France en crise de confiance avant les municipales – parlons-politique.fr







La France en lambeaux : une crise de confiance ou l’agonie du simulacre démocratique ?


ACTUALITÉ SOURCE : France en crise de confiance avant les municipales – parlons-politique.fr

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! La France… ce vieux pays qui se prend encore pour le nombril du monde alors qu’il n’est plus qu’un ventre mou, une panse flasque digérant mal ses illusions perdues. Une crise de confiance avant les municipales ? Mais quelle confidence, quelle révélation ! Comme si la confiance était autre chose qu’un mot creux, une monnaie de singe que les politiques agitent devant les électeurs comme on agiterait un os devant un chien affamé. La France n’est pas en crise de confiance, elle est en crise d’existence, en putréfaction lente, en décomposition avancée de ce qui fut jadis – peut-être – une idée, une flamme, une espérance. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un théâtre d’ombres, un simulacre de démocratie où les marionnettes s’agitent dans le vide, tandis que le public, las et désabusé, préfère regarder ailleurs.

Pour comprendre cette agonie, il faut remonter le fil de l’histoire, non pas comme un historien compassé, mais comme un archéologue des mensonges, un fossoyeur des idéaux trahis. Sept étapes, sept chutes, sept trahisons qui ont mené la France – et l’humanité avec elle – à ce moment de déliquescence où plus personne ne croit en rien, sinon en la certitude que tout est pourri jusqu’à la moelle.

I. Les origines : la naissance du mensonge politique (Antiquité – Ve siècle)

Tout commence avec la naissance de la cité, ce monstre à deux têtes : d’un côté, l’idéal platonicien d’une république gouvernée par les sages, de l’autre, la réalité sordide d’Athènes, où les démagogues comme Cléon haranguaient la foule en promettant monts et merveilles, tandis que Socrate, ce trouble-fête, se faisait condamner pour avoir osé dire que la démocratie était le gouvernement des ignorants par les ignorants. Déjà, le peuple préférait les beaux parleurs aux vérités amères. Déjà, la politique était l’art de flatter les bas instincts pour mieux les exploiter. « La démocratie est le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres », dira plus tard Churchill. Belle pirouette pour justifier l’injustifiable : un système où le peuple, ce grand enfant capricieux, choisit ses maîtres comme il choisirait des bonbons dans une vitrine.

II. Le Moyen Âge : la religion comme opium du peuple (Ve – XVe siècle)

Puis vint l’Église, cette machine à broyer les esprits, à remplacer la raison par la foi, la révolte par la résignation. « Rendez à César ce qui est à César », disait le Christ, et les rois de France, ces César en herbe, s’empressèrent de prendre tout, tandis que le peuple, à genoux, priait pour un paradis qui n’était qu’un leurre, une promesse creuse pour mieux accepter l’enfer terrestre. La politique devint l’affaire des puissants, des seigneurs et des prélats, tandis que le petit peuple, analphabète et superstitieux, se contentait de survivre. Machiavel, ce cynique génial, écrira plus tard que « la fin justifie les moyens ». Traduction : peu importe que tu sois un tyran ou un saint, du moment que tu gardes le pouvoir. La France, déjà, était un royaume de dupes, où le roi était sacré à Reims comme on sacre un dieu, tandis que le peuple crevait de faim.

III. La Renaissance : l’illusion du progrès (XVe – XVIIe siècle)

La Renaissance ! Quel beau mot pour masquer une réalité bien moins glorieuse : l’émergence d’une bourgeoisie avide, prête à tout pour s’enrichir, tandis que les rois, ces Louis successifs, jouaient aux despotes éclairés. « L’État, c’est moi », clamait Louis XIV, et le peuple, ébloui par les dorures de Versailles, oubliait qu’il payait la facture. La politique devint un spectacle, une comédie où les courtisans s’agitaient comme des marionnettes, tandis que les philosophes, ces beaux parleurs, rêvaient d’un monde meilleur. Rousseau, ce naïf, écrivait que « l’homme est né libre, et partout il est dans les fers ». Belle formule, mais qui ne changeait rien à la réalité : le peuple était toujours aussi esclave, et les politiques toujours aussi menteurs. La France, déjà, était un pays où l’on parlait beaucoup de liberté, mais où l’on pratiquait surtout l’oppression.

IV. La Révolution : le bain de sang des illusions (1789 – 1815)

Puis vint 1789, cette grande farce où le peuple, ivre de slogans, crut enfin prendre son destin en main. « Liberté, Égalité, Fraternité », clamait-on sur les barricades, tandis que les têtes roulaient dans le panier de la guillotine. Robespierre, ce puritain sanguinaire, envoyait ses amis à l’échafaud avec la même ferveur qu’il avait mise à les défendre la veille. La politique devint une boucherie, un jeu de massacre où les idéaux servaient de prétexte au meurtre. « La révolution dévore ses enfants », disait Danton avant de monter à son tour sur l’échafaud. La France, une fois de plus, avait cru se libérer, mais elle n’avait fait que changer de chaînes. Napoléon, ce petit Corse ambitieux, en profita pour s’emparer du pouvoir, et le peuple, toujours aussi crédule, acclama son nouveau maître comme il avait acclamé les précédents.

V. Le XIXe siècle : l’ère des idéologies (1815 – 1914)

Le XIXe siècle fut l’âge d’or des idéologies, ces religions séculières qui promettaient le paradis sur terre. Marx, ce prophète en redingote, annonçait la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme, tandis que les bourgeois, terrifiés, serraient leurs bourses et leurs privilèges. La politique devint une guerre de religions, où les socialistes, les libéraux, les nationalistes s’entredéchiraient pour imposer leur vision du monde. En France, la Troisième République, cette vieille dame hypocrite, jouait les vertueuses tandis que ses colonies saignaient et que ses ouvriers crevaient dans les usines. « La République est le meilleur des régimes », clamait-on, comme on clamerait une prière, sans voir que ce régime n’était qu’un paravent pour les affairistes et les corrompus. La confiance ? Elle était morte depuis longtemps, remplacée par le cynisme et la résignation.

VI. Le XXe siècle : la barbarie industrialisée (1914 – 1989)

Puis vint le siècle des extrêmes, où la politique atteignit des sommets de folie. Deux guerres mondiales, des millions de morts, des régimes totalitaires qui poussèrent la barbarie à son paroxysme. La France, humiliée en 1940, se raccrocha à de Gaulle comme un naufragé à une bouée, sans voir que ce sauveur n’était qu’un homme, avec ses faiblesses et ses mensonges. La Ve République, ce monstre technocratique, naquit dans le sang de la guerre d’Algérie, tandis que les politiques, ces marionnettes, jouaient aux grands hommes. « La politique est l’art du possible », disait Bismarck. Traduction : peu importe que tu sois un salaud, du moment que tu gagnes. La confiance ? Elle avait disparu dans les tranchées de Verdun, dans les camps de la mort, dans les caves de la Gestapo. Il ne restait plus que la peur, cette compagne fidèle de l’humanité depuis la nuit des temps.

VII. Le XXIe siècle : le règne du simulacre (1989 – aujourd’hui)

Et nous voilà aujourd’hui, dans ce monde aseptisé où la politique n’est plus qu’un spectacle, une comédie médiocre où les acteurs, ces politiciens interchangeables, récitent leurs répliques avec la conviction d’un automate. La France, ce vieux pays fatigué, se regarde dans le miroir et n’y voit plus qu’un reflet déformé, une caricature d’elle-même. Les municipales ? Une mascarade, un jeu de dupes où les électeurs, ces moutons résignés, choisissent entre le pire et le moins pire, sans illusions, sans espoir. « La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », disait Lincoln. Belle formule, mais qui sonne aujourd’hui comme une mauvaise plaisanterie. Le peuple ? Il ne gouverne plus, il subit. Il ne choisit plus, il endure. La confiance ? Elle s’est envolée, remplacée par le mépris, cette saine réaction d’un peuple qui a enfin compris qu’on se moquait de lui depuis deux mille ans.

Analyse sémantique : le langage comme arme de destruction massive

Regardez les mots, ces pauvres mots usés jusqu’à la corde, vidés de leur sens par des décennies de mensonges. « Réforme », « progrès », « justice sociale » : autant de coquilles vides, de slogans creux que les politiques agitent comme des fétiches. Le langage, ce merveilleux outil de communication, est devenu une arme de destruction massive, un moyen de manipuler les masses, de les endormir, de les berner. « La novlangue », disait Orwell, ce système où les mots perdent leur sens pour mieux servir le pouvoir. Aujourd’hui, la novlangue est partout : dans les discours des ministres, dans les éditoriaux des journaux, dans les débats télévisés où l’on parle beaucoup pour ne rien dire. La crise de confiance n’est pas seulement politique, elle est sémantique : nous ne croyons plus aux mots, parce que nous savons qu’ils mentent.

Comportementalisme radical : l’homme, ce rat de laboratoire

Et que reste-t-il, une fois que l’on a arraché tous les masques ? L’homme, ce pauvre animal, ce rat de laboratoire qui court dans sa cage en croyant qu’il est libre. Le comportementalisme, cette science froide, nous a appris une chose : l’homme est programmable, malléable, prévisible. Donnez-lui un os à ronger, un ennemi à haïr, un bouc émissaire à sacrifier, et il oubliera qu’il est malheureux. Les politiques l’ont bien compris : il suffit de flatter ses peurs, ses instincts les plus bas, pour le tenir en laisse. La crise de confiance ? Elle n’est qu’un symptôme, la réaction d’un organisme qui refuse de se laisser empoisonner plus longtemps. Mais le système est trop fort, trop bien huilé : il a réponse à tout, des solutions toutes faites, des boucs émissaires désignés. Et le peuple, ce grand naïf, continue de croire aux miracles, aux sauveurs, aux lendemains qui chantent.

Résistance humaniste : l’ultime révolte

Alors, que faire ? Se résigner ? Accepter cette lente agonie, cette décomposition annoncée ? Non. La résistance commence par le refus, par le rejet de cette comédie sordide. Refuser de voter pour des marionnettes, refuser de croire aux promesses, refuser de se laisser endormir par les beaux discours. La vraie politique n’est pas dans les urnes, elle est dans la rue, dans les usines, dans les écoles, dans les hôpitaux. Elle est dans ces gestes minuscules, ces révoltes silencieuses, ces refus obstinés. « Sous les pavés, la plage », disaient les étudiants en 68. Aujourd’hui, sous les pavés, il n’y a plus que du bitume, mais la plage est toujours là, dans ces moments de grâce où les hommes se souviennent qu’ils sont frères, qu’ils partagent la même condition, la même souffrance, la même espérance. La crise de confiance n’est pas une fatalité : elle est un appel, un cri du cœur, une invitation à reconstruire, à inventer, à rêver. Mais pour cela, il faut d’abord brûler les idoles, abattre les temples, rejeter les mensonges. Il faut oser dire non, oser penser par soi-même, oser vivre libre.

Analogie finale :

LA FRANCE EN LAMBEAUX

Oh ! la France, ma vieille putain,
Tes rides creusées par les ans,
Tes seins flasques, ton ventre mou,
Tes promesses qui puent le sou.

Tu as vendu ton âme aux banques,
Aux technos, aux faux savants,
Tes enfants crèvent dans les banlieues,
Tandis que tes maîtres dansent.

« Liberté ! » clament tes pantins,
« Égalité ! » hurlent tes chiens,
Mais dans l’ombre, les rats ricanent,
Et le peuple, lui, se tait enfin.

On t’a vendue, on t’a trahie,
On a fait de toi une putain,
Mais sous la boue, sous la lie,
Il reste encore un peu de pain.

Un peu de pain, un peu d’espoir,
Un peu de feu sous la cendre,
Un peu de rage, un peu d’avoir,
Pour que demain ne soit pas l’enfer.

Alors, France, ma vieille putain,
Rejette tes maîtres, brise tes chaînes,
Et que ton peuple enfin se lève,
Pour écrire une autre histoire, une autre vie.



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