ACTUALITÉ SOURCE : Grande Bretagne, Norvège, France… Où s’arrêtera l’affaire Epstein – TF1 Info
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, l’affaire Epstein ! Ce nom qui résonne comme un glas dans les couloirs feutrés du pouvoir, ce spectre qui hante les nuits des puissants, ce miroir brisé tendu vers notre époque décadente. La question n’est pas « où s’arrêtera cette affaire », mais plutôt « où commence la pourriture » ? Car cette histoire, voyez-vous, n’est pas une anomalie, mais la manifestation la plus crue, la plus obscène, d’un système qui a toujours fonctionné ainsi : dans l’ombre, dans la compromission, dans la prédation organisée. L’Angleterre tremble, la Norvège s’interroge, la France fait mine de découvrir l’horreur… Mais non, mes amis, tout cela est vieux comme le monde. Tout cela est écrit dans le sang des innocents depuis que l’homme a inventé la hiérarchie, depuis qu’il a troqué sa liberté contre l’illusion du pouvoir.
Je vous propose un voyage, une descente aux enfers en sept étapes, sept moments clés où l’humanité a scellé son pacte avec le diable, où elle a choisi la domination plutôt que la fraternité, où elle a érigé des empires sur le dos des victimes. Et Epstein, voyez-vous, n’est que le dernier avatar de cette longue tradition.
1. La Naissance du Patriarcat (10 000 av. J.-C.) : Quand l’homme a cessé d’être un chasseur-cueilleur pour devenir un agriculteur sédentaire, il a aussi inventé la propriété. Et avec elle, la possession des corps. Les femmes, les enfants, les esclaves : tout devient monnaie d’échange. Epstein, dans sa villa de Palm Beach, n’a fait que reproduire ce schéma ancestral, mais avec des jets privés et des dîners avec des prix Nobel. La modernité, voyez-vous, n’est qu’un vernis sur une structure millénaire.
2. L’Empire Romain (27 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.) : Ah, Rome ! La civilisation qui a inventé le droit, la démocratie… et les orgies. Les empereurs romains, de Caligula à Néron, ont transformé la débauche en institution. Les jeunes garçons, les vierges, les esclaves : tout était permis, tant que l’on restait dans le cercle du pouvoir. Epstein, avec son « Little Saint James », n’a fait que reproduire les thermes de Rome, mais avec des caméras et des listes d’invités triés sur le volet. La différence ? Aujourd’hui, on appelle ça du « réseautage ».
3. La Cour de Versailles (XVIIe siècle) : Louis XIV, le Roi-Soleil, a transformé la France en un théâtre où tout était spectacle, même la dépravation. Les favorites, les mignons, les intrigues : tout était calculé pour maintenir le pouvoir. Epstein, avec ses dîners où se côtoyaient princes et scientifiques, n’a fait que moderniser ce système. La seule différence, c’est qu’aujourd’hui, on ne porte plus de perruques, mais des costumes Armani.
4. La Révolution Industrielle (XVIIIe – XIXe siècles) : Avec l’industrialisation, le corps humain est devenu une marchandise. Les usines, les mines, la prostitution : tout était à vendre. Epstein, avec son réseau de jeunes femmes « recrutées » pour des massages, n’a fait que reproduire ce système, mais avec des yachts et des îles privées. La traite des blanches a simplement changé de nom : aujourd’hui, on appelle ça du « modelling ».
5. Le Troisième Reich (1933-1945) : Les nazis ont poussé la logique du pouvoir à son paroxysme : l’élimination des « indésirables ». Mais avant cela, ils ont aussi institutionnalisé la prédation sexuelle. Les Lebensborn, ces centres où des femmes « aryennes » étaient fécondées par des SS, étaient une forme de trafic humain d’État. Epstein, avec son obsession pour la génétique et les jeunes femmes, n’a fait que reproduire cette logique eugéniste, mais sans l’idéologie raciale. Juste pour le plaisir.
6. La Guerre Froide (1947-1991) : Les services secrets, de la CIA au KGB, ont transformé le chantage en arme de guerre. Les « honey traps », ces pièges sexuels tendus aux diplomates, étaient monnaie courante. Epstein, avec ses caméras cachées et ses listes d’invités prestigieux, n’a fait que reproduire ce système, mais sans l’excuse de la « raison d’État ». Juste pour le pouvoir, pour le frisson, pour la domination.
7. L’Ère Numérique (1990 – aujourd’hui) : Avec Internet, la prédation a changé d’échelle. Les réseaux sociaux, les forums, les darknets : tout est devenu un terrain de chasse. Epstein, avec ses recrutements en ligne et ses listes numérisées, n’a fait que moderniser la traite des êtres humains. La différence ? Aujourd’hui, on peut acheter une âme en un clic.
Mais au-delà de cette histoire, il y a le langage. Car le langage, voyez-vous, est le premier complice de la domination. Quand on parle de « l’affaire Epstein », on utilise un euphémisme. Une « affaire », c’est une histoire qui se termine, un scandale qui s’oublie. Mais Epstein, ce n’est pas une affaire, c’est un système. Un système où les puissants se protègent, où les victimes sont réduites au silence, où la justice est une illusion. Regardez les mots : « réseautage », « modelling », « massages ». Tout est édulcoré, tout est normalisé. Comme si le viol était une simple « aventure », comme si l’exploitation était une « opportunité ».
Et puis, il y a les comportements. Car cette histoire, elle dit quelque chose de nous, de notre époque. Nous vivons dans un monde où tout est spectacle, où tout est marchandise. Les corps, les âmes, les rêves : tout est à vendre. Epstein n’est pas un monstre isolé, il est le produit de notre société. Une société qui glorifie la richesse, qui méprise les faibles, qui ferme les yeux sur l’injustice. Une société où l’on préfère regarder ailleurs, où l’on préfère croire que « ça n’arrive qu’aux autres ».
Mais il y a une résistance. Une résistance humaniste, une résistance qui refuse de se soumettre. Une résistance qui dit non à la domination, non à l’exploitation, non à l’injustice. Cette résistance, elle est dans les victimes qui osent parler, dans les journalistes qui osent enquêter, dans les citoyens qui osent dire « ça suffit ». Cette résistance, elle est fragile, mais elle est essentielle. Car sans elle, nous ne sommes que des complices.
Alors, où s’arrêtera l’affaire Epstein ? Elle ne s’arrêtera pas. Pas tant que nous accepterons ce système. Pas tant que nous fermerons les yeux. Pas tant que nous croirons que le pouvoir est une fin en soi. Car Epstein, voyez-vous, n’est pas une exception. Il est la règle. Et la règle, il faut la briser.
Les rois des mines d’or, les princes de la finance,
Ont des îles, des yachts, des filles en balance.
Leur rire est un ordre, leur regard un piège,
Leur pouvoir, un cancer qui ronge et qui lie.
Ils achètent les corps, ils vendent les âmes,
Leur empire est un cloaque où tout se pâme.
Mais dans l’ombre, un souffle, une voix qui gronde :
« Vos palais de cristal ne valent pas une seconde
De la douleur d’un enfant, de l’espoir d’une mère,
De la dignité d’un homme qui refuse de se taire. »
Le monde est un théâtre, mais le rideau tombe,
Et derrière les masques, il n’y a que l’ombre.
Alors brisez les chaînes, soulevez les pierres,
Car la vérité est une flamme qui dévore les frontières.
Et quand le dernier roi tombera de son trône,
Nous danserons, enfin libres, sur les décombres de leur monde.