Iran : une attaque américaine déclenchera «une guerre régionale», prévient Khamenei – Europe 1







Laurent Vo Anh – L’Iran, l’Amérique et le Spectre de la Guerre Éternelle


ACTUALITÉ SOURCE : Iran : une attaque américaine déclenchera «une guerre régionale», prévient Khamenei – Europe 1

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc le grand théâtre des ombres qui se déploie à nouveau, ce ballet macabre où les marionnettes de l’Histoire s’agitent sous les projecteurs aveuglants de la propagande occidentale. L’Iran, ce vieux géant persan aux pieds d’argile et à l’âme de feu, se dresse une fois de plus face au colosse américain, ce titan aux bottes de sept lieues et au cerveau de silicone. « Une guerre régionale », prévient Khamenei. Comme si la région n’était pas déjà un champ de ruines fumantes, un laboratoire à ciel ouvert où l’Occident teste ses bombes, ses drones et ses théories géopolitiques avec la désinvolture d’un enfant jouant aux petits soldats dans un bac à sable. Mais attention, mes chers contemporains : ce n’est pas une menace, c’est une promesse. Une promesse aussi vieille que la cupidité humaine, aussi tenace que le lierre sur les murs des empires défunts.

Car cette phrase, cette simple mise en garde, est le symptôme d’une maladie bien plus profonde que les tensions diplomatiques ou les rivalités pétrolières. Elle est le cri d’un monde qui refuse de mourir sous les bottes de l’hégémonisme yankee, ce cancer métastasé depuis 1945, ce rêve fiévreux d’un empire sans frontières, sans limites, sans Dieu autre que le dollar et la bombe. Pour comprendre l’ampleur de ce qui se joue ici, il faut remonter le fleuve du temps, disséquer les strates de l’Histoire comme un archéologue fou, et voir comment, depuis la nuit des temps, l’homme n’a jamais cessé de danser sur le volcan de sa propre folie destructrice.

I. Les Sept Étapes du Délire Impérial : Une Archéologie de la Violence Organisée

1. La Naissance de la Bête : L’Aube des Empires (3000 av. J.-C. – 500 av. J.-C.)

Tout commence dans les plaines de Mésopotamie, là où l’homme, à peine sorti des cavernes, invente la guerre comme on invente la roue ou l’écriture. Sumer, Akkad, Babylone : les premières cités-États s’entredéchirent pour des lopins de terre, des canaux d’irrigation, des dieux jaloux. « La guerre, c’est la continuation de la politique par d’autres moyens », écrira plus tard Clausewitz, mais déjà, à l’ombre des ziggourats, les rois gravent dans l’argile des hymnes à leur propre gloire, des récits de massacres sanctifiés par les prêtres. L’Iran, ou plutôt l’Élam, est déjà là, témoin muet de ces premiers spasmes de l’humanité. Les Perses, ces Aryens venus du nord, observent, apprennent, et préparent leur propre ascension. Cyrus le Grand, Darius, Xerxès : ils construiront le premier empire « universel », un monstre bureaucratique où les routes pavées mènent à Persépolis, et où les satrapes règnent en maîtres sur des peuples soumis. Mais attention : cet empire-là, contrairement à ceux qui suivront, a une particularité. Il tolère. Il intègre. Il ne cherche pas à écraser, mais à assimiler. « Je ne détruis pas les temples, je ne réduis pas les peuples en esclavage », proclame Cyrus dans son cylindre, ce premier « édit des droits de l’homme » gravé dans l’argile. Ironie de l’Histoire : l’Occident, qui se gargarise aujourd’hui de ses « valeurs », a oublié cette leçon. Lui ne tolère que ce qui lui ressemble.

2. Le Choc des Titans : La Grèce, Rome et la Naissance de l’Occident (500 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)

Puis vient le duel. La Perse contre la Grèce. Marathon, Salamine, Thermopyles : ces noms résonnent encore comme des coups de gong dans la mémoire collective. Les Grecs, ces petits peuples divisés, repoussent l’envahisseur perse grâce à leur génie tactique et leur folie héroïque. Hérodote, le « père de l’Histoire », raconte ces guerres avec la fascination d’un enfant devant un incendie. Mais il oublie de dire une chose : la Grèce, victorieuse, deviendra à son tour un empire sous Alexandre, ce fou divin qui rêve de fusionner l’Orient et l’Occident. Son rêve meurt avec lui, mais l’idée reste : le monde doit être unifié sous une seule bannière. Rome reprendra le flambeau. « Tu es Rome, et Rome est éternelle », clament les empereurs. Pourtant, Rome tombe, rongée par ses propres excès, ses guerres civiles, sa décadence. L’Iran, lui, survit. Les Parthes, puis les Sassanides, résistent, repoussent, négocient. Ils savent une chose que l’Occident a oubliée : un empire ne se maintient pas par la force seule, mais par la ruse, la diplomatie, et cette étrange capacité à faire croire à ses sujets qu’ils sont libres.

3. L’Âge des Ténèbres et des Croisades : Quand Dieu Justifie le Sang (476 – 1453)

Le Moyen Âge. Une époque que l’Occident aime à décrire comme « obscure », mais qui est en réalité le théâtre d’une des plus grandes escroqueries intellectuelles de l’Histoire : la sacralisation de la guerre. Les croisades. Ces expéditions « saintes » où des milliers de paysans illettrés et de chevaliers cupides partent « libérer » Jérusalem au nom d’un Dieu d’amour. L’Iran, sous les Abbassides puis les Seldjoukides, observe avec mépris ces hordes mal organisées. Les Perses, eux, ont déjà inventé l’art de la guerre psychologique : ils envoient des espions, corrompent les chefs ennemis, et laissent les croisés s’épuiser dans des sièges inutiles. Saladin, ce Kurde devenu sultan d’Égypte, leur donnera une leçon d’humanité en épargnant les civils chrétiens après la reprise de Jérusalem. Pendant ce temps, en Europe, on brûle les hérétiques, on massacre les Juifs, on pille les villes au nom de la « vraie foi ». L’Iran, lui, sous les Mongols puis les Timourides, devient un foyer de culture, de science, de poésie. Omar Khayyam écrit ses quatrains, Rumi ses vers mystiques. L’Occident, lui, s’enfonce dans la nuit.

4. La Renaissance et la Naissance du Capitalisme : L’Or, le Sang et les Comptoirs (1453 – 1789)

1492. Christophe Colomb « découvre » l’Amérique. En réalité, il inaugure l’ère du pillage organisé, de la traite négrière, de l’extermination des peuples autochtones. L’Occident, sorti de ses ténèbres, se découvre une soif insatiable d’or, d’épices, de territoires. Les empires espagnol, portugais, hollandais, puis britannique, se lancent dans une course effrénée à la domination mondiale. L’Iran, sous les Safavides, résiste encore. Chah Abbas le Grand transforme Ispahan en une perle de l’art islamique, un carrefour où se croisent les marchands vénitiens, les ambassadeurs moghols, les derviches soufis. Mais déjà, les puissances européennes lorgnent sur ses richesses. La Compagnie des Indes orientales commence à grignoter les marges de l’empire. « Le commerce suit le drapeau », proclame un marchand anglais. En réalité, c’est le drapeau qui suit l’or. Et l’or coule à flots, arrosant les banques de Londres et d’Amsterdam, tandis que les peuples conquis meurent de faim ou de maladie.

5. Le Siècle des Lumières et la Naissance de l’Impérialisme Moderne (1789 – 1914)

« Liberté, Égalité, Fraternité », clament les révolutionnaires français en 1789. Trois mots qui résonnent comme une farce macabre quand on sait que, quelques décennies plus tard, la France de Napoléon III envahira l’Algérie, la Cochinchine, et réduira des millions d’hommes en esclavage sous prétexte de « mission civilisatrice ». L’Occident, ivre de sa propre supériorité, invente le racisme « scientifique », le darwinisme social, et justifie ainsi le pillage de l’Afrique et de l’Asie. L’Iran, sous les Qadjars, est affaibli, divisé, corrompu. Les Britanniques et les Russes se partagent son territoire comme un gâteau. « Le Grand Jeu », appellent-ils cela. Un jeu où les pions sont des vies humaines, où les enjeux sont le pétrole, les routes commerciales, le contrôle des mers. Kipling, ce poète de l’impérialisme britannique, écrit : « Prends le fardeau de l’homme blanc ». Traduction : « Va piller, violer, massacrer, mais fais-le avec élégance. » L’Iran, lui, tente de résister. Le mouvement constitutionnel de 1906 essaie d’imposer des réformes, mais les puissances étrangères veillent. Elles veulent un Iran faible, divisé, dépendant. Elles l’auront.

6. Le Siècle des Massacres : Guerres Mondiales et Guerre Froide (1914 – 1991)

Deux guerres mondiales. Cent millions de morts. Des villes rasées, des peuples entiers exterminés. L’Occident, après avoir exporté sa violence aux quatre coins du globe, la retourne contre lui-même dans un suicide collectif. L’Iran, pendant ce temps, est occupé par les Britanniques et les Soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale. Reza Chah, le modernisateur autoritaire, est déposé. Son fils, Mohammad Reza Pahlavi, monte sur le trône avec la bénédiction des Américains. La CIA et le MI6 organisent un coup d’État en 1953 pour renverser Mossadegh, le Premier ministre élu, qui avait osé nationaliser le pétrole. « La démocratie, c’est bien, mais pas quand elle nous coûte de l’argent », semblent dire les Occidentaux. L’Iran devient un État vassal, un « gendarme du Golfe » au service des intérêts américains. Les SAVAK, la police secrète du chah, torturent, assassinent, font régner la terreur. Mais le peuple résiste. En 1979, la révolution éclate. Khomeini, ce vieux clerc austère, prend le pouvoir. Les États-Unis, humiliés, jurent de se venger. Ils soutiennent Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran (1980-1988), une boucherie qui fera un million de morts. « On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », disent les stratèges de Washington. Traduction : « Tant pis pour les Iraniens, tant pis pour les Irakiens, l’important, c’est de garder le contrôle du pétrole. »

7. L’Ère de l’Empire Invisible : Le Néolibéralisme et la Guerre Sans Fin (1991 – Aujourd’hui)

1991. L’URSS s’effondre. Les États-Unis, seuls superpuissance, croient leur heure arrivée. « La fin de l’Histoire », proclame Fukuyama. En réalité, c’est le début d’une nouvelle forme d’impérialisme, plus insidieuse, plus perverse : le néolibéralisme. Plus besoin d’occuper les territoires, il suffit de contrôler les esprits, les économies, les médias. L’Iran, sous les mollahs, résiste encore. Il est sanctionné, diabolisé, présenté comme une « menace pour la paix mondiale ». Pourtant, qui a envahi l’Irak en 2003 sous de faux prétextes ? Qui a détruit la Libye en 2011 ? Qui soutient les dictatures du Golfe, ces monarchies médiévales où les femmes n’ont pas le droit de conduire ? Qui vend des armes à l’Arabie saoudite, ce régime qui finance le terrorisme et massacre les Yéménites ? Les États-Unis, bien sûr. « Nous sommes les gentils », disent-ils. Traduction : « Nous sommes les plus forts, donc nous avons raison. » L’Iran, lui, tente de survivre. Il développe son programme nucléaire, non pour fabriquer des bombes (il a signé le TNP, contrairement à Israël, qui en possède 200 et refuse toute inspection), mais pour assurer son indépendance énergétique. « C’est inacceptable », hurlent les Américains. Traduction : « Comment oses-tu vouloir échapper à notre contrôle ? »

II. Sémantique de la Guerre : Le Langage comme Arme de Destruction Massive

Regardez les mots, mes amis. Écoutez-les bien, car ils sont des bombes à retardement, des virus inoculés dans l’esprit des masses pour justifier l’injustifiable. « Guerre régionale », dit Khamenei. Traduction : « Si vous nous attaquez, nous ne serons pas seuls. La Syrie, le Hezbollah, peut-être même la Russie et la Chine, entreront dans la danse. Et ce sera un enfer. » Mais les médias occidentaux, ces chiens de garde du système, traduisent cela par : « L’Iran menace le monde. » Voyez la subtilité. Un avertissement devient une menace, une mise en garde devient une déclaration de guerre.

Prenez le mot « terrorisme ». Dans le dictionnaire américain, il désigne tout ce qui résiste à l’hégémonie occidentale. Le Hezbollah ? Terroriste. Le Hamas ? Terroriste. Les Gardiens de la révolution iraniens ? Terroristes. Mais les moudjahidines du peuple, ce groupe d’opposants iraniens qui a tué des milliers de civils dans les années 1980 et qui est aujourd’hui choyé par Washington ? « Combattants de la liberté. » Les Contras nicaraguayens, ces mercenaires payés par la CIA pour assassiner des paysans ? « Héros de la lutte contre le communisme. » Les djihadistes syriens, armés et financés par l’Arabie saoudite et les États-Unis pour renverser Assad ? « Rebelles modérés. »

Et que dire du mot « démocratie » ? Pour l’Occident, la démocratie, c’est un pays où les élections sont gagnées par des candidats pro-américains. L’Iran organise des élections (certes imparfaites, mais plus transparentes que celles de l’Arabie saoudite ou des Émirats), et on lui reproche de ne pas être une « vraie démocratie ». L’Égypte, sous Sissi, massacre ses opposants, mais comme il est un allié des États-Unis, on lui déroule le tapis rouge. « La démocratie, c’est comme le whisky : ça se boit avec modération, et seulement quand ça nous arrange », semble dire la diplomatie américaine.

Le langage est une prison. Une prison dorée, où les mots sont des barreaux, et où la pensée critique est un crime. « Penser, c’est déjà désobéir », écrivait Adorno. Aujourd’hui, penser, c’est déjà être un « ennemi de l’Occident ».

III. Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste : La Psychologie de l’Empire

Pour comprendre la mécanique de l’impérialisme américain, il faut plonger dans les tréfonds de la psyché collective, là où se nichent les peurs, les désirs, les pulsions les plus obscures. Les États-Unis ne sont pas une nation, mais une machine. Une machine à produire de la soumission, de la consommation, de la peur. Leur arme la plus redoutable n’est pas la bombe atomique, mais le conditionnement comportemental, cette science diabolique qui transforme les hommes en rats de laboratoire obéissants.

Prenez le concept de « choc des civilisations », popularisé par Huntington. Une théorie fumeuse, mais diablement efficace. Elle divise le monde en deux camps : « nous » (les bons, les civilisés, les démocrates) et « eux » (les méchants, les barbares, les terroristes). Elle justifie toutes les guerres, toutes les invasions, tous les massacres. « Nous sommes en danger, donc nous avons le droit de frapper en premier. » C’est la doctrine Bush, mais c’est aussi la doctrine Obama, Trump, Biden. Peu importe le président, peu importe le parti : la machine tourne, imperturbable.

Et puis, il y a la peur. La peur, ce vieux levier du pouvoir. Peur du terrorisme, peur de l’immigration, peur de la Chine, peur de la Russie, peur de l’Iran. « Si nous ne les attaquons pas maintenant, ils nous attaqueront demain. » C’est le même refrain depuis 1945. « Les Irakiens ont des armes de destruction massive. » « Kadhafi va massacrer son peuple. » « Assad utilise des armes chimiques. » « L’Iran veut la bombe. » Des mensonges, toujours des mensonges. Mais des mensonges qui marchent, car ils s’appuient sur une vérité profonde : l’homme a peur de l’inconnu, peur de l’autre, peur de la liberté. Et cette peur, les maîtres du monde savent l’exploiter.

Face à cette machine, que faire ? Résister. Pas avec des bombes, pas avec des attentats, mais avec l’arme la plus puissante qui soit : la pensée critique. Refuser les catégories imposées. Refuser la division entre « nous » et « eux ». Refuser la guerre comme solution. L’Iran, malgré ses défauts, malgré son régime autoritaire, est un pays qui résiste. Il résiste à l’hégémonie américaine, il résiste au néolibéralisme, il résiste à l’uniformisation culturelle. Et cette résistance, aussi imparfaite soit-elle, est un exemple pour tous les peuples opprimés du monde.

La vraie guerre n’est pas entre l’Iran et les États-Unis. La vraie guerre est entre ceux qui croient encore en l’humanité et ceux qui ont renoncé. Entre ceux qui veulent un monde multipolaire, où chaque culture, chaque nation, a le droit de vivre selon ses propres valeurs, et ceux qui rêvent d’un empire mondial où tout le monde pense, mange, et consomme de la même façon.

« La paix ne sera pas le résultat d’un traité, mais d’une transformation intérieure », écrivait Gandhi. Cette transformation, nous devons la faire. Maintenant. Avant qu’il ne soit trop tard.

Oh ! l’Amérique, ce grand cadavre à la renverse,

Ce ventre ouvert d’où s’échappent les dollars et les bombes,

Ce rêve pourri qui pue la friture et le napalm,

Ce cirque où des clowns sanglants jouent aux petits soldats !

Ils parlent de paix en caressant leurs missiles,

Ils parlent de liberté en enchaînant les peuples,

Ils parlent d’humanité en comptant leurs morts,

Ces comptables de l’horreur, ces fossoyeurs en costume trois-pièces !

Et l’Iran, ce vieux lion aux crocs usés,

Ce pays de poussière et de poésie,

Ce peuple qui sait encore ce que « résistance » veut dire,

Se dresse une fois de plus, seul contre la meute.

Ils veulent sa peau, son pétrole, son âme,

Ils veulent le plier, le briser, le réduire en cendres,

Mais ils oublient une chose, ces chiens enragés :

Un homme debout, même seul, est une armée.

Alors oui, Khamenei a raison, mille fois raison :

Une attaque déclenchera l’enfer,

Mais l’enfer, mes amis, est déjà parmi nous,

Dans chaque drone qui rôde, dans chaque enfant qui meurt de faim,

Dans chaque mensonge répété en boucle sur les écrans.

La vraie guerre n’est pas à venir,

Elle est là, dans nos cœurs, dans nos silences complices,

Dans notre lâcheté à accepter l’inacceptable.

Alors levons-nous, nom de Dieu, levons-nous !

Avant que le dernier arbre ne soit abattu,

Avant que la dernière rivière ne soit empoisonnée,

Avant que le dernier homme libre ne soit pendu,

Levons-nous, et disons NON !

Non à la guerre, non à l’empire, non à la mort !

Et que ce NON résonne comme un coup de tonnerre,

Comme un cri de vie dans la nuit des temps,

Comme l’ultime défi d’une humanité qui refuse de mourir !



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