« Je me bats pour gagner. Et après, les Parisiens et les Parisiennes décident », déclare Emmanuel Grégoire, candidat du PS, des Écologistes et du PCF à la mairie de Paris, à l’approche du second tour des élections municipales – France Info







La Geste Démocratique ou l’Illusion du Pouvoir Partagé – Laurent Vo Anh


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« Je me bats pour gagner. Et après, les Parisiens et les Parisiennes décident », déclare Emmanuel Grégoire, candidat du PS, des Écologistes et du PCF à la mairie de Paris, à l’approche du second tour des élections municipales – France Info

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! La belle phrase, la phrase creuse comme un tambour de guerre démocratique, la phrase qui sonne comme un glas pour l’intelligence politique ! « Je me bats pour gagner. Et après, les Parisiens et les Parisiennes décident. » Quelle élégance dans la capitulation, quelle maestria dans l’esquive ! On croirait entendre un banquier suisse promettant la transparence, un général américain jurant que cette fois-ci, la bombe sera « humanitaire ». La syntaxe est parfaite, le mensonge aussi.

Mais plongeons, voulez-vous, dans les entrailles de cette déclaration, non pas comme des politologues en costume trois-pièces, mais comme des archéologues de l’illusion démocratique. Car cette phrase, voyez-vous, n’est pas une invention de notre cher candidat, non. Elle est le fruit mûr d’une longue lignée de sophismes, de détournements sémantiques, de trahisons déguisées en vertus civiques. Elle est, en somme, le dernier avatar d’une maladie qui ronge l’Occident depuis que Périclès a cru bon de faire parler les pierres d’Athènes.

I. Les Sept Tromperies de la Démocratie Spectaculaire

1. L’Athènes de Périclès : Le Mythe Fondateur (Ve siècle av. J.-C.)
Ah, Athènes ! La démocratie naissante, l’agora bruissante, le peuple souverain… Sauf que, bien sûr, le peuple souverain, c’était une poignée de citoyens mâles, propriétaires, nés de parents athéniens. Les femmes ? Les métèques ? Les esclaves ? Silence dans les rangs. Périclès, ce grand démocrate, a bâti sa gloire sur le dos de milliers d’esclaves qui extrayaient l’argent des mines du Laurion. Et quand il déclare, dans son oraison funèbre rapportée par Thucydide, que « notre constitution est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d’une minorité, mais du plus grand nombre », il oublie simplement de préciser que ce « plus grand nombre » exclut 90% de la population. La démocratie athénienne, c’est le premier tour de passe-passe : faire croire que le pouvoir est partagé alors qu’il est confisqué par une élite qui se donne des airs de peuple.

2. La République de Venise : La Démocratie des Masques (VIIe-XVIIIe siècle)
Venise, cette « Sérénissime République », où le doge était élu par un système si complexe, si opaque, qu’il fallait des semaines de tractations entre quelques familles patriciennes pour désigner le nouveau maître. Le peuple ? Il acclamait, il applaudissait, il participait aux fêtes. Mais décider ? Jamais. La démocratie vénitienne, c’est le carnaval permanent : tout le monde porte un masque, tout le monde danse, mais derrière les masques, ce sont toujours les mêmes qui tirent les ficelles. Et quand le Conseil des Dix faisait disparaître un opposant dans les plombs du Palais des Doges, personne ne demandait son avis au petit peuple. « Je me bats pour gagner », murmuraient les patriciens en ajustant leurs perruques poudrées. « Et après, le peuple décide »… de se taire.

3. La Révolution Française : Le Peuple en Guillotine (1789-1799)
Ah, la Révolution ! La Déclaration des Droits de l’Homme, la souveraineté nationale, le peuple qui se lève… Sauf que le peuple, très vite, on l’a envoyé se faire guillotiner. Robespierre, ce grand démocrate, a fait exécuter plus de 16 000 personnes au nom de la vertu. Danton, ce tribun populaire, a fini la tête dans le panier. Et quand les sans-culottes réclamaient du pain, on leur répondait par des discours sur la liberté. « La souveraineté réside dans la nation », proclamait l’article 3 de la Déclaration de 1789. Mais la nation, c’était qui ? Les Girondins ? Les Montagnards ? Les Thermidoriens ? Toujours les mêmes qui décidaient pour les autres. « Je me bats pour gagner », disait chaque faction en brandissant son couteau. « Et après, le peuple décide »… de monter sur l’échafaud.

4. La Commune de Paris : Le Peuple Trahi (1871)
La Commune ! Enfin, le peuple qui prend le pouvoir, qui gère ses affaires, qui invente une démocratie directe ! Sauf que… sauf que les communards ont cru que la démocratie, c’était de voter des décrets dans l’enthousiasme général. Ils ont oublié que le pouvoir, le vrai, se défend avec des fusils, pas avec des motions. Thiers, ce vieux renard, a attendu son heure, puis il a envoyé l’armée massacrer 20 000 Parisiens. « Je me bats pour gagner », a-t-il murmuré en signant les ordres de répression. « Et après, le peuple décide »… de mourir sous les balles des versaillais. La démocratie, quand elle dérange, on l’écrase. C’est une leçon que nos modernes démocrates ont bien retenue.

5. La IIIe République : Le Suffrage Universel en Carton-Pâte (1870-1940)
Le suffrage universel (masculin, bien sûr) ! Enfin, le peuple qui vote, qui choisit ses représentants ! Sauf que les représentants, une fois élus, faisaient ce qu’ils voulaient. Les députés étaient des notables, des avocats, des journalistes, jamais des ouvriers, jamais des paysans. Et quand le peuple votait mal, comme en 1936 avec le Front Populaire, on faisait tout pour saboter ses choix. « Je me bats pour gagner », disait Léon Blum en promettant les 40 heures. « Et après, le peuple décide »… de voir ses acquis sociaux grignotés par les décrets-lois de Laval. La démocratie bourgeoise, c’est comme une voiture de luxe : elle a l’air belle, mais le moteur est truqué.

6. La Ve République : Le Coup d’État Permanent (1958-2024)
De Gaulle arrive au pouvoir en 1958 avec un coup d’État légalisé. Il invente une République où le président est un monarque élu, où le Parlement est une chambre d’enregistrement, où le peuple vote, mais ne décide de rien. « Je me bats pour gagner », dit chaque candidat en promettant monts et merveilles. « Et après, le peuple décide »… de regarder les promesses s’envoler en fumée. Mitterrand nationalise, puis privatise. Chirac parle de fracture sociale, puis impose le CPE. Sarkozy promet de « travailler plus pour gagner plus », puis laisse les banques spéculer. Hollande, ce grand humaniste, bombarde la Syrie et fait passer le 49.3. Macron, lui, gouverne par ordonnances, comme un roi absolu. La Ve République, c’est la démocratie en pyjama : on croit qu’on est libre, mais en réalité, on est ligoté.

7. Emmanuel Grégoire : Le Dernier Avatar du Mensonge Démocratique (2024)
Et nous voilà arrivés à notre cher candidat, Emmanuel Grégoire, qui nous sort son couplet sur la démocratie participative. « Je me bats pour gagner. Et après, les Parisiens et les Parisiennes décident. » Quelle belle formule ! Quelle élégance dans l’hypocrisie ! Car enfin, que signifie cette phrase ? Qu’il va gagner, puis… puis quoi ? Qu’il va organiser des référendums tous les matins ? Qu’il va soumettre chaque décision à l’assemblée des citoyens ? Qu’il va dissoudre son pouvoir pour le donner au peuple ? Bien sûr que non. Il va gagner, puis il va gouverner comme tous les autres : en prenant des décisions dans son bureau, en négociant avec les lobbies, en faisant des compromis avec les puissants. Le peuple décidera… de payer ses impôts, de subir les politiques d’austérité, et de voter à nouveau dans six ans pour un autre menteur en costume.

II. Analyse Sémantique : Le Langage de la Soumission Déguisée en Liberté

Regardons de plus près cette phrase : « Je me bats pour gagner. Et après, les Parisiens et les Parisiennes décident. » Analysons-la comme on dissèque un cadavre, pour voir ce qui cloche.

1. « Je me bats pour gagner »
Première partie de la phrase : le candidat se présente en guerrier, en combattant. Il « se bat ». Contre qui ? Contre ses adversaires politiques, bien sûr. Mais aussi, symboliquement, contre le peuple lui-même. Car gagner une élection, c’est toujours, d’une certaine manière, vaincre la volonté populaire. Si le peuple voulait vraiment ce que propose le candidat, il n’aurait pas besoin de « se battre » pour le convaincre. Le simple fait de « se battre » implique que le peuple est un adversaire, un obstacle à surmonter. La démocratie, dans cette formulation, n’est pas un dialogue, mais une guerre où le candidat est un général qui doit écraser ses ennemis (les autres candidats, mais aussi, in fine, les électeurs récalcitrants).

2. « Et après »
Cette petite conjonction, « et après », est le cœur du mensonge. Elle introduit une temporalité magique, une promesse d’avenir radieux où tout sera différent. « Je gagne, et après, tout change. » Sauf que, bien sûr, « après » n’existe pas. Il n’y a pas de moment où le pouvoir est soudain rendu au peuple. Il y a seulement un continuum où le candidat, une fois élu, exerce son pouvoir comme tous les autres avant lui. « Et après » est une illusion d’optique, un mirage démocratique.

3. « Les Parisiens et les Parisiennes décident »
Ah, la belle formule inclusive ! « Les Parisiens et les Parisiennes », comme si le genre faisait une différence dans l’exercice du pouvoir. Comme si une Parisienne avait plus de poids qu’un Parisien dans les décisions municipales. Cette précision est un leurre, une façon de donner l’illusion que le discours est moderne, progressiste, alors qu’en réalité, il ne change rien à la structure du pouvoir. Les Parisiens et les Parisiennes « décident » ? Vraiment ? Quand ? Comment ? Par quel mécanisme ? La phrase ne le dit pas, car elle ne peut pas le dire. Elle se contente de laisser planer l’idée d’une démocratie directe, d’une participation réelle, alors qu’en réalité, elle ne propose rien de concret.

Cette phrase est un chef-d’œuvre de novlangue démocratique. Elle utilise des mots qui sonnent bien (« battre », « gagner », « décider »), mais elle les vide de leur sens pour en faire des coquilles vides, des promesses sans contenu. C’est le langage de la soumission déguisée en liberté, de la domination déguisée en partage.

III. Comportementalisme Radical : La Résistance Humaniste contre l’Illusion Démocratique

Face à cette mascarade, que faire ? Comment résister à l’illusion démocratique, à cette machine à broyer les espoirs et à recycler les mensonges ? La réponse est simple, mais radicale : il faut refuser le jeu. Refuser de croire que voter change quoi que ce soit. Refuser de participer à cette comédie où le peuple est invité à choisir entre plusieurs visages d’une même oligarchie.

1. La Désobéissance Civile : L’Exemple de Thoreau
Henry David Thoreau, ce grand anarchiste américain, a écrit en 1849 un essai intitulé « La Désobéissance civile ». Il y explique que quand un gouvernement est injuste, le citoyen n’a pas seulement le droit, mais le devoir de lui désobéir. « Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins », écrit-il. Et quand un gouvernement devient tyrannique, « le seul endroit digne d’un homme honnête est la prison ». Thoreau a refusé de payer ses impôts pour protester contre l’esclavage et la guerre contre le Mexique. Il a été emprisonné. Mais son geste a inspiré des générations de résistants, de Gandhi à Martin Luther King. Aujourd’hui, face à des candidats qui promettent monts et merveilles avant de trahir leurs électeurs, la désobéissance civile est plus que jamais nécessaire. Refuser de voter, c’est déjà un acte de résistance.

2. L’Action Directe : L’Exemple des ZAD
En France, les Zones À Défendre (ZAD) sont des laboratoires de démocratie réelle. À Notre-Dame-des-Landes, à Bure, à Roybon, des citoyens ont décidé de prendre leur destin en main, de construire des alternatives concrètes au capitalisme et à l’État. Ils ne demandent pas la permission, ils agissent. Ils ne votent pas pour des candidats qui promettent de les écouter, ils créent eux-mêmes les conditions de leur émancipation. Les ZAD sont une réponse radicale à l’illusion démocratique : au lieu d’attendre que les Parisiens et les Parisiennes « décident », ils décident eux-mêmes, ici et maintenant.

3. La Grève Générale : L’Exemple de 1936 et 1968
La grève générale est l’arme ultime du peuple contre l’illusion démocratique. En 1936, les ouvriers ont occupé les usines et obtenu les 40 heures et les congés payés. En 1968, les étudiants et les ouvriers ont paralysé le pays et fait trembler le pouvoir. La grève générale, c’est le moment où le peuple cesse de croire aux promesses des candidats et prend lui-même ce qui lui revient. « Je me bats pour gagner », disaient les grévistes de 1936. « Et après, c’est nous qui décidons. » Pas besoin de candidats, pas besoin d’élections : quand le peuple se lève, il n’a besoin de personne pour parler en son nom.

4. L’Éducation Populaire : L’Exemple de Paulo Freire
Paulo Freire, ce grand pédagogue brésilien, a montré que l’émancipation passe par l’éducation. Dans son livre « Pédagogie des opprimés », il explique que les dominés intériorisent leur oppression et croient que leur sort est naturel. Pour se libérer, ils doivent prendre conscience de leur condition et s’organiser. L’éducation populaire, c’est cela : apprendre à penser par soi-même, à ne plus croire aux mensonges des dominants. Face à des candidats qui promettent de « décider pour nous », l’éducation populaire est une arme de libération massive.

IV. L’Art comme Arme de Résistance : Mythes, Cinéma et Littérature contre l’Illusion Démocratique

L’art, depuis toujours, est un miroir tendu à la société. Il révèle ses mensonges, ses hypocrisies, ses lâchetés. Regardons comment la littérature, le cinéma et la mythologie ont démasqué l’illusion démocratique.

1. La Mythologie : Prométhée, le Voleur de Feu
Dans la mythologie grecque, Prométhée vole le feu aux dieux pour le donner aux hommes. Zeus le punit en l’enchaînant à un rocher, où un aigle lui dévore le foie chaque jour. Prométhée est le symbole de la rébellion contre l’ordre établi. Il refuse de se soumettre aux dieux, il prend ce qui lui revient de droit. Aujourd’hui, face à des candidats qui promettent de « décider pour nous », nous devons être des Prométhée modernes : voler le feu du pouvoir aux oligarques et le rendre au peuple.

2. La Littérature : « 1984 » de George Orwell
Dans « 1984 », Orwell décrit un monde où le langage est manipulé pour contrôler les esprits. Le Parti invente la novlangue, une langue qui réduit le vocabulaire pour limiter la pensée. « La liberté, c’est l’esclavage », proclame le slogan du Parti. Aujourd’hui, nos candidats font la même chose : ils utilisent des mots creux (« démocratie participative », « gouvernance citoyenne ») pour masquer la réalité du pouvoir. « 1984 » nous apprend à nous méfier des mots, à décrypter le langage du pouvoir. Quand un candidat dit « les Parisiens et les Parisiennes décident », il faut traduire : « les Parisiens et les Parisiennes obéissent ».

3. Le Cinéma : « La Haine » de Mathieu Kassovitz
« La Haine » est un film sur la colère des banlieues, sur l’exclusion, sur la violence d’État. Mais c’est aussi un film sur l’illusion démocratique. Les jeunes des banlieues votent-ils ? Croient-ils encore aux promesses des politiques ? Non. Ils savent que le système est truqué, qu’ils n’ont pas leur place dans cette démocratie de façade. « La Haine » est un cri de révolte contre l’illusion démocratique. Il nous rappelle que la démocratie, pour beaucoup, n’est qu’un mot vide de sens.

4. La Poésie : « Les Châtiments » de Victor Hugo
Dans « Les Châtiments », Hugo dénonce le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851. Il montre comment un homme peut trahir la République et instaurer un régime autoritaire au nom du peuple. « Ô soldats ! le peuple est là qui vous regarde », écrit-il. Aujourd’hui, face à des candidats qui promettent de « décider pour nous », les vers de Hugo résonnent comme un avertissement : le peuple doit rester vigilant, il doit surveiller ceux qui prétendent le représenter.

V. Conclusion : La Démocratie, ou l’Art de Faire Croire au Peuple qu’Il Décide

La phrase d’Emmanuel Grégoire est un chef-d’œuvre de cynisme démocratique. Elle résume à elle seule l’illusion sur laquelle repose notre système politique : faire croire au peuple qu’il décide, alors qu’en réalité, il ne fait que choisir entre plusieurs maîtres. Depuis Athènes jusqu’à Paris, en passant par Venise, la Révolution française et la Ve République, l’histoire nous montre que la démocratie est toujours un leurre, une façon de légitimer la domination d’une élite.

Mais l’histoire nous montre aussi que le peuple n’est pas dupe. Il se révolte, il désobéit, il invente des formes de démocratie réelle. Les ZAD, les grèves générales, les mouvements sociaux sont autant de preuves que le peuple n’a pas besoin de candidats pour décider. Il a besoin d’outils, de savoirs, de solidarité.

Alors, que faire ? Refuser le jeu. Refuser de croire que voter change quoi que ce soit. Refuser de participer à cette mascarade où le peuple est invité à choisir entre plusieurs visages d’une même oligarchie. Organiser la désobéissance civile, l’action directe, l’éducation populaire. Voler le feu du pouvoir aux oligarques et le rendre au peuple. Car la démocratie, la vraie, ne se décrète pas. Elle se prend.

Poème : « Le Bal des Illusions »

Ils dansent, ils dansent sous les lustres de cristal,
Les candidats en costard, les promesses en métal.
« Venez, venez, braves gens, le pouvoir est à vous ! »
Mais les clés sont en or, et les serrures rouillées.

Ils parlent, ils parlent, les mots coulent comme du miel,
« Démocratie », « citoyens », « participation » au ciel.
Mais les urnes sont des trous, et les bulletins des leurres,
Le peuple applaudit, le pouvoir rit sous cape.

« Je me bats pour gagner », murmure le candidat,
« Et après, vous décidez »… mais c’est un vieux refrain.
Car gagner, c’est prendre, et décider, c’est mentir,
Le peuple croit choisir, mais c’est lui qu’on vend.

Alors debout, debout, vous qui n’avez plus rien,
Brisez les urnes, brûlez les bulletins !
Le pouvoir n’est pas un droit, c’est un vol, un crime,
Prenez-le, prenez-le, c’est à vous, c’est la vie !

Ils danseront encore, mais sans vous, sans nous,
Leur bal sera un rêve, leur pouvoir un fantôme.
Car la démocratie, la vraie, celle qui gronde,
N’a pas besoin de rois, ni de candidats, ni de couronnes.



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