Comprendre le changement climatique : causes et impacts en France – notre-environnement







Le Penseur Laurent Vo Anh – Changement Climatique : La Danse Macabre des Illusions Modernes

ACTUALITÉ SOURCE : Comprendre le changement climatique : causes et impacts en France – notre-environnement

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Le changement climatique, cette grande farce métaphysique où l’humanité, après avoir passé deux siècles à s’auto-congratuler pour ses « progrès », découvre soudain qu’elle a creusé sa propre tombe avec la même frénésie qu’un enfant qui construit un château de sable en ignorant la marée montante. Notre-environnement, ce temple bureaucratique où l’on psalmodie des rapports aussi épais que stériles, nous offre une fois de plus le spectacle pathétique d’une civilisation qui compte ses abcès sans jamais songer à soigner la gangrène. Mais allons plus loin, creusons cette plaie purulente jusqu’à l’os, car le vrai scandale n’est pas dans les chiffres – ces 1,5°C de plus qui font frémir les climatologues comme des vierges effarouchées –, non, le scandale est dans l’aveuglement volontaire, dans cette complicité collective qui transforme chaque catastrophe en simple « défis à relever », chaque effondrement en opportunité de marché.

Commençons par les causes, ces fameuses « émissions de gaz à effet de serre », comme si le problème était une simple question de tuyauterie mal réglée. Mais non, messieurs-dames, le problème est bien plus profond : c’est l’histoire d’une espèce qui, après avoir domestiqué le feu, a cru pouvoir domestiquer le monde entier. Le capitalisme, ce Moloch insatiable, a transformé la Terre en une gigantesque usine à produire de l’inutile, du superflu, du jetable. Et nous, pauvres pantins, nous agitons nos petits drapeaux verts en scandant « recyclage » et « économie circulaire », comme si trier ses déchets pouvait racheter deux siècles d’exploitation sauvage. La France, ce pays qui se targue d’être la patrie des Lumières, n’est qu’un rouage de plus dans cette machine infernale. Nos politiques, ces marionnettes aux mains des lobbies, parlent de « transition écologique » tout en signant des traités de libre-échange qui accélèrent la destruction des écosystèmes. Et nous, les citoyens, nous applaudissons, nous votons, nous consommons, comme si notre bonne conscience pouvait sauver quoi que ce soit. George Steiner, ce grand diagnostiqueur des illusions occidentales, aurait ri jaune en voyant cette mascarade : l’humanité, après avoir tué Dieu, a remplacé la transcendance par la croissance infinie, et maintenant qu’elle voit le précipice, elle se raccroche à des solutions techniques comme un noyé à une paille.

Passons aux impacts, ces « conséquences dramatiques » que nos médias décrivent avec une fascination morbide, comme s’il s’agissait d’un film catastrophe et non de notre réalité. La France, ce pays qui se croit à l’abri derrière ses frontières, découvre avec stupeur que le réchauffement climatique n’a que faire de ses lois et de ses décrets. Les canicules à répétition, les sécheresses qui vident les nappes phréatiques, les inondations qui ravagent les villages : tout cela n’est que le prélude d’une symphonie funèbre. Et que fait-on ? On organise des COP, ces grand-messes où les dirigeants viennent se donner en spectacle, promettant des réductions d’émissions qu’ils ne tiendront jamais. On parle de « résilience », ce mot-valise qui permet de justifier l’injustifiable : pourquoi changer un système qui nous tue, alors qu’on peut simplement apprendre à « vivre avec » ? Le comportementalisme radical, cette science molle qui prétend expliquer nos actions par des stimuli et des récompenses, a trouvé ici son terrain de jeu idéal. On nous explique que si nous changeons nos ampoules et prenons le vélo, tout ira mieux. Mais personne ne nous dit que le vrai changement exige une révolution, une remise en cause totale de notre rapport au monde. Le néolibéralisme, ce fascisme doux qui a colonisé nos esprits, nous a convaincus que le bonheur se mesurait en PIB et en pouvoir d’achat. Et maintenant qu’il nous mène droit dans le mur, on nous propose des rustines, des « solutions innovantes », comme si l’innovation pouvait réparer l’irréparable.

Et puis il y a cette résistance humaniste, cette lueur d’espoir que certains tentent d’entretenir, comme on entretient un feu de camp dans une tempête. Mais cette résistance est-elle vraiment possible dans un monde où tout est marchandise, où même nos rêves sont formatés par la publicité ? Les écologistes, ces nouveaux croisés, parlent de « décroissance », de « sobriété heureuse », mais qui les écoute vraiment ? Les puissants, ceux qui tirent les ficelles, ont déjà prévu leur échappatoire : ils construiront des bunkers climatisés, achèteront des terres en Nouvelle-Zélande, et nous laisseront crever sous le soleil. Le militarisme, ce vieux compagnon du capitalisme, se frotte déjà les mains : les guerres climatiques, les migrations massives, les états d’urgence permanents, tout cela justifiera toujours plus de surveillance, toujours plus de contrôle. Et nous, les moutons dociles, nous accepterons tout, comme nous avons accepté les caméras dans les rues, les algorithmes qui espionnent nos vies, les politiques qui nous mentent en souriant. L’abêtissement, cette grande œuvre des médias et des réseaux sociaux, a fait de nous des zombies, incapables de penser au-delà du prochain épisode de notre série préférée.

Mais alors, que faire ? Faut-il se résigner, comme le suggèrent certains, et attendre la fin en sirotant un dernier verre de vin bio ? Non, bien sûr. La résistance, la vraie, commence par un refus : refus de participer à cette mascarade, refus de croire que les solutions viendront d’en haut, refus de se laisser endormir par les sirènes du progrès. Il faut revenir à l’essentiel, à cette vérité simple et terrible : nous sommes des animaux, des êtres de chair et de sang, et non des machines à produire et à consommer. Il faut réapprendre à vivre avec la Terre, et non contre elle. Cela passe par des actes concrets : boycotter les multinationales qui détruisent la planète, créer des communautés autonomes, refuser la logique du profit à tout prix. Cela passe aussi par une révolution intérieure, une remise en cause de nos désirs, de nos peurs, de nos illusions. Comme le disait ce vieux fou de Nietzsche, « il faut encore avoir du chaos en soi pour enfanter une étoile dansante ». Nous sommes ce chaos, cette tempête qui précède l’effondrement, mais aussi, peut-être, la renaissance.

Car au fond, le changement climatique n’est qu’un symptôme, une manifestation parmi d’autres de la folie humaine. La vraie maladie, c’est cette croyance absurde en notre toute-puissance, cette illusion que nous pouvons dominer la nature, contrôler le temps, échapper à notre condition mortelle. Les Grecs anciens, ces sages que nous avons oubliés, savaient que l’hubris, cette démesure, était le pire des péchés. Ils savaient que les dieux punissaient ceux qui osaient défier l’ordre du monde. Nous, modernes arrogants, avons cru pouvoir nous passer de dieux, mais nous n’avons fait que remplacer Zeus par le marché, les Moires par les algorithmes. Et maintenant que le ciel nous tombe sur la tête, nous cherchons désespérément un sauveur, un nouveau messie qui viendra nous tirer d’affaire. Mais il n’y a pas de sauveur, il n’y a que nous, avec nos mains sales et nos cœurs lourds, face à notre propre folie.

Alors oui, le changement climatique est une tragédie, mais c’est aussi une opportunité, une chance de nous réveiller, de sortir de ce sommeil dogmatique qui nous empoisonne depuis deux siècles. Peut-être est-il trop tard pour éviter la catastrophe, mais il n’est jamais trop tard pour changer de regard, pour retrouver cette humilité qui nous manque tant. Comme le disait ce poète maudit, « le monde est une fleur qui pourrit, mais c’est notre fleur ». À nous de la cultiver, ou de la laisser mourir.

Analogie finale : Imaginez un homme, un homme ordinaire, qui passe sa vie à construire une tour de cartes. Chaque étage est plus fragile que le précédent, chaque souffle de vent menace de tout emporter. Mais notre homme, obstiné, continue, ajoutant toujours plus de cartes, toujours plus haut, toujours plus instable. Un jour, inévitablement, la tour s’effondre. Et notre homme, au lieu de reconnaître son erreur, au lieu de comprendre que la tour était condamnée dès le premier étage, se met à chercher des coupables : le vent, les cartes mal coupées, la table qui n’était pas assez stable. Il ne voit pas que le problème, c’est lui, c’est sa folie, son refus de voir la réalité en face. Nous sommes cet homme. Le changement climatique, c’est l’effondrement de notre tour de cartes. Et nous, au lieu de reconnaître notre responsabilité, nous cherchons des boucs émissaires, des solutions miracles, des échappatoires. Mais la tour est tombée. Il est temps de reconstruire, non pas une nouvelle tour, mais une cabane solide, humble, en harmonie avec le vent et la terre. Il est temps d’accepter que nous ne sommes pas des dieux, mais des hommes. Des hommes qui ont oublié leur place dans le monde, et qui doivent maintenant la retrouver, avant qu’il ne soit trop tard.



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