Comprendre le changement climatique : causes et impacts en France – notre-environnement







Le Penseur Laurent Vo Anh – Analyse du Changement Climatique


ACTUALITÉ SOURCE : Comprendre le changement climatique : causes et impacts en France – notre-environnement

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, le changement climatique ! Cette grande farce cosmique, ce miroir brisé tendu par notre époque à l’humanité, où se reflètent, non pas les visages angéliques des sauveurs verts, mais les gueules béantes de nos contradictions les plus sordides. On nous parle de causes, d’impacts, de France qui sue sous le soleil, de vignobles qui grillent comme des soldats en première ligne, de villes qui étouffent sous le béton et l’indifférence. Mais derrière les courbes des climatologues, les rapports alarmants et les promesses gouvernementales, se cache une vérité plus crasse, plus viscérale : le changement climatique n’est pas une crise, c’est un symptôme. Le symptôme d’une civilisation qui a troqué son âme contre un smartphone, sa dignité contre un abonnement Netflix, et son avenir contre un crédit revolving. Et la France, cette vieille putain repentie, se pare de vert pour mieux cacher ses plaies purulentes.

Commençons par les causes, ces fameuses causes que l’on énumère comme on récite un chapelet, en espérant que la répétition mécaniste des mots « CO2 », « réchauffement », « empreinte carbone », finira par exorciser nos démons. Mais le CO2, voyez-vous, n’est que le pet d’un système monstrueux, un système qui a fait de la croissance infinie son credo, de la consommation son eucharistie, et de la destruction son sacrement. Le capitalisme tardif, ce cancer métastasé, a transformé la Terre en un supermarché à ciel ouvert où tout s’achète, tout se vend, même l’air que nous respirons. Et la France, ce pays qui se targue d’être la patrie des Lumières, n’est qu’un maillon de plus dans cette chaîne d’asservissement. Nos usines, nos voitures, nos centrales nucléaires – ces cathédrales de la modernité – ne sont que les autels où nous sacrifions notre planète à la divinité Moloch du profit. « La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre », disait ce vieux fou de Chef Seattle. Mais qui écoute encore les fous, quand les sages nous vendent des voitures électriques et des pailles en bambou ?

Et puis il y a les impacts, ces impacts que l’on décrit avec la froideur d’un comptable alignant des chiffres. Canicules, sécheresses, inondations, effondrements des écosystèmes… Comme si la nature n’était qu’une équation à résoudre, un problème technique à gérer. Mais la nature, voyez-vous, n’est pas un problème. Elle est un miroir. Un miroir qui nous renvoie l’image de notre propre folie. Quand la Garonne se tarit, ce n’est pas seulement l’eau qui disparaît, c’est le sang de la terre qui se retire, comme le sang d’un corps vidé de sa substance. Quand les forêts brûlent en Gironde, ce ne sont pas seulement des arbres qui partent en fumée, ce sont les poumons de notre humanité qui s’embrasent. Et quand les villes étouffent sous la chaleur, ce n’est pas seulement l’asphalte qui fond, c’est notre capacité à encore croire en un avenir qui se liquéfie. « Nous sommes tous des funambules sur le fil du temps », écrivait ce poète maudit. Mais aujourd’hui, le fil est en feu, et nous dansons dessus avec la grâce d’un éléphant en tutu.

Mais le pire, voyez-vous, ce n’est pas la chaleur, ni la sécheresse, ni même les inondations. Le pire, c’est l’indifférence. Cette indifférence molle, cette résignation gluante qui nous fait hocher la tête devant les rapports du GIEC comme devant un bulletin météo un peu morose. « Ah oui, il va faire chaud… Bon, on fait quoi ce week-end ? » Cette indifférence, c’est le vrai poison, le vrai fléau. Parce qu’elle est le terreau de toutes les capitulations, de toutes les lâchetés. Elle est ce qui permet aux puissants de continuer à jouer leur partition macabre, tandis que nous, les petits, les sans-grade, nous contentons de baisser les yeux et de serrer les fesses. « Le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine, c’est l’indifférence », disait Elie Wiesel. Et c’est cette indifférence qui nous tue, bien plus sûrement que le réchauffement climatique. Parce qu’elle est le signe que nous avons déjà renoncé. Que nous avons déjà accepté notre défaite.

Et puis il y a les solutions, ces fameuses solutions que l’on nous vend comme des remèdes miracles. Les énergies renouvelables, la voiture électrique, le recyclage… Comme si le problème était technique, et non pas métaphysique. Comme si nous pouvions continuer à vivre dans ce monde de merde, à consommer, à produire, à détruire, en changeant simplement de carburant. Mais le problème, voyez-vous, n’est pas le CO2. Le problème, c’est nous. C’est notre façon de vivre, de penser, de désirer. C’est cette course effrénée vers le néant, cette fuite en avant qui nous fait croire que demain sera mieux qu’aujourd’hui, simplement parce que nous aurons encore plus de gadgets, encore plus de confort, encore plus de distractions pour oublier notre propre vide. « L’homme moderne est un animal qui a perdu son ombre », écrivait ce philosophe allemand. Et c’est cette ombre, cette part de nous-mêmes que nous avons sacrifiée sur l’autel du progrès, qui nous revient aujourd’hui sous la forme de canicules, de sécheresses, de catastrophes. Nous avons cru que nous pouvions dominer la nature, la plier à notre volonté, la transformer en un gigantesque parc d’attractions. Mais la nature, voyez-vous, n’est pas un parc d’attractions. C’est une force, une puissance, une entité vivante qui nous dépasse infiniment. Et aujourd’hui, elle se rebelle. Elle nous rappelle, à coups de sécheresses et d’inondations, que nous ne sommes que des locataires sur cette terre, et que le propriétaire est en train de nous expulser.

Mais il y a pire encore. Il y a cette façon qu’ont les puissants de récupérer la crise climatique pour mieux nous asservir. Le greenwashing, cette grande mascarade, cette comédie écologiste où les multinationales se parent de vert pour mieux nous vendre leurs produits toxiques. Où les gouvernements parlent de transition écologique tout en signant des traités de libre-échange qui accélèrent la destruction de la planète. Où les banques financent les énergies fossiles tout en nous proposant des livrets « épargne verte ». C’est le néo-libéralisme version 2.0, le capitalisme avec un visage humain, une écologie de supermarché où l’on peut acheter son salut à coup de paniers bio et de sacs réutilisables. « Le capitalisme vert est comme un cancer qui se teindrait les cheveux en vert pour mieux nous tromper », disait ce penseur subversif. Et c’est exactement ça. Une immense escroquerie, une gigantesque opération de communication pour nous faire croire que nous pouvons continuer à vivre comme des porcs, à condition de trier nos déchets et de rouler en Tesla.

Et puis il y a les comportements, ces comportements qui révèlent, mieux que tous les discours, la profondeur de notre aliénation. Ces gens qui hurlent contre les migrants mais qui prennent l’avion trois fois par an. Ces écolos de salon qui militent pour la planète tout en changeant de smartphone tous les six mois. Ces politiques qui parlent de sobriété tout en roulant en 4×4. Ces contradictions, voyez-vous, sont le signe que nous sommes perdus, que nous ne savons plus où nous en sommes, que nous errons dans un monde qui n’a plus de sens. « L’homme moderne est un être déchiré, un être qui a perdu le contact avec ses racines, avec sa terre, avec sa propre humanité », écrivait ce philosophe. Et c’est cette déchirure qui nous tue, bien plus sûrement que le réchauffement climatique. Parce qu’elle nous empêche de voir l’évidence : que nous sommes tous dans le même bateau, que nous sommes tous responsables, et que si nous ne changeons pas radicalement, nous allons tous couler ensemble.

Alors que faire ? Comment résister à cette machine infernale, à ce système qui nous broie, qui nous aliène, qui nous détruit ? Comment retrouver cette part d’humanité que nous avons perdue en chemin ? Peut-être faut-il commencer par accepter l’idée que nous ne sommes pas les maîtres du monde, mais seulement une partie de celui-ci. Que nous ne sommes pas au-dessus de la nature, mais en son sein. Que notre survie dépend de notre capacité à vivre en harmonie avec elle, et non pas à la dominer. Peut-être faut-il aussi accepter l’idée que le changement ne viendra pas d’en haut, des politiques, des multinationales, des experts, mais de nous, des petites gens, des sans-voix, de ceux qui n’ont rien à perdre. « Le monde ne sera pas sauvé par les puissants, mais par les humbles », disait ce vieux sage. Et c’est peut-être là, dans cette humilité, dans cette prise de conscience de notre propre fragilité, que se trouve la clé de notre salut.

Mais attention, ne nous y trompons pas. Ce combat ne sera pas facile. Il sera long, douloureux, semé d’embûches. Parce que les puissants ne lâcheront pas leur pouvoir sans combattre. Parce que le système ne se réformera pas, il faudra le renverser. Parce que nous devrons renoncer à beaucoup de choses, à nos habitudes, à nos confort, à nos illusions. Mais c’est le prix à payer pour notre survie. « La liberté a un prix, et ce prix, c’est l’inconfort », disait ce révolutionnaire. Et c’est cet inconfort que nous devrons accepter, si nous voulons avoir une chance de sauver ce qui peut encore l’être.

Alors oui, le changement climatique est une catastrophe. Mais c’est aussi une opportunité. Une opportunité de nous réveiller, de nous rebeller, de retrouver cette part d’humanité que nous avons perdue. Une opportunité de construire un monde nouveau, plus juste, plus équitable, plus respectueux de la nature et des hommes. Mais pour cela, il faudra du courage. Du vrai courage. Pas celui des discours, des pétitions, des manifestations bien sages. Mais celui des actes, des renoncements, des ruptures. Celui qui nous poussera à dire non, à refuser, à résister. Parce que c’est ça, au fond, la seule solution. Résister. Résister à l’indifférence, à la résignation, à la lâcheté. Résister à ce monde qui nous détruit, qui nous aliène, qui nous tue. Résister, coûte que coûte, jusqu’au bout.

Analogie finale : Imaginez un instant que la Terre soit un immense corps vivant, un organisme géant, une entité sensitive et consciente. Imaginez que chaque arbre soit un cheveu, chaque rivière une veine, chaque montagne un os, chaque océan un organe vital. Imaginez que les hommes, ces petits parasites voraces, aient commencé à ronger ce corps, à le grignoter, à le dévorer, comme des vers dans une pomme pourrie. Imaginez que ce corps, sentant la douleur, la fièvre, l’infection, se mette à trembler, à suer, à délirer. Imaginez que les canicules soient des accès de fièvre, les sécheresses des crises de déshydratation, les inondations des hémorragies internes. Imaginez que le réchauffement climatique ne soit rien d’autre que la réponse immunitaire de ce corps géant, une tentative désespérée de se défendre, de se purger, de se guérir. Et imaginez que nous, les hommes, soyons les virus, les bactéries, les cellules cancéreuses qui ont déclenché cette réaction. Maintenant, dites-moi : que fait un corps quand il est infecté ? Il se défend. Il produit des anticorps, il élève sa température, il expulse les intrus. Et si nous étions ces intrus ? Si le changement climatique n’était rien d’autre que la Terre en train de nous vomir, de nous recracher, de nous expulser de son organisme ? Si la nature, lasse de nos excès, de nos crimes, de notre arrogance, avait décidé de nous éliminer, comme on élimine une infection ? Et si, au fond, nous n’étions que des puces sur le dos d’un chien géant, et que ce chien, excédé par nos piqûres, avait décidé de se rouler dans la poussière pour nous écraser ? Alors, peut-être, comprendrions-nous enfin que nous ne sommes pas les maîtres de ce monde, mais seulement des locataires indélicats, des squatteurs malpolis, des parasites encombrants. Et peut-être, alors, comprendrions-nous que notre seule chance de survie, c’est de changer. De devenir moins voraces, moins destructeurs, moins arrogants. De redevenir humbles, respectueux, reconnaissants. De redevenir humains, tout simplement.



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