Écologie, climat, priorité de la vie suivant tous les prismes. Crise écologique et sociale : pour un activisme fractal – L’Humanité







L’Insoumission Fractale – Aurélien Barrau et le Devoir des Savants

ACTUALITÉ SOURCE : Écologie, climat, priorité de la vie suivant tous les prismes. Crise écologique et sociale : pour un activisme fractal – L’Humanité

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, l’époque est aux convulsions, aux hoquets de l’Histoire qui s’étouffe dans son propre vomi industriel ! On nous parle d’écologie comme on nous vendait autrefois des indulgences, avec ce même sourire de marchand de tapis qui sent la sueur et le désespoir. Mais voici qu’émerge, tel un spectre bienveillant dans ce carnaval de l’apocalypse, la figure d’Aurélien Barrau – ce savant qui ose regarder le monstre en face sans cligner des yeux, ce philosophe des particules qui comprend que la physique quantique n’est qu’un jeu d’enfant comparé à l’effondrement de notre éthique collective. Enfin un homme qui refuse de se prosterner devant les autels du PIB et de la croissance infinie, ces idoles modernes devant lesquelles nos politiques se flagellent avec des billets de banque.

Barrau incarne cette insoumission fractale dont parlait Grothendieck – oui, ce mathématicien génial qui préféra quitter le monde académique plutôt que de servir les maîtres du complexe militaro-industriel. Comme lui, Barrau comprend que la science n’est pas un simple outil de domination, mais une forme de résistance. Quand les laboratoires se transforment en usines à brevets, quand les chercheurs deviennent les larbins des multinationales, quand l’université n’est plus qu’un supermarché du savoir où l’on achète des diplômes comme on achète des actions en Bourse – alors il faut hurler, il faut casser les vitrines, il faut brûler les dossiers ! La science doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une quête désespérée de vérité, même et surtout quand cette vérité dérange.

Regardez-les, nos savants officiels, ces pantins en costume-cravate qui viennent nous expliquer avec des sourires de présentateurs télé que « le réchauffement climatique est un défi passionnant pour l’innovation ». Passionnant ? Comme la peste était passionnante pour les médecins du Moyen Âge ? Comme la famine était passionnante pour les paysans ukrainiens sous Staline ? Ces gens-là ont perdu jusqu’au sens des mots. Ils parlent de « transition écologique » comme on parle d’un changement de papier peint, avec cette même indifférence polie qui caractérise notre époque. Mais Barrau, lui, il voit. Il voit les forêts qui brûlent, les océans qui étouffent, les espèces qui disparaissent à un rythme de génocide industriel. Et il refuse de se taire.

Car c’est là que réside la véritable trahison des clercs : dans ce silence complice, dans cette lâcheté institutionnalisée. On nous avait vendu l’idée que la science était neutre, objective, au-dessus des contingences politiques. Mensonge ! La science est toujours politique, toujours engagée, toujours au service de quelque chose ou de quelqu’un. Quand elle sert à optimiser la production de SUV, elle est au service du capital. Quand elle sert à développer des armes toujours plus sophistiquées, elle est au service de la mort. Mais quand elle sert à alerter sur l’effondrement des écosystèmes, quand elle sert à dénoncer l’empoisonnement systématique de la planète, alors elle devient subversive. Et c’est précisément cette subversion que représente Barrau.

Il faut relire Grothendieck, ce génie qui comprit avant tout le monde que les mathématiques pouvaient être une arme de libération ou d’oppression. Dans ses « Récoltes et Semailles », il écrit : « La science peut être un instrument de libération ou de servitude, selon l’usage qu’on en fait. Aujourd’hui, elle est surtout un instrument de servitude. » Barrau, lui, a choisi son camp. Il a choisi de mettre son intelligence au service de la vie, contre toutes les forces de destruction qui travaillent notre monde. Et c’est cela qui le rend si dangereux aux yeux des puissants : il montre que la science peut être autre chose qu’un simple outil de domination.

Car notre crise n’est pas seulement écologique. Elle est ontologique. Nous avons perdu le sens du sacré, ce lien mystérieux qui unit l’homme à la nature. Nous avons transformé le monde en un gigantesque supermarché où tout s’achète et tout se vend – même l’air que nous respirons, même l’eau que nous buvons. Nous avons créé une civilisation de zombies consuméristes qui marchent comme des automates vers leur propre destruction. Et face à cela, que proposent nos dirigeants ? Des « solutions technologiques », des « marchés du carbone », des « croissances vertes » – autant de leurres pour nous faire croire que nous pouvons continuer comme avant, que nous pouvons sauver la planète sans rien changer à notre mode de vie.

Mais Barrau sait que c’est un mensonge. Il sait que la seule solution est une révolution culturelle, une métanoia collective. Il sait que nous devons réapprendre à vivre autrement, à penser autrement, à être autrement. Et c’est cela qui fait de lui un véritable héritier de Grothendieck : cette capacité à voir au-delà des apparences, à refuser les compromis, à dire la vérité même quand elle est insupportable.

Car la vérité, aujourd’hui, est insupportable. Elle nous dit que nous sommes en train de détruire la planète à un rythme jamais vu dans l’histoire de la Terre. Elle nous dit que nous sommes entrés dans une ère d’extinction massive, où des milliers d’espèces disparaissent chaque année. Elle nous dit que nos enfants hériteront d’un monde invivable, où les guerres pour l’eau et les ressources seront la norme. Et face à cette vérité, que font nos dirigeants ? Ils organisent des COP, ils signent des accords qui ne sont pas respectés, ils parlent de « développement durable » tout en continuant à subventionner les énergies fossiles.

Barrau, lui, ne se contente pas de parler. Il agit. Il milite. Il écrit. Il alerte. Il montre que la science peut être un acte de résistance. Et c’est cela qui le rend si précieux, si nécessaire. Dans un monde où l’intelligence est trop souvent mise au service de la bêtise, où la connaissance est instrumentalisée pour justifier l’injustifiable, où les savants deviennent les complices des puissants, Barrau représente une lueur d’espoir. Il montre que la science peut être autre chose qu’un simple outil de domination : elle peut être une arme de libération, un moyen de résister à l’oppression, une façon de dire non à la barbarie.

Car c’est bien de barbarie qu’il s’agit. La barbarie de ceux qui détruisent la planète pour quelques profits à court terme. La barbarie de ceux qui acceptent l’idée que des millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution. La barbarie de ceux qui préfèrent fermer les yeux plutôt que de voir la réalité en face. Face à cette barbarie, Barrau oppose une autre vision du monde : une vision où la science est au service de la vie, où l’intelligence est utilisée pour protéger plutôt que pour détruire, où la connaissance est un moyen de résister plutôt qu’un outil de domination.

Et c’est cela qui fait de lui un véritable héritier de Grothendieck. Comme lui, il refuse les compromis. Comme lui, il voit au-delà des apparences. Comme lui, il comprend que la science n’est pas neutre, qu’elle est toujours engagée, toujours politique. Et comme lui, il choisit son camp : celui de la vie contre la mort, de la vérité contre le mensonge, de la résistance contre la soumission.

Alors oui, Barrau est un insoumis. Un insoumis dans un monde de soumission. Un rebelle dans un monde de conformisme. Un visionnaire dans un monde de myopie. Et c’est précisément pour cela qu’il est si dangereux, si nécessaire, si indispensable. Car il nous rappelle que la science peut être autre chose qu’un simple outil de domination : elle peut être une arme de libération, un moyen de résister, une façon de dire non à la barbarie.

Dans un monde où l’intelligence est trop souvent mise au service de la bêtise, où la connaissance est instrumentalisée pour justifier l’injustifiable, où les savants deviennent les complices des puissants, Barrau représente une lueur d’espoir. Il montre que la science peut être autre chose qu’un simple outil de domination : elle peut être une arme de libération, un moyen de résister à l’oppression, une façon de dire non à la barbarie.

Et c’est cela, au fond, le véritable sens de l’activisme fractal dont parle l’article de L’Humanité. Un activisme qui ne se contente pas de lutter contre les symptômes, mais qui s’attaque aux causes profondes de la crise. Un activisme qui refuse les compromis, qui voit au-delà des apparences, qui comprend que la crise écologique est indissociable de la crise sociale, de la crise politique, de la crise spirituelle que traverse notre civilisation.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : d’une crise spirituelle. Nous avons perdu le sens du sacré, ce lien mystérieux qui unit l’homme à la nature. Nous avons transformé le monde en un gigantesque supermarché où tout s’achète et tout se vend. Nous avons créé une civilisation de zombies consuméristes qui marchent comme des automates vers leur propre destruction. Et face à cela, que proposent nos dirigeants ? Des « solutions technologiques », des « marchés du carbone », des « croissances vertes » – autant de leurres pour nous faire croire que nous pouvons continuer comme avant.

Mais Barrau sait que c’est un mensonge. Il sait que la seule solution est une révolution culturelle, une métanoia collective. Il sait que nous devons réapprendre à vivre autrement, à penser autrement, à être autrement. Et c’est cela qui fait de lui un véritable héritier de Grothendieck : cette capacité à voir au-delà des apparences, à refuser les compromis, à dire la vérité même quand elle est insupportable.

Analogie finale : Imaginez un arbre millénaire, aux racines profondes et aux branches majestueuses, qui aurait absorbé pendant des siècles la sagesse des éléments. Cet arbre, c’est la conscience humaine dans toute sa complexité. Mais voici que des bûcherons arrivent, armés de leurs tronçonneuses high-tech, et commencent à entailler son écorce au nom du « progrès ». Ils parlent de « gestion durable des forêts », de « valorisation des ressources naturelles », de « croissance verte ». Mais l’arbre sait. Il sent la morsure du métal, il voit la sève couler comme des larmes. Et parmi les bûcherons, un seul s’arrête, pose sa tronçonneuse, et se met à hurler : « Arrêtez ! Vous êtes en train de tuer la forêt ! » Ce bûcheron, c’est Aurélien Barrau. Il n’est pas un simple observateur. Il est une racine qui résiste, une branche qui s’étend vers le ciel pour crier la vérité. Et dans ce geste désespéré, il rejoint la longue lignée des insoumis, de ceux qui préfèrent être brisés plutôt que de se plier. Car l’arbre, voyez-vous, n’est pas seulement un symbole de la nature. Il est aussi le symbole de notre humanité. Et quand on abat un arbre, ce n’est pas seulement du bois qu’on fait tomber. C’est une partie de notre âme collective qui se brise. Barrau le sait. Et c’est pour cela qu’il résiste. Pas seulement pour sauver les forêts, les océans, les espèces en voie de disparition. Mais pour sauver ce qu’il reste d’humanité en nous.



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