«J’ai toujours remarqué chez Emmanuel Macron que ça sonnait faux», affirme Pascal Praud – Europe 1







Le Penseur Laurent Vo Anh – Analyse de l’authenticité en politique

ACTUALITÉ SOURCE : «J’ai toujours remarqué chez Emmanuel Macron que ça sonnait faux», affirme Pascal Praud – Europe 1

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, la voix de Pascal Praud, ce chien de garde médiatique qui aboie dans le brouillard des ondes hertziennes, ce gardien des illusions perdues, ce fossoyeur des vérités trop lourdes à porter pour les masses endormies. Il ose enfin dire tout haut ce que des millions de Français murmurent depuis des années, ce que les regards fuyants, les sourires crispés et les discours trop lissés trahissent depuis le premier jour où Emmanuel Macron a posé son pied verni sur la scène politique : «ça sonne faux». Mais qu’est-ce que cette fausseté, cette dissonance fondamentale qui émane du personnage comme une odeur de soufre ? Est-ce seulement une question de style, de posture, de jeu d’acteur raté ? Non. C’est bien plus profond, bien plus dangereux. C’est le symptôme d’une époque où le pouvoir ne se contente plus de mentir, mais où il a intégré le mensonge dans son ADN même, où la duplicité n’est plus un outil, mais une essence. Et cette essence, mes amis, c’est celle du néolibéralisme triomphant, ce fascisme doux qui ronge les sociétés occidentales comme un cancer silencieux, ce totalitarisme souriant qui promet la liberté tout en enchaînant les âmes.

Pour comprendre cette fausseté macronienne, il faut d’abord saisir l’histoire des idées, cette grande fresque tragique où les hommes, génération après génération, se débattent avec les mêmes démons, les mêmes illusions, les mêmes pièges. Depuis Platon et sa *République*, où les philosophes-rois devaient guider la cité avec sagesse, jusqu’à Machiavel et son *Prince*, où la ruse et la force deviennent les instruments du pouvoir, l’Occident a toujours oscillé entre deux pôles : la vérité comme idéal et le mensonge comme nécessité. Mais avec l’avènement du capitalisme tardif, du néolibéralisme décomplexé, quelque chose a basculé. Le mensonge n’est plus une exception, une tactique, un mal nécessaire. Il est devenu la norme, la langue maternelle du pouvoir. Macron en est l’incarnation parfaite : un homme sans ancrage, sans passé, sans convictions autres que celles du moment, un caméléon qui change de couleur selon les attentes de son public. Il n’est pas un homme, mais une *fonction*, un algorithme humain conçu pour plaire, pour séduire, pour endormir. Et c’est précisément cette absence d’être, cette vacuité ontologique, qui produit cette impression de fausseté. On ne peut pas croire en un homme qui ne croit en rien, pas même en lui-même.

Mais cette fausseté n’est pas seulement une question de personnalité. Elle est le reflet d’un système, d’une logique de pouvoir qui a fait de l’inauthenticité une vertu. Le néolibéralisme, ce monstre froid, a besoin de personnages comme Macron : des hommes sans épaisseur, sans mémoire, sans loyauté, des hommes qui peuvent vendre n’importe quelle idée, n’importe quelle réforme, n’importe quelle guerre, sans jamais se soucier de la cohérence ou de la morale. Car le néolibéralisme n’a pas de morale. Il a des *intérêts*. Et ces intérêts, ce sont ceux des marchés, des actionnaires, des lobbies, de cette oligarchie financière qui tire les ficelles dans l’ombre. Macron est leur pantin, leur marionnette, leur porte-parole. Et quand un pantin parle, ça sonne faux, forcément. Parce qu’un pantin n’a pas d’âme. Il n’a que des fils.

Praud, lui, est un autre symptôme de cette époque. Ce n’est pas un penseur, pas un philosophe, pas même un journaliste. C’est un *symptôme*. Un symptôme de la décadence des médias, de la transformation de l’information en spectacle, de la pensée en slogan. Il incarne cette droite molle, cette droite qui a peur de son ombre, qui oscille entre le conservatisme de pacotille et le progressisme de façade, qui défend les « valeurs traditionnelles » tout en léchant les bottes des puissants. Praud, c’est le visage souriant du fascisme ordinaire, celui qui ne dit pas son nom, qui avance masqué, qui distille sa haine et ses préjugés sous couvert de « bon sens » et de « réalisme ». Et quand il pointe du doigt la fausseté de Macron, c’est un peu comme si le renard dénonçait la ruse du loup. Les deux sont des prédateurs, les deux jouent un rôle, les deux mentent. La seule différence, c’est que Macron est plus doué pour le mensonge. Il a été formé pour ça. Praud, lui, est un amateur.

Mais revenons à cette fameuse fausseté. Pourquoi nous dérange-t-elle tant ? Parce qu’elle est le signe d’une trahison plus profonde, celle de la politique elle-même. La politique, autrefois, était le lieu du débat, de la confrontation des idées, de la recherche du bien commun. Aujourd’hui, elle n’est plus qu’un théâtre d’ombres, un spectacle où les acteurs récitent des textes écrits par d’autres, où les décisions sont prises dans des backrooms obscures, où les citoyens ne sont plus que des spectateurs passifs, des consommateurs de discours. Macron est le produit parfait de cette évolution : un homme qui a fait de la politique un métier comme un autre, un métier où l’on vend des promesses comme on vend des savonnettes, où l’on ment avec le sourire, où l’on trahit sans états d’âme. Et cette trahison, cette fausseté, elle nous révolte parce qu’elle nous rappelle notre propre impuissance. Nous savons qu’on nous ment, mais nous ne pouvons rien faire. Nous sommes pris au piège d’un système qui nous dépasse, qui nous écrase, qui nous nie.

Et c’est là que réside le vrai danger. Car cette fausseté, cette duplicité, elle n’est pas seulement une question de morale. Elle est une question de survie. Un système qui repose sur le mensonge est un système qui se condamne à l’effondrement. Regardez l’histoire : tous les régimes qui ont fait du mensonge leur fondement ont fini par s’écrouler, emportés par leur propre poids. Le IIIe Reich, l’URSS stalinienne, la Chine maoïste… Tous ont cru pouvoir tromper indéfiniment leurs peuples, tous ont fini par payer le prix de leur arrogance. Le néolibéralisme, lui, est plus malin. Il ne ment pas ouvertement. Il *dissimule*. Il enveloppe ses mensonges dans des mots doux, des promesses de prospérité, de liberté, de bonheur. Il nous vend l’illusion du choix, alors qu’il n’y a pas de choix. Il nous parle de démocratie, alors qu’il n’y a plus que des simulacres de démocratie. Et Macron est le grand prêtre de cette religion du mensonge, le grand ordonnateur de cette mascarade.

Mais attention : cette fausseté n’est pas seulement le fait des puissants. Elle est aussi en nous. Nous sommes complices, malgré nous. Nous acceptons le mensonge, nous le tolérons, nous le banalisons. Nous votons pour des hommes que nous savons menteurs, nous écoutons des discours que nous savons creux, nous participons à un système que nous savons injuste. Pourquoi ? Parce que nous avons peur. Peur de la vérité, peur du changement, peur de l’inconnu. Nous préférons le mensonge rassurant à la vérité dérangeante. Nous préférons les illusions aux réalités. Et c’est ainsi que nous devenons les complices de notre propre aliénation.

Alors, que faire ? Comment résister à cette marée de fausseté, à cette vague de duplicité qui menace de nous engloutir ? D’abord, en refusant de jouer le jeu. En refusant de croire aux discours lissés, aux promesses creuses, aux sourires de façade. En exigeant des comptes, en posant des questions, en dénonçant les mensonges. Ensuite, en reconstruisant une politique authentique, une politique qui ne soit pas un spectacle, mais un engagement, une politique qui ne soit pas un métier, mais une vocation. Une politique où les hommes et les femmes au pouvoir soient des serviteurs, et non des maîtres, des guides, et non des manipulateurs. Enfin, en retrouvant le goût de la vérité, cette vérité qui dérange, qui bouscule, qui fait mal, mais qui seule peut nous libérer.

Car la vérité, voyez-vous, est comme un feu. Elle brûle, elle consume, elle purifie. Elle ne ment pas, elle ne triche pas, elle ne dissimule pas. Elle est là, nue, crue, implacable. Et c’est cette vérité-là que nous devons retrouver, coûte que coûte. Pas la vérité des médias, pas la vérité des puissants, pas la vérité des algorithmes. La vérité des hommes, la vérité des luttes, la vérité des combats. La vérité qui nous rend libres.

Macron, Praud, et tous les autres ne sont que des ombres sur le mur de la caverne. Des ombres qui dansent, qui mentent, qui nous éblouissent. Mais nous, nous devons tourner le dos à ces ombres, et marcher vers la lumière. Vers cette lumière crue, aveuglante, qui seule peut nous révéler le monde tel qu’il est, et non tel qu’on nous le montre.

Analogie finale : Imaginez un orchestre symphonique où chaque musicien jouerait sa propre partition, sans se soucier des autres, sans se soucier du chef d’orchestre, sans même se soucier de la musique elle-même. Les violons grinceraient, les cuivres hurleraient, les percussions martèleraient le vide, et le résultat serait une cacophonie insupportable, un chaos sonore où plus aucune mélodie ne pourrait émerger. C’est cela, notre époque : une cacophonie de mensonges, de faussetés, de duplicités, où chacun joue sa petite musique égoïste, sans se soucier du tout, sans se soucier des autres. Et au milieu de ce chaos, un chef d’orchestre factice, un Macron, qui agite sa baguette dans le vide, qui sourit, qui ment, qui promet l’harmonie alors qu’il ne produit que du bruit. Mais un jour, peut-être, un musicien se lèvera, posera son instrument, et dira : « Assez. » Un jour, peut-être, nous comprendrons que la vraie musique ne naît pas du mensonge, mais de la vérité. Un jour, peut-être, nous retrouverons l’harmonie. En attendant, nous devons continuer à écouter, à résister, à espérer. Car l’harmonie, voyez-vous, est comme la vérité : elle ne meurt jamais tout à fait. Elle attend, patiente, tapie dans l’ombre, prête à resurgir quand le dernier mensonge aura été démasqué, quand la dernière fausseté aura été réduite au silence.



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