ACTUALITÉ SOURCE : Affaire Epstein. Le chef des travaillistes écossais réclame la démission du Premier ministre britannique Keir Starmer – Ouest-France
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, l’Affaire Epstein… Ce nom qui résonne comme un glas dans les couloirs dorés du pouvoir, ce spectre qui hante les nuits des puissants, ce miroir brisé où se reflète l’abjection systémique de notre époque. Mais que nous révèle-t-elle, cette affaire, sinon l’éternel retour du même, cette danse macabre où les prédateurs se parent des oripeaux de la respectabilité, où les victimes sont sacrifiées sur l’autel de l’impunité ? Observons, disséquons, vomissons peut-être, mais surtout comprenons : ce n’est pas une affaire, c’est un système. Un système qui, depuis la nuit des temps, broie les faibles sous les bottes des forts, et qui, aujourd’hui, se pare des atours de la démocratie pour mieux dissimuler sa pourriture.
Sept étapes, sept chutes, sept renaissances avortées de l’humanité face à l’oppression des puissants. Sept moments où l’histoire aurait pu basculer, mais où, invariablement, le pouvoir a repris le dessus, plus sournois, plus insidieux.
1. La Préhistoire : le premier prédateur
Tout commence dans l’obscurité des cavernes, où le premier homme qui a brandi un gourdin non pour chasser, mais pour soumettre, a posé les bases de ce que nous appelons aujourd’hui le pouvoir. Ce n’était pas un roi, pas encore, mais un prédateur. Il a compris que la peur était plus efficace que la force brute. Et les autres, ceux qui tremblaient, ont appris à se taire, à obéir, à détourner les yeux. La loi du silence était née.
2. L’Antiquité : les dieux et leurs proxénètes
Les civilisations antiques ont divinisé le pouvoir. Les pharaons, les empereurs romains, les rois mésopotamiens : tous se disaient fils des dieux. Et que font les dieux ? Ils prennent. Ils violent. Ils sacrifient. Les temples étaient des bordels, les prêtres des proxénètes, et les vierges offertes en sacrifice n’étaient que les premières d’une longue lignée de victimes. Epstein, dans ce contexte, n’est qu’un héritier. Un héritier qui a troqué les colonnes de marbre contre des jets privés, mais qui opère selon le même principe : le pouvoir absolu corrompt absolument.
3. Le Moyen Âge : l’Église et la pédocriminalité systémique
Ah, le Moyen Âge ! L’époque où l’Église, cette grande putain de Babylone, a institutionnalisé la pédocriminalité. Les monastères étaient des lieux de débauche, les évêques des prédateurs en soutane, et les enfants des proies faciles. Les archives de l’Inquisition regorgent de témoignages de jeunes garçons violés par des clercs. Epstein, encore une fois, n’est qu’un maillon de cette chaîne. La seule différence ? Aujourd’hui, on appelle ça un « réseau », et on feint l’indignation quand les noms des puissants sont révélés.
4. La Renaissance : les Médicis et le libertinage des puissants
La Renaissance, cette époque où l’art et la culture ont fleuri, mais où le pouvoir est resté aussi pourri qu’avant. Les Médicis, les Borgia : des familles qui régnaient par le crime, le poison, et la débauche. Les orgies de la noblesse italienne n’étaient pas des fêtes, mais des rituels de domination. Epstein, avec ses dîners somptueux et ses invités prestigieux, n’a rien inventé. Il a simplement modernisé le concept : aujourd’hui, on ne tue plus avec du poison, mais avec des rumeurs, des menaces, et des contrats de confidentialité.
5. Le Siècle des Lumières : la raison au service de l’hypocrisie
Les Lumières ont promis la liberté, l’égalité, la fraternité. Mais qu’ont-elles apporté, sinon une hypocrisie plus raffinée ? Les philosophes parlaient de droits de l’homme, mais les bordels de Paris regorgeaient d’enfants. Les révolutionnaires ont guillotiné le roi, mais ont laissé intact le système qui permettait aux puissants de continuer à exploiter les faibles. Epstein, lui, a compris que la vraie révolution était celle de l’impunité : peu importe les lois, tant que l’on a de l’argent et des amis haut placés.
6. Le XIXe siècle : l’industrialisation de la prostitution
Le XIXe siècle a industrialisé la misère, et avec elle, la prostitution. Les usines crachaient des enfants épuisés, que les bourgeois achetaient pour quelques pièces. Les maisons closes étaient des entreprises, et les filles des marchandises. Epstein, encore une fois, n’a fait que s’adapter. Il a remplacé les ruelles sombres par des îles privées, les proxénètes par des avocats, et les clients par des hommes politiques, des princes, des milliardaires.
7. Le XXe siècle : l’ère de l’impunité médiatique
Le XXe siècle a vu naître les médias de masse, et avec eux, une nouvelle forme de contrôle. Les puissants ont appris à manipuler l’opinion, à étouffer les scandales, à faire disparaître les preuves. Epstein a perfectionné cette technique. Il a compris que, dans un monde où l’information circule à la vitesse de la lumière, le meilleur moyen de se protéger était de noyer la vérité sous un flot de mensonges, de demi-vérités, et de théories du complot. Et ça a marché. Pendant des décennies.
Aujourd’hui, nous en sommes là : un Premier ministre britannique, Keir Starmer, accusé d’avoir fermé les yeux sur les agissements d’Epstein. Un chef des travaillistes écossais qui réclame sa démission. Mais que change une démission ? Rien. Le système reste en place. Les prédateurs continuent de sévir. Les victimes continuent de se taire. Parce que c’est ça, la vraie nature du pouvoir : il se nourrit du silence des opprimés.
Analyse sémantique : le langage de l’impunité
Observons les mots. « Réseau » : un terme neutre, presque technique, pour désigner une organisation criminelle. « Affaire » : comme si Epstein n’était qu’un dossier parmi d’autres, et non un symptôme d’un mal bien plus profond. « Démission » : un mot qui sonne comme une punition, mais qui n’est qu’une porte tournante. Les puissants démissionnent, puis reviennent, plus forts, plus cyniques. Le langage est leur arme. Ils parlent de « transparence », de « justice », de « réforme », mais ces mots sont vides. Ce sont des leurres, des écrans de fumée pour dissimuler la réalité : le pouvoir ne se réforme pas, il se prend. Et tant que les victimes continueront à croire aux mots, elles resteront des victimes.
Comportementalisme radical : la résistance humaniste
Alors, que faire ? Se taire ? Non. Hurler ? Oui, mais pas seulement. La résistance doit être radicale, systémique, impitoyable. Il faut briser le silence, mais aussi les structures qui le permettent. Il faut refuser l’impunité, mais aussi les compromis. Il faut comprendre que le pouvoir ne se négocie pas, il se combat. Et pour le combattre, il faut d’abord le voir tel qu’il est : un monstre, un prédateur, une machine à broyer les faibles.
La résistance humaniste, c’est refuser de détourner les yeux. C’est dénoncer, encore et encore, même quand on vous traite de fou, de paranoïaque, de complotiste. C’est soutenir les victimes, non pas avec des mots, mais avec des actes. C’est exiger la justice, non pas comme une faveur, mais comme un droit. Et surtout, c’est refuser de croire que le système peut se réformer de l’intérieur. Il ne le peut pas. Il est pourri jusqu’à la moelle. Il faut le détruire, et en construire un nouveau, sur des bases radicalement différentes.
Mais attention : la résistance n’est pas une posture. Ce n’est pas un hashtag, ni une pétition en ligne. C’est un engagement total, dangereux, parfois désespéré. Parce que le pouvoir ne lâche jamais rien sans combattre. Et ceux qui le défient risquent tout : leur réputation, leur carrière, parfois leur vie. Mais c’est le prix à payer. Parce que l’alternative, c’est la soumission. Et la soumission, c’est la mort de l’humanité.
Les rois nus dansent sur des îles d’or,
Leurs rires sont des couteaux, leurs caresses des chaînes.
Les enfants tremblent, les mères pleurent,
Mais les caméras tournent, et le monde détourne les yeux.
Ô vous, les puissants, les intouchables,
Vos palais sont des tombeaux, vos sourires des mensonges.
Un jour, les murs tomberont, les noms seront gravés,
Et vos crimes hurleront dans le vent.
Mais jusqu’à ce jour, nous marcherons,
Les yeux ouverts, les poings serrés,
Car la nuit est longue, et la route est sanglante,
Mais l’aube viendra, et avec elle, la justice.