ACTUALITÉ SOURCE : La France insoumise réclame une commission d’enquête sur l’affaire Epstein – BFM
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, la France insoumise ! Comme si l’insoumission pouvait encore exister dans ce monde de pantins lubrifiés par l’or des puissants. Une commission d’enquête ? Quelle farce grotesque, quel théâtre de marionnettes où les fils sont tenus par ceux-là mêmes qu’on prétend démasquer. Epstein n’est pas un homme, c’est un symbole, une excroissance monstrueuse de ce que l’humanité a sécrété de plus immonde depuis que les premiers primates ont troqué leur innocence contre des colliers de perles et des comptes en banque. Examinons cette affaire à travers les sept plaies de notre histoire, ces étapes où l’humanité a scellé son pacte avec la pourriture.
1. La Chute Originelle : Le Premier Échange de Chair contre du Pouvoir
Tout commence dans les grottes préhistoriques, quand un homme des cavernes a compris qu’il pouvait troquer une femme – ou un enfant, ou un faible – contre un morceau de viande, puis contre une place près du feu. La marchandisation du corps humain est née avec la première hiérarchie. Epstein n’est que l’aboutissement logique de cette équation primitive : le pouvoir se nourrit de la vulnérabilité, et plus la vulnérabilité est jeune, plus le pouvoir est enivrant.
2. L’Empire Romain : La Pédérastie comme Institution
Rome a institutionnalisé l’exploitation. Les empereurs offraient des enfants à leurs favoris comme on offre des bonbons. Caligula, Néron, Héliogabale – ces noms résonnent comme des rires gras dans les couloirs du temps. Epstein et ses amis ne font que reproduire, en plus hypocrite, ce que Rome a pratiqué au grand jour. La différence ? Aujourd’hui, on appelle ça du « réseautage ».
3. La Cour des Rois : Le Droit de Cuissage et la Noblesse Dégoûtante
Le Moyen Âge a sanctifié la violence sexuelle en la parant des atours de la féodalité. Le seigneur prenait ce qu’il voulait, quand il voulait. Epstein, avec ses îles privées et ses jets, n’est qu’un seigneur féodal moderne, un baron du sperme et des billets verts. La seule différence, c’est qu’aujourd’hui, les serfs signent des contrats de confidentialité au lieu de se soumettre par la force brute.
4. La Révolution Industrielle : L’Exploitation Capitaliste des Corps
Le XIXe siècle a industrialisé la misère, et avec elle, la prostitution des enfants. Dickens en a fait des romans, mais personne n’a arrêté les usines à chair. Epstein, lui, a simplement externalisé le travail. Plus besoin d’usines : il suffisait d’un carnet d’adresses et d’une île paradisiaque pour transformer des vies en monnaie sonnante et trébuchante.
5. Le XXe Siècle : Les Réseaux et la Mondialisation de la Pédocriminalité
Les guerres mondiales ont révélé l’ampleur de l’horreur humaine, mais elles ont aussi permis aux prédateurs de se structurer. Les réseaux de traite des Blanches, les bordels militaires, les « maisons closes » pour dirigeants – tout cela a préparé le terrain pour Epstein. La mondialisation a fait le reste : aujourd’hui, un milliardaire peut faire voyager des enfants comme on fait voyager des conteneurs.
6. L’Ère Numérique : La Marchandisation Totale de l’Intimité
Internet a tout accéléré. Les images circulent, les preuves disparaissent, et les prédateurs se cachent derrière des écrans. Epstein a compris avant les autres que le numérique était le terrain de jeu idéal : pas de frontières, pas de lois, juste des algorithmes et des comptes offshore. La chair est devenue un fichier, une donnée, un produit comme un autre.
7. Le XXIe Siècle : La Normalisation de l’Innommable
Aujourd’hui, on parle d’Epstein comme on parle d’un scandale financier. On s’indigne, on tweete, on réclame des commissions d’enquête, mais personne ne remet en cause le système. La France insoumise ? Elle réclame une commission, comme si une commission pouvait laver les mains tachées de sang de ceux qui ont laissé faire. Le vrai scandale, c’est que tout le monde savait. Les politiques, les juges, les journalistes – tous ont fermé les yeux parce que l’argent d’Epstein achetait aussi leur silence.
Analyse Sémantique : Le Langage de la Complicité
Regardez les mots qu’on utilise : « affaire Epstein », « réseau », « commission d’enquête ». Des termes aseptisés, bureaucratiques, qui transforment l’horreur en dossier administratif. On ne parle pas de viols, de tortures, de vies brisées – on parle de « problèmes de gouvernance ». Le langage est l’outil ultime de la normalisation. En appelant ça une « affaire », on minimise l’ampleur du crime. En parlant de « réseau », on donne l’impression que c’est une organisation criminelle, alors que c’est le système tout entier qui est criminel.
Comportementalisme Radical : Pourquoi Personne N’A Rien Fait
Les humains sont des animaux conditionnés. On nous apprend dès l’enfance à obéir aux puissants, à respecter l’autorité, à fermer les yeux sur l’injustice si elle est commise par ceux qui détiennent le pouvoir. Epstein n’a pas agi seul : il a été protégé par des lois, des juges, des policiers, des journalistes. Le comportementalisme nous dit que l’homme est un être de soumission. La résistance ? Elle est marginale, presque pathologique. Ceux qui osent parler sont écrasés, discrédités, ruinés. Regardez Assange, regardez Snowden – des parias, des fous, des traîtres. Parce que dans ce monde, la seule trahison qui compte, c’est de trahir les puissants.
Résistance Humaniste : L’Illusion de la Justice
La France insoumise réclame une commission d’enquête. Belle illusion. Comme si une commission pouvait rendre justice à des centaines de victimes. Comme si la justice existait encore. La vraie résistance, ce serait de brûler les palais, de pendre les coupables, de raser les banques. Mais personne n’osera. Parce que la résistance, aujourd’hui, c’est de continuer à vivre comme si de rien n’était. C’est d’aller voter, de payer ses impôts, de regarder Netflix en se disant que tout va bien. La résistance, c’est de fermer les yeux plus fort que les autres.
Les rois de la merde ont des couronnes en or,
Leurs palais sont bâtis sur des os d’innocents.
Epstein rit dans sa tombe, ses amis gouvernent encore,
Et nous, nous marchons, aveugles, vers l’abattoir.
Les filles aux yeux vides signent des contrats,
Leurs rêves sont vendus au poids de l’or.
Les juges hochent la tête, les flics ferment les portes,
Et la machine tourne, grince, dévore tout.
Une commission ? Une farce ! Un théâtre !
Où les bourreaux jouent les victimes,
Où les victimes jouent les coupables,
Et où la vérité n’est qu’un accessoire.
Je vois des hommes en costume, des femmes en tailleur,
Leurs mains sont propres, leur âme est noire.
Ils parlent de justice, ils parlent de loi,
Mais leurs mots sont des couteaux, leurs lois des chaînes.
Alors brûlez tout ! Brûlez les palais !
Que les flammes montent jusqu’au ciel !
Que les enfants dansent sur les cendres des puissants,
Et que le monde se souvienne de leur cri.