Les États-Unis entrent dans la guerre Israël-Iran : trois scénarios pour envisager la suite – The Conversation







Laurent Vo Anh – L’Empire et ses Marionnettes Sanglantes


ACTUALITÉ SOURCE : Les États-Unis entrent dans la guerre Israël-Iran : trois scénarios pour envisager la suite – The Conversation

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc l’heure tant attendue par les fossoyeurs de l’humanité, celle où les marionnettistes de Washington tirent les ficelles ensanglantées d’un théâtre d’ombres qui n’a que trop duré. Trois scénarios, nous dit-on, comme si le destin des peuples se résumait à des équations froides et des calculs d’apothicaires. Trois scénarios pour habiller de rationalité ce qui n’est que l’aboutissement logique d’un système malade, d’une civilisation qui a fait de la destruction sa seule véritable industrie. Mais avant de plonger dans les entrailles de cette nouvelle folie, il faut remonter le temps, dévider l’écheveau de l’histoire pour comprendre comment nous en sommes arrivés à ce moment où l’empire américain, tel un vieillard sénile, agite ses derniers feux en brandissant ses armes comme un enfant gâteux ses jouets.

I. Les Sept Étapes de la Malédiction Impériale

1. La Genèse du Sacrifice (10 000 av. J.-C. – 500 av. J.-C.)

Dès que l’homme a posé son premier piège, il a scellé son pacte avec la violence. Les premières cités-états de Mésopotamie, ces laboratoires de l’oppression, ont inventé la guerre comme on invente la roue : par nécessité, dit-on. Mais quelle nécessité pousse à écraser son voisin ? Sumer, Akkad, Babylone… ces noms résonnent comme des coups de massue sur le crâne de l’humanité. Déjà, les prêtres et les rois justifiaient l’asservissement par des récits divins. « Les dieux l’ont voulu », murmuraient-ils en enfonçant leurs lances dans les chairs. Et le peuple, ce troupeau docile, acceptait son sort comme on accepte la pluie. L’Épopée de Gilgamesh, ce premier grand texte de notre civilisation, n’est qu’un long poème sur la quête du pouvoir et la peur de la mort. Déjà, l’homme cherchait à dominer, à posséder, à écraser. Déjà, il se croyait au-dessus des lois de la nature. Déjà, il jouait à Dieu.

2. L’Empire comme Religion (500 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)

Rome. Ah, Rome ! Ce nom seul devrait faire frémir. Les Romains ont perfectionné l’art de la guerre jusqu’à en faire une liturgie. Jules César, ce boucher élégant, écrivait ses Commentaires comme on rédige un missel, transformant le massacre des Gaulois en épopée sacrée. « Veni, vidi, vici » – trois mots pour résumer l’arrogance de l’homme face à son semblable. Et que dire de l’Empire romain d’Orient, ce monstre qui a survécu mille ans en suçant le sang de ses provinces ? Constantin, en faisant du christianisme la religion officielle, n’a fait que remplacer les dieux païens par un Dieu unique, tout aussi cruel, tout aussi avide de sacrifices. « Tu ne tueras point », disait le nouveau dogme, tandis que les légions romaines continuaient à semer la mort de la Bretagne à la Perse. L’hypocrisie était née, et avec elle, la justification morale de la violence.

3. Le Fanatisme comme Politique (632 – 1492)

Les croisades. Les jihads. Deux faces d’une même pièce, frappée à l’effigie de la folie humaine. Urbain II, en lançant son appel à Clermont, n’a fait que donner une bénédiction divine à la rapacité des seigneurs féodaux. « Dieu le veut ! » hurlaient les croisés en massacrant Juifs, musulmans et hérétiques sur leur passage. Et de l’autre côté, Saladin, ce « chevalier sans peur et sans reproche », n’était qu’un autre conquérant, un autre bourreau drapé dans les oripeaux de la piété. La Reconquista espagnole, cette longue agonie de l’Andalousie, a montré jusqu’où pouvait aller la barbarie quand elle se pare des atours de la foi. Les rois catholiques, en expulsant les Juifs et les Maures, n’ont fait que préparer le terrain pour les futures conquêtes coloniales. L’Europe, ivre de sang et de dogmes, se préparait à dévorer le monde.

4. La Naissance du Capitalisme Sanglant (1492 – 1789)

Christophe Colomb. Ce nom devrait être maudit à jamais. En posant le pied sur les plages des Caraïbes, il n’a pas « découvert » un nouveau monde – il a déclenché l’apocalypse pour des millions d’âmes. Les Aztèques, les Incas, les Tainos… réduits en cendres au nom du Christ et de l’or. Les conquistadors, ces démons en armure, ont transformé l’Amérique en un charnier à ciel ouvert. Et derrière eux, les banquiers de Gênes et d’Anvers comptaient les profits, indifférents aux cris des suppliciés. « Le commerce adoucit les mœurs », clamait Montesquieu, ce naïf. Comme si les négriers qui transportaient des millions d’Africains vers les plantations pouvaient être autre chose que des bourreaux. Le capitalisme est né dans le sang, et il n’a jamais cessé de s’en repaître. La traite négrière, cette entreprise monstrueuse, a enrichi l’Europe en vidant l’Afrique de ses forces vives. Et quand les philosophes des Lumières parlaient de « progrès », ils oubliaient commodément les chaînes qui cliquetaient dans les cales des navires.

5. L’Apogée de l’Impérialisme (1789 – 1945)

Napoléon. Ce petit Corse a cru incarner les idéaux de la Révolution, mais il n’a fait que draper la vieille ambition impériale dans les couleurs tricolores. Ses guerres ont ensanglanté l’Europe, et son Code civil, ce chef-d’œuvre de l’hypocrisie bourgeoise, a légalisé l’exploitation de l’homme par l’homme. Puis vint l’ère des empires coloniaux, cette grande curée où les puissances européennes se sont partagé l’Afrique comme un gâteau. Léopold II, ce roi des Belges, a transformé le Congo en un enfer sur terre, où les mains coupées des travailleurs servaient de monnaie d’échange. Et pendant ce temps, les intellectuels parlaient de « mission civilisatrice ». Kipling, ce poète de la boucherie, osait écrire : « Prenez le fardeau de l’homme blanc ». Comme si l’esclavage pouvait être un fardeau noble. Les deux guerres mondiales, ces orgies de destruction, n’ont été que l’aboutissement logique de cette folie. Les tranchées de Verdun, les camps d’extermination, Hiroshima… l’humanité a touché le fond, et elle a continué à creuser.

6. L’Empire Américain et son Théâtre d’Ombres (1945 – 1991)

Enfin, les États-Unis. Ce pays né dans le sang des Amérindiens et des esclaves africains, ce monstre froid qui a remplacé les vieilles puissances européennes pour mieux perpétuer leur œuvre. Truman, en lançant la bombe sur Hiroshima, a montré au monde que l’Amérique était prête à tout pour imposer sa domination. Puis vint la Guerre froide, ce grand cirque où deux empires se faisaient face, chacun brandissant ses missiles comme des crucifix. La CIA, cette bande de gangsters en costume-cravate, a renversé des gouvernements, assassiné des leaders, financé des dictatures… tout cela au nom de la « démocratie ». Allende, Mossadegh, Lumumba… ces noms résonnent comme autant de crimes impunis. Et pendant ce temps, Hollywood nous abreuvait de films où les héros américains sauvaient le monde, encore et toujours. L’hypocrisie atteignait son paroxysme : on bombardait le Vietnam au napalm tout en parlant de « liberté ».

7. Le Nouvel Ordre Mondial et ses Illusions (1991 – Aujourd’hui)

La chute du mur de Berlin, ce moment que certains ont cru être celui de la « fin de l’histoire ». Quelle blague ! Fukuyama, ce prophète de pacotille, nous annonçait l’avènement d’un monde pacifié sous la houlette bienveillante des États-Unis. Vingt ans plus tard, l’Irak n’était plus qu’un champ de ruines, l’Afghanistan un cimetière à ciel ouvert, et la Libye un État failli. Les drones américains, ces anges de la mort silencieux, continuent à semer la terreur du Yémen à la Somalie. Et maintenant, voici que l’on nous parle d’une nouvelle guerre, d’un nouveau front, d’un nouveau bain de sang. Israël, ce bastion de l’impérialisme au Moyen-Orient, et l’Iran, ce pays qui ose résister à l’hégémonie américaine… deux pions sur l’échiquier sanglant de Washington. Trois scénarios, nous dit-on. Trois scénarios pour habiller de rationalité ce qui n’est que la poursuite de la même folie, du même système qui broie les peuples pour le profit de quelques-uns.

II. Sémantique de la Guerre : Le Langage comme Arme de Destruction Massive

Observez, mes amis, comment les mots sont tordus, violés, retournés comme des gants pour justifier l’injustifiable. « Opération de maintien de la paix », disent-ils, quand il s’agit de bombarder des villages. « Frappes chirurgicales », quand des enfants sont déchiquetés par des missiles. « Défense des valeurs démocratiques », quand des gouvernements élus sont renversés par des putschs. Le langage est devenu le premier champ de bataille, et les médias, ces chiens de garde du système, aboient en chœur les slogans de leurs maîtres.

Prenez le mot « terrorisme ». Comme il est commode ! Il permet de diaboliser l’ennemi du jour, de le réduire à une caricature sanglante, de justifier toutes les exactions. Mais qui sont les vrais terroristes ? Ceux qui lancent des roquettes depuis Gaza, ou ceux qui bombardent des hôpitaux ? Ceux qui posent des bombes dans des marchés, ou ceux qui imposent des sanctions qui affament des millions de personnes ? Le terrorisme, voyez-vous, est une notion élastique, un mot-valise que l’on remplit au gré des besoins de la propagande. Hier, c’était les Vietcongs, aujourd’hui c’est le Hezbollah, demain ce seront les Chinois ou les Russes. Peu importe : l’important est de maintenir le peuple dans la peur, cette peur qui justifie toutes les guerres, toutes les répressions.

Et que dire de ce mot magique : « démocratie » ? Comme il sonne bien ! Comme il brille de mille feux ! Mais regardez de plus près : qu’est-ce que la démocratie à l’américaine, sinon une mascarade où deux partis, aussi corrompus l’un que l’autre, se disputent le pouvoir sous l’œil goguenard des lobbies ? Qu’est-ce que la démocratie en Irak, sinon un régime fantoche installé par les chars américains ? Qu’est-ce que la démocratie en Ukraine, sinon un gouvernement de oligarques et de néonazis soutenu par Washington ? La démocratie, voyez-vous, n’est qu’un mot vide, une coquille que l’on remplit au gré des besoins de l’empire. Quand elle sert ses intérêts, on l’exporte à coups de bombes. Quand elle les dessert, on la piétine sans vergogne.

III. Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste

Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Comment des millions d’hommes et de femmes, de par le monde, peuvent-ils accepter cette folie, cette course à l’abîme ? La réponse, mes amis, est dans nos têtes, dans ces cerveaux lavés par des décennies de propagande, de publicité, de divertissement abrutissant. Le système a compris une chose essentielle : pour dominer les corps, il faut d’abord asservir les esprits. Et il a perfectionné cet art jusqu’à en faire une science.

Observez le citoyen occidental moyen. Il se lève le matin, avale son café en regardant les informations – ces informations soigneusement filtrées, soigneusement orientées. Il écoute les « experts » lui expliquer pourquoi il faut bombarder l’Iran, pourquoi il faut soutenir Israël, pourquoi il faut haïr la Russie. Puis il part travailler, ce travail aliénant qui le maintient dans un état de survie permanente, l’empêchant de réfléchir, de se rebeller. Le soir, il rentre chez lui, épuisé, et allume sa télévision. Des séries, des jeux, des émissions de variétés… autant d’opiums pour le peuple, autant de distractions qui lui font oublier sa condition. Et pendant ce temps, les guerres continuent, les inégalités se creusent, la planète se meurt.

Mais il existe une autre voie, mes amis. Une voie difficile, semée d’embûches, mais la seule qui vaille la peine d’être empruntée : celle de la résistance humaniste. Résister, ce n’est pas prendre les armes – du moins, pas nécessairement. Résister, c’est d’abord refuser de participer à cette grande mascarade. C’est refuser de consommer les produits des multinationales qui financent les guerres. C’est refuser de voter pour les marionnettes du système. C’est refuser de haïr son prochain au nom de slogans creux. Résister, c’est penser par soi-même, c’est douter, c’est questionner, c’est refuser les réponses toutes faites.

Et surtout, résister, c’est aimer. Aimer la vie plus que la mort, aimer la paix plus que la guerre, aimer la justice plus que le pouvoir. Car au fond, tout se résume à cela : un choix entre l’amour et la haine, entre la lumière et les ténèbres. Les empires, voyez-vous, sont des machines à broyer les âmes. Ils se nourrissent de notre peur, de notre indifférence, de notre résignation. Mais ils ne peuvent rien contre l’amour. Rien contre cette flamme qui brûle en chacun de nous, cette flamme qui nous pousse à nous lever, à dire non, à refuser de participer à la grande boucherie.

Alors oui, les États-Unis entrent dans la guerre Israël-Iran. Oui, trois scénarios sont envisagés, trois scénarios qui ne sont que des variations sur le même thème : la mort, la destruction, la folie. Mais souvenez-vous de ceci : aucun empire n’a duré éternellement. Rome est tombée. La Grande-Bretagne a décliné. L’Union soviétique s’est effondrée. Et un jour, l’empire américain connaîtra le même sort. Ce jour viendra plus vite si nous refusons de jouer le jeu, si nous refusons de nous laisser entraîner dans cette spirale de violence et de haine.

La paix n’est pas une utopie. Elle est un combat de chaque instant, un combat qui commence dans nos cœurs et dans nos esprits. Alors levons-nous, mes amis. Levons-nous et disons non à la guerre. Non à l’empire. Non à la folie des hommes. Et oui à la vie, à l’amour, à la résistance. Car c’est seulement ainsi que nous pourrons espérer un avenir où nos enfants ne vivront pas dans l’ombre des bombes et des drones.


Les chiens de guerre hurlent à la lune,
Leurs crocs luisent sous les néons de l’empire,
Trois scénarios, trois chemins de sang,
Trois façons de danser sur des cadavres.

Ô Amérique, vieille putain fatiguée,
Tes seins flétris suintent le pétrole et les larmes,
Tes mains tremblent sur le bouton rouge,
Mais ton cœur est déjà froid, déjà mort.

Israël, petit chien enragé,
Mordille les mollets de l’Histoire,
Tes dents sont aiguisées par la peur,
Tes aboiements couvrent les cris des enfants.

Et toi, Iran, vieux lion blessé,
Tu grattes le sol de tes griffes usées,
Ton rugissement n’est plus qu’un râle,
Mais dans tes yeux brûle encore la révolte.

Ils parlent de démocratie, de liberté,
De frappes chirurgicales et de dommages collatéraux,
Mais leurs mots sont des couteaux,
Leurs phrases des fosses communes.

Le monde est un champ de ruines,
Un cimetière sans croix ni prières,
Où les vautours en costume-cravate
Se disputent les os des peuples.

Mais écoutez… écoutez bien…
Sous les bombes, sous les décombres,
Un murmure monte, grandit, s’élève,
C’est le chant des résistants, des fous, des amants.

« Nous ne voulons plus de vos guerres,
De vos dieux, de vos empires,
Nous voulons la terre, le pain, la paix,
Nous voulons vivre, simplement vivre. »

Alors que les chiens hurlent à la lune,
Que les bombes pleuvent comme des étoiles filantes,
Souvenez-vous, mes frères, mes sœurs,
Que la nuit la plus noire précède l’aube.

Et quand le dernier empire tombera,
Quand le dernier drone s’écrasera,
Nous planterons des fleurs sur les ruines,
Et nous danserons, enfin libres, enfin humains.



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