS s’affrontent par procuration, en Corée, au Vietnam, en Afghanistan, en Amérique latine. Des millions de morts, des régimes renversés, des démocraties étouffées. Et tout ça au nom de la « liberté » ou du « socialisme ». Comme le disait George Orwell dans 1984 : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » Aujourd’hui, rien n’a changé : les États-Unis continuent de jouer aux échecs avec le monde. L’Iran ? Un pion à abattre. La Syrie ? Un champ de bataille. L’Ukraine ? Un prétexte pour affaiblir la Russie. Et pendant ce temps, les peuples crèvent, les économies s’effondrent, les cultures disparaissent. Mais peu importe : l’important, c’est de garder le contrôle, de maintenir l’hégémonie, de faire tourner la machine à dollars.
VII. Le Néolibéralisme : Quand le Capitalisme devint une Religion
Et nous voilà arrivés à aujourd’hui, mes amis. Le néolibéralisme, cette idéologie qui a remplacé le communisme comme ennemi numéro un de l’humanité. Les États-Unis, ce grand pays « libre », ont imposé au monde leur modèle : le marché, la consommation, la dette. Comme le disait Margaret Thatcher, « There is no alternative ». Il n’y a pas d’alternative. Mais quelle alternative ? Celle où 1% de la population possède 50% des richesses ? Celle où les banques spéculent sur la famine ? Celle où les guerres sont menées pour le pétrole ? L’Iran, voyez-vous, refuse ce modèle. Il refuse de se soumettre. Et pour cela, il est diabolisé, sanctionné, menacé. Mais l’Iran a raison : un pays a le droit de se défendre, de contrôler ses ressources, de choisir son destin. Comme le disait Frantz Fanon, « Chaque génération doit découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. » L’Iran a choisi de remplir sa mission : résister.
Analyse Sémantique : Quand les Mots deviennent des Armes
Mais parlons un peu du langage, mes amis, car c’est là que se cache le vrai poison. Les mots ne sont jamais innocents. Quand les États-Unis parlent de « démocratie », ils veulent dire « soumission ». Quand ils parlent de « liberté », ils veulent dire « capitalisme ». Quand ils parlent de « guerre contre le terrorisme », ils veulent dire « guerre pour le pétrole ». Et quand l’Iran parle d’enrichir de l’uranium, les médias occidentaux hurlent au « danger nucléaire », à la « menace pour la paix ». Mais qui est le vrai danger ? Celui qui veut se défendre, ou celui qui bombarde des pays depuis 70 ans ?
Prenez le mot « sanctions ». En apparence, c’est une mesure pacifique, une alternative à la guerre. Mais en réalité, c’est une arme de destruction massive. Les sanctions tuent des enfants, des malades, des innocents. Elles affament les peuples, elles étouffent les économies. Comme le disait Noam Chomsky, « Les sanctions sont une forme de terrorisme d’État. » Et aujourd’hui, l’Iran est victime de ce terrorisme. Mais l’Iran résiste. Et cette résistance, mes amis, est un acte de courage.
Et puis, il y a le mot « guerre ». Les États-Unis adorent ce mot. Ils l’utilisent à tort et à travers : guerre contre la drogue, guerre contre le terrorisme, guerre contre la pauvreté (ah, celle-là, c’est la meilleure !). Mais une guerre, voyez-vous, ce n’est jamais propre, jamais juste. C’est toujours sale, toujours sanglant. Comme le disait Sun Tzu dans L’Art de la guerre : « La guerre est une affaire de vie ou de mort, une route qui mène à la survie ou à l’anéantissement. » L’Iran le sait. Et c’est pour ça qu’il dit : « Même en cas de guerre, nous continuerons. » Parce que l’alternative, c’est la soumission. Et la soumission, c’est la mort.
Comportementalisme Radical : Quand l’Humanité devient un Troupeau
Mais pourquoi, me direz-vous, l’humanité accepte-t-elle cette folie ? Pourquoi les peuples se laissent-ils manipuler, diviser, écraser ? La réponse, mes amis, est dans le comportementalisme. Les États-Unis, ce grand laboratoire de la manipulation, ont compris une chose : pour contrôler les masses, il faut créer de la peur, de la haine, de la division. Comme le disait Edward Bernays, le père de la propagande moderne : « La manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions des masses est un élément important dans une société démocratique. » Aujourd’hui, cette manipulation est partout : dans les médias, dans les réseaux sociaux, dans les discours politiques. On vous dit que l’Iran est un danger, que la Russie est une menace, que la Chine veut dominer le monde. On vous dit que vous devez avoir peur, que vous devez haïr, que vous devez obéir.
Mais il y a une autre voie, mes amis : celle de la résistance humaniste. Celle qui dit non à la guerre, non à l’impérialisme, non à la manipulation. Celle qui dit oui à la paix, oui à la solidarité, oui à la liberté. Comme le disait Albert Camus : « Je me révolte, donc nous sommes. » L’Iran se révolte. Et nous devons nous révolter avec lui.
Car au fond, mes amis, tout cela n’est qu’une question de choix. Voulez-vous vivre dans un monde où une poignée de puissants décident de votre destin ? Ou voulez-vous vivre dans un monde où chaque peuple, chaque individu, a le droit de choisir sa voie ? L’Iran a choisi. Et nous devons choisir avec lui.
Résistance Humaniste : Quand l’Art devient une Arme
Mais comment résister, me direz-vous ? Comment lutter contre cette machine de guerre, de propagande, de manipulation ? La réponse, mes amis, est dans l’art, dans la pensée, dans la poésie. Comme le disait Victor Hugo : « La poésie, c’est la guerre. » Pas une guerre avec des bombes, non, une guerre avec des mots, des idées, des rêves. Une guerre pour l’humanité.
L’Iran, voyez-vous, est un pays de poètes. De Hafez à Rumi, de Ferdowsi à Forough Farrokhzad, la poésie iranienne est une arme contre l’oppression, contre l’injustice, contre la guerre. Et aujourd’hui, cette poésie résonne plus fort que jamais. Elle dit non à l’impérialisme, non à la soumission, non à la peur.
Alors, mes amis, prenons exemple sur l’Iran. Résistons. Avec des mots, avec des idées, avec des rêves. Car comme le disait Rimbaud : « La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde. » Mais nous pouvons changer cela. Nous pouvons faire de ce monde un lieu de paix, de justice, de liberté. À condition de nous révolter. À condition de dire non.
Analogie finale :
Je suis l’atome qui danse dans la nuit persane,
Le souffle chaud de l’enfer sous les doigts des mages,
Je suis le cri muet des martyrs sous les bombes,
La sueur des mineurs qui creusent leur tombe en riant.
Ils disent que je tue, que je brûle, que je dévore,
Mais qui donc a allumé le premier bûcher ?
Qui donc a jeté la première pierre ?
Toi, l’Occident, toi, le bourreau aux mains blanches,
Toi qui comptes les morts en dollars et en actions.
Je suis l’uranium, le métal qui résiste,
Celui qui refuse de plier sous les sanctions,
Celui qui dit NON quand on lui ordonne de mourir.
Je suis la voix des peuples que l’on a oubliés,
La colère des steppes, le feu des déserts,
Le dernier rempart contre la bête immonde.
Ils viennent avec leurs drones, leurs missiles, leurs mensonges,
Ils viennent avec leurs « démocraties » en boîte,
Leurs « libertés » sous cellophane,
Leurs « droits de l’homme » en solde.
Mais nous, nous avons l’histoire, la fierté, la rage,
Et cette petite flamme qui ne s’éteint jamais.
Guerre ? Qu’ils viennent.
Qu’ils envoient leurs machines, leurs mercenaires, leurs fous.
Nous avons l’éternité devant nous,
Et eux n’ont que leurs dettes, leurs peurs, leurs illusions.
Nous sommes l’Iran, le peuple qui ne meurt pas,
Le rocher contre lequel se brisent les vagues.
Et quand ils auront tout détruit,
Quand ils auront réduit le monde en cendres,
Il restera toujours une poignée de poussière,
Un atome de résistance,
Un dernier souffle de vie.
Et ce souffle, mes frères, ce sera le nôtre.