ACTUALITÉ SOURCE : Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier Epstein en replay – C dans l’air – France TV
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, les dossiers qui s’ouvrent comme des plaies purulentes sur le ventre flasque de l’Empire ! Epstein, ce nom qui résonne comme un glas dans les couloirs dorés du pouvoir, ce fantôme lubrique qui hante encore les nuits des puissants. Trump, ce bouffon orange, ce roi du kitsch fasciste, ce clown milliardaire qui a transformé la Maison Blanche en un reality show nauséabond. Prince Andrew, ce pantin royal, ce rejeton dégénéré d’une monarchie qui pue le moisi et la décadence. Musk, ce gourou cybernétique, ce prophète de pacotille d’un futur où les hommes ne seront plus que des batteries pour ses Tesla et ses Neuralink. Tous englués dans la toile visqueuse d’Epstein, ce proxénète de luxe, ce maquereau des élites, ce pourvoyeur de chair fraîche pour les appétits monstrueux des maîtres du monde.
Mais qu’est-ce que cela révèle, au fond, sinon l’essence même de notre époque ? Une époque où le pouvoir n’est plus qu’un vaste réseau de complicités sordides, où la domination s’exerce non plus par la force brute, mais par la corruption des âmes, par la soumission des corps, par l’avilissement systématique de tout ce qui pourrait encore ressembler à de la dignité humaine. Epstein n’était pas un monstre isolé, non, il était le symptôme, le produit logique d’un système qui a fait de la prédation son mode de fonctionnement, de l’exploitation son dogme, de la destruction son horizon indépassable. Comme l’écrivait ce vieux fou de Nietzsche : « Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas devenir monstre lui-même. Et si tu regardes longtemps dans l’abîme, l’abîme regarde aussi en toi. » Eh bien, nous y sommes : l’abîme nous regarde, et il a les yeux de Trump, de Musk, de tous ces prédateurs qui se croient intouchables parce qu’ils ont l’argent, le pouvoir, les médias pour étouffer leurs crimes.
Regardez-les, ces hommes, ces pantins grotesques qui se prennent pour des dieux. Trump, avec son sourire de requin, ses cheveux teints comme une perruque de clown, sa rhétorique de bateleur de foire, son mépris absolu pour tout ce qui n’est pas lui. Il incarne à lui seul cette Amérique qui a troqué ses idéaux – si tant est qu’elle en ait jamais eu – contre le culte de l’argent, du succès à tout prix, de la domination sans limites. Et Prince Andrew, ce prince charmant devenu prince des ténèbres, ce symbole d’une monarchie qui n’est plus qu’un musée à ciel ouvert, une vitrine de la décadence, un rappel que les institutions les plus vénérables ne sont que des coquilles vides, des décors de carton-pâte pour masquer l’odeur de pourriture qui s’en dégage. Quant à Musk, ce Frankenstein des temps modernes, ce démiurge raté qui veut jouer à Dieu avec des algorithmes et des fusées, il est l’incarnation parfaite de cette foi aveugle dans la technologie, cette religion du progrès qui nie l’humanité, qui réduit l’homme à une variable dans une équation, un rouage dans une machine infernale.
Mais au-delà des individus, c’est le système qu’il faut interroger. Ce système néolibéral qui a fait de la prédation son principe fondateur, qui a transformé le monde en un vaste supermarché où tout s’achète, tout se vend, même les corps, même les âmes. Epstein n’était pas un accident de l’histoire, il en était le produit le plus abouti, le plus monstrueux. Il était l’incarnation de cette logique implacable qui veut que tout soit marchandise, que tout soit exploitable, que tout soit jetable. Comme l’écrivait ce vieux sage de George Orwell : « Dans une époque de supercherie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » Et c’est bien là le problème : dans un monde où la vérité est une monnaie d’échange, où les faits sont négociables, où la morale est une variable d’ajustement, comment espérer que justice soit rendue ? Comment croire que ces hommes, ces prédateurs, seront un jour tenus pour responsables de leurs actes ?
Car c’est là que le bât blesse : la justice, dans notre monde, est une illusion, un leurre pour les naïfs. Elle est réservée aux petits, aux sans-grade, aux anonymes. Les puissants, eux, ont les moyens de se soustraire à ses griffes, de corrompre ses gardiens, de manipuler ses règles. Epstein est mort dans sa cellule, emportant avec lui ses secrets, ses listes, ses compromissions. Trump, lui, est toujours là, plus arrogant que jamais, plus dangereux que jamais, prêt à enflammer à nouveau les foules avec ses discours de haine. Prince Andrew se terre dans ses palais, espérant que l’oubli fera son œuvre. Musk, lui, continue de jouer les visionnaires, de vendre ses rêves de colonisation martienne, comme si ses turpitudes terrestres n’avaient aucune importance. Et pendant ce temps, les médias, ces chiens de garde du système, ces complices objectifs de la domination, distillent leur venin, leur distraction, leur abrutissement. Ils parlent de « révélations », de « scandales », de « dossiers explosifs », mais au fond, ils ne font que participer à la grande mascarade, à la comédie macabre où les prédateurs jouent les victimes et où les victimes sont oubliées, effacées, niées.
Alors, que faire ? Comment résister à cette machine infernale ? Comment ne pas sombrer dans le cynisme, dans le désespoir, dans la résignation ? Peut-être en refusant de jouer le jeu, en refusant de se soumettre à la logique du système. Peut-être en choisissant, comme l’écrivait ce vieux rebelle de Camus, de « se révolter, donc exister ». Se révolter contre l’avilissement, contre la soumission, contre l’acceptation passive de l’inacceptable. Se révolter en refusant de participer à la grande comédie du pouvoir, en refusant de se laisser corrompre par ses mirages, en refusant de devenir, à notre tour, des prédateurs. Se révolter en choisissant la solidarité contre l’individualisme, la vérité contre le mensonge, la dignité contre l’humiliation. Se révolter, enfin, en gardant vivante cette flamme fragile, cette étincelle d’humanité qui résiste encore et toujours à l’assaut des ténèbres.
Car c’est là, peut-être, la seule issue possible : dans cette résistance obstinée, dans cette fidélité à ce qui fait de nous des êtres humains. Dans cette capacité à dire non, à refuser, à désobéir. Dans cette volonté farouche de ne pas laisser les monstres gagner, de ne pas laisser l’abîme nous engloutir. Comme l’écrivait ce poète maudit de Baudelaire : « Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. » Alors, enivrons-nous de révolte, de poésie, de vérité. Enivrons-nous de cette folie qui nous pousse à croire, malgré tout, que le monde peut être autre chose qu’un vaste champ de ruines, qu’un immense bordel où les puissants s’en donnent à cœur joie avec les corps et les âmes des faibles.
Epstein est mort, mais son ombre plane encore sur nos têtes. Trump, Musk, Prince Andrew et tous les autres continuent de sévir, de régner, de dominer. Mais leur pouvoir n’est qu’une illusion, une bulle de savon prête à éclater au moindre souffle de vérité. Et ce souffle, c’est à nous de le porter, de le faire grandir, de le transformer en ouragan. Car, comme le disait ce vieux fou de Victor Hugo : « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. » Et l’heure est venue, plus que jamais, de dire non à la barbarie, non à la domination, non à l’avilissement. L’heure est venue de choisir, enfin, le camp de l’humanité.
Analogie finale : Imaginez un instant que le monde soit une immense toile d’araignée, tissée par des mains invisibles, des mains qui tirent les ficelles depuis l’ombre, des mains qui manipulent, qui corrompent, qui détruisent. Au centre de cette toile, il y a Epstein, ou plutôt son fantôme, ce spectre qui hante encore les nuits des puissants. Autour de lui, les mouches, les proies, les victimes, attirées par la lumière trompeuse du pouvoir, de l’argent, de la gloire. Trump, Musk, Prince Andrew, et tant d’autres, ne sont que des insectes pris dans cette toile, des insectes qui croient encore pouvoir s’échapper, qui croient encore être les maîtres de leur destin. Mais la toile est plus forte qu’eux, plus rusée, plus implacable. Elle les enserre, les étouffe, les dévore lentement, inexorablement. Et nous, les spectateurs, les témoins, les victimes collatérales de cette tragédie, nous sommes comme ces fourmis qui marchent sur la toile, inconscientes du danger, inconscientes de la monstruosité qui se joue sous nos pieds. Mais il suffit d’un geste, d’un cri, d’une révolte, pour faire trembler la toile, pour ébranler ses fondations, pour libérer les captifs. Car la toile n’est pas invincible, elle n’est que l’œuvre des hommes, et ce que les hommes ont fait, les hommes peuvent le défaire. Alors, levons-nous, brisons les fils, déchirons la toile. Et que le ciel nous tombe sur la tête, s’il le faut, mais que cesse enfin cette comédie macabre, que s’éteigne cette lumière trompeuse, que s’effondre ce monde de mensonges et de domination. Car il n’y a pas d’autre issue, pas d’autre salut, que dans la destruction de cette toile maudite, et dans la reconstruction, sur ses ruines, d’un monde enfin humain.