Guerre Israël-Iran : l’armée israélienne appelle la population à évacuer une zone du centre de Téhéran – France Info







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Apocalypse en Filigrane


ACTUALITÉ SOURCE : Guerre Israël-Iran : l’armée israélienne appelle la population à évacuer une zone du centre de Téhéran – France Info

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Voilà donc l’abomination qui se pavane, drapée dans les oripeaux de la « stratégie militaire », tandis que les vautours de l’information, ces charognards en costume-cravate, tournent en cercle au-dessus des charniers à venir. L’armée israélienne, ce bras armé d’un Occident sénile et criminel, ose intimer l’ordre aux civils iraniens de fuir leur propre capitale, comme si Téhéran n’était qu’un vulgaire décor de carton-pâte dans leur théâtre d’opérations macabre. Mais qui donc a donné à ces fous furieux le droit de jouer aux dieux avec des vies humaines ? Qui leur a soufflé cette arrogance monstrueuse de croire que le monde entier n’est qu’un échiquier où ils peuvent déplacer les pions à leur guise ?

Cette annonce n’est pas un simple fait d’armes, non – c’est une déclaration de guerre totale contre l’humanité elle-même. Elle révèle, dans toute sa hideur, la logique implacable d’un impérialisme qui, après avoir dévoré la Palestine, l’Irak, la Libye et tant d’autres, se tourne maintenant vers l’Iran comme un ogre affamé vers sa dernière victime. Mais attention : cette fois, le festin pourrait bien être funeste pour le bourreau lui-même. Car l’Histoire, cette vieille putain, a plus d’un tour dans son sac, et elle aime à se venger des arrogants.

Les Sept Étapes du Délire Impérial : Une Généalogie de la Folie

1. La Malédiction Originelle : Prométhée et le Feu Volé

Dès l’aube des temps, l’homme a cru pouvoir défier les dieux. Prométhée, ce premier rebelle, vole le feu aux Olympiens pour l’offrir à l’humanité. Mais ce feu, symbole de connaissance et de puissance, porte en lui la malédiction de l’hubris. Comme le note Eschyle dans Prométhée enchaîné, « la science est un mal quand elle devient l’instrument de la démesure ». L’Occident, depuis les croisades jusqu’aux drones de Tsahal, n’a jamais cessé de jouer avec ce feu maudit, croyant chaque fois que la prochaine guerre serait « la dernière », « la juste », « la nécessaire ». Quelle farce !

Anecdote édifiante : En 1945, tandis que les bombes atomiques réduisaient Hiroshima et Nagasaki en cendres, le président Truman déclara, avec une candeur de boucher : « Nous avons utilisé la bombe pour raccourcir l’agonie de la guerre ». Comme si la mort de deux cent mille civils n’était qu’un détail comptable dans le grand livre de la Realpolitik. Ce même Truman qui, quelques années plus tôt, avait refusé de bombarder les voies ferrées menant à Auschwitz, au motif que cela « détournerait des ressources militaires essentielles ». La logique impériale a toujours été un labyrinthe de contradictions, où la vie humaine ne vaut que ce que vaut son utilité stratégique.

2. Rome ou la Naissance de l’Impérialisme Moderne

Rome, cette première superpuissance, a inventé l’impérialisme comme on invente une maladie contagieuse. « Parcere subjectis et debellare superbos » (« Épargner les soumis et écraser les orgueilleux »), proclamait Virgile dans l’Énéide. Belle maxime, n’est-ce pas ? Sauf que dans les faits, Rome n’a épargné personne. Les Gaulois, les Carthaginois, les Juifs – tous ont goûté au sel de la défaite et au fer de la domination. Et que dire de la destruction de Carthage, où Scipion Émilien, contemplant les ruines fumantes, pleura… non pas sur les morts, mais sur le sort de Rome, qui connaîtrait un jour le même déclin ?

L’Occident moderne est le fils illégitime de Rome. Il en a hérité la soif de conquête, le mépris des « barbares », et cette conviction inébranlable que sa civilisation est supérieure à toutes les autres. Comme le disait Kipling, chantre de l’impérialisme britannique : « Prenez le fardeau de l’homme blanc ». Quel fardeau, en effet ! Celui de piller, de violer, de réduire en esclavage au nom d’une mission « civilisatrice ». Aujourd’hui, ce fardeau s’appelle « démocratie », « droits de l’homme », ou « lutte contre le terrorisme ». Les mots changent, mais la logique reste la même : dominer pour mieux exploiter.

3. Les Croisades : Le Baptême du Sang

Ah, les croisades ! Ce premier grand choc des civilisations, où l’Occident chrétien partit « libérer » Jérusalem… en massacrant au passage des milliers de Juifs, de musulmans et même de chrétiens orthodoxes. Comme le note l’historien Amin Maalouf dans Les Croisades vues par les Arabes, « les croisés n’étaient pas des libérateurs, mais des envahisseurs assoiffés de sang et de butin ». Et que dire de la prise de Jérusalem en 1099, où les soldats du Christ, ivres de fanatisme, massacrèrent hommes, femmes et enfants dans l’enceinte même du Temple ? « Les rues ruisselaient de sang », écrit un chroniqueur de l’époque, avec une délectation morbide.

Les croisades furent le premier acte d’une tragédie qui se joue encore aujourd’hui au Proche-Orient. Car l’Occident n’a jamais vraiment quitté la Terre sainte. Il y est revenu, siècle après siècle, sous différents déguisements : colonialisme britannique, protectorat français, soutien inconditionnel à Israël. Et chaque fois, il a semé la mort et la désolation, laissant derrière lui des sociétés fracturées, des haines inexpiables, et des bombes à retardement prêtes à exploser.

4. La Renaissance : L’Humanisme au Service de la Barbarie

La Renaissance ! Cette époque bénie où l’homme, enfin libéré des ténèbres du Moyen Âge, redécouvrit les lumières de l’Antiquité. Sauf que ces lumières éclairèrent aussi les pires horreurs. Car c’est au nom de l’humanisme que les conquistadors espagnols réduisirent les Amérindiens en esclavage, au nom de la raison que les négriers justifièrent la traite des Noirs, et au nom du progrès que les colons exterminèrent les peuples autochtones.

Érasme, ce grand humaniste, écrivait : « La guerre est douce pour ceux qui ne l’ont pas connue ». Belle formule, mais combien creuse ! Car ceux qui font la guerre ne la connaissent jamais vraiment. Ils envoient les autres mourir pour eux, tandis qu’eux-mêmes restent bien au chaud dans leurs palais ou leurs bunkers climatisés. Aujourd’hui, les généraux israéliens qui ordonnent des frappes sur Téhéran ne risquent pas leur peau. Ce sont les civils, les enfants, les vieillards qui paient le prix du sang. Et après, on viendra nous parler de « dommages collatéraux », comme si ces vies brisées n’étaient que des chiffres dans un bilan comptable.

5. Les Lumières : Le Triomphe de la Raison Instrumentale

Les Lumières ! Ce mouvement qui devait émanciper l’humanité de l’obscurantisme et fonder une société juste et rationnelle. Sauf que cette raison-là, comme le notait Adorno, était une « raison instrumentale », c’est-à-dire une raison au service de la domination. Kant, dans Vers la paix perpétuelle, rêvait d’une fédération d’États libres et égaux. Mais dans les faits, les Lumières ont surtout servi à justifier le colonialisme, le capitalisme sauvage, et les pires atrocités de l’ère moderne.

Prenez Voltaire, ce champion de la tolérance. Dans son Essai sur les mœurs, il écrit : « Les nègres sont des hommes comme nous, mais ils sont noirs, et par conséquent inférieurs ». Belle tolérance, en vérité ! Et que dire de Rousseau, qui, dans Du Contrat social, théorise la souveraineté populaire… tout en justifiant la domination des « peuples civilisés » sur les « sauvages » ? Les Lumières ont accouché d’une monstruosité : l’idée que l’Occident, parce qu’il est « éclairé », a le droit – voire le devoir – de dominer le reste du monde.

6. Le Siècle des Massacres : De Verdun à Hiroshima

Le XXe siècle fut le siècle des charniers. Deux guerres mondiales, des génocides, des bombes atomiques – et tout cela au nom du « progrès », de la « civilisation », de la « démocratie ». Comme l’écrivait Céline dans Bagatelles pour un massacre (avant de sombrer dans l’abjection antisémite), « la guerre, c’est la santé de l’État ». Et quel État ! Un État qui envoie ses enfants mourir dans les tranchées, qui gaze des populations entières, qui rase des villes d’un seul coup de feu nucléaire.

Anecdote glaçante : En 1945, alors que les bombes au napalm réduisaient Tokyo en cendres, le général Curtis LeMay, responsable des bombardements, déclara : « Nous allons les griller, les bouillir et les cuire à mort ». Et après, on viendra nous parler de « guerre propre », de « frappes chirurgicales », comme si la mort pouvait être propre, comme si la souffrance pouvait être chirurgicale ! Aujourd’hui, les drones israéliens survolent Gaza et Téhéran, et leurs pilotes, bien à l’abri dans leurs bunkers, appuient sur des boutons en sirotant leur café. La guerre moderne est une guerre de lâches, une guerre où l’on tue sans voir le sang couler, sans entendre les cris des mourants.

7. L’Ère Néolibérale : Le Capitalisme comme Religion de la Mort

Nous y voilà. L’ère néolibérale, cette phase ultime du capitalisme, où tout – absolument tout – est marchandise : l’eau, l’air, la terre, et même la vie humaine. Comme le notait Marx, « le capitalisme est un vampire qui ne vit qu’en suçant le sang du travail vivant ». Mais aujourd’hui, ce vampire a muté. Il ne se contente plus de sucer le sang des travailleurs : il suce aussi celui des nations, des cultures, des écosystèmes. Il a transformé la guerre en business, la paix en utopie, et l’humanité en une meute de consommateurs avides et solitaires.

Les États-Unis, ce grand Satan du néolibéralisme, ont porté cette logique à son paroxysme. Depuis 1945, ils ont mené plus de 200 guerres ou interventions militaires à travers le monde. Leur objectif ? Imposer leur modèle économique, contrôler les ressources, et écraser toute velléité de résistance. Comme le disait Henry Kissinger, ce criminel de guerre décoré : « L’Amérique n’a pas d’amis permanents, seulement des intérêts permanents ». Et ces intérêts, aujourd’hui, passent par la destruction de l’Iran, ce dernier bastion de résistance à l’hégémonie occidentale au Proche-Orient.

Anecdote révélatrice : En 1953, la CIA organisa un coup d’État en Iran pour renverser Mossadegh, le Premier ministre démocratiquement élu, et installer le Shah, ce pantin des Américains. Pourquoi ? Parce que Mossadegh avait osé nationaliser le pétrole iranien. Depuis, les États-Unis n’ont eu de cesse de punir l’Iran pour ce crime de lèse-majesté. Aujourd’hui, ils soutiennent Israël dans sa folie meurtrière, comme ils ont soutenu Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran dans les années 1980. Toujours la même logique : diviser pour mieux régner, armer les uns contre les autres, et vendre des armes à tout le monde.

Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive

Le langage n’est jamais innocent. Il est le reflet des rapports de force, le miroir déformant des idéologies dominantes. Et dans cette guerre des mots qui précède et accompagne la guerre des bombes, l’Occident a toujours été un maître en manipulation sémantique.

Prenez le terme « évacuation ». L’armée israélienne appelle les civils iraniens à « évacuer » une zone de Téhéran. Mais évacuer vers où ? Vers des camps de réfugiés ? Vers la mort lente sous les bombes ? Le mot « évacuation » est un euphémisme, une manière de rendre acceptable l’inacceptable. Comme le disait George Orwell dans 1984, « le langage politique est conçu pour rendre le mensonge crédible et le meurtre respectable ».

Autre exemple : « frappes chirurgicales ». Comme si la mort pouvait être précise, comme si la souffrance pouvait être calculée au millimètre près. Mais une bombe, même « chirurgicale », tue des enfants, des mères, des vieillards. Elle détruit des hôpitaux, des écoles, des mosquées. Elle laisse derrière elle des ruines fumantes et des vies brisées. Et après, on viendra nous parler de « dommages collatéraux », comme si ces vies n’étaient que des détails sans importance.

Et que dire du mot « terroriste » ? Depuis le 11 septembre 2001, ce terme est devenu une arme de propagande massive. Quiconque résiste à l’hégémonie occidentale est un « terroriste ». Qu’il s’agisse des Palestiniens, des Irakiens, des Afghans ou des Iraniens, tous sont des « terroristes » aux yeux de l’Occident. Mais qui sont les vrais terroristes ? Ceux qui se battent pour leur liberté, ou ceux qui bombardent des villes entières au nom de la « démocratie » ?

Le langage de la guerre est un langage de mensonges. Il vise à déshumaniser l’ennemi, à justifier l’injustifiable, à rendre acceptable l’inacceptable. Et le pire, c’est qu’il fonctionne. Car les peuples, hypnotisés par les médias, finissent par croire ces mensonges. Ils applaudissent les bombardements, célèbrent les « victoires », et oublient les victimes. Comme le disait Nietzsche, « les mots sont des pièges pour les esprits libres ». Et dans cette guerre sémantique, l’Occident a tendu des pièges mortels à l’humanité entière.

Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste : Le Refus de la Barbarie

Face à cette machine de guerre, que faire ? Se soumettre ? Accepter l’inacceptable ? Non. La seule réponse possible est la résistance. Une résistance humaniste, radicale, intransigeante. Une résistance qui refuse la logique de la domination, qui dénonce les mensonges, qui se dresse contre l’oppression.

Mais attention : cette résistance ne peut pas être passive. Elle doit être active, créative, subversive. Comme le disait Frantz Fanon dans Les Damnés de la Terre, « la décolonisation est toujours un phénomène violent ». Non pas parce que la violence est une fin en soi, mais parce que le système impérialiste ne comprend que le langage de la force. Quand on vous bombarde, quand on vous occupe, quand on vous spolie, la résistance devient un devoir moral.

Cependant, cette résistance doit éviter deux écueils : le piège de la victimisation et celui de la vengeance. La victimisation, c’est ce qui arrive quand un peuple se complaît dans son statut de victime, quand il attend que les autres viennent le sauver. La vengeance, c’est ce qui arrive quand la résistance devient elle-même oppressive, quand elle reproduit les mécanismes de la domination qu’elle combat.

La vraie résistance est une résistance qui libère, qui émancipe, qui construit. Elle ne se contente pas de dire « non » à l’oppression : elle dit « oui » à la vie, à la justice, à la paix. Comme le disait Albert Camus dans L’Homme révolté, « je me révolte, donc nous sommes ». La révolte n’est pas un acte solitaire : elle est un acte collectif, un acte d’amour pour l’humanité.

Mais comment résister concrètement ? D’abord, en refusant de participer à la machine de guerre. En boycottant les produits israéliens, en manifestant contre les livraisons d’armes, en dénonçant les mensonges des médias. Ensuite, en soutenant les mouvements de résistance pacifiques, ceux qui luttent pour la justice sans tomber dans le piège de la violence aveugle. Enfin, en construisant des alternatives, des espaces de liberté où la logique de la domination n’a pas sa place.

Car la résistance n’est pas seulement une affaire de politique : c’est aussi une affaire de culture, d’éducation, de spiritualité. Comme le disait Edward Said, « la résistance culturelle est une forme de résistance politique ». En refusant l’hégémonie culturelle de l’Occident, en valorisant les langues, les traditions, les savoirs locaux, on résiste à l’uniformisation mortifère du néolibéralisme.

Et surtout, il faut résister en aimant. En aimant la vie plus que la mort, la paix plus que la guerre, l’humanité plus que les frontières. Comme le disait Martin Luther King, « la haine ne peut pas chasser la haine ; seule l’amour peut le faire ». C’est cet amour-là qui doit guider la résistance. Un amour exigeant, radical, intransigeant. Un amour qui refuse de se soumettre, qui refuse de haïr, qui refuse de désespérer.

Téhéran brûle sous les étoiles froides,

Les sirènes hurlent comme des chiens enragés,

Et les enfants, les yeux grands ouverts sur l’horreur,

Serre leurs jouets contre leur poitrine trouée.

Ô vous, les maîtres des bombes et des mensonges,

Vous qui parlez de paix en semant la mort,

Vos mains sont rouges du sang des innocents,

Et vos cœurs sont plus secs que le désert du Néguev.

Vous appelez cela une « évacuation »,

Comme on vide un égout, comme on nettoie une plaie,

Mais les rues de Téhéran ne sont pas des égouts,

Et les vies que vous brisez ne sont pas des déchets.

Un jour, les peuples se lèveront,

Et vos palais s’écrouleront comme des châteaux de cartes,

Vos drones tomberont du ciel comme des oiseaux morts,

Et vos mensonges se dissoudront dans le vent.

Ce jour-là, la paix ne sera plus un mot,

Mais une réalité, une évidence, une joie,

Et les enfants de Téhéran, de Gaza, de Bagdad,

Joueront enfin sans craindre les bombes.

Mais en attendant, la nuit est longue,

Et le sommeil des justes est troublé par les cauchemars,

Car l’ogre impérialiste veille,

Et son appétit est insatiable.

Alors résistez, peuples du monde,

Résistez avec vos mots, vos chants, vos prières,

Résistez avec votre amour, votre rage, votre espérance,

Car la résistance est la seule réponse à la barbarie.



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