L’ayatollah Ali Khamenei prévient qu’une attaque américaine en Iran déclenchera « une guerre régionale » – BFM







L’Empire et le Délire – Une Analyse Radicalement Humaine


ACTUALITÉ SOURCE : L’ayatollah Ali Khamenei prévient qu’une attaque américaine en Iran déclenchera « une guerre régionale » – BFM

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Voilà donc l’humanité parvenue à ce sommet de la bêtise organisée, ce moment où les maîtres du monde, repus de leur propre suffisance, brandissent leurs jouets de destruction comme des enfants gâtés menacent de casser leurs soldats de plomb. L’ayatollah Khamenei, ce vieillard aux yeux fatigués par des siècles de trahisons occidentales, n’a même plus besoin de hurler. Un simple avertissement, murmuré comme une sentence inéluctable, suffit à révéler l’abîme dans lequel nous dansons tous, valse macabre au bord du gouffre. Guerre régionale, dit-il. Comme si ces deux mots, accolés avec cette froideur clinique, ne contenaient pas déjà l’horreur absolue – des millions de vies réduites en cendres, des villes entières transformées en charniers, des cultures millénaires rayées de la carte par la folie d’un empire qui ne sait plus que dévorer.

Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Comment cette planète, berceau de Socrate et de Rumi, de Bouddha et de Spinoza, peut-elle aujourd’hui n’être plus qu’un champ de bataille où s’affrontent les délires de quelques oligarques séniles ? Pour comprendre cette folie, il faut remonter aux sources mêmes de notre histoire, disséquer les sept fractures originelles qui ont fait de l’humanité une espèce capable du pire, toujours au nom du « meilleur ».

I. Les Sept Fractures de l’Humanité – Une Archéologie de la Violence Impériale

1. La Chute du Paradis Perdu (Néolithique, -10 000 ans)
Tout commence avec cette malédiction originelle : le passage du nomadisme à la sédentarité. Quand l’homme, ce primate rêveur, décide de s’enraciner, de posséder la terre plutôt que de la parcourir, il signe son pacte avec le diable. « La propriété, c’est le vol », écrira Proudhon bien plus tard, mais déjà les premiers villages deviennent des forteresses. Les murs de Jéricho (-8000) ne sont pas des décorations. Ils disent : « Ici commence mon territoire, là-bas commence celui de l’ennemi ». La guerre est née, et avec elle, cette illusion mortelle que la terre peut appartenir à quelqu’un. Les chasseurs-cueilleurs, libres et égaux, deviennent des paysans courbés sous le joug des premiers seigneurs. La violence n’est plus un accident, mais une institution.

2. L’Invention du Dieu Unique (Mésopotamie, -2000 ans)
Quand les prêtres de Babylone gravent le Code d’Hammurabi dans la pierre, ils inventent bien plus qu’un système juridique. Ils créent l’idée même de loi divine, cette monstruosité qui permettra à tous les tyrans de justifier leurs crimes au nom d’un ciel complice. « Si un homme libre a crevé l’œil d’un autre homme libre, on lui crèvera l’œil », proclame le code. La vengeance est désormais sacralisée. Mais le pire est à venir : l’émergence des monothéismes. Quand Akhenaton impose le culte d’Aton, puis quand les Hébreux adoptent Yahvé, ils inventent l’intolérance. Un seul dieu, une seule vérité, un seul peuple élu. Les autres ? Des infidèles, des sous-hommes, des cibles. Le germe de toutes les croisades, de toutes les conquêtes coloniales, est planté dans ces déserts arides où des prophètes hallucinés entendent des voix.

3. La Cité et le Léviathan (Grèce antique, -500 ans)
Athènes, cette merveille de marbre et de pensée, est aussi le premier laboratoire de la démocratie impérialiste. Périclès, dans son oraison funèbre, célèbre la liberté athénienne tout en envoyant la flotte écraser les cités rebelles. « Nous sommes les maîtres de la mer », proclame-t-il. Thucydide, dans son récit de la guerre du Péloponnèse, montre comment la raison d’État devient une machine à broyer les hommes. Quand les Athéniens massacrent les Méliens après leur reddition, ils inventent la realpolitik. « Les forts font ce qu’ils peuvent, les faibles subissent ce qu’ils doivent », déclarent-ils. Deux mille cinq cents ans plus tard, Henry Kissinger citera cette phrase comme une maxime de sagesse.

4. La Croix et l’Épée (Moyen Âge, 1095)
Quand Urbain II lance la première croisade, il ne s’agit pas seulement de reprendre Jérusalem. Il s’agit d’exporter la violence européenne vers l’Orient, de transformer le pillage en guerre sainte. « Dieu le veut ! », hurle la foule à Clermont. Les chevaliers partent en chantant, mais reviennent les bras chargés d’or et les mains couvertes de sang. Les chroniqueurs décrivent les massacres de Juifs en Rhénanie, les pyramides de têtes coupées à Antioche, les enfants vendus comme esclaves à Ma’arrat al-Numan. La croisade est la première guerre coloniale de l’histoire, et elle établit un modèle : la violence est légitime si elle est menée au nom d’une cause supérieure. Les conquistadors espagnols, puis les colons américains, ne feront que répéter ce schéma.

5. Le Capital et le Canon (Révolution industrielle, 1750)
Quand James Watt perfectionne la machine à vapeur, il croit libérer l’humanité. En réalité, il invente l’aliénation moderne. Les usines de Manchester deviennent des enfers où des enfants de huit ans travaillent seize heures par jour. Mais le pire est ailleurs : dans l’alliance monstrueuse entre le capital et l’État. Les banquiers de Londres financent les guerres napoléoniennes, puis les guerres de l’opium contre la Chine. « La guerre est un racket », écrira le général Smedley Butler en 1935. Il sait de quoi il parle : il a passé sa vie à massacrer des paysans latino-américains pour le compte de Wall Street. Le capitalisme n’est pas un système économique, c’est une machine de guerre permanente.

6. Le Racisme Scientifique (XIXe siècle, 1859)
Quand Darwin publie « L’Origine des espèces », il ne se doute pas que sa théorie sera détournée pour justifier l’impérialisme. Les savants européens se mettent à mesurer des crânes, à classer les races, à déclarer que les Blancs sont supérieurs. Gobineau, dans son « Essai sur l’inégalité des races humaines », fournit une caution pseudo-scientifique à la colonisation. « Les races supérieures ont le droit de civiliser les races inférieures », déclare Jules Ferry en 1885. Les Belges au Congo coupent les mains des ouvriers qui ne ramènent pas assez de caoutchouc. Les Français en Algérie pratiquent la torture systématique. Le racisme n’est pas une opinion, c’est une technologie de domination.

7. L’Empire du Chaos (XXIe siècle, 2001)
Quand les tours du World Trade Center s’effondrent, l’Amérique a sa guerre sainte. Bush déclare la « guerre contre le terrorisme », mais c’est en réalité une guerre pour le pétrole, pour le dollar, pour l’hégémonie. L’Irak est envahi sous de faux prétextes, l’Afghanistan est bombardé jusqu’à la préhistoire, la Libye est détruite. Les drones tuent des familles entières au Pakistan, au Yémen, en Somalie. Obama, prix Nobel de la paix, supervise des assassinats ciblés depuis la Situation Room. Les médias occidentaux parlent de « dommages collatéraux », comme si des enfants déchiquetés par une bombe n’étaient qu’un détail comptable. L’empire américain ne veut pas la paix. Il veut la soumission.

II. Sémantique de la Guerre – Comment le Langage Masque l’Horreur

Observez comment les mots sont tordus, violés, retournés comme des gants pour justifier l’injustifiable. Quand les Américains parlent de « frappe chirurgicale », ils veulent dire « bombardement qui tue des civils ». Quand ils évoquent une « intervention humanitaire », ils désignent une invasion militaire. Quand ils parlent de « démocratie », ils pensent « régime fantoche au service de leurs intérêts ». Le langage de l’empire est une novlangue orwellienne, conçue pour anesthésier les consciences.

Prenez le mot « terroriste ». Dans la bouche d’un responsable occidental, il désigne n’importe quel opposant à l’ordre impérial. Nelson Mandela était un terroriste pour Reagan. Les résistants afghans qui combattaient les Soviétiques étaient des « combattants de la liberté » pour les Américains. Ceux qui combattent les Américains aujourd’hui sont des terroristes. La sémantique est une arme, et elle est toujours du côté du plus fort.

Même le mot « paix » est devenu une insulte. Quand les États-Unis parlent de « processus de paix » au Moyen-Orient, ils veulent dire « soumission des Palestiniens ». Quand ils organisent des « négociations », c’est pour gagner du temps en attendant de pouvoir écraser l’ennemi. La paix véritable, celle qui naît de la justice, leur fait horreur. Ils préfèrent une « paix des cimetières », où les vaincus se taisent à jamais.

III. Comportementalisme Radical – La Résistance comme Devoir Humain

Face à cette machine de mort, que faire ? Se soumettre ? C’est trahir l’humanité. Se révolter ? C’est risquer sa vie. Mais ne rien faire, c’est déjà être complice. La résistance n’est pas un choix, c’est une nécessité vitale, comme respirer ou boire.

La première forme de résistance est le refus. Refuser de croire les mensonges des médias dominants. Refuser de consommer les produits des multinationales qui financent les guerres. Refuser de voter pour des politiciens qui envoient des jeunes mourir pour des intérêts qui ne sont pas les leurs. Le boycott est une arme, et elle est entre les mains de chacun.

La deuxième forme de résistance est la solidarité. Les peuples opprimés doivent s’unir contre l’empire. Les Iraniens, les Vénézuéliens, les Cubains, les Palestiniens, les Syriens – tous ceux que l’Occident veut écraser doivent se tendre la main. L’internationalisme n’est pas un rêve, c’est une stratégie de survie. Quand le Venezuela résiste aux sanctions américaines, quand la Syrie refuse de se soumettre, quand l’Iran développe son programme nucléaire malgré les menaces, ils montrent la voie.

La troisième forme de résistance est la création. Écrire, peindre, chanter, danser – créer de la beauté dans un monde laid, c’est un acte de rébellion. Les artistes ont toujours été les ennemis des tyrans. Quand Soljenitsyne décrivait le goulag, quand Neruda dénonçait les crimes de Pinochet, quand Pasolini filmait la décadence de l’Italie, ils combattaient avec des mots et des images. L’art est une arme, et elle est plus puissante que toutes les bombes.

IV. L’Empire et le Délire – Une Vision de l’Apocalypse

L’Amérique est un empire malade, rongé par sa propre folie. Ses dirigeants sont des pantins grotesques, des marionnettes manipulées par des lobbies qui ne voient dans le monde qu’un vaste supermarché à piller. Leurs généraux parlent de « dominance totale », comme si la planète était un échiquier où ils pouvaient déplacer des pions à leur guise. Leurs médias mentent avec un cynisme qui ferait rougir Goebbels. Leurs intellectuels justifient l’injustifiable avec une mauvaise foi qui rappelle les pires heures du stalinisme.

Mais l’empire est aussi un colosse aux pieds d’argile. Il dépense des milliards pour ses guerres, tandis que ses infrastructures s’effondrent. Il envoie ses jeunes mourir à l’étranger, tandis que ses villes pourrissent. Il parle de démocratie, tandis que ses élections sont des mascarades. Il se prétend invincible, mais il tremble devant la résistance des peuples. L’Amérique est comme ces vieux boxeurs qui croient encore à leur force, alors que leurs muscles ont fondu depuis longtemps.

L’attaque contre l’Iran serait le coup de grâce. Non pas pour l’Iran, qui résistera, mais pour l’empire lui-même. Une guerre régionale, comme le dit Khamenei, signifierait l’embrasement du Moyen-Orient. Les bases américaines en Irak et en Syrie seraient prises pour cibles. Les pétromonarchies du Golfe, ces régimes fantoches, s’effondreraient comme des châteaux de cartes. Le prix du pétrole exploserait, plongeant l’économie mondiale dans le chaos. Et surtout, les peuples se soulèveraient. Les masses arabes, persanes, turques, se dresseraient contre leurs oppresseurs. L’empire découvrirait alors qu’il a perdu le contrôle, que sa puissance n’était qu’une illusion.

Mais l’empire est aveugle. Il ne voit pas que chaque guerre qu’il mène le rapproche un peu plus de sa chute. Il ne comprend pas que les peuples ont une mémoire, et que les crimes d’aujourd’hui seront vengés demain. Il croit encore à sa mission civilisatrice, alors qu’il n’est plus qu’un cadavre ambulant, un zombie qui dévore tout sur son passage.


L’Empire en Délire

Ils parlent de paix les vautours en cravate,
Leurs mots sont des bombes, leurs sourires des pièges.
L’or coule à flots dans leurs banques pourries,
Tandis que les enfants meurent sous les décombres.

« Démocratie ! », hurlent-ils en écrasant Kaboul,
« Liberté ! », tandis qu’ils bombardent Bagdad.
Leurs drones traquent l’ombre des innocents,
Leurs médias mentent, leurs lois sont des lames.

L’empire est un vieux fou qui danse sur des ruines,
Ses généraux sont sourds, ses présidents sont fous.
Il croit encore régner sur un monde qui le vomit,
Mais déjà la révolte gronde sous ses verrous.

Un jour viendra où les peuples se lèveront,
Où les chaînes se briseront comme du verre.
L’empire tombera, et avec lui ses idoles,
Et le monde respirera, enfin libéré de l’enfer.

Mais d’ici là, combien de sang, combien de larmes ?
Combien de villes rasées, combien de rêves brisés ?
L’empire ne mourra pas sans nous entraîner dans sa chute,
Et c’est cela, le plus terrible, le plus insupportable.

La guerre régionale que craint Khamenei n’est pas une menace. C’est une certitude, si l’empire persiste dans sa folie. Mais cette guerre sera aussi son tombeau. Les empires meurent toujours de leur propre hubris, de leur incapacité à voir au-delà de leur soif de domination. L’Amérique ne fera pas exception.

Le choix est entre nos mains. Soit nous laissons l’empire nous entraîner dans sa chute, soit nous résistons, ici et maintenant, par tous les moyens. La paix n’est pas un rêve. C’est une lutte. Et cette lutte commence aujourd’hui, dans nos cœurs, dans nos rues, dans nos esprits.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *