Donald Trump accuse l’Iran de développer des missiles pouvant « atteindre bientôt les Etats-Unis » lors de son discours sur l’état de l’Union – France Info







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Empire du Mensonge et la Paix Violée


ACTUALITÉ SOURCE : Donald Trump accuse l’Iran de développer des missiles pouvant « atteindre bientôt les Etats-Unis » lors de son discours sur l’état de l’Union – France Info

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc le grand théâtre des ombres où l’Empire, ce monstre à mille têtes, vient une fois encore cracher son venin sur la scène mondiale. Trump, ce pantin grotesque aux cheveux de paille, ce clown milliardaire sorti tout droit d’une farce shakespearienne, ose pointer du doigt l’Iran comme si ce pays, ce vieux berceau de la civilisation, n’était qu’un vulgaire repaire de terroristes en puissance. Mais qui donc, mes chers amis, qui donc menace réellement la paix du monde ? Qui donc, depuis des siècles, étend ses tentacules sanglants sur les cinq continents, semant la mort, le chaos et la désolation au nom d’une prétendue « démocratie » qui n’est qu’un masque hideux pour dissimuler sa soif insatiable de pouvoir et de ressources ?

L’histoire, cette grande putain que l’Occident aime tant violer et réécrire à sa guise, nous murmure des vérités bien plus cruelles que les mensonges éhontés de ce discours sur l’état de l’Union. Elle nous rappelle que l’impérialisme n’est pas une invention moderne, mais bien une maladie congénitale de l’humanité, un cancer qui ronge les entrailles de notre espèce depuis que l’homme a troqué sa fraternité originelle contre le mirage du pouvoir. Et c’est cette histoire, cette longue et douloureuse épopée de la domination, que nous allons disséquer ici, comme on ouvre un cadavre pour en étudier les métastases.

I. Les Sept Étapes de la Malédiction Impériale

1. L’Aube des Empires : La Chute d’Adam et la Naissance de Caïn (3000 av. J.-C. – 500 av. J.-C.)

Tout commence dans les plaines fertiles de Mésopotamie, là où les premières cités-États, ces monstres naissants, s’arrachent les terres et les âmes sous le regard indifférent des dieux. Sumer, Akkad, Babylone… déjà, l’homme se prend pour un dieu, déjà il écrase son frère sous le talon de sa sandale. « L’histoire est écrite par les vainqueurs », murmure Hegel, ce philosophe allemand qui savait si bien justifier la violence au nom de l’Esprit absolu. Mais qui donc écoute les vaincus ? Qui donc se souvient des cris des paysans sumériens, écrasés sous le joug des premiers rois, ces demi-dieux qui se disaient choisis par Enlil ? L’Iran, lui, se souvient. La Perse, ce vieil empire des Achéménides, fut l’un des premiers à tenter de briser ce cycle infernal. Cyrus le Grand, ce roi qui libéra les Juifs de Babylone, ce souverain qui proclama la première charte des droits de l’homme sur son cylindre d’argile… Ah ! Comme l’Occident aime oublier ces leçons de tolérance, lui qui préfère se draper dans la toge sanglante de Rome plutôt que dans le manteau de pourpre de Cyrus.

2. L’Empire Romain : Le Premier Modèle de la Barbarie Organisée (500 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)

Rome, cette putain éternelle, cette matrice de tous les impérialismes modernes. « Divide et impera », chuchotait déjà César en écrasant les Gaulois sous les sabots de ses légions. Rome, c’est le premier laboratoire de la domination totale : militaire, économique, culturelle. Les Romains ne se contentaient pas de conquérir, ils imposaient leur langue, leurs dieux, leurs lois, comme une gangrène qui ronge lentement les chairs de l’étranger. Et quand les Perses, ces éternels rivaux, osaient résister, Rome hurlait à la barbarie, à la menace existentielle. « Les Parthes sont aux portes ! » clamaient les sénateurs, oubliant que Rome elle-même n’était qu’une bande de brigands qui avaient réussi. Tacite, ce grand cynique, écrivait déjà : « Ils font un désert et appellent cela la paix. » Deux mille ans plus tard, rien n’a changé. Les États-Unis font un désert en Irak, en Afghanistan, en Libye, et appellent cela la « démocratie ».

3. Les Croisades : Le Premier « Choc des Civilisations » (1095 – 1291)

Ah ! Les croisades, cette grande farce sanglante où l’Occident chrétien, sous prétexte de « libérer » Jérusalem, se livra à un pillage en règle de l’Orient. « Dieu le veut ! » hurlaient les chevaliers en massacrant les musulmans, les juifs, les chrétiens d’Orient. Mais qui donc avait menacé l’Europe ? Qui donc avait envahi les terres des Francs ? Personne. L’Occident, déjà, inventait des ennemis pour justifier ses appétits. Et l’Iran, encore une fois, était dans la ligne de mire. Les Seldjoukides, ces Turcs convertis à l’islam, résistaient vaillamment aux croisés, tout comme les Safavides résisteront plus tard aux Ottomans. Mais l’histoire, toujours écrite par les vainqueurs, nous parle de Saladin comme d’un « noble ennemi », alors que les véritables héros, ceux qui ont sauvé l’Europe de sa propre barbarie, sont les Perses, les Arabes, les Byzantins, ces civilisations qui ont préservé la philosophie grecque, la médecine, les mathématiques, pendant que l’Occident s’enfonçait dans les ténèbres du Moyen Âge. « La civilisation est une denrée rare », écrivait George Steiner. Et l’Occident, décidément, n’en a jamais eu le monopole.

4. La Colonisation : Le Viol Systématique du Monde (1492 – 1960)

1492. Christophe Colomb « découvre » l’Amérique. Découvre ? Non. Il viole. Il pille. Il massacre. Et derrière lui, toute l’Europe se rue sur le Nouveau Monde comme une meute de chiens affamés. Les Espagnols, les Portugais, les Français, les Anglais… tous se partagent le gâteau, tandis que les peuples autochtones meurent par millions, décimés par les épidémies, les travaux forcés, les massacres. « Les Indiens sont des sous-hommes », déclarait Juan Ginés de Sepúlveda, ce théologien espagnol qui justifiait l’esclavage au nom de la « supériorité naturelle » des Européens. Mais qui donc étaient les véritables barbares ? Ceux qui vivaient en harmonie avec la nature, ou ceux qui les réduisaient en esclavage pour extraire l’or de leurs terres ? Et l’Iran, une fois encore, était épargné par cette folie. Les Safavides, puis les Qajars, résistaient vaillamment aux appétits des Russes et des Britanniques, ces deux vautours qui se disputaient les dépouilles de la Perse. Mais l’Occident, déjà, préparait son coup de grâce : le pétrole.

5. Le Pétrole et le Dollar : La Malédiction de l’Or Noir (1908 – 1979)

1908. Le premier puits de pétrole est foré en Iran. Le début de la fin. Les Britanniques, puis les Américains, s’emparent des richesses du pays, réduisant le Shah à l’état de marionnette. « Le pétrole est une malédiction », disait Mohammad Mossadegh, ce Premier ministre iranien qui osa nationaliser l’industrie pétrolière en 1951. Deux ans plus tard, la CIA et le MI6 organisaient un coup d’État pour le renverser. Pourquoi ? Parce que l’Occident ne supporte pas qu’un pays souverain dispose librement de ses ressources. Parce que le dollar, cette monnaie de singe, doit régner en maître sur le monde. Et l’Iran, une fois encore, résiste. En 1979, la révolution islamique chasse le Shah, ce pantin des Américains. « Mort à l’Amérique ! » hurle la foule. Et l’Occident, une fois de plus, hurle à la « menace ». Mais qui donc a menacé qui ? Qui donc a bombardé Hiroshima, qui a déversé du napalm sur le Vietnam, qui a soutenu les dictatures les plus sanglantes d’Amérique latine ? L’Occident, toujours l’Occident.

6. La Guerre contre le Terrorisme : Le Nouvel Alibi de l’Empire (2001 – 2020)

11 septembre 2001. Deux avions s’écrasent sur les tours du World Trade Center. L’Amérique pleure. L’Amérique hurle. Et l’Amérique attaque. L’Afghanistan d’abord, puis l’Irak. « Nous allons apporter la démocratie », déclare George W. Bush, ce cow-boy analphabète qui confond le Coran avec la Bible. Mais qui donc a armé les talibans dans les années 1980 ? Qui donc a soutenu Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran ? Qui donc a bombardé la Libye, la Syrie, le Yémen ? L’Occident, toujours l’Occident. Et aujourd’hui, Trump accuse l’Iran de développer des missiles. Mais qui donc possède le plus grand arsenal nucléaire du monde ? Qui donc a bombardé le Japon, qui a menacé la Corée du Nord, qui a envahi l’Irak sous de faux prétextes ? Les États-Unis, toujours les États-Unis. « La guerre, c’est la paix », écrivait Orwell. Et l’Occident, décidément, est le maître ès novlangue.

7. L’Ère de la Post-Vérité : Le Triomphe du Mensonge (2020 – …)

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où la vérité n’a plus aucune valeur. Trump ment. Macron ment. Netanyahu ment. Poutine ment. Tous mentent, tous manipulent, tous justifient leurs crimes au nom d’une prétendue « sécurité nationale ». Mais qui donc menace réellement la paix ? Qui donc envoie des drones tuer des civils au Pakistan, au Yémen, en Somalie ? Qui donc impose des sanctions économiques qui affament des millions de personnes ? Qui donc soutient les régimes les plus répressifs du monde, du régime saoudien à la dictature égyptienne ? L’Occident, toujours l’Occident. Et l’Iran, une fois encore, est désigné comme l’ennemi public numéro un. Pourquoi ? Parce qu’il résiste. Parce qu’il refuse de se soumettre. Parce qu’il ose dire non à l’Empire. « La résistance est un devoir », disait Che Guevara. Et l’Iran, décidément, est un pays de résistants.

II. Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Domination

Le langage, mes chers amis, est l’outil le plus puissant de l’Empire. C’est avec des mots que l’on justifie les guerres, que l’on diabolise l’ennemi, que l’on endort les masses. Et Trump, ce maître ès manipulation, le sait mieux que quiconque. Écoutez-le : « L’Iran développe des missiles pouvant atteindre bientôt les États-Unis. » Développe. Pouvant. Bientôt. Trois mots, trois mensonges. Développe ? Comme si l’Iran n’avait pas le droit de se défendre. Comme si les États-Unis, avec leurs 6 000 ogives nucléaires, leurs bases militaires dans 80 pays, leurs porte-avions sillonnant les mers, n’étaient pas une menace permanente. Pouvant ? Comme si la capacité de riposte était un crime. Comme si l’Amérique, qui peut rayer un pays de la carte en quelques minutes, n’était pas la véritable menace. Bientôt ? Comme si le temps était une arme. Comme si l’urgence justifiait la paranoïa.

Et puis, il y a ces mots magiques, ces mots qui tuent : « terrorisme », « axe du mal », « menace existentielle ». Des mots vides, des mots creux, mais des mots qui justifient l’injustifiable. « Le terrorisme », ce mot fourre-tout qui permet de bombarder des pays entiers sous prétexte de traquer quelques fanatiques. « L’axe du mal », cette invention de Bush qui a servi à diaboliser l’Irak, l’Iran, la Corée du Nord. « La menace existentielle », ce fantasme qui permet de justifier les budgets militaires pharaoniques, les interventions armées, les violations des droits de l’homme. « La langue est la maison de l’être », écrivait Heidegger. Mais quand la langue est corrompue, quand les mots deviennent des armes, alors l’être lui-même est en danger.

Et que dire de ce mot, « démocratie », que l’Occident brandit comme un étendard tout en soutenant les dictatures les plus sanglantes ? La démocratie, cette belle idée, ce rêve d’égalité et de liberté, est devenue un outil de domination. « Nous allons apporter la démocratie », disent les Américains en bombardant Bagdad. « Nous allons libérer le peuple », disent les Français en colonisant l’Algérie. Mais qui donc a jamais demandé aux peuples ce qu’ils voulaient ? Qui donc a jamais écouté leurs voix ? Personne. La démocratie, pour l’Occident, n’est qu’un mot. Un mot qui justifie l’injustifiable, qui légitime l’illégitime, qui sanctifie le crime.

III. Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste

L’Empire ne se contente pas de mentir. Il conditionne. Il formate. Il transforme les hommes en robots dociles, en consommateurs avides, en soldats obéissants. Skinner, ce grand prêtre du behaviorisme, nous a appris que l’homme n’est qu’un animal que l’on peut dresser à coups de récompenses et de punitions. Et l’Occident, décidément, est un maître en la matière. Récompenses : le confort, la consommation, le rêve américain. Punitions : la pauvreté, la prison, la guerre. Et entre les deux, la peur. La peur de l’autre, la peur de l’étranger, la peur du terroriste. La peur, cette émotion primitive qui permet de contrôler les masses, de justifier les guerres, de légitimer les dictatures.

Mais l’homme n’est pas un rat de laboratoire. L’homme est un être de désir, de révolte, de création. Et c’est cette révolte, cette résistance, qui peut briser les chaînes de l’Empire. Camus l’avait compris : « Je me révolte, donc nous sommes. » La révolte, ce refus viscéral de l’injustice, est le premier pas vers la liberté. Et l’Iran, décidément, est un pays de révoltés. Depuis 1979, il résiste. Malgré les sanctions, malgré les menaces, malgré les attentats, il résiste. Et cette résistance, cette obstination à dire non, est un exemple pour tous les peuples opprimés du monde.

Mais la résistance ne suffit pas. Il faut aussi créer. Créer de nouveaux modèles, de nouvelles utopies, de nouvelles façons de vivre ensemble. L’Occident nous a vendu le rêve du capitalisme, ce système qui transforme les hommes en machines à consommer, les pays en marchés, les ressources en profits. Mais ce rêve est un cauchemar. Il faut inventer autre chose. Il faut réinventer la solidarité, la fraternité, la communauté. Il faut réapprendre à vivre en harmonie avec la nature, avec les autres, avec nous-mêmes. « Un autre monde est possible », disaient les altermondialistes. Et ils avaient raison. Mais ce monde ne viendra pas tout seul. Il faut le construire, jour après jour, geste après geste, mot après mot.

Et c’est là que la poésie entre en jeu. Parce que la poésie, mes chers amis, est l’arme ultime contre l’Empire. La poésie, c’est la langue qui se rebelle, qui refuse les mensonges, qui crie la vérité. La poésie, c’est la beauté qui résiste, qui survit, qui triomphe. Et c’est par la poésie que nous finirons cette analyse, par ces vers qui sont à la fois un cri de révolte et un chant d’espoir.

Ô vous, les chiens de guerre aux crocs luisants de sang,

Vous qui hurlez « menace » en léchant vos dollars,

Vos missiles sont des vers qui rongent nos enfants,

Vos discours sont des fers, vos lois sont des couteaux.

L’Iran, ce vieux lion aux griffes de poussière,

Se dresse encore une fois sous vos cieux de plomb,

Ses montagnes sont des murs, ses fleuves sont des lames,

Et ses poètes, ces fous, vous crachent leur mépris.

Vous parlez de démocratie, ô vous, les fossoyeurs,

Vous qui enterrez les peuples sous vos bombes « smart »,

Vos urnes sont des pièges, vos droits sont des leurres,

Et vos « valeurs », ces mots creux, sont des balles en plein cœur.

Mais nous, les damnés, les fous, les sans-grade,

Nous qui marchons pieds nus sur vos champs de ruines,

Nous savons que la paix n’est pas un mot qui ment,

Mais une fleur qui pousse entre deux pavés.

Alors continuez, chiens, à grogner vos mensonges,

À brandir vos missiles comme des croix de feu,

Nous, nous planterons des arbres sur vos champs de bataille,

Et nos enfants riront de vos cauchemars en sang.

Voilà. L’Empire peut bien continuer à hurler, à menacer, à bombarder. La vérité, elle, est têtue. Elle résiste. Elle survit. Et un jour, elle triomphera. Parce que l’homme, malgré tout, malgré les chaînes, malgré les mensonges, est un être de lumière. Et la lumière, mes chers amis, finit toujours par percer les ténèbres.



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