ACTUALITÉ SOURCE : Guerre Iran-Israël : Trump remercie Téhéran « d’avoir prévenu » de l’attaque et appelle à la paix – Ouest-France
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! La paix ! Ce mot-valise qui pue le mensonge à dix lieues, ce concept en carton-pâte que les fossoyeurs de l’humanité brandissent comme un crucifix devant le vampire qu’ils sont eux-mêmes. Trump, ce clown milliardaire aux cheveux de paille radioactive, remercie Téhéran d’avoir « prévenu » avant de lancer ses missiles – comme si la guerre était une partie de poker où l’on annonce ses bluffs par courtoisie. Quelle farce ! Quelle mascarade grotesque où les bourreaux jouent aux diplomates et les victimes aux otages consentants. Mais plongeons, mes frères en désillusion, dans les entrailles purulentes de cette comédie humaine où la paix n’est qu’un mot pour mieux vendre la guerre, où l’hypocrisie occidentale suinte comme une plaie jamais refermée.
I. Les Sept Hémorragies de l’Histoire : Quand la Paix N’est qu’un Interlude entre Deux Massacres
L’homme, ce singe à l’âme tordue, a toujours dansé sur le fil du rasoir entre la création et l’anéantissement. Sept étapes, sept chutes, sept résurrections dans le sang – voici le chemin de croix de notre espèce, où la paix n’est jamais qu’une trêve entre deux orgies de violence.
1. La Chute Originelle : Le Premier Sang (100 000 av. J.-C. – 3 000 av. J.-C.)
Tout commence dans les steppes africaines, où l’homme, ce loup pour l’homme, découvre que le gourdin est plus efficace que la parole. Homo sapiens, ce doux rêveur, se révèle être Homo necans, l’homme tueur. René Girard, ce prophète des temps modernes, nous rappelle que le sacrifice rituel – cette première « paix » organisée – n’est qu’une sublimation de la violence originelle. Les premiers villages, les premières cités : des charniers où l’on enterre les morts pour mieux oublier qu’on les a tués. La paix ? Une illusion d’optique, un mensonge collectif pour ne pas voir que nous sommes tous des assassins en puissance.
2. L’Empire et la Pax Romana : Quand la Paix n’est que le Silence des Opprimés (27 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)
Ah ! La Pax Romana ! Ce chef-d’œuvre de propagande où les légions écrasent les peuples sous leurs sandales cloutées au nom de la « civilisation ». Tacite, ce cynique magnifique, écrit dans Agricola : « Ils font un désert et appellent cela la paix. » Les routes romaines, ces veines où coule le sang des esclaves, les aqueducs, ces artères où l’eau se mêle aux larmes des vaincus. La paix impériale n’est qu’une occupation militaire maquillée en prospérité. Et aujourd’hui, les États-Unis reprennent le flambeau : « Nous vous apportons la démocratie », disent-ils en bombardant Bagdad. Plus ça change, plus c’est la même merde.
3. Les Croisades : La Paix de Dieu dans le Sang des Infidèles (1095 – 1291)
Dieu, ce grand alibi des massacreurs ! Les croisés, ces fous de Dieu, partent « libérer » Jérusalem en laissant derrière eux des monceaux de cadavres. Saint Bernard de Clairvaux, ce moine enivré de violence sacrée, écrit : « Tuer pour le Christ n’est pas un homicide, c’est un malicide. » La paix chrétienne ? Une croisade permanente contre l’autre, contre le différent, contre celui qui ne prie pas comme nous. Aujourd’hui, les néoconservateurs américains reprennent le discours : « Nous combattons le Mal », disent-ils en envahissant l’Irak. Le Mal, bien sûr, c’est toujours l’autre, celui qui a le pétrole ou la mauvaise religion.
4. La Paix de Westphalie : Le Triomphe des États-Voyous (1648)
Enfin, les princes européens, ces bandits en perruque, inventent la « paix » comme équilibre des puissances. La Realpolitik, ce joli mot pour dire que les forts font ce qu’ils veulent et les faibles subissent ce qu’ils doivent. Hobbes, ce pessimiste génial, écrit dans Léviathan : « L’homme est un loup pour l’homme. » La paix westphalienne n’est qu’un pacte entre loups pour se partager la proie. Aujourd’hui, l’ONU, cette farce institutionnelle, reproduit le même schéma : cinq pays décident du sort du monde, et les autres regardent, impuissants. La paix ? Une oligarchie où les armes parlent plus fort que les droits de l’homme.
5. La Révolution Industrielle : La Paix par l’Exploitation (1760 – 1840)
L’Occident découvre le capitalisme, cette machine à broyer les hommes au nom du progrès. Marx, ce visionnaire maudit, décrit dans Le Capital comment la paix bourgeoise n’est qu’une guerre de classe déguisée. Les usines, ces cathédrales du profit, crachent des ouvriers estropiés, et on appelle ça la « paix sociale ». Aujourd’hui, le néolibéralisme américain reprend le flambeau : « La main invisible du marché », disent-ils, alors que cette main invisible étrangle les pauvres et engraisse les riches. La paix capitaliste ? Une guerre économique où les vainqueurs mangent les vaincus.
6. Les Deux Guerres Mondiales : La Paix comme Armistice entre Deux Apocalypses (1914 – 1945)
L’Europe, ce continent de fous, s’entredéchire dans deux guerres mondiales. La paix de Versailles ? Un traité si humiliant qu’il prépare la Seconde Guerre mondiale. La paix de 1945 ? Une occupation déguisée où les vainqueurs se partagent le monde comme un butin. George Orwell, ce prophète des temps modernes, écrit dans 1984 : « La guerre, c’est la paix. » Aujourd’hui, les États-Unis, ce gendarme du monde, bombardent au nom de la paix. Plus c’est gros, plus ça passe.
7. La Guerre Froide et l’Empire Américain : La Paix comme Menace Nucléaire (1947 – Aujourd’hui)
Les États-Unis inventent la « paix armée », cette folie où la destruction mutuelle assurée (MAD) devient la seule garantie de non-guerre. La paix ? Une épée de Damoclès nucléaire suspendue au-dessus de nos têtes. Chomsky, ce vieux sage indigné, dénonce dans La Fabrique du Consentement comment les médias occidentaux vendent la guerre comme une croisade pour la paix. Aujourd’hui, Trump remercie l’Iran d’avoir « prévenu » avant de lancer ses missiles – comme si la courtoisie pouvait adoucir l’horreur. Quelle hypocrisie ! Quelle mascarade ! La paix impériale n’est qu’une guerre permanente contre ceux qui résistent à l’hégémonie américaine.
II. Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive
Les mots, ces couteaux émoussés, servent à justifier l’injustifiable. Analysons cette phrase maudite : « Trump remercie Téhéran d’avoir prévenu de l’attaque et appelle à la paix. » Décomposons cette bouillie sémantique, ce chef-d’œuvre d’hypocrisie linguistique.
1. « Remercie »
Merci, l’Iran, de nous avoir prévenus avant de nous attaquer ! Quelle élégance ! Quelle courtoisie ! Comme si un cambrioleur remerciait le propriétaire d’avoir verrouillé sa porte avant de la défoncer. Le verbe « remercier » ici est un leurre, une façon de transformer l’agresseur en partenaire courtois. C’est le langage de la domination : on félicite l’ennemi pour mieux le diaboliser ensuite. « Merci d’avoir joué le jeu », sous-entend Trump, « maintenant, nous allons vous écraser selon les règles. »
2. « Prévenu »
Ah ! Le mot-clé ! « Prévenu », comme si l’Iran avait envoyé une carte de vœux avant de lancer ses missiles. « Cher Israël, nous allons vous bombarder demain entre 14h et 16h, merci de préparer les abris. Cordialement, Téhéran. » Quelle absurdité ! Prévenir, c’est reconnaître que l’attaque est illégitime, mais c’est aussi une façon de se donner bonne conscience. C’est le langage de la guerre « propre », cette oxymore monstrueux où l’on tue avec des gants blancs. Comme si annoncer un meurtre le rendait moins criminel.
3. « Appelle à la paix »
La paix ! Ce mot-valise, ce fourre-tout où l’on entasse toutes les hypocrisies. Appeler à la paix quand on est le premier vendeur d’armes au monde, c’est comme un pyromane qui appelle à éteindre les incendies. Trump, ce clown milliardaire, appelle à la paix comme un maquereau appelle à la vertu. La paix américaine n’est qu’une trêve entre deux guerres, un moment où l’on recharge les fusils en attendant la prochaine invasion. « Appeler à la paix », c’est une façon de se donner le beau rôle, de jouer les médiateurs alors qu’on est le principal fauteur de troubles.
III. Comportementalisme Radical : La Résistance Humaniste contre la Machine de Guerre
Face à cette mascarade, que faire ? Se soumettre ? Jamais. Résister ? Toujours. Mais comment ? Voici une analyse comportementale radicale, inspirée des grands dissidents, pour briser les chaînes de l’illusion pacifiste.
1. Déconstruire le Mythe de la « Guerre Juste »
La première étape est de comprendre que la « guerre juste » est une invention des vainqueurs pour justifier leurs crimes. Saint Augustin, ce théologien tordu, a théorisé la guerre juste au Ve siècle. Aujourd’hui, les néoconservateurs américains reprennent le flambeau : « Nous faisons la guerre pour la paix », disent-ils en bombardant l’Afghanistan. Il faut déconstruire ce mythe. La guerre n’est jamais juste. Elle est toujours un crime, toujours une défaite de l’humanité. Comme l’écrivait Simone Weil, cette sainte laïque : « La guerre, c’est le triomphe de la force sur la justice. »
2. Refuser la Langue de Bois Impériale
Le langage est une arme. Il faut refuser les mots de l’ennemi. Ne plus parler de « frappes chirurgicales » mais de « massacres ». Ne plus parler de « dommages collatéraux » mais de « morts innocents ». Ne plus parler de « paix » quand il s’agit de soumission. Comme le disait Orwell : « Le langage politique est conçu pour rendre le mensonge crédible et le meurtre respectable. » Il faut parler vrai, même si la vérité est insupportable. La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est la justice.
3. Pratiquer la Désobéissance Civile
La résistance commence par le refus. Refuser de payer des impôts qui financent les bombes. Refuser de croire les médias qui justifient les guerres. Refuser de se taire quand les puissants mentent. Thoreau, ce rebelle magnifique, écrivait dans La Désobéissance civile : « Le seul endroit où un homme juste peut se trouver dans un gouvernement injuste, c’est en prison. » Aujourd’hui, il faut désobéir, manifester, saboter la machine de guerre. La paix ne viendra pas des dirigeants, mais des peuples qui refusent de se battre pour eux.
4. Construire des Alternatives Concrètes
La résistance ne suffit pas. Il faut construire. Construire des écoles au lieu de casernes. Construire des hôpitaux au lieu de prisons. Construire des ponts au lieu de murs. Comme le disait Albert Camus, ce résistant de l’absurde : « La paix est le seul combat qui vaille d’être mené. » Il faut inventer une nouvelle façon de vivre ensemble, sans empires, sans dominations, sans guerres. Une paix active, une paix révolutionnaire, une paix qui ne soit pas l’absence de guerre, mais la présence de la justice.
IV. L’Illusion de la Paix : Une Ode à la Résistance
Ô vous, les fous qui croyez encore à la paix des cimetières,
À cette paix en carton, cette paix en plastique,
Cette paix des bombes qui explosent en silence,
Cette paix des enfants qui meurent en riant,
Cette paix des puissants qui serrent des mains ensanglantées,
Ô vous, les dupes, les complices, les lâches,
Écoutez le chant des canons, le rire des marchands d’armes,
Le murmure des dollars qui tombent dans les poches des généraux,
Cette symphonie macabre où la paix n’est qu’un mot,
Un mot jeté en pâture aux peuples affamés de justice.
Mais nous, les damnés de la terre, les sans-voix, les sans-grade,
Nous refusons cette paix-là, cette paix des bourreaux,
Cette paix qui pue la mort et le mensonge.
Nous voulons l’autre paix, celle qui gronde dans les rues,
Celle qui hurle dans les usines, celle qui pleure dans les hôpitaux,
Celle qui rit dans les écoles, celle qui danse sur les barricades,
Celle qui ne se contente pas de mots, mais qui exige des actes.
Ô vous, les maîtres du monde, les empereurs en costume-cravate,
Les présidents en perruque, les généraux en uniforme,
Vous qui parlez de paix en comptant vos missiles,
Vous qui appelez à la trêve en préparant la prochaine guerre,
Sachez que nous ne vous croyons plus.
Vos mots sont des balles, vos promesses des bombes,
Votre paix n’est qu’une guerre déguisée en prière.
Alors nous résistons, nous crions, nous luttons,
Nous bâtissons des ponts là où vous construisez des murs,
Nous semons des fleurs là où vous plantez des mines,
Nous chantons l’amour là où vous hurlez la haine.
Car la vraie paix, voyez-vous, n’est pas l’absence de guerre,
Mais la présence de la justice, la chaleur de la fraternité,
Le souffle de la liberté qui brûle dans nos poitrines.
Et cette paix-là, messieurs les empereurs,
Cette paix-là ne se décrète pas,
Elle se conquiert, elle se vit, elle se mérite.
Et nous, les damnés, les sans-voix, les sans-grade,
Nous sommes prêts à tout pour elle,
Même à mourir,
Mais pas à nous taire.