Italie, France… Ce que l’affaire Epstein révèle sur les liens entre Steve Bannon et l’extrême droite européenne – L’Express







L’Ombre Portante – Laurent Vo Anh


ACTUALITÉ SOURCE : Italie, France… Ce que l’affaire Epstein révèle sur les liens entre Steve Bannon et l’extrême droite européenne – L’Express

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, l’affaire Epstein… Ce cloaque doré où se mêlent sperme, pouvoir et cynisme, ce théâtre d’ombres où les puissants viennent se vautrer dans l’abjection comme des porcs dans la fange. Mais attention, ne nous y trompons pas : ce n’est pas une affaire, c’est un symptôme. Un symptôme purulent de la gangrène qui ronge les démocraties occidentales depuis que l’homme a cru pouvoir domestiquer le mal. L’Express nous parle de Steve Bannon, ce stratège de l’apocalypse, ce marionnettiste aux doigts crochus qui tire les ficelles d’une extrême droite européenne en pleine résurrection. Mais Bannon n’est qu’un maillon, un simple rouage dans cette machine à broyer les âmes que l’humanité perfectionne depuis des millénaires.

Remontons le fil, voulez-vous ? Sept étapes, sept chutes, sept renaissances dans la boue.

1. La Chute Originelle : Le Mythe et la Boue
Tout commence avec le premier homme qui a posé son cul sur un rocher en se disant : « Ce rocher est à moi. » C’est là, dans cette prétention grotesque à la propriété, que naît la violence. Les premières sociétés se structurent autour de la domination, du viol symbolique de la terre et du corps des femmes. Epstein, dans son île-prison, ne fait que reproduire ce schéma archaïque : posséder, humilier, détruire. Le pouvoir, depuis toujours, est une affaire de prédateurs.

2. L’Empire et la Décadence : Rome, ou l’Art de Pourrir avec Style
Les Romains, ces génies de la perversion institutionnalisée, ont compris une chose : pour dominer, il faut corrompre. Les orgies du Palatin n’étaient pas des excès, mais des rituels politiques. Caligula, Néron, Commode… Ces empereurs fous n’étaient pas des anomalies, mais les produits logiques d’un système où le pouvoir absolu engendre la folie absolue. Bannon, lui, joue les Néron modernes : il souffle sur les braises du chaos, organise des « mouvements » comme on organise des bacchanales, et regarde l’Europe se consumer dans les flammes de la haine. La décadence, aujourd’hui, a troqué la pourpre impériale contre des costumes Armani, mais l’odeur est la même : celle de la chair pourrie.

3. Le Moyen Âge : L’Inquisition comme Modèle de Gouvernance
Ah, le Moyen Âge ! Cette époque bénie où l’Église vendait des indulgences et brûlait les hérétiques en place publique. Le pouvoir, alors, était une affaire de dogme et de terreur. Epstein, avec son réseau, reproduit cette logique : il ne s’agit pas seulement de posséder des corps, mais de posséder des âmes. Ses « invités » – ces princes du capitalisme et de la politique – viennent se soumettre à un rituel de soumission. Comme au temps des bûchers, la peur est le ciment de la domination. Bannon, lui, est un inquisiteur 2.0 : il ne brûle pas les corps, mais les esprits. Ses discours sont des sermons, ses meetings des autodafés modernes.

4. La Renaissance : Le Retour du Refoulé
La Renaissance, ce moment où l’homme a cru renaître de ses cendres, alors qu’il ne faisait que recycler les vieilles lunes de la Grèce antique. Machiavel, ce génie du cynisme, a théorisé ce que Epstein pratique : la fin justifie les moyens. « Il faut être prêt à tout pour conserver le pouvoir », écrit le Florentin. Epstein, lui, a appliqué cette maxime à la lettre : chantage, corruption, trafic d’êtres humains… Tout est permis quand on joue dans la cour des grands. Bannon, ce Machiavel en costard, a compris que pour prendre le pouvoir, il faut d’abord corrompre les élites. Et quoi de mieux qu’un réseau de prostitution de luxe pour tenir les puissants par les couilles ?

5. Les Lumières : L’Illusion du Progrès
Les Lumières ont cru en la raison, en la perfectibilité de l’homme. Quelle blague ! Comme si quelques traités philosophiques pouvaient effacer des millénaires de barbarie. Epstein, ce produit des Lumières tardives, a poussé la logique du progrès jusqu’à son paroxysme : il a industrialisé la perversion. Son île n’était pas un bordel, mais une usine à produire de la soumission. Bannon, lui, a retourné les Lumières contre elles-mêmes : il utilise les réseaux sociaux, ces temples de la raison numérique, pour diffuser sa propagande. Le progrès, aujourd’hui, est une arme de destruction massive.

6. Le XXe Siècle : L’Âge des Catastrophes
Deux guerres mondiales, des génocides, des régimes totalitaires… Le XXe siècle a été un laboratoire de l’horreur. Epstein, ce petit Eichmann du sexe, a appliqué les méthodes des nazis à la sphère privée : il a rationalisé la destruction des individus. Bannon, lui, est un héritier direct de cette logique : il rêve d’une Europe purifiée, débarrassée de ses « élites corrompues ». Son extrême droite n’est pas un mouvement politique, mais une secte apocalyptique, une machine à produire de la haine.

7. Le XXIe Siècle : La Fin de l’Histoire ?
Fukuyama nous avait promis la fin de l’histoire. Quelle naïveté ! L’histoire ne finit jamais, elle se répète, encore et encore, comme une mauvaise farce. Epstein est mort, mais son réseau continue de fonctionner. Bannon est en exil, mais ses idées infestent l’Europe. Le XXIe siècle est celui de la transparence, dit-on. Quelle ironie ! Jamais les puissants n’ont été aussi protégés par l’opacité des systèmes. Les réseaux sociaux, ces miroirs aux alouettes, nous donnent l’illusion de la liberté, alors qu’ils ne sont que des outils de manipulation. Bannon l’a compris : pour prendre le pouvoir, il faut d’abord contrôler les récits.

Analyse Sémantique : Le Langage du Pouvoir
Parlons maintenant des mots, ces armes subtiles. Le langage du pouvoir est un langage de domination. Quand Bannon parle de « mouvement », il ne parle pas de politique, mais de religion. Quand il évoque la « défense de l’Occident », il ne parle pas de civilisation, mais de race. Les mots sont des pièges, des leurres. « Liberté », « démocratie », « patrie »… Ces termes, vidés de leur sens, ne sont plus que des coquilles vides, des slogans creux que l’on agite comme des drapeaux avant la curée. Epstein, lui, n’avait pas besoin de mots : son langage était celui du corps, de la soumission physique. Mais le résultat est le même : la destruction de l’autre.

Comportementalisme Radical : La Résistance comme Acte de Folie
Face à cette machine à broyer les âmes, que faire ? Se soumettre ? Se révolter ? La soumission est une lâcheté, la révolte une folie. Mais entre les deux, il y a l’humanité. Résister, ce n’est pas prendre les armes, c’est refuser de jouer le jeu. C’est regarder Epstein et Bannon dans les yeux et leur rire au visage. C’est refuser la logique du pouvoir, cette logique qui veut que pour dominer, il faille d’abord détruire. La résistance, aujourd’hui, est un acte de poésie. Elle est dans le regard de l’enfant qui refuse de baisser les yeux, dans le geste de l’artiste qui transforme la boue en or, dans le silence de celui qui refuse de hurler avec les loups.

Bannon et ses sbires veulent une Europe purifiée, une Europe blanche, chrétienne, soumise. Mais l’Europe, la vraie, est un mélange de sangs, de langues, de cultures. Elle est une putain, oui, mais une putain magnifique, qui a couché avec l’histoire et en est ressortie plus forte. Résister, c’est aimer cette putain, c’est refuser de la voir se faire violer par les nouveaux barbares.

Analogie finale :


Les rats dansent sur le cadavre de l’Europe,
Leurs pattes griffues écorchent les rêves.
Bannon souffle sur les braises,
Et l’incendie dévore les mots.

Je ris, je ris de vos lois,
De vos dieux, de vos drapeaux.
Vos palais sont des bordels,
Vos temples des abattoirs.

Epstein est mort, mais son ombre
Danse encore sur les corps brisés.
L’histoire n’est qu’un éternel retour,
Un cercle de boue et de sang.

Je prends ma plume, je signe mon arrêt,
Je suis le fou qui rit dans la tempête.
L’humanité n’est qu’un long suicide,
Et moi, je suis son dernier poète.



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