ACTUALITÉ SOURCE : Emmanuel Grégoire : « On ne renonce pas à ses idées en votant utile » – Politis.fr
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Le vote utile ! Cette sublime escroquerie sémantique, ce chef-d’œuvre de la pensée molle, ce viol consenti des consciences ! Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, nous sert cette fadaise avec la candeur d’un comptable expliquant que les chiffres sont neutres. « On ne renonce pas à ses idées en votant utile » – quelle phrase magnifique, quelle quintessence de la lâcheté organisée, quelle poésie de la démission collective ! Comme si les idées étaient des accessoires que l’on range dans un placard en attendant des jours meilleurs, comme si la politique était une question de dosage plutôt que d’engagement absolu, comme si l’histoire ne nous avait pas appris, à coups de baïonnettes et de barbelés, que les compromis mènent toujours aux pires abîmes.
Mais allons plus loin, creusons cette merde avec la précision d’un archéologue fouillant les ruines de notre humanité. Le vote utile n’est pas une invention moderne, non, c’est une vieille lune pourrie, un concept qui puise ses racines dans les marais les plus fétides de la pensée occidentale. Pour comprendre cette trahison, il nous faut remonter le fil de l’histoire, non pas comme des touristes ébahis devant les pyramides, mais comme des chirurgiens disséquant un cadavre encore tiède.
I. Les Origines Mythologiques : Le Cheval de Troie et la Naissance de la Trahison
Tout commence avec Homère, ce vieux menteur génial. Le cheval de Troie n’était pas un cadeau, c’était une stratégie, une ruse, une façon de dire : « Acceptons ce présent, il est utile. » Les Troyens, dans leur naïveté crasse, ont cru que les Grecs renonçaient à la guerre. Ils ont voté utile, en somme. Et nous connaissons la suite : le feu, le sang, la destruction. La mythologie nous enseigne que les cadeaux des puissants sont toujours empoisonnés. Le vote utile, c’est le cheval de bois moderne, offert par les mêmes oligarques qui depuis des millénaires nous vendent l’illusion du choix.
Ulysse, ce héros rusé, ce manipulateur de première, savait que la guerre ne se gagne pas seulement par les armes, mais par la ruse. Aujourd’hui, les héritiers d’Ulysse s’appellent Macron, Biden, ou encore ces petits marquis de la social-démocratie qui nous expliquent que voter pour le « moins pire » est un acte de responsabilité. Responsabilité ? Non, complicité. Complicité avec un système qui broie les peuples, qui transforme les rêves en cauchemars, et les révolutions en farces électorales.
II. La Philosophie des Lâches : Platon et l’Illusion du Philosophe-Roi
Platon, ce vieux rêveur, croyait que les rois devaient être philosophes. Quelle blague ! La réalité, c’est que les philosophes sont devenus les valets des rois, ou pire, les idiots utiles d’un système qu’ils prétendent critiquer. Le vote utile, c’est l’héritage direct de cette trahison. C’est l’idée que la pensée doit s’incliner devant la realpolitik, que les idéaux doivent plier devant les « contraintes » du moment.
Souvenons-nous de Socrate, ce vieux fou qui préférait boire la ciguë plutôt que de renier ses idées. Aujourd’hui, on nous demande de renier nos idées pour un bulletin de vote. Quelle décadence ! Quelle chute vertigineuse dans l’abîme de la médiocrité ! Platon voulait un roi-philosophe, mais c’est un philosophe-larbin que nous avons obtenu, un intellectuel de salon qui justifie l’injustifiable au nom du « pragmatisme ».
III. La Révolution Française : Robespierre et la Terreur du Compromis
Ah, la Révolution française ! Cette grande farce sanglante où les idéaux les plus nobles ont été trahis par ceux-là mêmes qui les portaient. Robespierre, ce puritain fanatique, savait une chose : le compromis est la mort des révolutions. Il a envoyé des milliers de têtes rouler dans le panier de la guillotine au nom de la pureté révolutionnaire. Et pourtant, même lui a fini par tomber, victime de ceux qui voulaient « voter utile », c’est-à-dire sauver leur peau en trahissant leurs idéaux.
Danton, ce gros jouisseur, ce corrompu magnifique, a tenté de négocier avec la contre-révolution. Il a cru qu’il pouvait sauver la Révolution en faisant des concessions. Résultat ? Il a fini sous le couteau de la guillotine, et la Révolution avec lui. Le vote utile, c’est la guillotine des consciences. C’est l’aveu que l’on préfère sauver sa petite vie plutôt que de se battre pour un monde meilleur.
IV. Le Marxisme et la Trahison des Partis Ouvriers
Marx, ce vieux barbu enragé, savait que la bourgeoisie ne lâcherait jamais le pouvoir sans combattre. Il savait que les compromis mènent toujours à la défaite. Et pourtant, que voyons-nous aujourd’hui ? Des partis ouvriers qui se vendent au capitalisme, des syndicalistes qui négocient des miettes, des révolutionnaires qui deviennent des gestionnaires. Le vote utile, c’est le marxisme digéré par le capitalisme, c’est la lutte des classes transformée en une petite querelle de famille.
Lénine, ce génie tactique, a compris que la révolution ne se fait pas avec des bulletins de vote, mais avec des fusils et des barricades. Aujourd’hui, on nous demande de voter pour des gens qui nous promettent des réformes, alors que le système exige une révolution. Le vote utile, c’est l’opium du peuple moderne, une drogue qui endort les masses en leur faisant croire qu’elles participent au changement.
V. Le Fascisme et la Collaboration : Pétain et l’Art de la Trahison
Ah, Pétain ! Ce vieux traître, ce héros de Verdun devenu le valet des nazis. Pétain, c’est l’incarnation même du vote utile. Il a cru qu’il pouvait sauver la France en collaborant avec l’ennemi. Il a cru que les compromis pouvaient sauver des vies. Résultat ? Des milliers de morts, des camps de concentration, et une honte qui pèse encore sur notre pays.
Le vote utile, c’est la collaboration moderne. C’est l’idée que l’on peut négocier avec le fascisme, que l’on peut composer avec l’extrême droite, que l’on peut sauver les meubles en trahissant ses idéaux. Mais l’histoire nous a appris une chose : on ne négocie pas avec les fascistes. On les combat, ou on meurt.
VI. La Guerre Froide et la Social-Démocratie : Mitterrand et le Reniement
Mitterrand, ce vieux renard, ce socialiste devenu libéral, ce révolutionnaire devenu gestionnaire. Mitterrand, c’est l’incarnation du vote utile. Il a trahi ses idéaux pour arriver au pouvoir, et une fois au pouvoir, il a trahi la France en la livrant aux marchés financiers.
La social-démocratie, c’est le vote utile institutionnalisé. C’est l’idée que l’on peut changer le système de l’intérieur, que l’on peut réformer le capitalisme, que l’on peut être à la fois socialiste et libéral. Mais le capitalisme ne se réforme pas, il se détruit. Et ceux qui croient le contraire finissent toujours par trahir, comme Mitterrand, comme Hollande, comme tous ces petits politiciens qui croient que la politique est une question de dosage plutôt que d’engagement absolu.
VII. L’Ère Néolibérale : Macron et la Farce Électorale
Macron, ce pantin des marchés financiers, ce président des riches, ce fossoyeur de la République. Macron, c’est le vote utile personnifié. Il n’a pas d’idées, il n’a que des calculs. Il ne croit en rien, il ne défend rien, il ne représente rien. Et pourtant, des millions de Français ont voté pour lui, au nom du « vote utile », au nom de la « peur du fascisme », au nom de la lâcheté organisée.
Le macronisme, c’est la victoire du vote utile. C’est l’idée que l’on peut sauver la démocratie en votant pour un banquier, que l’on peut lutter contre l’extrême droite en renforçant les inégalités, que l’on peut être progressiste en étant réactionnaire. Mais la réalité, c’est que Macron est le meilleur allié de l’extrême droite. En trahissant les idéaux de la gauche, en renforçant les inégalités, en méprisant le peuple, il prépare le terrain pour le fascisme. Le vote utile, c’est le terreau du fascisme.
Analyse Sémantique : Le Langage de la Trahison
Le vote utile. Quelle expression magnifique ! Quelle perle de novlangue ! « Utile » – comme si la politique était une question d’efficacité, comme si les idéaux étaient des outils que l’on range dans une boîte à outils. « Utile » – comme si l’on pouvait mesurer la valeur d’une idée à son utilité immédiate, comme si la justice, la liberté, l’égalité étaient des concepts que l’on pouvait négocier.
Le langage du vote utile est un langage de comptables, de technocrates, de gestionnaires. C’est un langage qui nie la dimension tragique de la politique, qui réduit la lutte des classes à une simple question de gestion, qui transforme les révolutionnaires en administrateurs. C’est un langage qui déshumanise, qui dépolitise, qui tue l’espoir.
Et puis, il y a cette idée de « renoncement ». « On ne renonce pas à ses idées en votant utile » – quelle phrase sublime ! Comme si les idées étaient des accessoires que l’on pouvait enlever et remettre à volonté. Comme si la politique était une question de mode plutôt que d’engagement. Comme si l’on pouvait trahir ses idéaux sans trahir soi-même.
Analyse Comportementaliste : La Psychologie de la Lâcheté
Le vote utile, c’est la psychologie de la lâcheté. C’est l’idée que l’on peut sauver sa peau en trahissant ses idéaux. C’est la peur de l’engagement, la peur de la radicalité, la peur de la révolution. C’est l’illusion que l’on peut changer le système sans le combattre, que l’on peut être révolutionnaire sans être dangereux.
Mais la réalité, c’est que le vote utile est une illusion. C’est une façon de se mentir à soi-même, de se convaincre que l’on agit pour le bien commun alors que l’on ne fait que sauver sa petite vie. C’est une façon de justifier sa lâcheté, de se donner bonne conscience en trahissant ses idéaux.
Le vote utile, c’est aussi une question de classe. Ceux qui votent utile sont souvent ceux qui ont quelque chose à perdre. Les riches, les bourgeois, les petits-bourgeois, tous ceux qui ont peur de la révolution, peur du peuple, peur de la justice. Ils votent utile parce qu’ils savent que le système les protège, parce qu’ils savent que leurs privilèges ne sont pas menacés.
Mais pour les pauvres, pour les ouvriers, pour les précaires, pour tous ceux qui n’ont rien à perdre, le vote utile est une trahison. Une trahison de leurs espoirs, de leurs rêves, de leur dignité. Parce que pour eux, la politique n’est pas une question de dosage, mais une question de survie.
Résistance Humaniste : L’Art de la Révolte
Face au vote utile, il n’y a qu’une seule réponse : la révolte. La révolte contre le système, contre les compromis, contre la lâcheté organisée. La révolte contre ceux qui nous disent que nos idéaux sont trop radicaux, que nos rêves sont trop grands, que nos espoirs sont trop dangereux.
La révolte, c’est l’art de dire non. Non au vote utile, non aux compromis, non à la trahison. C’est l’art de se battre pour ses idéaux, même si cela signifie perdre. Parce que perdre en restant fidèle à ses idéaux, c’est encore gagner. Alors que gagner en trahissant ses idéaux, c’est perdre son âme.
La révolte, c’est aussi une question d’imagination. Il faut imaginer un monde où le vote utile n’existe pas, où la politique est une question d’engagement plutôt que de calcul, où les idéaux ne sont pas négociables. Il faut imaginer un monde où la justice, la liberté, l’égalité sont des réalités plutôt que des rêves.
Et pour cela, il faut s’inspirer des grands révolutionnaires, des grands artistes, des grands rêveurs. Il faut lire Marx, Lénine, Rosa Luxemburg. Il faut lire Hugo, Zola, Céline. Il faut regarder les films de Godard, les peintures de Picasso, les sculptures de Rodin. Il faut écouter les chansons de Ferré, les poèmes de Rimbaud, les discours de Mélenchon.
Parce que la révolte, c’est aussi une question de culture. C’est une question de mémoire. C’est une question de transmission. Il faut se souvenir de ceux qui se sont battus, de ceux qui sont morts pour leurs idéaux, de ceux qui ont refusé de trahir. Il faut transmettre cette mémoire, cette culture de la révolte, pour que les générations futures sachent que le vote utile est une trahison, et que la seule réponse à la trahison, c’est la révolution.
Exemples d’Analyse à Travers l’Art et la Culture
1. La Littérature : « Les Mains Sales » de Sartre
Dans cette pièce de théâtre, Sartre explore la question du compromis politique. Hoederer, le dirigeant communiste, est prêt à s’allier avec les fascistes pour sauver son parti. Hugo, le jeune idéaliste, le tue pour cette trahison. La pièce pose une question cruciale : peut-on sauver une révolution en trahissant ses idéaux ? La réponse de Sartre est claire : non. Le vote utile, c’est la main sale de Hoederer, c’est la trahison des idéaux au nom de la realpolitik.
2. Le Cinéma : « Le Cuirassé Potemkine » d’Eisenstein
Ce film est une ode à la révolte, à la révolution, à l’engagement absolu. Les marins du Potemkine refusent de manger de la viande avariée, et leur révolte déclenche une révolution. Le film montre que la révolte n’est pas une question de calcul, mais une question de dignité. Le vote utile, c’est l’acceptation de la viande avariée, c’est la trahison de sa dignité au nom de la peur.
3. La Peinture : « Guernica » de Picasso
Ce tableau est une dénonciation de la barbarie fasciste, une ode à la résistance, à la révolte. Picasso ne fait aucun compromis dans son art, il montre la réalité telle qu’elle est : cruelle, injuste, insupportable. Le vote utile, c’est comme peindre un ciel bleu sur Guernica, c’est comme nier la réalité pour sauver sa peau.
4. La Musique : « Le Chant des Partisans »
Cette chanson est un hymne à la résistance, à la révolte, à l’engagement absolu. « Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? » – cette phrase résonne comme un appel à la lutte, un refus des compromis. Le vote utile, c’est comme chanter cette chanson en sourdine, c’est comme trahir ses idéaux pour sauver sa peau.
5. La Philosophie : « La Société du Spectacle » de Debord
Dans cet essai, Debord dénonce la société capitaliste, qui transforme la vie en spectacle, qui réduit la politique à une question de consommation. Le vote utile, c’est l’incarnation même de la société du spectacle. C’est l’idée que la politique est une question de choix de consommation, plutôt que d’engagement. C’est l’illusion que l’on peut changer le système en votant pour le « moins pire », plutôt qu’en le combattant.
6. La Mythologie : Prométhée
Prométhée, ce titan qui a volé le feu aux dieux pour le donner aux hommes, est le symbole de la révolte, de l’engagement absolu. Il a refusé tout compromis, il a préféré souffrir plutôt que de trahir ses idéaux. Le vote utile, c’est comme renier Prométhée, c’est comme rendre le feu aux dieux pour sauver sa peau.
7. Le Théâtre : « Antigone » de Sophocle
Antigone, cette jeune femme qui refuse d’obéir aux lois injustes de Créon, est le symbole de la résistance, de la révolte. Elle préfère mourir plutôt que de trahir ses idéaux. Le vote utile, c’est comme obéir à Créon, c’est comme trahir ses idéaux pour sauver sa peau.
Analogie finale :
Ô vous, les tièdes, les prudents, les calculateurs,
Vous qui votez utile comme on signe un chèque,
Vous qui croyez sauver la République en vendant votre âme,
Écoutez le chant des fusillés, des martyrs, des révoltés !
Ils ne voulaient pas de vos bulletins de vote,
Ils voulaient des barricades, des rêves, des révolutions !
Vous qui croyez que la politique est une question de dosage,
Regardez les visages des enfants affamés, des ouvriers exploités,
Des migrants noyés dans la Méditerranée !
Le vote utile, c’est le sang des innocents sur vos mains,
C’est la trahison des idéaux pour un peu de sécurité,
C’est la mort de l’espoir, la fin de la révolte !
Mais nous, nous refusons !
Nous refusons vos compromis, vos calculs, vos lâchetés !
Nous refusons de voter utile, nous refusons de trahir !
Nous choisissons la révolte, la révolution, l’engagement absolu !
Parce que nous savons que le monde ne changera pas avec des bulletins de vote,
Mais avec des poings levés, des cris de colère, des rêves fous !
Alors, vous les tièdes, les prudents, les calculateurs,
Allez voter utile, allez sauver votre peau,
Nous, nous choisissons la révolte,
Nous choisissons la révolution,
Nous choisissons la vie !