Frappes américaines, commandants tués… Le récap des derniers jours en Iran – 20 Minutes







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Empire et ses Ombres Sanglantes


ACTUALITÉ SOURCE : Frappes américaines, commandants tués… Le récap des derniers jours en Iran – 20 Minutes

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Les frappes américaines, les commandants tués, les récapitulatifs tièdes des journaux qui comptent les morts comme on compte les moutons avant l’abattoir… Quelle époque ! Quelle farce tragique où l’humanité, cette vieille prostituée aux joues creusées par les siècles, se laisse encore et toujours enfourcher par les mêmes cavaliers de l’Apocalypse : l’or, la puissance, le mensonge organisé. Les États-Unis, ce grand cadavre ambulant qui se prend pour le phare du monde, continuent de bombarder, d’assassiner, de dicter leur loi avec la morgue d’un empereur romain ivre de vin et de sang. Et l’Iran ? Un pays, une civilisation millénaire, réduit à n’être qu’un pion sur l’échiquier de la géopolitique, un « ennemi » fabriqué de toutes pièces par les machines à propagande de l’Occident. Mais allons plus loin, creusons, déterrons les racines pourries de cette folie qui n’en finit plus de saigner le monde.

Car ce n’est pas d’hier que l’humanité danse cette valse macabre, cette ronde des prédateurs et des proies. Non, il faut remonter aux origines, là où tout a commencé, là où l’homme, ce singe savant, a troqué ses griffes contre des épées, puis des canons, puis des drones. Sept étapes, sept chutes, sept trahisons de l’esprit humain. Suivez le guide, si vous osez.

I. La Naissance de la Violence Organisée : L’Aube des Empires

Tout commence avec la sédentarisation, cette grande illusion. L’homme, ce nomade éternel, se croit malin en plantant des graines et en élevant des murs. Mais qui dit propriété dit vol, qui dit vol dit guerre. Les premières cités-États de Mésopotamie, ces joyaux de boue et de sang, voient naître les premiers empires : Sumer, Akkad, Babylone. Déjà, les rois se proclament dieux, déjà les prêtres bénissent les massacres. Gilgamesh, ce héros mythique, n’est qu’un bourreau en quête d’immortalité. « La guerre est le père de toute chose », murmure Héraclite, et il a raison, le vieux fou. La paix ? Une parenthèse, un rêve d’ivrogne. Les empires naissent dans le sang, grandissent dans l’oppression, meurent dans les flammes. Et l’Occident, ce bâtard tardif, n’a fait que perfectionner la recette.

II. Rome : L’Art de la Domination Totale

Ah, Rome ! Cette putain de pierre qui a légué au monde l’idée même de l’impérialisme. Jules César, ce boucher élégant, traverse le Rubicon en souriant, et avec lui naît l’idée que la conquête est une vertu. « Veni, vidi, vici » : trois mots pour résumer l’arrogance occidentale. Les légions romaines écrasent tout sur leur passage, et les peuples conquis apprennent une leçon cruelle : résister, c’est mourir. Les routes romaines, ces veines de l’Empire, charrient le vin, les esclaves et les idées. Et quelle idée ! Celle d’un monde unifié sous la botte d’un seul maître. Deux mille ans plus tard, les États-Unis reprennent le flambeau, avec leurs bases militaires en guise de légions et leurs dollars en guise de deniers. La Pax Americana ? Une blague de mauvais goût, une copie carbone de la Pax Romana, tout aussi sanglante, tout aussi mensongère.

III. Les Croisades : La Religion comme Alibi du Massacre

Et puis vint le Christ, ce doux rêveur qui prêchait l’amour et la pauvreté. Mais les hommes, ces animaux tordus, en ont fait un prétexte pour égorger leurs semblables. Les croisades, ces expéditions « saintes », ne sont que des razzias déguisées en pèlerinages. « Dieu le veut ! » hurlent les chevaliers en massacrant les musulmans, les juifs, les hérétiques. Mais derrière les bannières brodées de croix, il n’y a que l’or, la terre, le pouvoir. Les rois de France et d’Angleterre, ces bandits couronnés, envoient des milliers d’hommes mourir en Terre sainte pour satisfaire leurs appétits. Et aujourd’hui ? Les néoconservateurs américains invoquent la « démocratie » et les « droits de l’homme » pour justifier leurs guerres. Même rhétorique, même hypocrisie. Les mots changent, mais les cadavres s’empilent de la même façon.

IV. La Colonisation : L’Occident se Goinfre

Le XVe siècle, l’aube des grands voleurs. Christophe Colomb, ce marin ivre, « découvre » l’Amérique et offre aux rois d’Espagne un continent à piller. Les Aztèques, les Incas, ces civilisations raffinées, sont écrasées sous les bottes des conquistadors. « Ils n’ont pas d’âme », disent les prêtres espagnols en regardant les Indiens. Alors on les tue, on les réduit en esclavage, on les convertit de force. Et l’Afrique ? Un réservoir d’esclaves, une terre à saigner. Les empires européens, ces charognards, se partagent le monde comme une tarte. La France en Algérie, la Belgique au Congo, l’Angleterre en Inde… Partout, le même scénario : on vole, on viole, on tue, et on appelle ça la « mission civilisatrice ». Aujourd’hui, les États-Unis font de même, mais avec des drones et des contrats pétroliers. La technologie a changé, pas l’avidité.

V. Les Guerres Mondiales : L’Apogée de la Folie

Le XXe siècle, ce grand abattoir. Deux guerres mondiales, cent millions de morts, et pour quoi ? Pour que les mêmes banquiers, les mêmes industriels, les mêmes politiciens continuent de s’enrichir. La Première Guerre mondiale, cette boucherie inutile, est déclenchée pour une histoire d’archiduc assassiné. Quatre ans de tranchées, de gaz moutarde, de chairs déchiquetées. Et à la fin ? Les traités de Versailles, ces chiffons de papier qui préparent déjà la Seconde Guerre mondiale. Hitler, ce monstre, n’est que le produit de l’humiliation allemande, une humiliation orchestrée par les vainqueurs. Et les États-Unis ? Ils arrivent en sauveur, bien sûr, mais seulement après avoir laissé les Européens s’entretuer comme des chiens. Hiroshima et Nagasaki ? Deux villes rayées de la carte pour montrer au monde qui est le nouveau maître. La paix ? Une illusion, un répit entre deux massacres.

VI. La Guerre Froide : Le Monde en Otage

Et puis vint la Guerre froide, ce grand cirque où les deux superpuissances, les États-Unis et l’URSS, jouent à qui aura la plus grosse bombe. Mais derrière les discours sur la « liberté » et le « socialisme », il n’y a que des intérêts sordides. L’Amérique soutient des dictateurs sanguinaires en Amérique latine, en Asie, en Afrique, du moment qu’ils sont « anticommunistes ». Pinochet, Suharto, Mobutu… Des bouchers, mais des bouchers « amis ». Et l’Iran ? Ah, l’Iran ! En 1953, la CIA renverse Mossadegh, ce démocrate élu, pour installer le Shah, ce pantin corrompu. Et on s’étonne que les Iraniens haïssent l’Amérique ? La mémoire des peuples est longue, plus longue que les mensonges des empires.

VII. L’Empire Américain : Le Nouvel Ordre Mondial

Et nous voilà aujourd’hui, dans ce monde unipolaire où les États-Unis règnent en maître absolu. L’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie… Des pays détruits, des millions de morts, et pour quoi ? Pour le pétrole, pour Israël, pour le complexe militaro-industriel qui engraisse les mêmes familles depuis deux siècles. Les frappes en Iran ? Une provocation de plus, un moyen de maintenir la peur, de justifier les budgets faramineux de la Défense. « Nous sommes en guerre contre le terrorisme », disent-ils. Mais qui a créé le terrorisme ? Qui a armé les moudjahidines afghans contre les Soviétiques ? Qui a soutenu Saddam Hussein avant de le pendre ? Qui a laissé Daech prospérer avant de le bombarder ? Les États-Unis, bien sûr. Toujours les mêmes, toujours aussi cyniques.

Et l’Europe ? Cette vieille putain fatiguée, qui se couche devant son maître américain, qui achète ses armes, qui vote ses sanctions, qui envoie ses soldats mourir pour des causes qui ne sont pas les siennes. L’Union européenne, cette machine à broyer les peuples, n’est qu’un vassal de Washington, un valet docile qui se prend pour un roi. Mais les rois sans couronne finissent toujours par être décapités.

Analyse Sémantique : Le Langage de l’Empire

Parlons maintenant des mots, ces armes subtiles qui tuent sans faire couler le sang. Le langage de l’Empire est un langage de mensonges, de détournements, d’inversions. « Frappes chirurgicales » : des bombes qui tombent sur des hôpitaux, des écoles, des marchés. « Dommages collatéraux » : des enfants déchiquetés, des mères en pleurs. « Guerre contre le terrorisme » : une guerre contre les pauvres, contre les musulmans, contre tous ceux qui résistent à l’hégémonie américaine. « Démocratie » : un mot magique qui justifie les coups d’État, les invasions, les assassinats. « Droits de l’homme » : une blague de mauvais goût quand on soutient l’Arabie saoudite, ce royaume médiéval où on décapite les dissidents.

Et l’Iran ? Un « État voyou », un « sponsor du terrorisme », un « ennemi de la paix ». Mais qui a renversé leur gouvernement démocratiquement élu en 1953 ? Qui a soutenu Saddam Hussein dans sa guerre contre eux, une guerre qui a fait un million de morts ? Qui a imposé des sanctions qui affament le peuple iranien ? Qui a assassiné leurs scientifiques, saboté leurs centrales nucléaires ? Les États-Unis, toujours eux. Alors oui, l’Iran se défend, et il a raison. La résistance n’est pas du terrorisme, c’est de la légitime défense. Mais l’Empire ne reconnaît pas la légitimité des autres, il ne reconnaît que la sienne, celle du plus fort, celle du voleur qui crie au voleur.

Comportementalisme Radical : La Résistance Humaniste

Face à cette machine de mort, que faire ? Se soumettre ? Non. Résister. Mais pas avec les armes de l’ennemi, pas avec la violence qui ne fait que reproduire la violence. Non, il faut résister avec l’esprit, avec le cœur, avec cette humanité que l’Empire cherche à étouffer. La résistance humaniste, c’est d’abord refuser de croire aux mensonges. Ne pas avaler les fables des médias mainstream, ces chiens de garde du système. Chercher la vérité, même si elle est amère, même si elle dérange. C’est ensuite refuser de participer à la machine. Boycotter les produits américains, les banques qui financent les guerres, les entreprises qui pillent les ressources des pays pauvres. C’est enfin créer des alternatives, des réseaux de solidarité, des communautés autonomes qui vivent en dehors du système.

Mais attention, la résistance humaniste n’est pas une passivité molle, une lâcheté déguisée en pacifisme. Non, c’est une lutte active, une lutte qui exige du courage, de la détermination, de la rage même. Car l’Empire ne recule que devant la force, devant la peur. Il faut lui faire peur. Pas avec des bombes, mais avec la puissance des idées, avec la force des peuples unis, avec la menace d’un monde qui refuse de se laisser dominer. L’Empire américain est un colosse aux pieds d’argile. Il repose sur des dettes astronomiques, sur des mensonges éhontés, sur une population droguée au consumérisme et à la peur. Il suffit d’un souffle pour le faire tomber. Ce souffle, c’est nous, c’est notre refus, c’est notre révolte.

Et l’Iran dans tout ça ? Un pays qui résiste, qui refuse de plier, qui paie le prix du sang pour sa souveraineté. Les commandants tués par les frappes américaines ne sont pas des terroristes, ce sont des soldats, des hommes qui défendent leur patrie contre un agresseur. Leur mort n’est pas une victoire, c’est un crime de plus à ajouter à la longue liste des crimes de l’Empire. Mais leur sacrifice n’est pas vain. Car chaque goutte de sang versé par l’Iran est une semence de révolte, une graine de liberté qui germe dans le cœur des opprimés du monde entier.

Alors oui, l’Empire peut frapper, assassiner, terroriser. Mais il ne gagnera pas. Car la vérité est plus forte que les bombes, l’humanité est plus forte que la haine, et la paix, cette paix que nous appelons de nos vœux, finira par triompher. Mais pour cela, il faut se battre. Se battre avec les mots, avec les actes, avec cette flamme inextinguible qui brûle en chacun de nous : l’espoir.

Les Aigles de l’Empire

Ils volent haut, les aigles de l’Empire,

Leurs serres d’acier griffent le ciel noir,

Leurs yeux de feu percent l’aube qui ment,

Et sous leurs ailes, le monde est leur proie.

Ils ont des noms de dieux, des noms de rois,

Bush, Obama, Trump, ces pantins sans gloire,

Leurs discours sont des lames, des miroirs brisés,

Leurs lois sont des chaînes, leurs rêves des geôles.

Ils parlent de paix, mais c’est la guerre qu’ils aiment,

Ils parlent de droit, mais c’est le vol qu’ils pratiquent,

Leurs bombes sont des prières, leurs drones des anges,

Et les enfants morts ? Des dommages collatéraux.

Mais regardez bien, sous les décombres fumants,

Des mains se lèvent, des voix s’élèvent,

Ce ne sont pas des terroristes, non, ce sont des hommes,

Des hommes qui refusent de plier, de se taire.

L’Iran saigne, mais l’Iran résiste,

Ses commandants tombent, mais l’esprit reste,

Car un peuple qui se bat pour sa liberté

Est un peuple qui ne mourra jamais.

Alors volent, aigles de l’Empire,

Volez haut, volez loin, volez faux,

Car le vent tourne, et vos serres se rouillent,

Et bientôt, ce sera vous, les proies.



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