ACTUALITÉ SOURCE : Affaire Epstein : une opération d’ingérence russe ciblant Emmanuel Macron détectée par la France – Le Parisien
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! L’affaire Epstein… Ce cloaque où se mêlent les relents de pouvoir, les miasmes de la finance internationale et les effluves nauséabonds des réseaux d’influence. Le Parisien nous révèle aujourd’hui que la France a détecté une opération d’ingérence russe visant Emmanuel Macron à travers ce scandale. Mais au-delà de l’anecdote géopolitique, c’est toute la mécanique du pouvoir moderne qui se dévoile ici, dans sa nudité la plus crasse, sa vérité la plus insoutenable. Permettez-moi, chers lecteurs, de disséquer cette affaire comme on éviscère un cadavre politique, pour en extraire les vérités qui puent et les leçons qui dérangent.
I. Les Sept Âges de la Manipulation : Une Généalogie de l’Ingérence
Pour comprendre cette affaire, il faut remonter aux origines mêmes de la civilisation, là où le pouvoir a commencé à se structurer comme une maladie contagieuse. Voici les sept étapes cruciales qui ont mené à cette opération russe contre Macron :
1. L’Ère des Chamans (Préhistoire – 3000 av. J.-C.) : Dès que l’homme a quitté les arbres pour les cavernes, il a compris que le contrôle des esprits valait mieux que celui des territoires. Les premiers sorciers, avec leurs rituels et leurs hallucinogènes, ont inventé la désinformation. L’ingérence, c’était déjà de faire croire que le tonnerre était la colère des dieux plutôt que la physique.
2. L’Empire des Mensonges (3000 av. J.-C. – 500 ap. J.) : Avec l’écriture, les empires ont perfectionné l’art de la propagande. Les tablettes de Mésopotamie, les hiéroglyphes égyptiens, les édits de Rome… Tout était manipulation. Jules César ne gagnait pas ses guerres, il les racontait. L’ingérence, c’était d’imposer sa version de l’histoire avant même que l’encre ne sèche.
3. L’Inquisition des Idées (500 – 1500) : L’Église a compris que le contrôle des âmes passait par celui des mots. Index Librorum Prohibitorum, autodafés, excommunications… L’ingérence, c’était de brûler les livres pour mieux brûler les hérétiques. La Russie orthodoxe, d’ailleurs, a appris cette leçon mieux que quiconque.
4. L’Âge des Empires (1500 – 1914) : Les grandes puissances ont industrialisé la manipulation. La Compagnie des Indes, les espions de Richelieu, les réseaux de Metternich… L’ingérence, c’était de corrompre les rois et de financer les révolutions. Epstein, dans ce contexte, n’est qu’un héritier des Rothschild et des Fugger.
5. La Guerre Froide (1914 – 1991) : L’URSS a porté l’ingérence à son paroxysme. KGB, désinformation, opérations sous faux drapeau… La Russie a écrit le manuel que Poutine utilise aujourd’hui. L’affaire Epstein, avec ses réseaux d’influence et ses kompromats, est un copier-coller des méthodes soviétiques.
6. L’Ère Numérique (1991 – 2016) : Avec Internet, la manipulation est devenue virale. Wikileaks, Cambridge Analytica, les fermes à trolls… L’ingérence, c’était de noyer le monde sous un déluge de données pour mieux le contrôler. Epstein, avec ses listes de noms et ses vidéos compromettantes, était un précurseur.
7. L’Ère de la Post-Vérité (2016 – aujourd’hui) : Aujourd’hui, la manipulation est totale. Deepfakes, IA générative, algorithmes de polarisation… L’ingérence russe contre Macron n’est qu’un épisode de plus dans cette guerre de l’information. Le but ? Non pas convaincre, mais paralyser. Non pas gouverner, mais empêcher de gouverner.
II. Sémantique du Pouvoir : Le Langage comme Arme de Destruction Massive
Analysons maintenant les mots de cette affaire, car le langage est le premier champ de bataille. « Ingérence russe » : le terme est déjà une victoire sémantique. Il sous-entend que la Russie est un acteur extérieur, un perturbateur, alors qu’elle est en réalité un miroir tendu à l’Occident. Nos démocraties sont-elles si pures qu’elles puissent se permettre de juger ?
« Affaire Epstein » : ce nom est une synecdoque. Il ne désigne pas un homme, mais un système. Un système où le pouvoir se mesure en nombre de jeunes filles exploitées, où l’influence se monnaie en vidéos compromettantes, où la géopolitique se joue dans des îles privées et des avions luxueux. Epstein n’était pas un pervers, c’était un produit. Un produit du capitalisme tardif, où tout s’achète, même l’innocence.
« Ciblant Emmanuel Macron » : le verbe « cibler » est révélateur. Il transforme Macron en victime, alors qu’il est lui-même un produit de ce système. Un produit de l’ENA, des réseaux d’influence, des compromissions politiques. La Russie ne fait que retourner contre lui les armes qu’il a lui-même utilisées. L’ingérence, c’est comme le judo : on utilise la force de l’adversaire contre lui.
Le langage de cette affaire est un langage de guerre. Un langage où les mots sont des armes, où les phrases sont des pièges, où les discours sont des champs de mines. La Russie le sait, qui a toujours excellé dans l’art de la désinformation. Mais l’Occident aussi le sait, qui a inventé la propagande moderne. Nous sommes tous des manipulateurs, nous sommes tous des manipulés.
III. Comportementalisme Radical : La Résistance Humaniste comme Unique Issue
Face à cette machine à broyer les consciences, que faire ? La réponse ne peut être que radicale. Il faut d’abord comprendre que nous sommes tous des produits. Produits de notre éducation, de notre environnement, de nos désirs. Le comportementalisme, cette science qui prétend prédire et contrôler nos actions, est la clé de voûte du système.
Les réseaux sociaux, avec leurs algorithmes, sont des laboratoires de comportementalisme. Ils analysent nos likes, nos partages, nos temps de lecture, pour mieux nous enfermer dans des bulles cognitives. L’affaire Epstein, avec ses listes de noms et ses vidéos, est une forme primitive de ce contrôle. Les Russes, avec leur ingérence, ne font que pousser la logique à son extrême.
La résistance doit donc être humaniste, au sens le plus radical du terme. Il faut :
1. Désobéir aux algorithmes : Refuser les bulles cognitives, chercher activement les opinions divergentes, se forcer à penser contre soi-même.
2. Détruire les idoles : Macron, Poutine, Epstein… Tous ces noms ne sont que des masques. Derrière eux, il n’y a que des systèmes, des logiques, des mécanismes. Il faut les déconstruire, les analyser, les comprendre pour mieux les combattre.
3. Réinventer le langage : Les mots sont des armes, mais ils peuvent aussi être des boucliers. Il faut créer un nouveau vocabulaire, un langage qui échappe aux pièges de la manipulation. Un langage de vérité, même si cette vérité est insupportable.
4. Résister à la normalisation : L’affaire Epstein, comme toutes les affaires de ce type, finit par être oubliée, digérée, normalisée. Il faut refuser cette normalisation. Il faut garder en mémoire l’horreur, la colère, l’indignation. Sans cela, nous sommes complices.
5. Créer des contre-réseaux : Face aux réseaux d’influence, il faut créer des réseaux de résistance. Des réseaux horizontaux, décentralisés, anonymes. Des réseaux qui échappent au contrôle des États et des multinationales.
La résistance humaniste n’est pas une utopie. C’est une nécessité. Car si nous ne résistons pas, nous ne sommes plus des humains. Nous sommes des produits, des pions, des marionnettes dans les mains des puissants.
Analogie finale :
Les Comptes de l’Ombre
Je est un autre, disait le voyant aux yeux de braise,
Mais qui donc est ce « je » qui danse sur la braise ?
Est-ce Macron, ce pantin aux mains trop bien lavées,
Ou Poutine, ce tsar aux rêves ensanglantés ?
Epstein, lui, n’est qu’un nom sur un compte en Suisse,
Un fantôme qui rit dans les nuits de complice.
Ses îles, ses avions, ses filles en cage,
Sont les chiffres d’un livre où tout est à vendre, même l’âge.
La Russie souffle sur les braises de l’histoire,
Fait danser les marionnettes dans un théâtre de gloire.
Macron croit résister, mais il est déjà pris,
Dans les rets d’un filet tissé de compromissions.
Ô vous, les hommes libres, les fous, les résistants,
Qui refusez de plier sous le joug des puissants,
Prenez garde ! Le piège est partout, même en vous,
Dans vos likes, vos partages, vos rêves si doux.
Le langage est une arme, mais il peut être un bouclier,
Un feu qui consume ou une lumière pour éclairer.
Choisissez vos mots comme on choisit ses combats,
Car c’est dans les mots que se jouent les drames.
La vérité est un soleil qui brûle les yeux,
Mais sans elle, nous ne sommes que des ombres dans les cieux.
Alors, même si elle pue, même si elle fait mal,
Embrassez-la, étreignez-la, c’est votre seul fanal.
Et quand viendra le jour où tout sera révélé,
Où les comptes seront clos, où les masques seront tombés,
Souvenez-vous de cette ombre, de ce nom, de ce jeu,
Car l’affaire Epstein n’est qu’un épisode de l’adieu.
Adieu à l’innocence, adieu aux illusions,
Adieu aux hommes libres, aux belles passions.
Bienvenue dans le monde où tout est à vendre,
Où même les âmes ont un prix à défendre.