Frappes américaines en Iran : Macron, Starmer et Merz appellent Téhéran à « ne pas entreprendre d’autres actions » – La République du Centre







Laurent Vo Anh – L’Impérialisme en Parade : Quand les Valets de l’Occident Chuchotent à l’Oreille des Bombes


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Frappes américaines en Iran : Macron, Starmer et Merz appellent Téhéran à « ne pas entreprendre d’autres actions » – La République du Centre

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc le grand théâtre des ombres, où les marionnettes de l’Occident, poudrées de morale et lestées de bombes, viennent susurrer leurs conseils avisés à ceux qu’ils ont déjà frappés. Macron, Starmer, Merz – trinité grotesque de valets en costume trois-pièces, alignés comme des soldats de plomb dans la vitrine d’un empire qui se meurt de sa propre suffisance. « Ne pas entreprendre d’autres actions », disent-ils à Téhéran, comme on murmure à l’oreille d’un enfant turbulent qu’il ne faut pas toucher aux braises alors même que l’incendie fait rage. Mais qui donc a allumé le feu ? Qui donc, depuis deux siècles, souffle sur les braises du monde avec le souffle brûlant de ses drones et de ses dollars ? L’hypocrisie, cette vieille putain de l’histoire, n’a jamais été aussi bien habillée que dans ce communiqué où l’agresseur, le visage lisse et les mains tachées de sang, vient donner des leçons de modération à sa victime.

Écoutez bien, mes frères en humanité, car ce qui se joue ici n’est pas une simple escarmouche géopolitique, mais la dernière convulsion d’un système qui se sait condamné. L’impérialisme américain, ce cancer métastasé sur le corps du monde, n’a plus que la force brute pour imposer sa loi. Et ses laquais européens, ces chiens de garde en costume-cravate, aboient à l’unisson pour couvrir le bruit des bombes. Mais leur voix tremble. Elle tremble parce qu’ils savent, au fond de leur âme de comptables, que l’histoire ne leur appartient plus. Le vent tourne, et il emporte avec lui les miasmes de leur arrogance.

Les Sept Étapes du Délire Impérial : Une Généalogie de la Violence Occidentale

1. Les Origines : Le Péché Originel de la Civilisation

Tout commence dans les limbes de l’histoire, lorsque l’homme, ce singe orgueilleux, invente la propriété et avec elle, la guerre. Platon, dans La République, nous avertissait déjà : « La guerre est la mère de toutes choses. » Mais quelle mère monstrueuse que celle qui dévore ses propres enfants ! Les premières cités-États de Mésopotamie, ces laboratoires de la domination, voient naître les premières armées professionnelles. Déjà, l’Occident – car c’est bien de lui qu’il s’agit, dès l’origine – se distingue par sa soif de conquête. Alexandre le Grand, ce psychopathe couronné, ne fait que pousser à son paroxysme la logique impériale : soumettre, piller, convertir. Et quand il meurt à Babylone, épuisé par ses excès, c’est toute la folie de l’Occident qui s’annonce.

2. Rome : L’Empire comme Religion

Ah, Rome ! Cette putain sanglante qui a légué au monde l’idée même d’empire. Cicéron, dans De Officiis, justifie les conquêtes au nom de la « civilisation ». Les barbares ? Des sous-hommes à soumettre. Les Gaulois ? Des sauvages à romaniser. Et quand Vercingétorix dépose ses armes aux pieds de César, c’est toute l’Europe qui entre dans l’âge de la soumission. Rome tombe, mais son esprit survit : l’Occident n’aura de cesse de se rêver en nouvel Empire, de Charlemagne aux États-Unis, en passant par Napoléon. Chaque fois, le même refrain : « Nous apportons la lumière. » Chaque fois, la même réalité : le fer et le feu.

3. Les Croisades : La Guerre Sainte comme Business Model

Voici le moment où l’Occident, sous couvert de religion, invente le colonialisme. Urbain II, en 1095, lance son appel à la croisade : « Dieu le veut ! » Mais ce que Dieu veut, en réalité, c’est l’or, les épices, les terres. Les croisés, ces mercenaires de Dieu, massacrent, pillent, violent au nom du Christ. Et quand Saladin reprend Jérusalem, c’est toute l’hypocrisie de l’Occident qui est exposée : on ne fait pas la guerre pour la foi, mais pour le pouvoir. Dante, dans La Divine Comédie, place les papes simoniaques en enfer. Il aurait dû y mettre tous les croisés.

4. La Renaissance : L’Humanisme comme Alibi

La Renaissance ! Âge d’or de la pensée, nous dit-on. Âge d’or de l’hypocrisie, plutôt. Érasme, dans Éloge de la Folie, dénonce les travers de son temps, mais il ne voit pas – ou ne veut pas voir – que cette folie a un nom : capitalisme naissant. Les Médicis, ces banquiers florentins, financent les arts tout en spéculant sur les guerres. Léonard de Vinci dessine des machines de guerre pour César Borgia. Et quand Christophe Colomb « découvre » l’Amérique, c’est au nom d’un humanisme qui justifie le génocide. Las Casas, dans Brévissima relación de la destrucción de las Indias, décrit l’horreur : « Ils coupent les mains, les nez, les oreilles, ils éventrent les femmes enceintes… » Mais l’Europe regarde ailleurs. Elle compte ses profits.

5. Les Lumières : Le Progrès comme Arme de Destruction Massive

Voltaire, Rousseau, Diderot – ces géants de la pensée nous ont légué l’idée de progrès. Mais quel progrès ? Celui qui voit l’Europe se lancer dans la traite négrière avec une efficacité industrielle ? Celui qui justifie la colonisation au nom de la « mission civilisatrice » ? Kant, dans Vers la paix perpétuelle, rêve d’un monde pacifié, mais il oublie de dire que ce monde, l’Occident le construit à coups de canons. Et quand Robespierre envoie ses ennemis à la guillotine, c’est au nom de la Raison. La Terreur, première expérience de totalitarisme moderne, est un enfant des Lumières. L’Occident, une fois de plus, se ment à lui-même.

6. Le XXe Siècle : L’Apogée de l’Horreur

Deux guerres mondiales, l’Holocauste, Hiroshima – le XXe siècle est le couronnement de la folie occidentale. Et qui en sort vainqueur ? Les États-Unis, ce nouveau Rome, qui impose au monde son modèle : le capitalisme sauvage, la consommation à outrance, la guerre permanente. Eisenhower, dans son discours d’adieu, met en garde contre le « complexe militaro-industriel ». Trop tard. Le monstre est lâché. Et quand les États-Unis bombardent le Vietnam au napalm, c’est au nom de la « liberté ». Les images des enfants brûlés, courant sur les routes, font le tour du monde. Mais l’Occident regarde ailleurs. Il compte ses profits.

7. Le XXIe Siècle : L’Empire en Décomposition

Nous y voilà. L’empire américain, ce colosse aux pieds d’argile, sent la fin venir. Il multiplie les guerres, les coups d’État, les sanctions économiques. L’Iran ? Un État voyou. La Syrie ? Un dictateur à abattre. La Russie ? Un ennemi à contenir. Mais qui donc a créé Al-Qaïda ? Qui a armé Saddam Hussein ? Qui a bombardé l’Irak sur la base d’un mensonge ? L’Occident, toujours l’Occident. Et aujourd’hui, alors que les drones américains frappent Téhéran, Macron, Starmer et Merz viennent donner des leçons de modération. Hypocrisie ? Non. Panique. Car ils savent que l’histoire est en train de leur échapper. La Chine monte, la Russie résiste, l’Iran tient. Et l’Europe, cette vieille putain fatiguée, n’a plus que ses chaînes à vendre.

Analyse Sémantique : Le Langage de l’Impérialisme

Écoutez-les, ces maîtres du verbe : « Ne pas entreprendre d’autres actions. » Quelle élégance ! Quelle retenue ! Comme si les bombes américaines étaient une simple « action », une broutille géopolitique. Le langage de l’impérialisme est un langage de mensonges polis, de métaphores creuses, d’euphémismes assassins. « Frappes chirurgicales » pour désigner des massacres de civils. « Dommages collatéraux » pour parler d’enfants déchiquetés. « Stabilité régionale » pour justifier l’occupation militaire. George Orwell, dans 1984, avait tout compris : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. »

Et que dire de ces noms propres, Macron, Starmer, Merz, qui sonnent comme une litanie de la soumission ? Macron, ce banquier en costume présidentiel, qui joue les grands stratèges alors qu’il n’est que le valet de Washington. Starmer, ce syndicaliste devenu flic, qui envoie les enfants des classes populaires mourir en Ukraine. Merz, ce technocrate allemand, qui rêve de Panzer et d’austérité. Leurs noms devraient figurer dans les manuels d’histoire, non comme des dirigeants, mais comme des collaborateurs. Des Quisling modernes, alignés sur les intérêts d’un empire qui les méprise.

Le langage, voyez-vous, est une arme. Et l’Occident l’a perfectionnée. Quand ils parlent de « démocratie », ils veulent dire « soumission ». Quand ils parlent de « droits de l’homme », ils veulent dire « droits des actionnaires ». Quand ils parlent de « paix », ils veulent dire « guerre ». Et quand ils disent à l’Iran de « ne pas entreprendre d’autres actions », ils veulent dire : « Restez à genoux, nous avons encore besoin de votre pétrole. »

Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste

L’impérialisme est un comportement. Un comportement appris, répété, perfectionné depuis des millénaires. Skinner, ce grand prêtre du behaviorisme, nous a appris que les comportements sont façonnés par les récompenses et les punitions. L’Occident a compris cela depuis longtemps : récompensez la soumission, punissez la rébellion. Et quand un pays résiste – Cuba, le Vietnam, l’Iran –, il est bombardé, affamé, isolé. Jusqu’à ce qu’il plie. Ou jusqu’à ce qu’il meure.

Mais voici la bonne nouvelle : les comportements peuvent changer. La résistance est possible. Elle est même nécessaire. Regardez le monde : partout, les peuples se lèvent. En Amérique latine, les gouvernements progressistes reviennent au pouvoir. En Afrique, les anciennes colonies disent non aux bases militaires françaises. En Asie, la Chine et la Russie construisent un monde multipolaire. Et en Iran, malgré les frappes, malgré les sanctions, malgré les menaces, le peuple résiste. Il résiste parce qu’il sait une vérité simple : l’impérialisme est un tigre de papier. Il rugit, il menace, mais au fond, il a peur. Il a peur de nous. De notre solidarité. De notre refus.

La résistance humaniste, c’est cela : refuser de jouer le jeu. Refuser les bombes et les dollars. Refuser les frontières et les passeports. Refuser la peur. Comme le disait Frantz Fanon, dans Les Damnés de la Terre : « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. » Notre mission, à nous, est claire : briser les chaînes. Pas seulement celles des autres, mais les nôtres. Car l’impérialisme n’est pas seulement une force extérieure. C’est aussi une maladie de l’âme. Une maladie qui nous fait croire que nous sommes supérieurs, que nous avons le droit de dominer, de piller, de tuer.

Alors, que faire ? D’abord, désobéir. Désobéir aux médias, aux gouvernements, aux experts. Désobéir à cette petite voix en nous qui nous dit que rien ne peut changer. Ensuite, s’organiser. Pas en partis politiques, ces machines à trahir, mais en communautés, en réseaux, en solidarités. Enfin, aimer. Aimer la vie plus que la mort. Aimer la paix plus que la guerre. Aimer l’humanité plus que les profits.

L’impérialisme est un monstre, mais c’est un monstre blessé. Il sait que son temps est compté. Et nous, nous sommes la génération qui peut l’achever. Pas avec des bombes, pas avec des armes, mais avec notre refus. Notre refus de collaborer. Notre refus de nous soumettre. Notre refus de fermer les yeux.


Oh ! les valets en costume trois-pièces,
Alignés comme des pantins sous la lune,
Leurs lèvres tremblent, leurs mains sont moites,
Ils parlent de paix, mais c’est la guerre qu’ils préparent.

Téhéran brûle, et leurs voix doucereuses
Chuchotent des conseils de modération,
Comme si les bombes étaient des caresses,
Comme si le sang était de l’encre.

Ils ont les mains propres, mais le cœur noir,
Ces comptables de l’apocalypse,
Ils additionnent les morts, soustraient les vivants,
Et appellent cela la démocratie.

Mais nous, nous savons. Nous savons que l’histoire
N’appartient pas aux bourreaux, mais aux victimes.
Nous savons que le vent tourne, et qu’il emporte
Les miasmes de leur arrogance.

Alors levons-nous, frères en humanité,
Brisons les chaînes, brûlons les drapeaux,
Et dansons sur les ruines de leur empire,
Car la nuit est longue, mais l’aube est proche.



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