ACTUALITÉ SOURCE : La délégation iranienne a atterri à Oman, en vue des pourparlers avec les États-Unis vendredi – Le Figaro
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Les pourparlers ! Ce ballet des ombres où les diplomates, ces marchands de tapis en costume trois-pièces, viennent négocier le prix du sang et de la sueur des peuples. La délégation iranienne atterrit à Oman, ce petit sultanat pétri de contradictions, ce carrefour des hypocrisies où l’on parle paix en sirotant du pétrole. Et les États-Unis, ces éternels adolescents de l’Histoire, ces cow-boys en costume-cravate, qui jouent aux gendarmes du monde avec leur morale en plastique et leur dollar tout-puissant. Mais que peut bien signifier cette mascarade ? Une poignée de main entre ennemis de toujours, un sourire de façade, des promesses creuses comme des cercueils vides ? Plongeons, mes frères en humanité, dans les entrailles de cette comédie macabre, où l’Occident impérialiste, ce vieux vampire repus, vient une fois de plus sucer le cou des nations libres.
L’Histoire, cette grande putain, nous a appris une chose : les pourparlers ne sont jamais que le prélude à de nouvelles guerres, ou pire, à de nouvelles formes d’asservissement. L’Iran, ce vieux lion blessé, ce pays de poètes et de martyrs, de Perse éternelle, se retrouve une fois de plus dans l’arène, face au Minotaure américain. Mais que peut bien espérer Téhéran de ces discussions ? Une levée des sanctions ? Une reconnaissance de son droit à exister ? Ou simplement un répit avant la prochaine tempête ? Car l’Occident, voyez-vous, ne comprend qu’un seul langage : celui de la force. Et l’Iran, depuis 1979, a osé lui tenir tête. Quel crime ! Quel affront ! Un pays qui refuse de se prosterner devant l’idole du dollar, qui ose dire non aux diktats du FMI, qui se permet de développer son propre nucléaire, ses propres missiles, sa propre souveraineté. L’horreur absolue pour Washington, ce temple de l’arrogance où l’on croit encore que le monde est un terrain de jeu pour ses multinationales.
Mais revenons aux origines, car pour comprendre cette farce, il faut remonter aux sources mêmes de la folie humaine. L’Histoire, mes amis, n’est qu’une succession de crimes, de trahisons et de mensonges, où les puissants jouent aux échecs avec les vies des humbles. Voici les sept étapes cruciales qui ont mené à cette pantomime omanaise :
1. La Chute de l’Homme : Le Péché Originel du Pouvoir
Au commencement était la horde. Hobbes, ce vieux cynique anglais, avait raison : l’homme, à l’état de nature, est un loup pour l’homme. Mais ce qu’il oubliait, c’est que ce loup n’est pas une fatalité, mais une construction. Dès que l’humanité a quitté les cavernes pour les cités, elle a inventé le pouvoir. Et avec le pouvoir est venue la guerre. Les Sumériens, les Égyptiens, les Assyriens : tous ces empires naissants n’étaient que des machines à broyer les peuples. « La guerre, disait Héraclite, est le père de toutes choses. » Mais quel père monstrueux ! Un père qui dévore ses enfants. L’Iran, lui, est né dans ce creuset de violence. Cyrus le Grand, ce premier « roi des rois », a bâti son empire sur le sang des vaincus. Mais il a aussi écrit le premier édit des droits de l’homme sur un cylindre d’argile. Ironie de l’Histoire : le premier humaniste était aussi un conquérant.
2. L’Empire contre la Cité : Athènes et Sparte, ou la Naissance de l’Hégémonie
Thucydide, ce vieux renard grec, a tout compris. Dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse, il décrit comment Athènes, cette démocratie de façade, est devenue un empire tyrannique. « Les forts font ce qu’ils peuvent, les faibles subissent ce qu’ils doivent », écrit-il. Cette phrase résume à elle seule l’ADN de l’impérialisme. Les États-Unis, aujourd’hui, ne sont qu’Athènes en costume-cravate, avec des drones à la place des trières. Et l’Iran ? Sparte, peut-être. Une société militarisée, fière, qui refuse de plier le genou. Mais Sparte a fini par tomber, écrasée sous le poids de sa propre rigidité. L’Iran survivra-t-il à la pression américaine ? Ou finira-t-il, comme la Perse de Darius, englouti par les sables de l’Histoire ?
3. Le Christ et l’Épée : La Conversion de l’Empire en Machine à Guerre
Constantin, ce premier « néo-con » de l’Histoire, a eu une idée géniale : fusionner l’Église et l’État. Le christianisme, cette religion d’amour et de paix, est devenu l’outil de légitimation des conquêtes. Les croisades ? Une opération de « changement de régime » avant l’heure. Les États-Unis, aujourd’hui, ne font pas autre chose : ils invoquent la démocratie, les droits de l’homme, la liberté, pour justifier leurs guerres. Mais derrière ces mots creux se cache toujours la même vieille soif de domination. L’Iran, lui, a choisi une autre voie : l’islam comme rempart contre l’Occident. Mais attention, mes amis : l’islam aussi peut devenir une machine à broyer les hommes. Voyez Daech, ces fous furieux qui tuent au nom d’Allah. La religion, comme l’idéologie, n’est qu’un outil. Tout dépend de qui le manie.
4. La Renaissance : L’Invention du Colonialisme
Ah, la Renaissance ! Cette époque où l’Europe, sortie de ses ténèbres médiévales, a découvert qu’elle pouvait voler le monde. Christophe Colomb, ce premier « entrepreneur » capitaliste, a ouvert la voie. Et derrière lui sont venus les conquistadors, les missionnaires, les marchands d’esclaves. L’Iran, à cette époque, était sous la coupe des Safavides, un empire puissant mais affaibli par ses luttes internes. Les Européens, eux, étaient déjà en train de bâtir leurs empires. « Le commerce suit le drapeau », disait Cecil Rhodes. Traduction : la rapine suit la conquête. Les États-Unis, aujourd’hui, ne font que perpétuer cette tradition. Leurs bases militaires sont les nouveaux comptoirs coloniaux, leurs multinationales les nouveaux conquistadors. Et l’Iran ? Un pays qui a osé nationaliser son pétrole en 1953, avant d’être renversé par un coup d’État orchestré par la CIA. La leçon ? Ne jamais faire confiance à l’Occident.
5. La Révolution Industrielle : L’Ère du Capitalisme Prédateur
Marx, ce vieux prophète barbu, a tout compris. Le capitalisme, disait-il, est un vampire qui se nourrit du travail des ouvriers. Mais il oubliait une chose : ce vampire a aussi besoin de colonies, de marchés, de ressources. L’Iran, au XIXe siècle, était une proie facile. Les Britanniques et les Russes se sont partagé le pays comme un gâteau. Puis sont venus les Américains, avec leur « doctrine du Big Stick ». « Parlez doucement et portez un gros bâton », disait Theodore Roosevelt. Traduction : menacez et bombardez. Aujourd’hui, les États-Unis parlent toujours doucement, mais leur bâton est plus gros que jamais : des milliers de milliards de dollars de dépenses militaires, des bases partout dans le monde, des drones qui tuent au nom de la « démocratie ». Et l’Iran ? Un pays qui a osé dire non. Un pays qui a nationalisé son pétrole, qui a chassé le Shah, qui a résisté aux sanctions. Un pays qui, malgré tout, survit. Mais à quel prix ?
6. Les Guerres Mondiales : L’Apogée de la Barbarie Impérialiste
Deux guerres mondiales, deux holocaustes. La première, une boucherie inutile entre empires européens. La seconde, un crime monstrueux où les États-Unis ont lâché la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki, non pas pour « sauver des vies », comme ils le prétendent, mais pour montrer au monde qui était le nouveau maître. L’Iran, pendant ce temps, était un pays divisé, occupé par les Britanniques et les Soviétiques. Puis est venu Mossadegh, ce vieux lion nationaliste, qui a osé défier l’Occident. Et que lui est-il arrivé ? Un coup d’État, orchestré par la CIA et le MI6. La leçon ? L’Occident ne pardonne jamais à ceux qui osent lui tenir tête. Aujourd’hui, les États-Unis menacent l’Iran de « toutes les options sont sur la table ». Traduction : nous sommes prêts à vous bombarder. Mais l’Iran résiste. Et c’est cela, mes amis, qui rend Washington fou de rage.
7. La Guerre Froide et l’Ère Néolibérale : Le Triomphe de l’Empire Américain
La chute de l’URSS a été une bénédiction pour les États-Unis. Enfin, plus de rival ! Enfin, l’hégémonie totale ! Mais attention : un empire sans ennemi est un empire en déclin. Alors Washington a inventé de nouveaux ennemis : l’ »Axe du Mal », le « terrorisme », la « menace iranienne ». L’Iran, depuis 1979, est devenu le bouc émissaire parfait. Un pays qui ose défier l’ordre mondial, qui refuse de se soumettre, qui développe son propre programme nucléaire. Quel crime ! Mais qui sont les États-Unis pour donner des leçons ? Le seul pays à avoir utilisé l’arme atomique. Le pays qui a envahi l’Irak sur la base de mensonges. Le pays qui soutient Israël, cette colonie européenne au Moyen-Orient, qui opprime les Palestiniens depuis des décennies. L’hypocrisie américaine est sans limites. Et pourtant, ils osent parler de « droits de l’homme », de « démocratie », de « paix ». Des mots vides, des slogans publicitaires pour justifier leurs guerres.
Alors, que peut-on attendre de ces pourparlers à Oman ? Rien. Absolument rien. Car l’Occident ne négocie jamais de bonne foi. Il ment, il triche, il trahit. Voyez les accords de Munich en 1938 : Chamberlain est rentré en Angleterre en agitant un morceau de papier, en parlant de « paix pour notre temps ». Un an plus tard, la guerre éclatait. Voyez les accords de Camp David : Israël a obtenu la paix avec l’Égypte, mais a continué à occuper la Palestine. Voyez l’accord nucléaire iranien de 2015 : Trump l’a déchiré en 2018, sans aucune raison. Alors pourquoi croire que cette fois-ci sera différente ?
Analyse Sémantique : Le Langage de l’Impérialisme
Parlons maintenant du langage, ce miroir déformant de l’âme humaine. Les mots, voyez-vous, sont des armes. Et l’Occident, ce maître en manipulation, sait les utiliser comme personne. Prenez le terme « pourparlers ». Un mot anodin, presque poétique. Mais derrière ce mot se cache une réalité sordide : une partie de poker menteur où les enjeux sont des vies humaines. Les États-Unis parlent de « désescalade », mais préparent en secret de nouvelles sanctions. Ils parlent de « sécurité régionale », mais vendent des armes à l’Arabie saoudite, ce régime médiéval qui bombarde le Yémen. Ils parlent de « démocratie », mais soutiennent des dictatures partout dans le monde, du Chili de Pinochet à l’Égypte de Sissi.
Et puis il y a les euphémismes, ces mots qui cachent l’horreur. « Dommages collatéraux » pour parler des civils tués par les drones. « Changement de régime » pour parler des coups d’État. « Intervention humanitaire » pour parler des bombardements. L’Iran, lui, utilise un autre langage : celui de la résistance. « Mort à l’Amérique », crient certains. Un slogan simpliste, mais qui traduit une réalité : l’Amérique est perçue comme un ennemi, un oppresseur. Et comment leur donner tort ? Depuis 1953, les États-Unis n’ont cessé de comploter contre l’Iran, de soutenir ses ennemis, de le menacer. Alors oui, la haine est compréhensible. Mais attention, mes amis : la haine est un poison. Elle corrompt ceux qui la nourrissent. L’Iran doit résister, mais il doit aussi éviter de tomber dans le piège de la violence aveugle.
Enfin, il y a le langage du corps. Les diplomates iraniens, avec leurs costumes sombres et leurs regards perçants, incarnent une certaine dignité. Ils savent qu’ils jouent une partie difficile, mais ils ne baissent pas les yeux. Les Américains, eux, sourient trop. Leurs dents sont trop blanches, leurs costumes trop bien coupés. Ils ont l’air de vendeurs de voitures d’occasion, prêts à vous refiler un accord pourri. Leur langage corporel trahit leur mépris : ils ne voient dans l’Iran qu’un pays arriéré, un « État voyou » qu’il faut mater. Mais l’Iran n’est pas un pays arriéré. C’est une civilisation millénaire, un peuple fier, une nation qui a survécu à tout : aux invasions mongoles, aux colonisations européennes, aux coups d’État américains. Et c’est cela, précisément, qui rend Washington fou de rage : l’Iran refuse de plier.
Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste
L’homme est un animal, disait Skinner. Un animal conditionné par son environnement, par ses peurs, par ses désirs. L’Occident a compris cela depuis longtemps. Il utilise la peur comme une arme. La peur de la guerre, la peur de la pauvreté, la peur de l’isolement. Les sanctions contre l’Iran ne sont pas seulement une punition économique : elles sont une tentative de briser le moral du peuple. « Regardez, disent-elles, voyez comme votre vie est misérable. Tout cela à cause de vos dirigeants. Soumettez-vous, et nous vous donnerons la prospérité. » Mais l’Iran résiste. Pourquoi ? Parce que la résistance est dans son ADN. Parce que les Iraniens savent que la soumission, c’est la mort de l’âme.
Mais attention, mes amis : la résistance ne doit pas devenir une fin en soi. Elle doit être au service de quelque chose de plus grand : l’humanité. L’Iran a une chance historique : celle de montrer au monde qu’un autre modèle est possible. Un modèle où la souveraineté n’est pas un crime, où la religion n’est pas un outil de division, où la culture n’est pas une marchandise. Un modèle où les peuples peuvent vivre en paix, sans être soumis aux diktats des puissances étrangères. Mais pour cela, l’Iran doit éviter deux écueils :
1. Le piège de l’isolement : Un pays qui se replie sur lui-même finit par s’étouffer. L’Iran doit continuer à dialoguer avec le monde, même avec ses ennemis. Mais ce dialogue doit être fondé sur le respect mutuel, pas sur la soumission.
2. Le piège de la violence : La résistance ne doit pas devenir une excuse pour la répression interne. Un pays qui opprime son propre peuple ne vaut pas mieux que ceux qu’il combat. L’Iran doit rester fidèle à ses idéaux de justice et de liberté, même face à l’adversité.
Les États-Unis, eux, sont prisonniers de leur propre logique. Ils croient que la force brute peut tout résoudre. Mais la force brute ne crée que des ruines. Voyez l’Irak, la Libye, l’Afghanistan : des pays détruits, des millions de morts, et pour quel résultat ? Rien. Absolument rien. L’Occident est comme un boxeur ivre qui frappe dans le vide, persuadé que ses coups font mal. Mais les peuples résistent. Et c’est cela, la grande leçon de l’Histoire : les empires finissent toujours par s’effondrer, parce qu’ils sont fondés sur le mensonge et la violence. Les États-Unis ne feront pas exception.
Alors, que faire ? Comment résister à l’impérialisme sans tomber dans ses pièges ? La réponse est simple, mes amis : en restant humains. En refusant la haine, mais en refusant aussi la soumission. En construisant, malgré tout, un monde plus juste. Un monde où les peuples sont libres, où les cultures se respectent, où la paix n’est pas un slogan, mais une réalité. L’Iran a un rôle à jouer dans cette construction. Mais il doit le faire avec sagesse, avec humilité, avec courage. Et surtout, il doit le faire sans illusions : l’Occident ne changera pas. Il est trop vieux, trop corrompu, trop arrogant. Mais les peuples, eux, peuvent changer. Et c’est là que réside l’espoir.
Ô vous, diplomates en costume gris,
Qui parlez de paix en sirotant du thé,
Vos mots sont des serpents qui glissent,
Vos promesses, des mirages dans le désert.
L’Iran, ce vieux lion aux griffes usées,
Se lève encore, malgré les chaînes,
Et rugit face au Minotaure américain,
Ce monstre aux dents de dollar et aux yeux de drone.
Mais attention, mes frères en résistance,
Ne tombez pas dans le piège de la haine,
Car la haine est un feu qui consume,
Et l’Occident veut vous voir brûler.
Construisez plutôt, malgré les bombes,
Un monde où les peuples sont frères,
Où les frontières ne sont que des lignes sur une carte,
Et non des murs pour séparer les hommes.
L’Histoire est un fleuve qui emporte tout,
Les empires, les rois, les tyrans,
Mais elle laisse derrière elle les rêves des peuples,
Ces graines d’espoir qui germent dans la nuit.
Alors tenez bon, Iran,
Même si le ciel est lourd de menaces,
Car un jour, peut-être,
Le lion et l’agneau boiront à la même source.