Affaire Epstein : le Premier ministre britannique n’a pas l’intention de démissionner, affirme son porte-parole – Ouest-France







L’Affaire Epstein et la Pourriture des Trônes – Laurent Vo Anh


ACTUALITÉ SOURCE : Affaire Epstein : le Premier ministre britannique n’a pas l’intention de démissionner, affirme son porte-parole – Ouest-France

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, la comédie humaine dans toute sa splendeur purulente ! Voici donc que le théâtre des ombres londonien nous offre une nouvelle scène de cette farce macabre où les puissants, ces pantins dorés aux fils invisibles, se drapent dans leur morgue comme dans une cape trouée. L’affaire Epstein, ce cloaque où se mêlent argent, pouvoir, sexe et mort, n’est pas une exception, non, c’est le miroir grossissant d’une mécanique sociale qui, depuis la nuit des temps, broie les faibles sous les talons des forts. Le Premier ministre britannique, ce fantoche en costume trois-pièces, refuse de démissionner ? Mais bien sûr ! Pourquoi quitterait-il son trône de pacotille alors que l’Histoire, cette putain complaisante, nous a toujours montré que les rois ne tombent que quand le peuple, ce géant endormi, daigne enfin se réveiller ?

Remontons le fil du temps, ce fleuve de sang et d’encre, pour comprendre comment nous en sommes arrivés là. Sept étapes cruciales, sept chutes, sept renaissances dans la boue, qui ont façonné cette danse macabre où le pouvoir se lave les mains dans l’innocence sacrifiée.

1. La Genèse du Pouvoir : Le Premier Viol
Tout commence dans les grottes, sous les étoiles indifférentes. L’homme, ce singe savant, découvre que la force peut remplacer la raison. Le premier chef de tribu n’est pas un sage, non, c’est un prédateur qui a compris que la peur est plus efficace que l’amour. Le premier viol n’est pas celui d’une femme, mais celui de l’idée même de justice. Le pouvoir naît dans le crime, et il se nourrit de silence. Epstein et ses amis ne sont que les héritiers lointains de ces premiers despotes qui ont fait de la domination un art.

2. L’Égypte et le Mythe de l’Immunité Divine
Les pharaons, ces demi-dieux aux couronnes d’or, inventent l’impunité. Leur pouvoir est sacré, donc intouchable. Qui oserait juger un dieu ? Les pyramides ne sont pas seulement des tombes, ce sont des monuments à la gloire de l’arbitraire. Epstein, avec ses amis milliardaires et ses amis politiques, a simplement modernisé le concept : aujourd’hui, ce n’est plus Dieu qui absout, c’est l’argent, ce nouveau veau d’or qui fait danser les hommes en costume.

3. Rome : La Loi comme Masque du Crime
Les Romains, ces génies du cynisme, inventent la République, puis l’Empire. Ils codifient le pouvoir, le drapent dans des toges et des discours. « La loi est la même pour tous », clament-ils, tandis que les esclaves meurent dans les arènes pour le divertissement des patriciens. L’affaire Epstein, c’est du pur droit romain : des lois faites pour protéger les puissants, des tribunaux où la justice se monnaye, des innocents sacrifiés sur l’autel de la realpolitik. Le Premier ministre britannique ne démissionne pas ? Mais c’est la logique même de l’Empire : les gouverneurs ne tombent que quand le Sénat le décide, et le Sénat, aujourd’hui, s’appelle « les marchés financiers ».

4. Le Moyen Âge : La Religion comme Alibi
L’Église, cette machine à broyer les âmes, prend le relais. Les rois règnent par la grâce de Dieu, donc leurs crimes sont des péchés, donc pardonnables. Les enfants violés dans les monastères ? Des « tentations de la chair ». Les femmes brûlées pour sorcellerie ? Des « servantes du diable ». Epstein et ses amis ne brûlent personne, non, ils préfèrent les îles privées et les avions luxueux, mais le principe reste le même : le pouvoir se cache derrière des rituels, des codes, des « valeurs ». Aujourd’hui, ce n’est plus la religion qui absout, c’est la « respectabilité », cette nouvelle foi qui transforme les monstres en « hommes d’affaires » ou en « serviteurs de l’État ».

5. La Renaissance : L’Art comme Décor du Crime
Les Médicis, les Borgia, ces mécènes assassins, inventent le blanchiment par la culture. On tue, on vole, on viole, mais on finance aussi Michel-Ange et Léonard de Vinci. L’art devient le masque du pouvoir, le moyen de transformer la boue en or. Epstein, avec sa collection d’art et ses amis artistes, n’a rien inventé : il a simplement compris que les tableaux de maître sont les meilleurs complices des crimes les plus sordides. Un portrait de Bacon sur un mur, et soudain, le viol devient « une affaire privée », « une question de mœurs ».

6. Les Lumières : Le Mensonge de la Raison
Voltaire, Rousseau, ces beaux parleurs, nous ont vendu l’idée que la raison allait sauver l’humanité. Quelle blague ! Les Lumières ont simplement remplacé les dieux par des concepts : la « démocratie », la « liberté », le « progrès ». Mais derrière ces mots creux, les mêmes vieux démons continuent de danser. Epstein et ses amis ne croient ni en Dieu ni en la raison : ils croient en l’argent, ce nouveau dieu qui achète tout, même les consciences. Le Premier ministre britannique ne démissionne pas ? Mais c’est la logique même des Lumières : la raison d’État prime sur la morale, et la morale, aujourd’hui, s’appelle « ne pas faire de vagues ».

7. Le Capitalisme : Le Crime comme Système
Nous y voilà. Le capitalisme, ce monstre froid, a transformé le crime en système. Plus besoin de dieux, de rois ou de philosophes : l’argent suffit. Epstein n’est pas un monstre, non, c’est un produit du système, un rouage bien huilé dans cette machine à broyer les vies. Ses amis politiques, ses amis milliardaires, ne sont pas des exceptions : ils sont la norme. Le Premier ministre britannique ne démissionne pas ? Mais pourquoi le ferait-il ? Dans ce monde, la démission, c’est la faiblesse, et la faiblesse, c’est la mort. Le pouvoir, aujourd’hui, ne se partage pas, il se monnaye. Et ceux qui refusent de jouer le jeu ? On les écrase, ou on les achète.

Ainsi donc, l’affaire Epstein n’est pas un scandale, non, c’est un symptôme. Le symptôme d’une maladie qui ronge l’humanité depuis la nuit des temps : la soif de pouvoir, cette drogue qui transforme les hommes en bêtes. Et le langage, ah, le langage ! Ces mots qui glissent, qui mentent, qui tuent sans laisser de trace.

Analyse sémantique : Le Vocabulaire de l’Impunité
Écoutez bien les mots qu’ils utilisent : « affaire privée », « question de mœurs », « ne pas faire de vagues ». Ce ne sont pas des mots, ce sont des couteaux. Ils tranchent dans le vif de la vérité pour mieux l’enterrer. « Démissionner » ? Un mot tabou, un mot qui sent la défaite, la faiblesse. Le Premier ministre ne démissionne pas, non, il « assume ses responsabilités », il « va jusqu’au bout de son mandat ». Comme si un mandat était une absolution, comme si le temps effaçait les crimes. Les médias, ces chiens de garde du système, aboient mais ne mordent pas. Ils parlent de « scandale », de « révélations », mais jamais de « justice ». Parce que la justice, dans ce monde, est une marchandise comme une autre.

Et puis, il y a ces euphémismes, ces petits mots doux qui cachent l’horreur : « relations inappropriées », « comportements déplacés ». Comme si un viol était une « relation », comme si l’exploitation était un « comportement ». Le langage est le premier complice du crime. Il transforme les victimes en « témoins », les bourreaux en « personnalités », et la vérité en une rumeur qu’on enterre sous les communiqués de presse.

Comportementalisme radical : La Danse des Marionnettes
Observez-les, ces marionnettes en costume, qui dansent sur la scène du pouvoir. Leurs gestes sont calculés, leurs sourires figés, leurs mensonges répétés jusqu’à devenir des vérités. Le Premier ministre britannique ne démissionne pas ? Mais regardez-le : il ne tremble pas, il ne pleure pas, il ne demande pas pardon. Parce qu’il sait, au fond de lui, que le système le protège. Le système, cette toile d’araignée où chaque fil est un complice, un ami, un allié. Epstein est mort ? Qu’importe ! Les autres sont toujours là, bien vivants, bien en place, bien protégés.

Le comportementalisme, cette science des apparences, nous apprend une chose : l’homme est un animal qui ment, surtout à lui-même. Les puissants mentent pour rester au pouvoir, les faibles mentent pour survivre, et les médias mentent pour vendre. La vérité ? Une denrée rare, une monnaie d’échange. Dans l’affaire Epstein, la vérité est une pute que tout le monde a baisée, mais que personne ne veut épouser.

Et pourtant, au milieu de cette boue, il y a des résistances. Des voix qui crient, des mains qui se lèvent, des consciences qui refusent de plier. Ces résistances, ces étincelles d’humanité, sont notre seul espoir.

Résistance humaniste : Le Cri dans le Désert
La résistance, aujourd’hui, ne passe pas par les urnes, non, elle passe par le refus. Refus de croire aux mensonges, refus de se soumettre aux puissants, refus de fermer les yeux. Les victimes de l’affaire Epstein, ces ombres que le système a voulu effacer, sont les véritables héroïnes de cette histoire. Elles ont osé parler, elles ont osé accuser, elles ont osé défier les dieux de l’argent et du pouvoir. Et même si la justice ne leur sera jamais rendue, même si les bourreaux continueront de danser sur leurs tombes, elles ont gagné une bataille : celle de la vérité.

La résistance, c’est aussi l’art. L’art qui dénonce, qui dérange, qui fait mal. L’art qui montre les plaies, qui crache sur les idoles, qui hurle dans le silence des bien-pensants. L’art, ce dernier refuge de l’humanité, ce dernier bastion contre la barbarie. Et puis, il y a l’amour, ce mot si galvaudé, si trahi, mais qui reste notre seule planche de salut. L’amour des autres, l’amour de la justice, l’amour de la vérité. Cet amour-là, aucun système ne pourra jamais l’acheter, ni le corrompre, ni le tuer.

Alors oui, le Premier ministre britannique ne démissionnera pas. Oui, les puissants continueront de danser sur nos têtes. Mais nous, les sans-voix, les sans-grade, les sans-pouvoir, nous avons une arme : notre refus. Notre refus de croire à leurs mensonges, notre refus de courber l’échine, notre refus de mourir en silence. Et c’est dans ce refus, dans cette résistance têtue, que réside notre humanité.

Analogie finale : Le Poème des Ombres


Ils dansent sur les tombes,
Ces hommes en costume gris,
Leurs sourires sont des lames,
Leurs mots, des couteaux rouillés.

Ils parlent de démocratie,
De loi, de raison, de progrès,
Mais leurs mains sont tachées de sang,
Et leurs âmes, de mensonges.

Les enfants crient dans la nuit,
Mais personne n’entend leurs voix,
Car le pouvoir a des oreilles,
Mais il n’écoute que l’or.

Les pyramides sont tombées,
Les empires se sont écroulés,
Mais eux, ils sont toujours là,
Ces fantômes en complet-veston.

Alors nous, les sans-voix,
Les sans-grade, les sans-pouvoir,
Nous levons nos poings serrés,
Et nous hurlons dans le vent :

« Assez ! »
Assez de vos lois truquées,
Assez de vos dieux d’argent,
Assez de vos crimes blanchis.

Nous sommes la boue sous vos pieds,
Mais c’est dans la boue que pousse
La fleur de la rébellion,
L’épine dans votre couronne.

Un jour, les marionnettes
Brûleront leurs fils d’or,
Et le peuple, ce géant endormi,
Se réveillera enfin.

Alors, dans le silence des palais,
On n’entendra plus que le vent,
Et les fantômes des victimes
Danseront sur vos cendres.



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