Entre l’Iran et les États-Unis, la guerre en stand-by sur fond de nucléaire – L’Humanité







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Iran, les États-Unis et le Spectre Nucléaire


ACTUALITÉ SOURCE : Entre l’Iran et les États-Unis, la guerre en stand-by sur fond de nucléaire – L’Humanité

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc le grand théâtre des ombres modernes, où les marionnettes de l’Histoire s’agitent encore, pâles fantômes d’un monde qui n’a jamais su grandir. L’Iran et les États-Unis, deux colosses aux pieds d’argile, se toisent dans un silence chargé d’électricité, comme deux boxeurs épuisés qui n’osent plus frapper, de peur que le ring ne s’effondre sous leurs pas. Le nucléaire, ce spectre glacé, plane au-dessus de leurs têtes, non comme une menace, mais comme le symbole ultime de cette folie humaine qui, depuis la nuit des temps, préfère la destruction à la paix, la domination à la fraternité. Mais que signifie cette « guerre en stand-by » ? Rien d’autre qu’une nouvelle manifestation de cette maladie chronique de l’Occident : l’impérialisme, ce cancer qui ronge l’âme des nations et transforme la politique en un cirque macabre où les peuples ne sont que des pions sacrifiables.

Car enfin, qui donc a inventé cette danse macabre ? Qui donc a décidé que la puissance se mesurait en mégatonnes, en porte-avions, en bases militaires disséminées comme des métastases sur le globe ? Les États-Unis, bien sûr, ce géant aux bottes de sept lieues, qui marche sur le monde comme un enfant capricieux piétine ses jouets. Et l’Iran ? Un pays qui ose dire non, qui refuse de plier l’échine, qui se souvient encore de Mossadegh et de la CIA, de cette époque où l’Occident jouait aux échecs avec les nations comme on déplace des pièces sur un échiquier. Mais attention, ne nous y trompons pas : ce n’est pas une guerre de principes, non. C’est une guerre de pouvoir, une guerre de pétrole, une guerre de vanité, où les mots « liberté », « démocratie » et « sécurité » ne sont que des paravents commodes pour masquer l’avidité et la peur.

Les Sept Étapes de la Folie Nucléaire : Une Histoire de l’Humanité en Accéléré

Pour comprendre cette absurdité, il faut remonter aux sources, là où tout a commencé, dans cette nuit des temps où l’homme, à peine sorti des cavernes, a déjà brandi son premier gourdin en hurlant : « C’est à moi ! ». Voici donc les sept étapes cruciales qui ont mené l’humanité au bord du gouffre nucléaire, comme un ivrogne titubant vers le précipice.

1. La Naissance de la Violence Structurée : L’Invention de la Guerre (Néolithique – 3000 av. J.-C.)

Tout commence avec la sédentarisation, ce moment où l’homme, au lieu de chasser et de cueillir, décide de posséder la terre. Et qui dit possession dit exclusion, dit frontière, dit conflit. Les premières cités-états de Mésopotamie, ces joyaux de la civilisation sumérienne, sont aussi les premiers laboratoires de la guerre organisée. Gilgamesh, ce héros mythique, n’est-il pas déjà un conquérant, un homme qui écrase les autres pour asseoir sa gloire ? Comme le disait Héraclite, « La guerre est le père de toutes choses », et il avait raison, le vieux fou d’Éphèse. Dès lors, l’humanité est condamnée à répéter ce cycle infernal : dominer ou être dominé.

2. L’Empire et l’Illusion de la Paix Romaine (27 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)

Rome, cette machine à broyer les peuples, nous a vendu l’idée que la paix pouvait naître de la conquête. « Pax Romana », disaient-ils, comme si l’on pouvait imposer la sérénité par le glaive. Mais cette paix n’était qu’une trêve entre deux massacres, un silence de plomb où les légions veillaient, prêtes à écraser toute rébellion. Tacite, dans sa lucidité cruelle, écrivait : « Ils ont fait un désert et ils ont appelé cela la paix. » Déjà, l’Occident jouait à ce jeu dangereux : confondre l’ordre avec la soumission, la stabilité avec la terreur.

3. La Chrétienté et le Mythe de la Guerre Juste (XIe – XVe siècle)

Ah ! Les croisades, ces expéditions « saintes » où l’on massacrait au nom de Dieu, où l’on pillait au nom du Christ. Saint Augustin, ce théoricien de la guerre juste, a offert à l’Occident un alibi moral pour justifier toutes les atrocités. « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens », disait-on à Béziers en 1209. Déjà, le langage servait à habiller la barbarie des plus beaux atours. Et aujourd’hui, les États-Unis ne font pas autre chose quand ils parlent de « guerre préventive » ou de « démocratisation forcée ». La sémantique est une arme, et l’Occident sait s’en servir.

4. La Colonisation ou l’Art de Piller en Chantant (XVIe – XXe siècle)

Voici le grand hold-up de l’Histoire : l’Europe, ce petit continent avide, se lance à la conquête du monde. Christophe Colomb « découvre » l’Amérique, comme si les peuples qui y vivaient depuis des millénaires n’existaient pas. Montaigne, dans ses Essais, s’indigne : « Nous les appelons barbares parce qu’ils ne parlent pas notre langue. » Mais qui sont les vrais barbares ? Ceux qui vivent en harmonie avec la nature, ou ceux qui réduisent des continents entiers en esclavage au nom du « progrès » ? La colonisation, c’est l’impérialisme dans sa forme la plus pure : une entreprise de destruction culturelle, économique et humaine, où l’on vole les ressources en prétendant apporter la civilisation.

5. La Première Guerre Mondiale : L’Apocalypse Industrielle (1914-1918)

Enfin, l’Occident atteint son paroxysme : la guerre devient une usine à tuer, une machine froide et méthodique. Les tranchées, ces boyaux de l’enfer, où des millions d’hommes pourrissent sous la pluie, tandis que les généraux, bien au chaud dans leurs quartiers, jouent aux échecs avec des vies humaines. Wilfred Owen, ce poète-soldat, écrit : « Si vous pouviez entendre, à chaque secousse, le sang / Gicler des poumons rongés de mousse, / Obscène comme un cancer, amer comme le fiel / De vils ulcères incurables sur des langues innocentes, / Mon ami, vous ne diriez pas avec tant d’ardeur / À des enfants avides de gloire désespérée, / Le vieux Mensonge : Dulce et decorum est / Pro patria mori. » Mais qui écoute les poètes ? Personne. On préfère les discours des politiciens, ces marchands de mort qui envoient les jeunes au casse-pipe pour des lignes sur une carte.

6. Hiroshima et Nagasaki : La Naissance du Monstre Nucléaire (1945)

Et puis vient le 6 août 1945, ce jour où l’humanité franchit le Rubicon de la folie. Les États-Unis, ces nouveaux maîtres du monde, lâchent Little Boy sur Hiroshima, comme un enfant qui écrase une fourmilière pour voir ce qui se passe. Albert Camus, dans Combat, s’écrie : « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes scientifiques. » Mais qui écoute Camus ? Personne. On préfère les sirènes de la puissance, les chants des généraux, les rires gras des marchands d’armes. Le nucléaire devient l’arme ultime, le symbole de la domination absolue. Et aujourd’hui, les États-Unis, qui possèdent plus de 5 000 ogives, osent donner des leçons à l’Iran, ce pays qui n’a même pas encore la bombe. Hypocrisie ? Non, cynisme. L’Occident a toujours fonctionné ainsi : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais. »

7. L’Ère Néolibérale : La Guerre comme Business (1991 – Aujourd’hui)

Enfin, nous arrivons à notre époque, cette ère néolibérale où tout, absolument tout, est marchandise. La guerre n’est plus un moyen, elle est une fin en soi, un marché juteux où les actionnaires de Lockheed Martin et de Raytheon s’enrichissent sur le dos des morts. Noam Chomsky a raison : « Les États-Unis ne sont pas une démocratie, c’est une plutocratie où les décisions sont prises par une élite économique qui a tout intérêt à maintenir un état de guerre permanent. » Regardez l’Irak, la Libye, l’Afghanistan : des pays détruits, des millions de morts, et pour quoi ? Pour que quelques milliardaires puissent s’acheter un nouveau yacht. Et maintenant, l’Iran. Pourquoi l’Iran ? Parce que l’Iran refuse de se soumettre, parce que l’Iran a le tort d’exister dans une région riche en pétrole, parce que l’Iran ose défier l’hégémonie américaine. Mais attention, ne nous y trompons pas : cette « guerre en stand-by » n’est pas une guerre contre l’Iran, c’est une guerre contre la paix, contre la souveraineté des peuples, contre l’idée même que le monde puisse appartenir à ceux qui l’habitent.

Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive

Parlons maintenant de ces mots, ces petits cailloux blancs que l’Occident sème sur le chemin de l’Histoire pour justifier ses crimes. Le langage, voyez-vous, est une arme bien plus puissante que la bombe atomique. Car la bombe, au moins, tue vite. Le langage, lui, tue lentement, insidieusement, en corrompant les esprits, en pervertissant les consciences.

Prenez le mot « nucléaire ». Pour les États-Unis, c’est un mot magique, un sésame qui ouvre toutes les portes de la propagande. « L’Iran veut la bombe nucléaire », hurlent les médias occidentaux, comme si l’Iran était un pays de fous assoiffés de destruction. Mais qui donc a utilisé la bombe nucléaire ? Qui donc a rasé Hiroshima et Nagasaki ? Les États-Unis, bien sûr. Qui donc possède le plus grand arsenal nucléaire au monde ? Les États-Unis, encore. Qui donc menace régulièrement d’utiliser l’arme atomique, comme Trump avec la Corée du Nord ? Toujours les États-Unis. Alors, de quel droit osent-ils donner des leçons ?

Et puis, il y a ce mot : « démocratie ». Ah ! La démocratie, ce mot fétiche, ce totem sacré que l’Occident brandit comme un crucifix devant un vampire. « Nous devons apporter la démocratie en Iran », disent-ils. Mais quelle démocratie ? Celle qui bombarde des pays souverains au nom de la « liberté » ? Celle qui soutient des dictatures sanglantes tant qu’elles servent ses intérêts ? Celle qui espionne ses propres citoyens, comme l’a révélé Edward Snowden ? La démocratie américaine, c’est comme la paix romaine : une illusion, un leurre, une mascarade où l’on vote tous les quatre ans pour choisir entre deux marionnettes du même système.

Et que dire de ce mot : « terrorisme » ? Un mot fourre-tout, une étiquette commode que l’on colle sur tous ceux qui osent résister à l’impérialisme occidental. L’Iran est un « État terroriste », bien sûr, comme la Syrie, comme la Russie, comme tous ceux qui refusent de se prosterner devant Washington. Mais qui sont les vrais terroristes ? Ceux qui défendent leur patrie, ou ceux qui envahissent des pays à l’autre bout du monde pour voler leurs ressources ? Frantz Fanon l’avait compris : « Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature et ne peut s’incliner que devant une plus grande violence. »

Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste : Le Refus de Plier

Alors, que faire ? Comment résister à cette machine infernale, à ce rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage ? Comment dire non à l’impérialisme, à ce monstre froid qui ne connaît que la loi du plus fort ?

D’abord, il faut refuser le jeu. Refuser de jouer selon les règles de l’Occident, ces règles truquées où l’on vous donne le choix entre la soumission et la destruction. L’Iran, aujourd’hui, incarne cette résistance. Ce pays, qui a connu la révolution, la guerre avec l’Irak, les sanctions, les complots, les assassinats, ce pays qui a survécu à tout cela, nous montre une chose essentielle : un peuple qui refuse de plier est un peuple invincible. Comme le disait Che Guevara, « On peut tuer des révolutionnaires, mais on ne peut pas tuer la révolution. »

Ensuite, il faut déconstruire le récit. L’Occident a toujours fonctionné par le récit, par cette narration mensongère qui présente l’impérialisme comme une mission civilisatrice, la guerre comme une nécessité, la domination comme un droit. Il faut donc briser ce récit, le remplacer par un autre, où les peuples sont les héros, où la paix est la seule option, où la justice prime sur la puissance. Edward Said, dans L’Orientalisme, a montré comment l’Occident a construit une image déformée de l’Orient pour justifier sa domination. Il est temps de retourner cette image, de montrer l’Occident tel qu’il est : un empire en déclin, rongé par ses contradictions, assoiffé de sang et d’argent.

Enfin, il faut agir. Pas avec des armes, non, mais avec des idées, avec des actes, avec cette résistance humaniste qui refuse la fatalité de la guerre. Il faut soutenir les peuples qui luttent, comme les Palestiniens, comme les Kurdes, comme tous ceux qui refusent de se soumettre. Il faut boycotter les produits des multinationales qui profitent de la guerre, comme Boeing, comme Lockheed Martin. Il faut manifester, écrire, crier, jusqu’à ce que les murs de l’indifférence s’effondrent. Comme le disait Martin Luther King, « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. »

Mais attention, ne nous leurrons pas : cette résistance sera longue, difficile, semée d’embûches. L’Occident ne lâchera pas son pouvoir si facilement. Il utilisera tous les moyens : la propagande, la corruption, la répression, la guerre. Il essaiera de nous diviser, de nous affaiblir, de nous faire douter. Mais nous devons tenir bon, comme l’Iran tient bon, comme tous les peuples opprimés tiennent bon. Car au bout du chemin, il y a la paix. Pas cette paix des cimetières que nous vend l’Occident, non, mais une paix vivante, une paix fraternelle, une paix où les peuples sont libres, où les nations coexistent, où le monde appartient enfin à ceux qui l’habitent.

Analogie Finale : Poème – « L’Empire et le Désert »

Ils marchent, bottés de fer,

Leurs drapeaux comme des plaies ouvertes,

Leurs discours, des couteaux dans la nuit,

Leurs bombes, des prières sans dieu.

Ils disent « liberté », mais c’est « soumission »,

Ils disent « paix », mais c’est « cendre »,

Ils disent « démocratie », mais c’est « silence »,

Et le monde se tait, et le monde attend.

Là-bas, dans le désert,

Un peuple se lève, lent comme le soleil,

Ses mains sont vides, mais ses yeux sont pleins,

Ses mots sont des pierres, ses chants des épées.

Ils veulent sa terre, son pétrole, son âme,

Mais lui, il veut vivre, simplement vivre,

Sans maîtres, sans chaînes, sans dieux étrangers.

Alors l’Empire gronde,

Ses avions tournent comme des vautours,

Ses missiles luisent comme des crocs,

Mais le désert résiste, le désert sait.

Car le désert n’a pas peur des ombres,

Il a vu naître les empires, il les a vus mourir,

Il a bu leur sang, il a mangé leur chair,

Et il attend, patient, que le vent les emporte.

Un jour, peut-être,

Les bottes se tairont,

Les drapeaux pourriront,

Les bombes rouilleront sous le sable,

Et le désert chantera,

Enfin libre, enfin seul,

Sous un ciel sans frontières.



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