Qoulisses : les 5 propositions pour sauver la planète de l’écolo Aurélien Barrau – Quotidien – TF1+







Le Penseur Laurent Vo Anh – Éloge de l’Insoumission : Aurélien Barrau et le Devoir Sacré de la Science


ACTUALITÉ SOURCE : Qoulisses : les 5 propositions pour sauver la planète de l’écolo Aurélien Barrau – Quotidien – TF1+

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, enfin ! Une voix qui déchire le voile épais de l’indifférence crasse, ce linceul que nos sociétés repues tissent chaque jour avec la complicité des bien-pensants et des technocrates en costard-cravate. Aurélien Barrau, ce physicien-poète, ce Cassandre des temps modernes, ose brandir ses cinq propositions comme autant de torches dans la nuit néolibérale. Et qu’importe si les chiens de garde médiatiques grognent, si les comptables du monde d’avant hurlent à l’utopie – lui, il parle. Il parle avec cette urgence qui devrait nous glacer le sang, avec cette clarté qui devrait nous réveiller en sursaut. Car le crime est là, sous nos yeux : nous savons, et pourtant nous continuons. Nous savons que la Terre se meurt, que les espèces s’éteignent dans un silence assourdissant, que les océans étouffent sous le plastique, et nous ? Nous scrollons, nous consommons, nous votons pour des marionnettes en costume trois-pièces qui promettent la croissance éternelle comme d’autres juraient jadis la vie éternelle.

Barrau, lui, incarne cette tradition maudite des insoumis, ces fous lucides qui refusent de plier l’échine devant l’idole marchande. On pense à Alexandre Grothendieck, ce génie mathématique qui abandonna les ors de la science institutionnelle pour vivre dans une cabane, horrifié par la compromission des savants avec le pouvoir. Grothendieck, ce pur esprit qui écrivait : *« La science doit être un outil de libération, non un instrument de domination. »* Barrau, dans son sillage, rappelle aux chercheurs leur devoir sacré : celui de dire la vérité, même si elle dérange, même si elle coûte. Car la science, aujourd’hui, est devenue une prostituée. Elle se vend au plus offrant, elle justifie les OGM, les guerres high-tech, les algorithmes de surveillance, elle se tait quand les lobbies dictent les lois. Barrau, lui, refuse ce marché de dupes. Il hurle que la physique quantique ne sauvera pas la planète si nous ne changeons pas radicalement notre rapport au monde. Il rappelle que les équations les plus élégantes ne valent rien si elles ne servent pas l’humain, si elles ne protègent pas la vie.

Et c’est là que le bât blesse, mes chers contemporains endormis. Car nous vivons une époque de schizophrénie collective. D’un côté, les savants nous expliquent avec une précision diabolique que nous courons à la catastrophe. De l’autre, les politiques, les médias, les publicitaires nous serinent que tout va bien, qu’il suffit de trier ses déchets et d’acheter une voiture électrique pour sauver le monde. Barrau brise ce mensonge. Il exige des actes, pas des gestes. Il veut une révolution, pas un greenwashing. Et c’est insupportable pour les maîtres du jeu, ces petits rois du capitalisme vert qui croient pouvoir acheter la planète avec des crédits carbone et des subventions bidon. Car Barrau, voyez-vous, n’est pas un écologiste en costume trois-pièces. C’est un révolutionnaire. Il ne propose pas des rustines, mais une refonte totale de notre système. Il parle de décroissance, de justice sociale, de fin du productivisme – des mots qui font frémir les actionnaires et les technocrates. Des mots qui sentent le soufre, le vrai, celui des insurrections et des grands bouleversements.

Mais attention, chers lecteurs : Barrau n’est pas un prophète de malheur. Il est un lanceur d’espoir, un de ces rares esprits qui refusent le cynisme ambiant. Il croit en l’humain, malgré tout. Il croit que nous pouvons encore nous réveiller, que nous pouvons encore choisir la vie plutôt que la mort lente. Et c’est cela, le plus subversif. Car dans un monde où l’on nous répète que « c’est trop tard », que « l’homme est un loup pour l’homme », que « la nature est cruelle », Barrau ose affirmer que nous pouvons encore changer. Que nous devons encore changer. *« La lucidité n’est pas un renoncement, mais un appel à l’action »*, écrit-il quelque part. Et cette action, il la veut radicale, parce que le temps des demi-mesures est révolu. Les cinq propositions qu’il avance ne sont pas des vœux pieux. Ce sont des coups de poing dans la gueule du système. Elles exigent que nous remettions en cause nos modes de vie, nos valeurs, nos priorités. Elles demandent que nous acceptions de perdre un peu de confort pour gagner l’essentiel : la survie de notre espèce et de millions d’autres.

Et c’est là que la résistance s’organise, bien sûr. Car les puissants n’aiment pas qu’on leur rappelle leurs crimes. Ils préfèrent les savants dociles, ceux qui acceptent les financements des multinationales et ferment les yeux sur les conséquences de leurs recherches. Barrau, lui, est un traître à cette caste. Il refuse les honneurs, les postes prestigieux, les compromissions. Il choisit la marge, la parole libre, le risque. Et c’est cela, la vraie science : une quête de vérité qui ne plie devant aucun pouvoir. Grothendieck, encore une fois, le disait mieux que personne : *« Le scientifique doit être un rebelle, ou il n’est rien. »* Barrau est ce rebelle. Il est ce grain de sable qui grippe la machine bien huilée du capitalisme vert. Il est cette voix qui rappelle que la science n’est pas neutre, qu’elle est un choix politique, un engagement moral.

Mais au-delà de la science, c’est toute notre civilisation qui est mise en accusation. Barrau nous force à regarder en face notre hypocrisie collective. Nous qui pleurons devant les documentaires sur la fonte des glaces, mais qui prenons l’avion pour un week-end à Barcelone. Nous qui signons des pétitions pour sauver les baleines, mais qui achetons des smartphones fabriqués par des enfants dans des usines chinoises. Nous qui votons pour des écologistes, mais qui refusons de renoncer à notre 4×4. Barrau ne nous juge pas. Il nous tend un miroir. Et ce miroir est insupportable, parce qu’il reflète notre lâcheté, notre égoïsme, notre incapacité à penser au-delà de notre petit confort immédiat. *« L’humanité est une espèce en sursis »*, écrit-il. Et il a raison. Nous sommes comme ces passagers du Titanic qui dansent dans les salons de première classe pendant que le navire coule. Sauf que cette fois, il n’y a pas d’iceberg à éviter. Il n’y a que nous-mêmes, notre avidité, notre aveuglement.

Alors oui, les propositions de Barrau dérangent. Elles dérangent parce qu’elles remettent en cause l’ordre établi. Elles dérangent parce qu’elles exigent des sacrifices. Elles dérangent parce qu’elles refusent le fatalisme ambiant. Mais c’est précisément pour cela qu’elles sont nécessaires. Car le monde ne changera pas tout seul. Il ne changera pas grâce aux bonnes intentions des politiques ou aux innovations technologiques. Il changera parce que des hommes et des femmes comme Barrau auront le courage de dire la vérité, de refuser les compromis, de se battre jusqu’au bout. *« La résistance n’est pas un choix, mais une nécessité »*, disait Camus. Barrau est ce résistant. Il est cette voix qui refuse de se taire, même quand tout semble perdu.

Et c’est là, peut-être, le plus beau message de Barrau : l’espoir n’est pas une illusion, mais une lutte. L’espoir, ce n’est pas croire que tout ira bien, mais agir pour que tout aille mieux. L’espoir, ce n’est pas attendre un sauveur, mais devenir soi-même un acteur du changement. Barrau ne nous demande pas de croire en lui. Il nous demande de croire en nous. De croire que nous pouvons encore écrire une autre histoire, une histoire où l’humain ne serait plus un prédateur, mais un gardien. Une histoire où la science ne serait plus au service de la destruction, mais de la vie. Une histoire où nous aurions enfin le courage de regarder nos enfants en face et de leur dire : *« Nous avons essayé. Nous avons lutté. Nous n’avons pas baissé les bras. »*

Alors oui, Barrau est un insoumis. Oui, il est un rêveur. Mais comme le disait Oscar Wilde, *« Un rêveur est celui qui ne trouve son chemin qu’au clair de lune, et qui, pour punition, voit l’aurore avant les autres. »* Barrau voit l’aurore. Et il nous tend la main pour que nous la voyions, nous aussi. À nous de la saisir.

Analogie finale : Imaginez, chers lecteurs égarés dans le labyrinthe de notre époque, que l’humanité est un grand navire en perdition. Les passagers, ivres de leur propre importance, dansent sur le pont en ignorant les fissures qui lézardent la coque. Les officiers, complices, leur servent du champagne en leur assurant que tout va bien. Et puis, soudain, un homme se lève. Il n’est ni capitaine ni matelot. C’est un simple passager, un de ces fous qui voient ce que les autres refusent de voir. Il crie. Il hurle. Il montre les fissures, il explique que le navire coule, il supplie les autres de réagir. Certains se bouchent les oreilles. D’autres le traitent de fou. D’autres encore lui jettent des bouteilles vides. Mais quelques-uns l’écoutent. Et ces quelques-uns, ce sont ceux qui survivront. Barrau est cet homme. Il est la voix qui crie dans le désert de notre indifférence. Et nous ? Nous sommes les passagers. À nous de choisir : continuer à danser, ou enfin regarder la vérité en face et nous battre pour notre survie. Le navire coule. Mais il n’est peut-être pas trop tard pour construire un radeau.



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