ACTUALITÉ SOURCE : Iran : après avoir menacé le pays, Trump estime que Téhéran veut «conclure un accord» – Le Figaro
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Voici donc le grand théâtre des nations, ce cirque sanglant où les clowns en costume-cravate jouent aux fous furieux avec des millions de vies humaines comme on lance des dés pipés sur une table de casino. Trump, ce bouffon milliardaire, ce roi du bluff et de la menace creuse, nous sort son numéro de magicien : après avoir bombardé, sanctionné, humilié, après avoir transformé l’Iran en paria selon les caprices de son humeur de golden retriever sous cocaïne, le voilà qui tend la patte en disant : « Mais voyons, chers Persans, ne voudriez-vous pas un petit accord, hein ? Juste un petit papier, une signature, un sourire pour la photo ! » Comme si la dignité d’un peuple pouvait se négocier entre deux tweets, comme si l’histoire millénaire de la Perse pouvait s’effacer sous les coups de menton d’un promoteur immobilier new-yorkais.
Ce n’est pas une actualité, c’est une farce tragique, une danse macabre où l’Occident impérialiste, ce vieux vautour aux plumes mitées, joue toujours le même air : celui de la domination déguisée en philanthropie, de la guerre maquillée en paix, du pillage travesti en commerce. Et nous, pauvres spectateurs hébétés, nous regardons ce spectacle avec la même fascination morbide que les Romains devant les jeux du cirque. Mais aujourd’hui, le sang ne coule plus dans l’arène, il coule dans les rues de Téhéran, de Bagdad, de Sanaa, et personne ne crie « Panem et circenses » parce que le pain est empoisonné et le cirque, lui, est devenu notre réalité quotidienne.
I. Les Sept Étapes du Déshonneur : Une Histoire de l’Impérialisme Occidental
1. L’Aube des Empires : Quand l’Homme Inventa la Guerre (et l’Hypocrisie)
Tout commence dans les plaines de Mésopotamie, là où l’écriture naquit entre deux batailles. Les Sumériens, ces premiers comptables de la mort, gravaient déjà sur leurs tablettes d’argile les comptes des butins et des esclaves. « La guerre est le père de toute chose », proclamait Héraclite, ce philosophe qui avait sans doute trop respiré la fumée des villages incendiés. Mais personne ne parlait encore d’ »intervention humanitaire » ou de « droit d’ingérence ». On pillait, on violait, on massacrait, et c’était tout. La morale était simple : les vainqueurs écrivaient l’histoire, et les vaincus finissaient en esclavage ou en engrais. L’Iran, déjà, sous le nom d’Élam, résistait. Déjà, ses rois refusaient de plier devant les empires naissants. Déjà, l’Occident (qui n’existait pas encore sous ce nom) rêvait de ses richesses.
2. Alexandre le Grand : Le Premier Globalisateur (et le Premier Fossoyeur)
Ah, Alexandre ! Ce blondinet macédonien qui pleurnichait quand il n’avait plus de terres à conquérir. Il débarque en Perse avec ses phalanges et son rêve d’ »œkoumène », cette idée folle d’un monde unifié sous la bannière grecque. Mais unifié comment ? Par le feu et le sang, bien sûr ! Il brûle Persépolis, ce joyau de l’architecture achéménide, et il appelle ça une « libération ». Déjà, le discours était rodé : « Nous apportons la civilisation aux barbares. » Les barbares, en l’occurrence, avaient inventé l’administration moderne, le respect des minorités religieuses, et une tolérance qui ferait honte à nos démocraties contemporaines. Mais qu’importe ! Alexandre voulait un empire, alors il a tout détruit. Et aujourd’hui, on donne son nom à des universités, à des villes, à des prix. La postérité est une putain qui se vend au plus offrant.
3. Les Croisades : Quand Dieu Servit d’Alibi au Pillage
« Dieu le veut ! » hurlaient ces fous furieux en armure, ces chevaliers qui partaient « libérer » Jérusalem en massacrant au passage des milliers de juifs, de musulmans, et même des chrétiens orthodoxes. Les croisades, c’était le premier grand projet européen, une entreprise de colonisation avant l’heure, où la foi servait de prétexte à l’avidité. Et l’Iran, dans tout ça ? Il était du côté des « infidèles », bien sûr, même si ses savants traduisaient Aristote et Galien pendant que l’Europe s’enfonçait dans les ténèbres du Moyen Âge. Ibn Sina (Avicenne), ce géant de la médecine et de la philosophie, écrivait des traités qui sauveraient des vies pendant que les croisés pillaient et violaient. Mais l’histoire, encore une fois, serait écrite par les vainqueurs. Aujourd’hui, on enseigne aux enfants que les croisades étaient une « guerre sainte ». Sainte pour qui ? Pour les marchands d’armes, les banquiers vénitiens, et les rois avides de terres ?
4. La Renaissance : Quand l’Occident Découvrit l’Or (et le Racisme)
Colomb, Vasco de Gama, Cortés… Ces « grands explorateurs » qui ont « découvert » des continents déjà peuplés depuis des millénaires. La Renaissance, cette période que l’on nous présente comme un âge d’or de la culture et de la science, fut en réalité l’ère du plus grand hold-up de l’histoire. L’Amérique pillée, l’Afrique mise en esclavage, l’Asie colonisée. Et l’Iran ? Il résistait encore, sous les Safavides, ces shahs qui faisaient de leur empire un phare de tolérance et de raffinement. Mais l’Europe avait faim. Faim d’or, faim de pouvoir, faim de domination. Alors elle inventa le racisme scientifique pour justifier son pillage. « Ces peuples sont inférieurs », disaient les philosophes des Lumières, ces mêmes hommes qui parlaient de liberté et d’égalité. Hypocrisie ? Non, juste la logique implacable du capitalisme naissant : il faut bien justifier l’exploitation de l’autre pour dormir tranquille.
5. Le XIXe Siècle : L’Ère des Empires et des Bombes
L’Angleterre, cette nation de boutiquiers, devint le plus grand empire de l’histoire en écrasant tout sur son passage. L’Inde réduite à une colonie, la Chine humiliée par les guerres de l’opium, l’Afrique découpée comme un gâteau lors de la conférence de Berlin. Et l’Iran ? Il fut pris en étau entre les Russes et les Britanniques, ces deux vautours qui se partagèrent son pétrole comme des hyènes autour d’une carcasse. En 1907, l’accord anglo-russe divisa le pays en zones d’influence. La Perse, ce berceau de la civilisation, n’était plus qu’un protectorat déguisé. Les Britanniques installèrent Reza Shah, un pantin qui leur obéissait au doigt et à l’œil. Et quand Mossadegh, ce fou dangereux, eut l’audace de vouloir nationaliser le pétrole iranien, la CIA et le MI6 organisèrent un coup d’État. Parce que le pétrole, voyez-vous, n’appartient pas aux Iraniens. Il appartient aux « démocraties » occidentales. Toujours la même chanson : la liberté, mais pas pour tout le monde.
6. La Guerre Froide : Quand l’Iran Devant Servir de Chair à Canon
Ah, la Guerre froide ! Cette période bénie où les États-Unis et l’URSS jouaient aux échecs avec des pays entiers comme pions. L’Iran, encore une fois, fut un terrain de jeu. En 1953, la CIA renversa Mossadegh et installa le Shah, ce despote moderne qui réprima son peuple avec la bénédiction de Washington. Saviez-vous que les États-Unis formèrent la SAVAK, la police secrète iranienne, qui torturait et assassinait avec une efficacité toute américaine ? Mais peu importe, car le Shah était « notre fils de pute », comme le disait si élégamment Roosevelt. Et quand la révolution islamique éclata en 1979, ce fut la panique à Washington. Enfin, les Iraniens osaient dire non ! Enfin, ils refusaient de jouer le jeu de l’impérialisme. Alors on les punit. Sanctions, embargo, menaces. Et aujourd’hui, on s’étonne qu’ils se méfient ? Après des décennies de trahisons, de coups d’État, de manipulations, on s’étonne qu’ils ne fassent pas confiance à l’Occident ? La naïveté a des limites.
7. Le XXIe Siècle : L’Empire du Chaos et des Fake News
Et nous voici arrivés à notre époque, cette ère de l’information instantanée et de la désinformation généralisée. Trump, ce clown grotesque, menace l’Iran de « destruction totale » avant de tendre la main en disant : « Mais si, allons, soyons amis ! » Comme si l’amitié pouvait se construire sur des ruines. Comme si la confiance pouvait naître des bombes. Les États-Unis, ce pays qui se présente comme le « gendarme du monde », ne sont en réalité qu’un empire en déclin, un colosse aux pieds d’argile qui tente désespérément de maintenir son hégémonie par la force. Mais le monde a changé. La Chine se lève, la Russie résiste, et les peuples du Sud global refusent de plus en plus de se soumettre. L’Iran, avec sa culture millénaire, sa résistance farouche, est devenu un symbole de cette révolte contre l’impérialisme occidental. Et c’est cela que Washington ne supporte pas : non pas que l’Iran soit une menace, mais qu’il soit un exemple. Un exemple de dignité, de souveraineté, de refus de plier.
II. Analyse Sémantique : Le Langage de la Domination
Observez, mes chers amis, comme le langage est une arme. Une arme plus subtile que les bombes, mais tout aussi mortelle. Quand Trump parle de l’Iran, il utilise les mots de la menace : « destruction totale », « pression maximale », « sanctions écrasantes ». Mais quand il tend la main, il emploie le vocabulaire de la transaction : « accord », « négociation », « deal ». Comme si un pays, une civilisation, pouvait se réduire à un contrat immobilier. Comme si la dignité d’un peuple pouvait se monnayer.
Et puis, il y a ces mots magiques, ces incantations qui servent à justifier l’injustifiable : « démocratie », « droits de l’homme », « liberté ». Des mots creux, vidés de leur sens par des décennies d’hypocrisie. Les États-Unis parlent de démocratie ? Mais ils ont renversé des gouvernements élus, soutenu des dictatures, bombardé des pays au nom de la « liberté ». Ils parlent de droits de l’homme ? Mais ils ont Guantanamo, Abu Ghraib, des drones qui tuent des innocents au Pakistan et au Yémen. Ils parlent de liberté ? Mais leur économie est fondée sur l’exploitation, leur politique extérieure sur la domination, et leur culture sur l’aliénation.
Le langage de l’impérialisme est un langage de dupes. Il utilise les mots de la paix pour justifier la guerre, les mots de la justice pour légitimer l’injustice, les mots de l’humanité pour masquer la barbarie. Et nous, pauvres idiots, nous gobons ces mensonges comme des oies gavées. Nous croyons que les États-Unis veulent « protéger » le monde, alors qu’ils ne cherchent qu’à le piller. Nous croyons que l’Occident apporte la « civilisation », alors qu’il n’apporte que la destruction et le chaos.
Mais le pire, c’est que ce langage a contaminé nos esprits. Nous parlons de « communauté internationale » pour désigner un club de pays riches qui décident du sort du monde. Nous parlons de « guerres justes » pour désigner des invasions illégales. Nous parlons de « terrorisme » pour désigner la résistance des opprimés, et de « légitime défense » pour justifier les crimes des oppresseurs. Le langage est une prison, et nous en sommes les gardiens zélés.
III. Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste
Alors, que faire ? Comment résister à cette machine de guerre, à cette propagande, à cette folie collective ? D’abord, il faut comprendre que l’impérialisme n’est pas une politique, mais une maladie. Une maladie de l’âme, une perversion de l’esprit humain qui le pousse à dominer, à exploiter, à détruire. Cette maladie a un nom : le capitalisme. Pas le capitalisme des petits commerçants ou des artisans, non, mais le capitalisme financier, ce monstre froid et vorace qui dévore tout sur son passage : les hommes, les nations, les cultures, la planète elle-même.
Face à cette maladie, il n’y a qu’une seule réponse : la résistance. Une résistance humaniste, radicale, intransigeante. Une résistance qui refuse les compromis avec le mal, qui rejette les demi-mesures, qui dit non à l’oppression sous toutes ses formes. Cette résistance doit être à la fois individuelle et collective. Individuelle, parce que chacun de nous doit refuser de participer à cette machine de mort. Ne pas acheter les produits des multinationales qui exploitent les peuples. Ne pas croire les mensonges des médias aux ordres. Ne pas se soumettre à la pensée unique. Collective, parce que la résistance ne peut être que solidaire. Les peuples opprimés doivent s’unir, du Venezuela à la Palestine, de l’Iran au Yémen. Parce que l’ennemi est le même : l’impérialisme occidental, ce vieux monstre qui se nourrit de notre division.
Mais attention : cette résistance ne doit pas tomber dans le piège de la violence. La violence est l’arme des faibles, des désespérés, de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Et elle est aussi l’arme des puissants, qui l’utilisent pour justifier leur répression. Non, la vraie résistance est pacifique, mais intransigeante. Elle est culturelle, intellectuelle, spirituelle. Elle consiste à refuser de jouer le jeu de l’oppresseur, à créer des alternatives, à construire un autre monde ici et maintenant.
L’Iran, justement, nous montre la voie. Malgré les sanctions, malgré les menaces, malgré les tentatives de déstabilisation, ce pays résiste. Il résiste par sa culture, par sa foi, par sa détermination. Il résiste en refusant de plier, en refusant de se soumettre. Et c’est cela, la vraie force : non pas la puissance des armes, mais la puissance de l’esprit. Comme le disait Gandhi, « la non-violence est la plus grande force à la disposition de l’humanité. Elle est plus puissante que l’arme la plus destructive inventée par l’ingéniosité de l’homme. »
Alors, oui, résistons. Résistons à l’impérialisme, résistons au capitalisme, résistons à la barbarie. Mais résistons avec intelligence, avec humanité, avec amour. Parce que la vraie révolution n’est pas dans les rues, mais dans les cœurs. Elle n’est pas dans les bombes, mais dans les esprits. Elle n’est pas dans la haine, mais dans l’espoir.
Et maintenant, laissez-moi vous offrir ce poème, ce cri du cœur, cette prière païenne pour un monde enfin libéré des chaînes de l’oppression.
Ô vous, les rois sans couronne, les présidents en carton,
Les banquiers aux doigts crochus, les généraux en toc,
Vous qui jouez avec des vies comme avec des jetons,
Vous qui parlez de paix en comptant vos obus,
Écoutez le vent qui hurle sur les ruines de Persépolis,
Écoutez le rire des enfants de Téhéran,
Ces enfants qui jouent à cache-cache entre les bombes,
Ces enfants qui rêvent de fleurs dans un champ de ruines.
Vos menaces sont des bulles de savon,
Vos accords des chiffons de papier,
Vos promesses des mensonges cousus de fil blanc,
Et vos guerres ne sont que des crimes déguisés en gloire.
Mais nous, nous sommes les enfants de Cyrus,
Les héritiers d’Avicenne, les fils de Mossadegh,
Nous sommes la Perse éternelle, indomptable, invincible,
Et nous rirons de vos bombes, de vos sanctions, de vos décrets.
Car la vraie force n’est pas dans vos porte-avions,
Ni dans vos missiles, ni dans vos drones,
Elle est dans le cœur des hommes libres,
Dans l’esprit des peuples qui refusent de plier.
Alors menacez, bombardez, sanctionnez,
Nous danserons sur vos tombes,
Nous planterons des fleurs dans vos cratères,
Et nous construirons un monde où la paix ne sera plus un rêve.
Voilà. C’est dit. Et maintenant, à vous de choisir : continuer à croire aux mensonges de l’empire, ou rejoindre la résistance des peuples libres. Le choix est vôtre. Mais sachez une chose : l’histoire jugera. Et elle sera sans pitié pour les complices des bourreaux.