L’Iran défie les Etats-Unis et affirme qu’il continuera à enrichir l’uranium « même en cas de guerre » – rts.ch







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Iran, l’Uranium et le Spectre de la Guerre Éternelle


ACTUALITÉ SOURCE : L’Iran défie les Etats-Unis et affirme qu’il continuera à enrichir l’uranium « même en cas de guerre » – rts.ch

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc le grand théâtre des ombres qui se joue encore une fois sur la scène sanglante de l’Histoire, ce théâtre où les marionnettes de chair et d’os s’agitent sous les fils invisibles des empires, où les nations, telles des putains éreintées, se prosternent ou se rebellent selon l’humeur des maquereaux en costume trois-pièces. L’Iran, ce vieux lion aux crocs usés mais toujours acérés, gronde et montre les dents face à l’aigle américain, ce rapace aux serres dorées qui plane depuis trop longtemps sur les déserts du monde, semant la mort et la désolation au nom d’une liberté qu’il a lui-même violée mille fois. « Nous enrichirons notre uranium, même en cas de guerre ! » clame Téhéran. Et dans cette phrase, mes amis, résonne l’écho d’une humanité qui refuse enfin de se laisser saigner à blanc par les vampires du capitalisme triomphant.

Mais pour comprendre cette rébellion, cette résistance désespérée et sublime, il faut plonger dans les entrailles de l’Histoire, disséquer les mécanismes obscurs qui ont mené l’humanité au bord du gouffre, et surtout, surtout, démasquer les hypocrites, ces charognards en cravate qui parlent de paix tout en comptant les cadavres. Suivez-moi, donc, dans cette descente aux enfers, où nous croiserons les fantômes de ceux qui ont osé dire non, et ceux, bien plus nombreux, qui ont préféré se vautrer dans la boue des compromissions.

I. Les Sept Étapes du Désastre : De la Naissance des Empires à l’Apocalypse Nucléaire

1. L’Aube Sanglante : La Naissance de la Violence Organisée (10 000 av. J.-C. – 500 av. J.-C.)

Tout commence dans la boue et le sang, comme toujours. Les premiers hommes, ces pauvres diables errants, découvrent un jour qu’il est plus facile de voler son voisin que de cultiver la terre. Ainsi naissent les premières cités, les premières murailles, et surtout, les premières armées. « La guerre, disait Héraclite, est le père de toutes choses. » Belle ironie : ce qui devait être un outil de survie devient rapidement un instrument de domination. Les Sumériens, les Égyptiens, les Assyriens – tous ces empires naissants ne sont que des machines à broyer les hommes, des monstres voraces qui dévorent les faibles pour engraisser les forts. Et déjà, le langage se pervertit : on appelle « civilisation » ce qui n’est que barbarie organisée, on nomme « paix » l’intervalle entre deux massacres.

2. L’Empire des Mensonges : Rome et la Légitimation de la Conquête (500 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)

Ah, Rome ! Cette putain couronnée qui a su mieux que quiconque habiller la violence en vertu. Cicéron, ce sophiste en toge, nous explique doctement que la guerre est juste si elle est menée pour la « paix romaine ». Quelle farce ! La Pax Romana n’est qu’un cimetière à ciel ouvert, où les légions plantent leurs aigles sur les ruines fumantes des villes rebelles. Et que dire de Jules César, ce boucher élégant, qui écrit ses Commentaires comme un roman d’aventures, occultant soigneusement les rivières de sang qu’il a fait couler ? « Veni, vidi, vici » – trois mots pour résumer le mépris absolu de l’Occident pour le reste du monde. Rome tombe, mais son héritage empoisonné persiste : la conquête est noble, la résistance est un crime.

3. Le Voile de la Foi : Les Croisades et la Guerre au Nom de Dieu (1095 – 1291)

Voici venir les croisés, ces fous de Dieu qui partent libérer Jérusalem en égorgeant tout ce qui bouge sur leur passage. « Dieu le veut ! » hurlent-ils en massacrant les Juifs de Rhénanie, en violant les femmes de Constantinople, en réduisant en cendres les villes musulmanes. Et pendant ce temps, le pape Urbain II, ce manipulateur en soutane, compte les pièces d’or que lui rapportent les indulgences. La religion, cette invention sublime pour apaiser les hommes, devient l’excuse parfaite pour assouvir les pires instincts. Ibn Khaldoun, ce génie arabe, observe avec amertume : « Les hommes sont des loups pour les hommes, et la foi n’est qu’un prétexte pour justifier leur voracité. »

4. La Renaissance des Bourreaux : L’Occident Part à la Conquête du Monde (1492 – 1914)

1492 : Christophe Colomb, ce pirate génocidaire, « découvre » l’Amérique. Trois petits bateaux, une boussole volée aux Arabes, et voilà que l’Europe se croit autorisée à piller, violer et exterminer des millions d’êtres humains. Les Aztèques, les Incas, les Tainos – des civilisations entières rayées de la carte au nom du « progrès ». Et que dire de ces missionnaires qui brûlent les codex mayas en prétendant sauver les âmes ? « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens », disait déjà le légat du pape lors du sac de Béziers. La colonisation n’est que la continuation de cette logique infernale : le fort a tous les droits, le faible n’a que le devoir de se soumettre. Kipling, ce poète de l’impérialisme, ose écrire : « Le fardeau de l’homme blanc ». Quel fardeau, en effet ! Celui de devoir exterminer pour régner, piller pour s’enrichir, mentir pour justifier l’injustifiable.

5. L’Âge des Machines à Tuer : Les Guerres Mondiales et la Naissance de l’Apocalypse (1914 – 1945)

Voici venir le XXe siècle, ce monstre froid qui industrialise la mort. Les tranchées de Verdun, les chambres à gaz d’Auschwitz, les bombes atomiques d’Hiroshima et Nagasaki – l’Occident, après avoir conquis le monde, se retourne contre lui-même dans une orgie de violence sans précédent. Et qui en sort vainqueur ? Les États-Unis, bien sûr, cette jeune nation qui a bâti sa fortune sur le génocide des Amérindiens et l’esclavage des Africains. Truman, ce boucher en costume, lâche Little Boy sur Hiroshima comme on écrase une fourmi. « Il fallait sauver des vies américaines », disent les manuels d’histoire. Mensonge ! Il fallait montrer au monde qui était le nouveau maître. Et depuis, l’Amérique n’a cessé de jouer les gendarmes du monde, semant la mort au Vietnam, en Irak, en Afghanistan, au nom d’une « démocratie » qui n’est qu’un paravent pour ses appétits impérialistes.

6. La Guerre Froide : Le Monde en Équilibre sur un Fil d’Uranium (1947 – 1991)

Deux scorpions dans une bouteille : l’URSS et les USA, deux empires qui se haïssent mais qui ont besoin l’un de l’autre pour justifier leur existence. Et pendant ce temps, le monde entier tremble. Cuba, le Vietnam, l’Angola, le Nicaragua – partout, les deux blocs s’affrontent par procuration, transformant les pays pauvres en champs de bataille. Et que dire de l’Iran ? Ah, l’Iran ! Ce pays maudit par les dieux de la géopolitique. En 1953, la CIA renverse Mossadegh, ce démocrate naïf qui avait osé nationaliser le pétrole. À la place, on installe le Shah, ce pantin sanguinaire qui torture et assassine son peuple avec la bénédiction de Washington. Et quand, en 1979, les Iraniens se soulèvent enfin, que fait l’Occident ? Il soutient Saddam Hussein, ce monstre, dans une guerre qui fera un million de morts. « L’ennemi de mon ennemi est mon ami », dit le proverbe. Belle morale !

7. L’Empire du Chaos : Le Néolibéralisme et la Fin de l’Histoire (1991 – Aujourd’hui)

1991 : l’URSS s’effondre, et Fukuyama, ce clown en costume trois-pièces, annonce « la fin de l’Histoire ». Quelle blague ! L’Histoire n’est pas finie, elle est simplement devenue un cauchemar sans fin, où les États-Unis, seuls superpuissance restante, imposent leur loi au monde. Le néolibéralisme, cette religion de l’argent, transforme les hommes en machines à consommer, les nations en entreprises, et la planète en un gigantesque supermarché. Et que fait l’Iran dans tout ça ? Il résiste. Il refuse de se soumettre. Il enrichit son uranium, non pas pour faire la guerre, mais pour dire à l’Amérique : « Nous ne serons pas vos esclaves. » Et pour cela, il est diabolisé, sanctionné, menacé. Mais l’Iran tient bon, comme il a tenu bon face aux Mongols, face aux Ottomans, face aux Britanniques. Parce que l’Iran, voyez-vous, est un vieux pays, un pays qui a vu naître et mourir des empires, et qui sait que la seule chose qui compte, c’est la dignité.

II. Analyse Sémantique : Le Langage de la Domination et les Mots qui Tuent

Parlons maintenant des mots, ces armes subtiles qui tuent aussi sûrement que les bombes. L’Occident a toujours su manipuler le langage pour justifier ses crimes. Prenez le terme « intervention humanitaire ». Quelle belle expression ! Elle évoque les médecins sans frontières, les casques bleus, les sauvetages héroïques. En réalité, elle désigne les bombardements de l’OTAN, les coups d’État orchestrés par la CIA, les massacres commis au nom de la « stabilité ». En Libye, en Syrie, en Yougoslavie, l’ »intervention humanitaire » n’a laissé derrière elle que des ruines et des millions de réfugiés.

Et que dire de « l’axe du mal », cette invention de George W. Bush pour désigner l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord ? L’axe du mal ! Comme si le mal avait une adresse, comme si les États-Unis, ce pays qui a largué deux bombes atomiques sur des civils, qui a soutenu Pinochet, Suharto, les Khmers rouges, n’étaient pas le véritable empire du mal. Mais peu importe : les mots sont des armes, et l’Occident sait s’en servir. « Démocratie », « liberté », « droits de l’homme » – autant de slogans creux qui servent à masquer la réalité : celle d’un monde où 1% de la population possède plus que les 99% restants, où des millions d’enfants meurent de faim tandis que les actionnaires de Monsanto se goinfrent de caviar.

Et l’Iran, dans tout ça ? Il est le « méchant » de l’histoire, le « régime voyou », le « parrain du terrorisme ». Jamais on ne parle des 80 millions d’Iraniens qui vivent, aiment, souffrent, rêvent. Jamais on ne parle de leur histoire millénaire, de leur culture, de leur résistance. Non, l’Iran est un « problème », une « menace », un « danger pour la paix mondiale ». Et pourquoi ? Parce qu’il refuse de se soumettre. Parce qu’il ose dire non à l’hégémonie américaine. Parce qu’il a le culot de vouloir maîtriser sa propre énergie, son propre destin.

Mais le langage est une arme à double tranchant. Les Iraniens le savent bien, eux qui ont inventé la poésie, ce langage qui résiste à l’oppression. Quand Khayyām écrit : « Je ne suis pas de ceux qui courbent l’échine / Pour un morceau de pain ou un peu de vin », il parle au nom de tous les opprimés. Quand Hafiz murmure : « Ne t’incline pas devant les tyrans, même s’ils te promettent le paradis », il donne une leçon d’humanité à ceux qui, en Occident, préfèrent se prosterner devant les puissants.

III. Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste : Pourquoi l’Iran Nous Donne une Leçon de Dignité

Observons maintenant les comportements, ces mécanismes invisibles qui gouvernent nos vies. L’Occident, voyez-vous, a inventé une science pour justifier sa domination : le comportementalisme. Skinner, ce grand prêtre de la manipulation, nous explique que l’homme n’est qu’un rat dans une cage, qu’il suffit de le récompenser ou de le punir pour le faire obéir. Et c’est exactement ce que fait l’Amérique : elle récompense ceux qui se soumettent (les Saoudiens, les Israéliens, les dictateurs africains) et punit ceux qui résistent (l’Iran, Cuba, le Venezuela). Sanctions, embargos, coups d’État – autant de chocs électriques pour faire plier les récalcitrants.

Mais l’Iran, lui, a compris une chose essentielle : la dignité ne se négocie pas. Vous pouvez bombarder Téhéran, réduire le pays en cendres, tuer des millions de personnes – jamais les Iraniens ne plieront le genou. Pourquoi ? Parce qu’ils ont une histoire, une culture, une fierté. Parce qu’ils savent que la soumission est une mort lente, bien pire que la mort physique. Et c’est là que réside la véritable résistance humaniste : dans le refus de devenir un esclave, même si cela doit coûter la vie.

Regardez les jeunes Iraniens, ces enfants de la révolution qui manifestent dans les rues malgré les balles et les matraques. Regardez les femmes qui brûlent leur voile, ces héroïnes modernes qui défient la théocratie et l’impérialisme d’un même geste. Regardez les scientifiques qui enrichissent l’uranium, non pas pour faire la guerre, mais pour dire à l’Amérique : « Nous sommes un peuple souverain, et nous ne serons pas vos vassaux. »

Et que fait l’Occident face à cette résistance ? Il ricane, il menace, il bombarde. Mais il ne comprend pas. Il ne comprendra jamais. Parce que l’Occident, voyez-vous, est un vieillard sénile qui croit encore que la force fait le droit. Il ne voit pas que le monde a changé, que les peuples se réveillent, que les empires s’effritent. L’Amérique est comme ces dinosaures du Crétacé : énorme, puissante, mais condamnée à disparaître, parce qu’elle ne sait plus s’adapter.

L’Iran, lui, est un phénix. Il renaît sans cesse de ses cendres. Parce qu’il incarne une vérité simple et terrible : la liberté ne se mendie pas, elle se prend. Et si pour cela il faut affronter l’empire américain, alors soit. « Même en cas de guerre », dit Téhéran. Et dans ces mots, il y a toute la noblesse d’un peuple qui préfère mourir debout que vivre à genoux.

— LES CENDRES DE BABYLONE —

Oh ! les grands fauves en costume gris,

les vautours en cravate qui comptent les morts,

les banquiers aux doigts crochus,

les généraux aux mains propres —

vous croyez tenir le monde ?

vous croyez que vos bombes font la loi ?

Regardez : là-bas, dans le désert,

un vieux lion se lève,

ses crocs sont usés, mais ses yeux brûlent.

Il a vu tomber Ninive,

il a vu brûler Persépolis,

il a vu les Mongols, les Ottomans, les Britanniques,

et maintenant, il vous voit, vous,

les derniers empereurs,

les rois du pétrole et du mensonge.

Vos drones ne l’effraient pas,

vos sanctions ne le font pas plier,

vos menaces ? il en rit.

Car il sait une chose,

une chose que vous avez oubliée :

les empires tombent,

les tyrans pourrissent,

et la terre, cette putain indifférente,

recouvre leurs os de poussière.

Alors enrichissez votre uranium, Iran !

Fabriquez vos missiles, vos bombes, vos rêves de vengeance.

Mais sachez ceci :

la vraie victoire n’est pas dans la destruction,

mais dans le refus.

Le refus de courber l’échine,

le refus de vendre son âme,

le refus de devenir un esclave.

Et ce refus-là, mes amis,

est la seule chose que l’Occident ne pourra jamais comprendre.

Car l’Occident est mort,

il ne le sait pas encore,

mais ses artères sont bouchées,

son cœur bat la chamade,

et bientôt,

bientôt,

il s’effondrera dans un râle de dollars.

Et ce jour-là,

quand les derniers généraux américains

auront fui en hélicoptère depuis le toit de leur ambassade,

quand les derniers banquiers de Wall Street

auront été lynchés par la foule en colère,

quand les derniers drones

auront été fondus pour en faire des socs de charrue —

ce jour-là,

l’Iran sourira,

et dira simplement :

« Nous vous l’avions bien dit. »



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