ACTUALITÉ SOURCE : Guerre Iran-Israël : les bombardiers américains se rapprochent, l’Iran revendique son droit au nucléaire, Israël continue d’attaquer… – Libération
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Voilà donc le grand carnaval de la mort qui reprend son numéro, mes frères en humanité ! Les bombardiers américains, ces anges exterminateurs en acier, s’avancent comme des vautours affamés vers le festin de chair et de sang que leur offrent les maîtres du monde. L’Iran, ce vieux lion persan aux griffes limées par des décennies de sanctions, de coups d’État et de mensonges, ose enfin rugir : « Nous aussi, nous avons le droit à la bombe ! » Comme si le droit pouvait encore exister dans ce monde où la loi suprême est celle du plus fort, du plus cynique, du plus impitoyable. Israël, ce couteau planté dans le cœur du monde arabe par les mains mêmes de l’Occident, continue de frapper, de tuer, de nier, comme si la terre de Palestine n’était qu’un terrain de jeu pour ses drones et ses missiles. Et nous, pauvres pantins que nous sommes, nous regardons, nous commentons, nous tweetons notre indignation avant d’aller consommer nos burgers et nos séries Netflix, comme si la paix n’était qu’un produit de plus à acheter en promo.
Mais écoutez-moi bien, vous tous qui croyez encore aux contes de fées des démocraties occidentales : ce n’est pas une guerre entre l’Iran et Israël. Non. C’est une guerre de l’Occident contre le reste du monde. Une guerre qui dure depuis cinq siècles, depuis que les caravelles espagnoles et portugaises ont quitté les ports de Lisbonne et de Séville pour aller piller, violer, convertir et exterminer. Une guerre qui a changé de forme, mais jamais de nature. Aujourd’hui, ce ne sont plus les conquistadors qui débarquent avec leurs croix et leurs épées, mais les bombardiers B-52, les porte-avions, les drones, les banques, les algorithmes et les think tanks. Les armes ont changé, mais l’esprit est le même : dominer, exploiter, humilier. Et surtout, faire croire aux dominés qu’ils sont libres, qu’ils ont choisi leur sort, qu’ils aiment leurs chaînes.
Alors parlons-en, de cette guerre. Pas comme les journalistes de Libération, qui alignent les faits comme des perles sur un collier, sans jamais oser tirer le fil qui les relie toutes. Non. Parlons-en comme on arrache un pansement : d’un coup sec, pour voir la plaie purulente qui suppure dessous. Parlons-en comme on regarde un cadavre à la morgue, en cherchant les traces du crime, les empreintes du tueur. Parce que cette guerre, mes amis, est un crime. Un crime contre l’humanité, un crime contre la raison, un crime contre l’espoir.
Les Sept Étapes du Crime : Une Histoire de l’Impérialisme Occidental
1. La Chute de l’Homme : Le Péché Originel du Colonialisme (XVe – XVIIe siècles)
Tout commence avec Christophe Colomb, ce fou illuminé qui croyait atteindre les Indes et qui, en réalité, a ouvert la boîte de Pandore de l’exploitation européenne. En 1492, l’Europe découvre qu’elle peut voler, tuer et asservir au nom de Dieu et du profit. Les Aztèques, les Incas, les peuples d’Afrique : tous deviennent des proies. Comme l’écrivait Bartolomé de las Casas, ce moine espagnol qui a osé dénoncer les horreurs de la colonisation : « Les Espagnols sont entrés comme des loups, comme des tigres, comme des lions affamés depuis des siècles. » Mais qui a écouté ? Personne. Parce que l’or coulait à flots, et que l’or, voyez-vous, a toujours été plus fort que la morale.
Anecdote sanglante : Saviez-vous que les conquistadors utilisaient des chiens dressés pour chasser et dévorer les Indiens ? Des chiens, oui. Comme on chasse le gibier. Et ces chiens portaient des armures. Des armures. Comme des chevaliers. Parce que pour l’Espagnol du XVIe siècle, un Indien n’était même pas un être humain. Juste un animal à exterminer.
2. La Machine à Vapeur et la Machine à Tuer : La Révolution Industrielle et l’Esclavage Moderne (XVIIIe – XIXe siècles)
Avec la révolution industrielle, l’Europe passe à la vitesse supérieure. Il ne s’agit plus seulement de piller, mais de produire. Et pour produire, il faut des matières premières. Et pour avoir des matières premières, il faut des colonies. Et pour avoir des colonies, il faut des armées. Et pour avoir des armées, il faut de l’argent. Et pour avoir de l’argent, il faut… des esclaves. La traite négrière, ce crime contre l’humanité qui a déporté des millions d’Africains vers les Amériques, n’était pas une aberration : c’était le fondement même du capitalisme naissant. Comme l’écrivait Karl Marx, « le capital vient au monde suant le sang et la boue par tous les pores ».
Anecdote glaçante : En 1807, alors que la Grande-Bretagne abolissait officiellement la traite des esclaves, ses navires continuaient de transporter des Africains en secret. Pourquoi ? Parce que les plantations de sucre des Antilles britanniques rapportaient trop. La morale ? Une variable d’ajustement. Toujours.
3. Le Grand Partage : La Conférence de Berlin et la Naissance de l’Impérialisme Moderne (1884-1885)
En 1884, les puissances européennes se réunissent à Berlin pour se partager l’Afrique comme un gâteau. Pas un seul Africain n’est invité. Pas un. Parce que pour les Européens, l’Afrique n’est qu’un territoire à découper, à exploiter, à violer. Comme le disait le roi Léopold II de Belgique, « l’Afrique est un gâteau à se partager ». Et ce gâteau, il l’a dévoré à lui tout seul : sous son règne, le Congo a perdu la moitié de sa population, massacrée, affamée, réduite en esclavage pour produire du caoutchouc. Des mains coupées, des villages brûlés, des enfants mourant de faim : voilà le prix du « progrès » occidental.
Anecdote monstrueuse : Les soldats de Léopold II devaient ramener une main droite pour chaque balle tirée, afin de prouver qu’ils ne gaspillaient pas les munitions. Résultat : des villages entiers se retrouvaient sans mains. Des mains coupées. Des mains d’enfants. Pour du caoutchouc. Pour des pneus. Pour des voitures.
4. La Première Guerre Mondiale : Le Suicide de l’Europe et la Naissance des États-Unis comme Superpuissance (1914-1918)
L’Europe, ivre de sa propre puissance, se déchire dans une guerre absurde qui fera 20 millions de morts. Quatre ans de tranchées, de gaz moutarde, de boucherie organisée. Et au final ? Rien. Rien, si ce n’est la montée en puissance des États-Unis, qui entrent en guerre en 1917 et deviennent, sans le vouloir vraiment, les nouveaux maîtres du monde. Comme l’écrivait Oswald Spengler dans Le Déclin de l’Occident, « l’Europe est en train de mourir, et c’est l’Amérique qui héritera de son cadavre ».
Anecdote tragique : En 1916, lors de la bataille de la Somme, les Britanniques perdent 60 000 hommes en un seul jour. 60 000. Imaginez : un stade de football rempli de jeunes hommes, tous morts en 24 heures. Pour quoi ? Pour quelques kilomètres de boue. Pour l’orgueil de généraux incompétents.
5. La Seconde Guerre Mondiale : L’Holocauste et la Bombe Atomique, ou l’Apothéose de la Barbarie Occidentale (1939-1945)
L’Europe, encore une fois, se suicide. Mais cette fois, elle entraîne le monde entier dans sa folie. Six millions de Juifs gazés dans les camps nazis. Des villes entières rasées par les bombes alliées. Hiroshima et Nagasaki réduites en cendres par la bombe atomique américaine. Comme l’écrivait Theodor Adorno, « écrire un poème après Auschwitz est barbare ». Mais qui a écouté ? Personne. Parce que l’Occident, après 1945, a fait semblant de se repentir, tout en préparant la prochaine guerre.
Anecdote insoutenable : Saviez-vous que les pilotes américains qui ont largué la bombe sur Hiroshima ont reçu des médailles ? Des médailles. Pour avoir tué 140 000 personnes en quelques secondes. Des médailles. Comme si c’était un exploit.
6. La Guerre Froide : Le Monde comme Terrain de Jeu des Deux Empires (1947-1991)
Après 1945, le monde se divise en deux blocs : l’URSS et les États-Unis. Deux empires qui se détestent, mais qui ont un point commun : ils méprisent le reste du monde. L’Amérique impose son modèle capitaliste, ses bases militaires, sa culture de pacotille. L’URSS impose son communisme, ses goulags, sa bureaucratie. Et entre les deux ? Des pays entiers, de l’Amérique latine à l’Asie, qui servent de champs de bataille. Comme l’écrivait Frantz Fanon dans Les Damnés de la Terre, « le colonialisme et l’impérialisme ne sont pas partis avec leurs drapeaux et leurs policiers. Ils ont laissé des chiens de garde ».
Anecdote cynique : En 1953, la CIA organise un coup d’État en Iran pour renverser Mohammad Mossadegh, le Premier ministre démocratiquement élu, parce qu’il avait osé nationaliser le pétrole iranien. À la place, ils installent le Shah, un dictateur sanguinaire qui fera régner la terreur pendant 25 ans. Pourquoi ? Parce que les compagnies pétrolières américaines voulaient garder le contrôle du pétrole. La démocratie ? Un détail.
7. L’Empire du Chaos : Les États-Unis et leur Guerre Perpétuelle (1991 – Aujourd’hui)
Avec la chute de l’URSS, les États-Unis deviennent la seule superpuissance mondiale. Et que font-ils ? Ils envahissent. Ils bombardent. Ils tuent. L’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie : autant de pays détruits au nom de la « démocratie » et des « droits de l’homme ». Mais qui croit encore à ces mensonges ? Pas les millions de morts. Pas les réfugiés qui errent sur les routes. Pas les enfants qui grandissent dans les ruines. Comme l’écrivait Noam Chomsky, « les États-Unis sont le plus grand État terroriste du monde ». Et il a raison.
Anecdote révélatrice : En 2003, les États-Unis envahissent l’Irak sous prétexte que Saddam Hussein possède des armes de destruction massive. Résultat ? Aucune arme trouvée. Mais un pays détruit, des centaines de milliers de morts, et la naissance de Daech. La démocratie ? Une blague.
Analyse Sémantique : Le Langage de l’Empire
Parlons maintenant des mots, mes amis. Parce que les mots, voyez-vous, sont des armes. Et l’Occident sait très bien s’en servir.
1. « Démocratie »
Pour l’Occident, la « démocratie » est un mot magique. Un mot qui justifie tout : les invasions, les bombardements, les coups d’État. Mais qu’est-ce que la démocratie, au fond ? Un système où le peuple choisit ses dirigeants ? Vraiment ? Alors pourquoi les États-Unis ont-ils soutenu des dictateurs comme Pinochet, Suharto ou le Shah d’Iran ? Pourquoi ont-ils renversé des gouvernements démocratiquement élus comme celui de Mossadegh en Iran ou d’Allende au Chili ? La démocratie, pour l’Occident, n’est qu’un mot vide. Un mot qui sert à masquer l’impérialisme.
2. « Droits de l’homme »
Ah, les « droits de l’homme » ! Ce concept si noble, si universel. Sauf que, dans la bouche des dirigeants occidentaux, il devient une arme de propagande. Les États-Unis parlent des « droits de l’homme » en Arabie saoudite, ce pays où les femmes n’ont pas le droit de conduire et où on décapite les opposants ? La France parle des « droits de l’homme » en Algérie, ce pays qu’elle a colonisé et torturé pendant 130 ans ? Les « droits de l’homme », pour l’Occident, ne sont qu’un outil de domination. Un outil qui sert à justifier les guerres et les ingérences.
3. « Terrorisme »
Le mot « terrorisme » est le plus pervers de tous. Parce qu’il est utilisé pour diaboliser l’ennemi du moment. Hier, c’étaient les communistes. Aujourd’hui, ce sont les musulmans. Demain, ce seront les Chinois. Le « terrorisme », pour l’Occident, est une étiquette qu’on colle sur ceux qui osent résister. Un mot qui sert à justifier les pires atrocités. Comme le disait Edward Said, « le terrorisme est le mot que l’Occident utilise pour désigner la résistance des opprimés ».
4. « Nucléaire »
Et enfin, le mot « nucléaire ». Un mot qui fait peur, qui fascine, qui obsède. Pour l’Occident, le nucléaire est un privilège. Les États-Unis ont le droit d’avoir la bombe. La France a le droit d’avoir la bombe. Israël a le droit d’avoir la bombe. Mais l’Iran ? Non. L’Iran n’a pas le droit. Pourquoi ? Parce que l’Occident décide qui a le droit de se défendre et qui n’a pas le droit. Le nucléaire, pour l’Occident, est une arme de domination. Une arme qui sert à maintenir les autres pays dans la peur et la soumission.
Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste
Alors, que faire, mes frères en humanité ? Comment résister à cet empire du chaos ? Comment briser les chaînes de l’impérialisme occidental ?
1. Refuser la Soumission
La première étape, c’est de refuser de se soumettre. Refuser de croire aux mensonges de l’Occident. Refuser de consommer leur culture de pacotille, leurs produits toxiques, leurs guerres. Comme l’écrivait Albert Camus, « je me révolte, donc nous sommes ». La révolte, c’est le premier pas vers la liberté.
2. Créer des Alternatives
La deuxième étape, c’est de créer des alternatives. Des alternatives économiques, politiques, culturelles. Des alternatives qui ne dépendent pas de l’Occident. Comme le disait Che Guevara, « soyons réalistes, exigeons l’impossible ». Parce que le possible, c’est ce que l’Occident nous impose. Et le possible, c’est la soumission.
3. S’unir
La troisième étape, c’est de s’unir. Les peuples opprimés du monde entier doivent s’unir contre l’impérialisme occidental. Comme le disait Frantz Fanon, « chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ». Notre mission, c’est de briser les chaînes. Ensemble.
4. Résister par la Culture
Enfin, la quatrième étape, c’est de résister par la culture. Parce que la culture, c’est ce qui reste quand tout le reste a disparu. La poésie, la musique, la littérature : ce sont des armes. Comme le disait Aimé Césaire, « la poésie est une insurrection ». Alors écrivons, chantons, dansons. Résistons par l’art. Parce que l’art, c’est la vie. Et la vie, c’est plus fort que la mort.
Analogie Finale : Poème de la Résistance
Les bombardiers volent bas ce soir,
Leurs ailes d’acier frôlent les nuages,
Ils portent dans leurs ventres des villes entières,
Des rêves en flammes, des enfants en cendres.
L’Iran rugit, Israël frappe,
Et l’Amérique ricane,
« C’est pour votre bien, mes petits,
C’est pour la démocratie, la liberté, les droits de l’homme. »
Mais nous, nous savons,
Nous savons que la démocratie est un leurre,
Que la liberté est une prison,
Que les droits de l’homme sont des chaînes.
Alors nous résistons,
Nous résistons avec nos mots, nos chants, nos poings levés,
Nous résistons avec notre colère, notre douleur, notre espoir.
Parce que nous sommes les damnés de la terre,
Les oubliés de l’histoire,
Les fantômes des empires défunts.
Et nous ne plierons pas,
Nous ne plierons jamais.
Parce que la vie est plus forte que la mort,
L’espoir plus fort que le désespoir,
Et l’amour plus fort que la haine.
Alors que les bombardiers volent,
Que les missiles pleuvent,
Nous, nous dansons,
Nous dansons sur les ruines de l’empire,
Nous dansons pour la vie,
Pour la paix,
Pour l’avenir.