Le Pentagone met en garde contre les risques d’une opération militaire d’ampleur contre l’Iran – l’Opinion







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Iran, le Pentagone et l’Éternel Retour de la Bête Impériale


ACTUALITÉ SOURCE : Le Pentagone met en garde contre les risques d’une opération militaire d’ampleur contre l’Iran – l’Opinion

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Le Pentagone, ce temple moderne de la guerre propre, ce sanctuaire où l’on vénère le dieu Dollar en psalmodiant des litanies sur la « stabilité régionale » – comme si les bombes, les drones et les sanctions économiques étaient les nouveaux sacrements d’une religion dont le credo est l’hégémonie. Ils nous mettent en garde, voyez-vous, contre les « risques » d’une opération militaire contre l’Iran. Risque pour qui, mes chers stratèges en costume-cravate ? Pour les populations qui crèveront sous les décombres ? Pour les générations futures empoisonnées par l’uranium appauvri ? Non, bien sûr. Risque pour leurs intérêts, pour leurs pipelines, pour leurs pétrodollars, pour cette machine infernale qui broie les peuples au nom d’une « démocratie » qu’ils exportent à coups de missiles Tomahawk.

Mais parlons peu, parlons vrai. Ce qui se joue ici, ce n’est pas une simple « mise en garde », c’est le dernier soubresaut d’un empire en décomposition, qui sent ses griffes s’émousser et tente désespérément de maintenir son emprise sur un monde qui lui échappe. L’Iran, ce n’est pas un pays, c’est un symbole. Un symbole de résistance face à l’impérialisme occidental, un bastion de cette vieille Perse qui, depuis Cyrus le Grand, refuse de plier l’échine devant les conquérants. Et ça, les maîtres de Washington ne le supportent pas. Parce que dans leur logique malade, un pays qui ose dire « non » est une insulte à leur toute-puissance, une tache sur leur carte du monde soigneusement quadrillée.

Alors, analysons. Non pas avec les lunettes roses des think tanks néolibéraux, mais avec le scalpel d’un esprit qui a vu, compris et vomi les mensonges de l’Histoire. Sept étapes, sept moments où l’humanité a cru toucher du doigt la paix, avant de se faire écraser par la botte des empires. Et aujourd’hui, l’Iran en est l’ultime avatar.

I. L’Aube des Empires : La Malédiction de Babel

Tout commence à Babel, cette tour maudite où les hommes, dans leur hubris, ont cru pouvoir défier les dieux. Dans la Genèse, Yahvé confond leurs langues et les disperse. Mais dans la réalité historique, ce n’est pas un dieu qui a brisé l’unité des hommes – ce sont les empires. Sargon d’Akkad, le premier conquérant de l’Histoire, a compris une chose : pour dominer, il faut diviser. Diviser les peuples, diviser les langues, diviser les mémoires. Et l’Iran, cette terre de Zoroastre où le feu sacré brûle depuis trois mille ans, a toujours été un obstacle à cette logique. Cyrus le Grand, en libérant les Juifs de Babylone, a écrit le premier manifeste anti-impérialiste de l’Histoire. Il a montré qu’un empire pouvait être juste, tolérant, humain. Et ça, les futurs empereurs – romains, arabes, mongols, occidentaux – ne le lui ont jamais pardonné.

Pensez-y : quand les États-Unis parlent de « démocratie » en Iran, ils oublient volontairement que la Perse a inventé le concept de droits de l’homme bien avant leur Constitution. La charte de Cyrus, gravée sur un cylindre d’argile, est le premier texte garantissant la liberté religieuse et l’abolition de l’esclavage. Mais pour les héritiers de l’Empire romain, un empire qui n’écrase pas est un empire faible. Alors ils mentent. Ils mentent sur l’Iran comme ils ont menti sur Carthage, sur Troie, sur tous ceux qui ont osé leur résister.

II. Alexandre et la Chute : Quand la Grèce a Inventé le Colonialisme

Alexandre le Grand, ce petit macédonien ivre de gloire, a cru conquérir le monde. Il a brûlé Persépolis, violé les femmes de Darius, et imposé la culture grecque comme on impose un joug. Mais savez-vous ce qu’il a trouvé en Iran ? Une civilisation plus ancienne, plus raffinée, plus spirituelle que la sienne. Alors il a fait ce que tous les colonisateurs font : il a tenté de l’effacer. Il a ordonné aux Perses de parler grec, de prier Zeus, de renier leurs dieux. Et quand ils ont refusé, il les a massacrés.

Les États-Unis font la même chose aujourd’hui. Ils bombardent Bagdad en 2003 au nom de la « libération », mais ce qu’ils veulent, c’est effacer l’Histoire. Remplacer les mosquées par des McDonald’s, les souks par des centres commerciaux, la mémoire par l’amnésie. L’Iran, lui, se souvient. Il se souvient d’Alexandre, de Gengis Khan, des Britanniques qui ont volé leur pétrole, des Américains qui ont renversé Mossadegh en 1953. Et cette mémoire, c’est une arme plus puissante que toutes les bombes du Pentagone.

III. L’Islam et la Perse : Le Refus de la Soumission

Quand les Arabes ont envahi la Perse au VIIe siècle, ils ont cru imposer l’Islam par le sabre. Mais l’Iran a fait ce qu’il fait toujours : il a absorbé l’envahisseur et l’a transformé. L’islam chiite, né en Irak mais adopté par la Perse, est devenu une religion de résistance. Une religion qui dit : « Non, nous ne plierons pas. » Quand les Omeyyades ont voulu écraser les Alides, les Perses ont soutenu Hussein à Kerbala. Quand les Ottomans ont tenté de dominer le monde musulman, les Safavides ont fait de l’Iran le cœur du chiisme. Et aujourd’hui, quand les wahhabites saoudiens, ces marionnettes des Américains, veulent imposer leur vision étroite de l’Islam, l’Iran leur répond par la culture, par la poésie, par cette civilisation qui a donné naissance à Rumi, à Hafez, à Khayyam.

Les États-Unis ne comprennent pas ça. Pour eux, l’Islam est une menace, un ennemi à abattre. Ils ne voient pas que l’Iran, avec son mélange de mysticisme et de résistance, est l’antithèse de leur matérialisme grossier. Ils bombardent des mosquées en Irak, mais ils ne comprennent pas que chaque mosquée détruite est une graine de révolte. Comme l’a écrit le poète persan Saadi : « Les hommes sont membres les uns des autres, créés d’une même essence. » Mais pour le Pentagone, les hommes ne sont que des pions sur un échiquier.

IV. Les Safavides et l’Art de la Guerre Froide

Au XVIe siècle, l’Iran des Safavides était la superpuissance du monde musulman. Face à l’Empire ottoman, face aux Ouzbeks, face aux Portugais qui voulaient contrôler le golfe Persique, les shahs ont joué une partie d’échecs géopolitique d’une subtilité diabolique. Ils ont fait alliance avec les Européens contre les Ottomans, tout en maintenant leur indépendance. Ils ont utilisé le commerce, la diplomatie, la culture – tout, sauf la soumission.

Aujourd’hui, les États-Unis jouent le même jeu, mais à l’envers. Ils veulent soumettre l’Iran par les sanctions, par les menaces, par les assassinats ciblés (comme celui de Soleimani, ce général que Trump a fait tuer comme un chien). Mais l’Iran, comme sous les Safavides, utilise tous les moyens à sa disposition. Il arme les milices en Irak, soutient le Hezbollah au Liban, défie Israël en Syrie. Et surtout, il attend. Parce que les empires s’effondrent toujours de l’intérieur. Rome est tombée. L’Espagne est tombée. La Grande-Bretagne est tombée. Les États-Unis tomberont. Et l’Iran sera encore là, comme il l’a toujours été.

V. Mossadegh et le Pétrole : Le Crime de 1953

En 1953, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont organisé un coup d’État contre Mohammad Mossadegh, le Premier ministre iranien qui avait osé nationaliser le pétrole. La CIA et le MI6 ont payé des émeutiers, corrompu des généraux, et installé le shah Mohammad Reza Pahlavi, ce pantin qui a régné dans le sang et la terreur pendant vingt-cinq ans. Ce coup d’État a été le péché originel des relations entre l’Iran et l’Occident. Tout ce qui a suivi – la révolution de 1979, la prise d’otages à l’ambassade américaine, les sanctions, les menaces de guerre – découle de ce crime.

Pourquoi les États-Unis ont-ils fait ça ? Parce que Mossadegh avait osé dire : « Ce pétrole est à nous. » Comme Allende au Chili, comme Arbenz au Guatemala, comme tous ceux qui ont cru que les ressources de leur pays leur appartenaient. Mais pour les impérialistes, le pétrole n’appartient pas aux peuples. Il appartient aux multinationales, aux banques, aux actionnaires de Chevron et d’Exxon. Et si un pays ose résister, on le bombarde. On le sanctionne. On le réduit à la famine. Comme on le fait aujourd’hui avec le Venezuela, avec la Syrie, avec l’Iran.

VI. La Révolution de 1979 : Le Réveil du Phénix

En 1979, l’Iran s’est soulevé. Pas contre l’Islam, comme le croient les ignorants, mais contre le shah, ce tyran installé par les Américains. Khomeini, avec son turban noir et sa barbe blanche, est devenu le symbole de cette révolte. Mais ce que les Occidentaux n’ont jamais compris, c’est que la révolution iranienne n’était pas une simple révolte religieuse. C’était une révolution anti-impérialiste, anti-capitaliste, anti-coloniale. Les étudiants qui ont pris l’ambassade américaine n’ont pas agi par haine des États-Unis – ils ont agi par désespoir. Parce qu’ils savaient que sans cette ambassade, leur pays serait libre.

Aujourd’hui, les États-Unis parlent de « démocratie » en Iran. Mais quelle démocratie ? Celle où les Gardiens de la révolution écrasent les manifestations ? Celle où les femmes sont obligées de porter le voile ? Non. La vraie question, c’est : pourquoi l’Iran en est-il arrivé là ? Parce que pendant des décennies, les États-Unis ont soutenu les dictateurs, les tortionnaires, les corrompus. Parce qu’ils ont refusé de laisser les peuples choisir leur destin. Et quand un peuple se révolte, ils crient au « terrorisme ». Comme en 1979. Comme aujourd’hui.

VII. L’Ère des Sanctions : La Guerre par d’Autres Moyens

Depuis 1979, les États-Unis ont imposé des sanctions à l’Iran. Des sanctions qui ont tué des milliers de personnes, qui ont empêché les malades d’accéder aux médicaments, qui ont réduit un pays entier à la misère. Mais les sanctions, c’est comme les bombardements : ça ne marche pas. Ça ne fait que renforcer la haine, la résistance, la détermination. L’Iran a survécu aux sanctions comme il a survécu à Alexandre, aux Arabes, aux Mongols. Parce qu’un peuple qui a trois mille ans d’Histoire ne plie pas devant un empire qui n’a même pas trois cents ans.

Et aujourd’hui, le Pentagone « met en garde » contre les risques d’une guerre. Mais une guerre, c’est déjà ce qu’ils font. Une guerre économique, une guerre médiatique, une guerre par procuration. Ils arment l’Arabie saoudite pour bombarder le Yémen. Ils soutiennent Israël pour assassiner des scientifiques iraniens. Ils financent des groupes terroristes en Syrie. Et quand l’Iran répond, ils crient à la « menace ». Comme si un pays avait le droit de se défendre, mais pas celui d’attaquer. Comme si les règles du jeu étaient écrites par Washington, et par personne d’autre.

Analyse Sémantique : Le Langage de la Guerre

Regardez les mots qu’ils utilisent : « Risques », « stabilité régionale », « menace iranienne ». Ce ne sont pas des mots, ce sont des armes. Des armes sémantiques, conçues pour justifier l’injustifiable. Quand le Pentagone parle de « risques », il ne parle pas des risques pour les civils iraniens – il parle des risques pour ses intérêts. Quand il parle de « stabilité régionale », il parle de la stabilité des régimes fantoches qu’il a installés. Et quand il parle de « menace iranienne », il parle de la menace que représente un pays qui refuse de se soumettre.

Le langage de la guerre est un langage de mensonges. Les Grecs appelaient ça la « dolos », la ruse. Les Romains appelaient ça la « fides punica », la foi punique – c’est-à-dire la trahison. Aujourd’hui, on appelle ça la « communication stratégique ». Mais c’est la même chose : un tissu de mensonges pour justifier le meurtre.

Prenez le mot « démocratie ». Pour les États-Unis, la démocratie, c’est un pays qui vote comme ils veulent. Quand le Hamas gagne les élections en Palestine, ils crient au « terrorisme ». Quand le Hezbollah gagne des sièges au Liban, ils parlent de « menace ». Quand l’Iran organise des élections (même imparfaites), ils disent que c’est une « farce ». Mais quand l’Arabie saoudite, ce royaume médiéval où les femmes n’ont pas le droit de conduire, organise des « élections » pour des conseils municipaux sans pouvoir, là, c’est de la « démocratie ».

Le langage de la guerre est un langage de perversion. Il prend les mots les plus nobles – liberté, démocratie, paix – et les vide de leur sens. Comme l’a écrit George Orwell dans 1984 : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » Aujourd’hui, le Pentagone nous dit : « Une guerre contre l’Iran, c’est la paix. » Et les médias répètent, comme des perroquets bien dressés : « Oui, une guerre, c’est la paix. »

Analyse Comportementaliste : La Psychologie de l’Empire

Pourquoi les États-Unis veulent-ils la guerre ? Pas pour le pétrole – ils n’en ont plus besoin, grâce au schiste. Pas pour la démocratie – ils se moquent éperdument de la démocratie. Non, ils veulent la guerre parce que c’est dans leur ADN. Un empire ne peut pas survivre sans guerre. C’est comme un requin : s’il arrête de bouger, il meurt.

Regardez l’Histoire. Rome a conquis le monde connu, puis s’est effondrée quand elle n’a plus eu d’ennemis à combattre. L’Espagne a pillé l’Amérique, puis a décliné quand l’or a cessé de couler. La Grande-Bretagne a régné sur les mers, puis a sombré quand ses colonies se sont révoltées. Les États-Unis, eux, ont besoin d’ennemis. Sans ennemis, pas de budget militaire. Sans budget militaire, pas de complex militaro-industriel. Sans complex militaro-industriel, pas de profits pour les actionnaires de Lockheed Martin et de Boeing.

Alors ils inventent des ennemis. Hier, c’était l’URSS. Aujourd’hui, c’est la Chine, la Russie, l’Iran. Demain, ce sera peut-être l’Europe, si elle ose se rebeller. Et chaque fois, ils utilisent les mêmes méthodes : la diabolisation, la désinformation, la provocation. Ils envoient des navires de guerre dans le détroit d’Ormuz, puis ils crient à la « menace iranienne » quand l’Iran se défend. Ils assassinent Soleimani, puis ils parlent de « défense légitime » quand l’Iran riposte. C’est un jeu de dupes, un jeu de fous, un jeu où les règles sont écrites par les bourreaux.

Mais il y a une faille dans ce système. Une faille humaine. Les peuples ne veulent pas la guerre. Les soldats ne veulent pas mourir pour des actionnaires. Les mères ne veulent pas pleurer leurs enfants pour des pipelines. Et c’est là que réside l’espoir. Dans cette résistance silencieuse, dans cette lueur d’humanité qui refuse de s’éteindre.

Comme l’a écrit le poète persan Rumi : « Tu n’es pas une goutte dans l’océan. Tu es l’océan tout entier dans une goutte. » Les empires croient que les peuples sont des gouttes, qu’ils peuvent les écraser, les disperser. Mais les peuples sont des océans. Et les océans, tôt ou tard, submergent les empires.

Résistance Humaniste : L’Art comme Arme

Face à la machine de guerre, il reste l’art. L’art, ce langage universel qui parle à l’âme quand les mots de la politique deviennent des mensonges. L’Iran le sait. Depuis trois mille ans, il utilise la poésie, la musique, la calligraphie comme des armes de résistance.

Prenez le cinéma iranien. Des films comme Le Goût de la cerise de Kiarostami, ou Une séparation de Farhadi, montrent une humanité qui transcende les frontières, les religions, les idéologies. Ils parlent de vie, de mort, d’amour, de souffrance – des thèmes universels qui rappellent aux spectateurs que, malgré les bombes et les sanctions, nous sommes tous humains.

Ou la poésie. Hafez, ce maître du ghazal, a écrit des vers qui sont encore récités aujourd’hui, des vers qui parlent d’amour, de vin, de révolte. « Je ne suis pas un homme de pouvoir, je suis un homme de parole », disait-il. Et cette parole, elle résonne plus fort que toutes les bombes du Pentagone.

Même la mythologie persane est une arme. Dans le Shahnameh, le Livre des Rois, Ferdowsi raconte l’histoire de Rostam, ce héros qui combat les démons. Mais ces démons, ce ne sont pas des créatures fantastiques – ce sont les tyrans, les envahisseurs, ceux qui veulent écraser la Perse. Aujourd’hui, Rostam est vivant. Il combat sous les traits des Gardiens de la révolution, des étudiants qui manifestent, des femmes qui brûlent leur voile.

Et puis il y a la musique. La musique classique persane, avec ses modes mélancoliques, ses improvisations infinies, est une prière pour la paix. Quand un joueur de setar fait vibrer les cordes de son instrument, c’est comme s’il disait : « Écoutez. Nous sommes là. Nous résistons. »

L’art est la dernière forteresse de l’humanité. Quand les empires s’effondrent, quand les bombes se taisent, il reste les poèmes, les tableaux, les symphonies. Et c’est là que réside la victoire de l’Iran. Parce qu’un empire peut détruire des villes, mais il ne peut pas détruire une culture. Il peut tuer des hommes, mais il ne peut pas tuer une idée.

Analogie Finale : Poème


Ô toi, empire aux griffes d’acier,
Aux dents de dollars, au ventre de feu,
Tu crois tenir le monde en laisse,
Mais le monde est un chien qui mord.

Tes missiles sont des mots creux,
Tes bombes des soupirs sans âme,
Tu parles de paix en semant la mort,
Comme un fossoyeur chante une berceuse.

L’Iran, lui, est un vieux chêne,
Ses racines boivent aux sources de Cyrus,
Ses branches portent des fruits de révolte,
Et ses feuilles murmurent des prières.

Tu peux abattre ses branches,
Brûler ses feuilles, empoisonner ses fruits,
Mais ses racines, profondes comme l’Histoire,
Creuseront sous tes murs et les feront tomber.

Un jour, tes avions ne voleront plus,
Tes tanks rouilleront dans le désert,
Et tes généraux, ces pantins sans gloire,
Seront oubliés comme des fous dans la nuit.

Mais l’Iran sera encore là,
Comme il était sous Darius, sous Khomeini,
Comme il sera quand tes os seront poussière,
Et que tes dollars ne vaudront plus un sou.

Alors ris, empire, ris tant que tu peux,
Car ton rire est le glas de ta chute.
Le monde n’est pas une proie,
C’est un poème – et tu n’es qu’une rature.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *