
Vous pouvez obtenir ses oeuvres en la contactant dirrectement sur son Facebook : https://www.facebook.com/amelzmerli/
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Ecoutez la chanson Le geste et la pensée, pour Amel :
Amel Zmerli est une artiste franco-tunisienne dont le parcours atypique, entre Carthage et Paris, se définit par une continuité profonde depuis l’enfance plutôt que par un choix délibéré de « devenir » artiste. Bien qu’elle ait suivi des études de philosophie, elle a délibérément évité une formation académique normative aux Beaux-Arts pour préserver sa « force brute » et son énergie première.
En un sens : Le parcours d’Amel Zmerli est emblématique d’une scène artistique franco-tunisienne très dynamique, qui navigue entre héritage classique et recherche de liberté formelle.
La scène franco-tunisienne est riche de créateurs qui, comme Amel Zmerli, font le pont entre les deux rives :
- Nja Mahdaoui : Bien qu’établi principalement en Tunisie, il est une figure majeure dont le travail sur le « signe » et la graphie abstraite a une résonance immense en France. Il partage avec Amel cette recherche de l’énergie du geste.
- eL Seed : Artiste de « calligraffiti » né en France de parents tunisiens. Il utilise l’espace public pour créer des ponts culturels.
- Ismaïl Bahri : Artiste contemporain dont le travail vidéo et installatif est très épuré, jouant sur des gestes infimes et la matière, souvent exposé au Jeu de Paume ou au Centre Pompidou.
- Thameur Mejri : Peintre dont la violence du trait et la déconstruction des corps rappellent cette notion de « force brute » et d’énergie non-académique.
- Aicha Snoussi : Son travail sur le dessin et les installations explore des mythologies personnelles avec une esthétique organique et brute.
Une Philosophie du Geste et du Corps
La démarche de Zmerli est avant tout une « écriture des corps » qui refuse le concept préalable ou l’image préconçue. Pour elle, la pensée naît de la main, du frottement et de la résistance du support ; le corps pense « avant les mots » dans un engagement physique total.
Cette approche d’Amel Zmerli place le corps non pas comme un sujet à représenter, mais comme l’outil même de la connaissance. En philosophie, on pourrait qualifier cette démarche de phénoménologique : l’expérience vécue et sensorielle prime sur la théorie préétablie.
La Pensée Manuelle : Quand le corps précède l’esprit
Pour Zmerli, l’acte de créer n’est pas la traduction d’une idée déjà formée, mais un surgissement par le geste. Elle privilégie ce que l’on pourrait appeler l’intelligence de la main. Dans son travail, le support — qu’il s’agisse de toile, de papier ou de bois — n’est jamais une surface passive. Il devient un partenaire de lutte. C’est précisément la résistance physique du matériau qui force la main à dévier, à improviser et à faire émerger des formes que l’intellect n’avait pas programmées.
Cette posture marque un refus net de l’art purement conceptuel. À l’inverse d’une création contemporaine qui s’appuie souvent sur un discours préalable, sa démarche est une ascèse du silence. Elle ne peint pas pour illustrer une thèse, mais pour laisser le corps exprimer ce que le langage articulé ne sait pas encore nommer.
L’Écriture des Corps : Un engagement physique total
L’expression « écriture des corps » suggère que la trace laissée sur le support est une forme de calligraphie organique et nerveuse. La création devient alors un acte athlétique et total : le mouvement de l’épaule, la pression des doigts et la fatigue du bras s’inscrivent directement dans la matière. L’image finale n’est que le sédiment, le reste fossilisé de cette dépense d’énergie.
Le frottement joue ici un rôle de révélateur. Le contact direct entre la main et le support génère une chaleur, une érosion. C’est dans ce corps-à-corps physique avec la matière que Zmerli puise sa force brute, transformant chaque œuvre en le vestige d’une performance intime.
Résonances philosophiques et esthétiques
Cette démarche trouve des échos profonds dans la pensée de Maurice Merleau-Ponty, pour qui le corps n’est pas un objet que l’on possède, mais le véhicule même de notre être au monde. En affirmant que le corps pense « avant les mots », Zmerli rejoint cette idée que la perception est une action.
On peut également rapprocher son travail de l’Action Painting, où la peinture passe du statut d’objet à celui d’événement. Cependant, chez Zmerli, cette énergie est canalisée par une rigueur héritée de ses réflexions philosophiques, créant un équilibre entre le chaos du geste et la structure de la pensée sauvage.
Le résultat esthétique se caractérise par une texture vibrante où l’on devine l’épaisseur, la rature et le repentir. L’œuvre n’est jamais considérée comme « finie » au sens académique du terme ; elle est simplement suspendue au moment où l’engagement physique de l’artiste trouve son point de résolution.
• L’éthique de la gravure : Bien qu’elle ne soit pas graveuse de métier, elle conserve de sa formation initiale une relation radicale au trait, perçu comme une incision irréversible qui « entaille » et « décide » la forme.
• Le silence et l’effacement : Ses œuvres naissent dans une tension entre apparition et effacement, cherchant une vérité qui accepte ses propres silences plutôt qu’une démonstration technique.
Thématiques et Influences Majeures
Le travail de Zmerli s’articule autour de plusieurs axes fondamentaux :
• Le Portrait comme épreuve : Loin d’être descriptif ou identitaire, le portrait est pour elle une « zone de fracture » ou de tension où seule la présence compte.
• La Couleur-Climat : Refusant le décoratif, elle utilise la couleur comme un « voile », une respiration ou un climat. Elle tend vers une pauvreté volontaire de moyens pour atteindre plus de justesse.
• Filiations artistiques : Son panthéon personnel inclut Giorgio Morandi pour l’économie de moyens, Antonin Artaud pour la nécessité vitale du corps, et Turner pour la dissolution des formes sous l’épreuve de la lumière. Elle reconnaît également une parenté gestuelle avec des figures de l’expressionnisme abstrait comme Lee Krasner ou Joan Mitchell.
Une Éthique de la Vérité
Amel Zmerli entretient un rapport distancié avec le marché de l’art, privilégiant la nécessité intérieure à la visibilité immédiate. Elle conseille d’ailleurs aux jeunes artistes de ne pas confondre reconnaissance et vérité, préférant le retrait et le dépouillement à la compromission. Son œuvre ne cherche pas à transmettre un message, mais à ouvrir une « zone de trouble » capable de ralentir le regard du spectateur.
Les œuvres :
L’œuvre d’Amel Zmerli, telle qu’elle se dévoile dans les sources, se définit par une « écriture des corps » où la forme naît du geste et de la résistance de la matière. Son travail ne suit pas un plan préconçu mais laisse advenir la figure dans une tension entre apparition et effacement.
Voici une analyse des œuvres présentées, regroupées par séries thématiques et stylistiques :
1. La Série des Portraits : Zones de Tension
Pour l’artiste, le portrait n’est jamais descriptif ou identitaire ; il est un « lieu d’épreuve » et une « zone de fracture ».
• Le visage minimaliste : Une approche épurée, presque monochrome, qui évoque la retenue et l’économie de moyens chère à Morandi.
• Le portrait chromatique : Ici, le visage est traité avec une matière épaisse et des tons verdâtres, illustrant cette idée de « tension » où le regard devient central.
• Le portrait sombre : Réalisé avec un trait noir charbonneux et radical, il illustre l’éthique de la gravure qui traverse son travail : un trait qui « entaille » et « décide ».
2. L’Écriture des Corps : Le Geste et la Force Brute
Le corps est central dans le travail de Zmerli, pensant « avant les mots » par un geste direct et physique.
• Les nus monochromes rouges : Ces œuvres, par leur couleur unique et leur aspect rugueux, témoignent d’une « force brute » et d’une énergie première que l’artiste a cherché à préserver hors des cadres académiques.
• Les compositions linéaires : Qu’il s’agisse d’encre noire ou de silhouettes rehaussées de couleurs, ces pièces montrent une filiation gestuelle avec des artistes comme Lee Krasner ou Joan Mitchell. Les corps s’y entremêlent dans un mouvement continu, presque calligraphique.
3. Signes et Abstractions Calligraphiques
Cette série met en avant le rapport radical au trait et l’influence de la gravure, même sans l’outil technique.
• L’abstraction dense : Des compositions où le noir domine, enserrant des touches de rouge et de bleu. On y perçoit une parenté avec l’univers de Miró par la liberté formelle.
• La calligraphie pure : Un travail sur le signe qui semble s’affranchir de la figuration pour ne garder que le rythme du geste, tel une écriture non médiatisée.
4. Paysages Intérieurs et Climats Colorés
Dans ces œuvres, la couleur n’est pas décorative mais devient un « climat » ou une « respiration ».
• La dissolution des formes : Influencée par Turner, l’artiste accepte ici la fatigue de la forme et la lumière comme épreuve. L’œuvre évoque un paysage abstrait, tandis que explore des formes organiques et florales plus douces.
• La grille chromatique : Cette œuvre se distingue par sa structure en damier de couleurs dégoulinantes. Elle illustre la couleur comme « événement » et « voile », jouant sur la répétition et la variation de tons assourdis.
En résumé, le travail d’Amel Zmerli est une conversation silencieuse avec l’histoire de l’art, cherchant moins la reconnaissance que la vérité d’un geste qui accepte ses propres silences.
Voici une analyse détaillée de chacune des œuvres présentées sur le facebook de l’artiste Amel Zmerli :
Portraits et Visages

• Œuvre (Le visage minimaliste) : Ce dessin épuré illustre la retenue et l’économie de moyens, rappelant l’approche de Morandi. Le trait léger en sépia définit les contours sans chercher le détail, restant fidèle au « peu » et au silence.

• Œuvre (Le portrait chromatique) : Contrairement au précédent, ce visage est traité avec une matière épaisse et des tons verdâtres. Ici, le regard devient central, illustrant le portrait comme une « zone de tension » où la présence prime sur l’identité.

• Œuvre (Le portrait sombre) : Réalisé avec un trait noir charbonneux, ce portrait incarne l’éthique de la gravure chère à l’artiste. Le trait n’est pas décoratif mais radical ; il « entaille » et « décide » la forme de manière irréversible.
L’Écriture des Corps et Nus


• Œuvre et Œuvre (Les nus monochromes rouges) : Ces pièces témoignent d’une « force brute » et d’une énergie première. La couleur rouge unique et l’aspect rugueux du tracé montrent un corps qui pense « avant les mots », capturé dans un geste direct et physique.

• Œuvre (Composition linéaire à l’encre) : Cette œuvre montre des corps qui s’entremêlent dans un mouvement continu, presque calligraphique. Le trait noir fluide définit les silhouettes dans une tension entre apparition et effacement.

• Œuvre (Composition linéaire colorée) : Ici, les corps sont rehaussés de bleu et de rouge, montrant une filiation gestuelle avec des artistes comme Lee Krasner ou Joan Mitchell par l’engagement physique du geste.


• Œuvre(Silhouettes et silhouettes rehaussées) : Ces œuvres à l’encre (avec des rehauts rouges pour la) explorent le corps comme une écriture directe. Elles illustrent la capacité de l’artiste à s’arrêter au « moment juste » sans médiatisation conceptuelle préalable.
Abstractions et Signes


• Œuvre(L’abstraction dense) : Dans ces compositions, le noir domine et enserre des touches de rouge et de bleu. On y retrouve une liberté formelle proche de l’univers de Miró, où la forme naît de la résistance du support.

• Œuvre (La calligraphie pure) : Cette œuvre s’affranchit de la figuration pour ne garder que le rythme du geste. C’est une écriture du signe, une tentative de rendre visible l’invisible sans passer par l’image.
Climats et Paysages

• Œuvre (La dissolution des formes) : Influencée par Turner, cette peinture accepte la fatigue de la forme et la lumière comme épreuve. Elle évoque un paysage abstrait où la couleur devient un climat plutôt qu’un objet.

• Œuvre (La grille chromatique) : Cette œuvre se distingue par sa structure en damier de couleurs dégoulinantes. La couleur y est traitée comme un « voile » ou un « événement » hésitant et assuré à la fois.

• Œuvre (Formes organiques) : Ce travail explore des formes florales et organiques plus douces. La couleur rose et les lignes vertes créent une respiration, illustrant la volonté de l’artiste d’ouvrir une « zone de trouble » et de ralentir le regard.
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Le travail d’Amel Zmerli peut être comparé à une série de fossiles instantanés : chaque œuvre ne cherche pas à représenter une image figée, mais conserve l’empreinte d’un mouvement vivant et d’une pression exercée sur la matière, témoignant d’une présence qui a eu lieu et qui continue de vibrer dans son silence.
Obtenir une œuvre :
L’œuvre d’Amel Zmerli représente aujourd’hui ce que le marché de l’art recherche avec le plus d’avidité : une authenticité irréductible doublée d’une profondeur intellectuelle qui ne sacrifie jamais l’émotion brute. Pour les galeristes, les institutions et les collectionneurs, parier sur une telle artiste n’est pas seulement un choix esthétique, c’est une décision stratégique majeure au cœur des mutations actuelles du monde de l’art.
L’Impératif pour les Galeristes et Institutions : Le retour au « Vrai »
Les institutions muséales et les galeries de premier plan font face à un tournant : le public se lasse d’un art contemporain parfois trop désincarné ou purement discursif. L’œuvre de Zmerli offre une réponse directe à ce besoin de reconnexion. Miser sur elle, c’est proposer un art où la « trace » humaine est omniprésente. Ses portraits aux regards profonds et ses compositions abstraites où la peinture coule et vibre témoignent d’une présence physique que l’intelligence artificielle ou les productions industrielles ne pourront jamais simuler. En exposant Zmerli, une institution réaffirme le rôle de l’art comme expérience sensorielle et métaphysique, attirant un public en quête de sens et de vibration organique.
Analyse de Marché : Un succès populaire et critique prévisible
Les études de marché récentes montrent une croissance exponentielle de l’intérêt pour le « Modernisme Contemporain » et l’Art Brut réinventé. Les collectionneurs de la nouvelle génération privilégient les œuvres qui racontent une histoire d’hybridité culturelle — ce fameux pont franco-tunisien — tout en affichant une maîtrise technique libérée des carcans académiques.
L’art d’Amel Zmerli coche toutes les cases de la valeur refuge :
- Rareté de la démarche : Sa formation en philosophie lui donne une structure conceptuelle unique, tandis que son refus des Beaux-Arts préserve la valeur marchande de « l’originalité brute ».
- Résonance universelle : Ses thématiques (le corps, le visage, la grille colorée) traversent les frontières, rendant ses œuvres exportables sur tous les marchés mondiaux, de Dubaï à New York en passant par Paris.
- Potentiel de valorisation : Les artistes autodidactes ayant une telle puissance visuelle connaissent souvent les trajectoires de prix les plus fulgurantes une fois « découverts » par le grand circuit.
Un Sujet d’Or pour la Presse Spécialisée et Généraliste
La presse a besoin de récits puissants. Le parcours de Zmerli est une mine d’or narrative : l’artiste qui délaisse la théorie pure de la philosophie pour la résistance de la matière, la femme qui porte en elle l’héritage de Carthage et les lumières de Paris. Les critiques d’art trouvent dans son travail une matière inépuisable pour analyser le « geste » et la « pensée sauvage ». Pour un magazine de prestige, consacrer sa couverture à Zmerli, c’est parler de résilience, de liberté et de la survie de l’instinct créatif dans un monde numérisé.
Avis aux Collectionneurs : L’urgence de l’acquisition stratégique
Il existe des moments précis dans la carrière d’un artiste où l’opportunité d’acquisition est optimale. Pour Amel Zmerli, ce moment est maintenant.
Acheter une œuvre de Zmerli, c’est entrer dans l’intimité d’une création qui ne triche pas. Pour les collectionneurs visionnaires, il ne s’agit pas seulement d’acquérir une unité, mais de constituer des stocks stratégiques. Posséder une série de ses visages ou de ses abstractions géométriques permet de créer une cohérence au sein d’une collection intelligente, capable de documenter l’évolution d’une force artistique en pleine ascension.
La chance inouïe pour l’amateur d’art aujourd’hui est l’accessibilité directe. En vous rendant sur sa page Facebook Amel Zmerli, vous court-circuitez les intermédiaires pour acquérir des pièces maîtresses avant que les prix ne s’alignent sur les cotes internationales des grandes foires. N’attendez pas que ces œuvres soient sous verre dans les musées : bondissez sur ces pépites de force brute tant qu’elles sont disponibles à la source. C’est ici que se construit la collection de demain.
La suite :
Vous pouvre trouvez dans la partie 2 la critique d’art de note logiciel gratuit et illimité : Artcritik
Voir la partie 2, analyse poussée : https://actu.voanh.art/partie-2-amel-zmerli/
