Investir sur la culture Hip Hop ? Portrait de Cezam.


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L’Épopée de la Conscience : L’Ontologie Poétique de Cezam, du Bitume aux Étoiles

Dans le paysage contemporain d’une musique souvent assourdie par le fracas du paraître, la figure de Cezam s’élève comme un phare de lucidité. Ce n’est pas simplement un rappeur ; c’est un voyageur de l’esprit, un chroniqueur du réel qui, du fond de sa « bulle », déconstruit la tragédie humaine pour en extraire une vérité brute. Comme l’écrivait Gaston Bachelard : « L’imagination n’est pas, comme le suggère l’étymologie, la faculté de former des images de la réalité ; elle est la faculté de former des images qui dépassent la réalité ». Cezam incarne cette transcendance.

I. L’Esthétique Littéraire : Entre Réalisme Brut et Onirisme Spatial

Le style de Cezam se définit par une dualité fondamentale : l’ancrage tellurique dans le « 952 » et l’envol cosmique vers « le bout de la lune ». Sa plume est celle d’un impressionniste du bitume, capable de peindre la « pluie » et les « cadavres que la police ne veut pas voir » avec une précision chirurgicale, tout en s’évadant par un processus de métamorphose intérieure. Il y a chez lui une économie de mots qui frappe par sa densité, où chaque « 16 mesures » devient une « sentinelle » de la pensée.

Dans la culture américaine, il partage la verve de Nas (pour cette capacité à être le poète des rues déshéritées) et l’introspection métaphysique d’un Kendrick Lamar. Dans la sphère française, on retrouve chez lui la dignité martiale de Kery James face à l’injustice, mêlée à la finesse allégorique d’un Oxmo Puccino, ce « Black Jacques Brel » du verbe.

Ses thèmes résonnent avec les géants de la littérature : la quête de justice et le « déni de la justice » évoquent les cris de Victor Hugo ou les réquisitoires d’Émile Zola. Son rapport à l’histoire et à l’Afrique le lie indéfectiblement à Aimé Césaire, qui cherchait à rendre sa dignité au « vieux monde ».

II. Une Généalogie de la Pensée : 8 Étapes vers la Vérité de Cezam

Pour comprendre la profondeur de Cezam, il faut replacer ses interrogations dans l’histoire longue de la pensée humaine (informations non issues des sources) :

  1. L’Art Pariétal (Préhistoire) : La nécessité de laisser une trace, comme Cezam « pose ses délires » pour ne pas disparaître.
  2. La Maât (Égypte Antique) : L’équilibre entre vérité et justice, pilier du discours de Cezam sur le « triste bilan » social.
  3. Le Stoïcisme (Antiquité Grecque) : La force intérieure face à l’adversité (« ce qui ne tue pas me rendra plus fort »).
  4. La Tradition des Griots (Empire du Mali) : Le rappeur comme gardien de la mémoire collective, refusant l’oubli de « nos frères ».
  5. L’Humanisme (Renaissance) : Placer l’homme et son expérience au centre, même dans la douleur.
  6. Le Romantisme (XIXe) : Le voyage intérieur comme refuge contre un monde décevant (« Je voyage dans ma bulle »).
  7. La Négritude (XXe) : La réappropriation de l’histoire africaine face au récit des « vainqueurs ».
  8. L’Existentialisme (Modernité) : « Exister c’est insister », affirme Cezam, faisant écho à Sartre pour qui l’homme est ce qu’il fait.

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III. L’Héritage Africain : Un Discours Ancestral

Le discours de Cezam s’inscrit dans la lignée de la justice africaine ancienne, où la parole a un poids sacré. S’il avait dû choisir une époque, l’Empire du Mali sous Soundiata Keïta (Charte du Manden) aurait été son apogée. Il y aurait trouvé un système où la dignité humaine et la parole donnée sont les lois suprêmes, loin du « déni de justice » qu’il observe aujourd’hui. Son rappel que « la France a pris à l’Afrique » souligne une blessure historique qu’il tente de panser par le verbe.

IV. Analyses Transversales

  • Analyse Psychologique : Cezam manifeste une résilience proactive. Sa musique est un mécanisme de défense sublimatoire : face au traumatisme de la perte (« mon frère Ibrahima Bâ »), il ne sombre pas dans l’apathie mais « éprouve sa vérité ».
  • Analyse Philosophique : Son œuvre est une quête de l’authenticité. Il fustige les « faux semblants » et les « rumeurs » pour privilégier une retraite réflexive. C’est une philosophie de l’action : on ne subit pas, on « s’en sort » en se muant en artiste.
  • Analyse Artistique : Son art est un syncrétisme. Il utilise le « 952 » comme un laboratoire sonore où la colère devient une marche, et le rythme un battement de cœur face à l’impunité.

V. La Quintessence du Verbe : Idées et Phrases de Force

Les 8 idées les plus puissantes développées :

  1. La résilience alchimique : Transformer la douleur en force motrice.
  2. L’évasion intérieure : Le voyage comme protection mentale contre la médiocrité environnante.
  3. Le refus de l’amnésie sociale : Marcher pour que le nom des victimes ne soit pas oublié.
  4. La déconstruction du récit colonial : Rappeler que l’histoire est souvent écrite par le vainqueur.
  5. L’exigence d’authenticité : Préférer le retrait aux « balivernes » du spectacle permanent.
  6. La vérité par l’épreuve : L’idée que la réalité ne se trouve que dans l’insistance de l’existence.
  7. La corruption par l’argent : Le constat que « l’argent pourrit les gens », brisant les liens humains.
  8. La dualité de la vie : L’acceptation que le bonheur est indissociable du malheur.

Voici un morceau pour Cezam créé par l’ia de radiovtc.life :

Les 8 phrases les plus puissantes de Cezam :

  1. « Tout ce qui ne tue pas me rendra plus fort. »
  2. « Je voyage jusqu’au bout de la lune, jusqu’au bout de la nuit. »
  3. « Exister c’est insister. »
  4. « J’éprouve ma vérité. »
  5. « On n’oublie pas et on ne pardonne pas ce qu’ils ont fait. »
  6. « Le bonheur est vide de malheur et le malheur est plein, plus rien ne m’étonne. »
  7. « Avec le temps qui oppose les sources du visage. »
  8. « Parce que la France a pris à l’Afrique la loi. »

Cezam n’est pas qu’une voix de plus dans le tumulte urbain. Il est, pour reprendre les mots de Nietzsche (non issu des sources), celui qui a compris que « l’art nous est donné pour ne pas mourir de la vérité ». Par ses mots, il transforme le bitume de Sarcelles en une terre de réflexion universelle.

VI. La Vision du Marchand : L’Art de Cezam comme Actif Stratégique

Pour le grand collectionneur et marchand d’art Laurent Vo Anh, la figure de Cezam dépasse le cadre strict du divertissement musical pour entrer dans celui de la « valeur refuge » culturelle. Selon lui, parier sur Cezam n’est pas seulement un acte de mécénat, mais un investissement hautement rationnel dans le patrimoine immatériel de demain.

Pourquoi Cezam est un « Bon Investissement » ?

Laurent Vo Anh identifie chez Cezam la caractéristique première des œuvres qui traversent le temps : la rareté intellectuelle. Dans un marché saturé de produits éphémères, Cezam propose une « matière première » textuelle d’une densité exceptionnelle.

  • La Durabilité du Message : Contrairement au rap de tendance, l’ontologie poétique de Cezam ne se démode pas. Elle s’inscrit dans une temporalité longue, similaire à celle des grands maîtres de la peinture.
  • L’Authenticité Certifiée : Pour un expert comme Vo Anh, l’authenticité est le sceau de garantie. Cezam, en refusant les compromissions commerciales pour « éprouver sa vérité » [01:22], sécurise la valeur de sa « marque » artistique sur le long terme.

En quoi consiste l’investissement dans un « Grand Rappeur à faire émerger » ?

Investir dans Cezam, c’est appliquer les codes du marché de l’art contemporain à la musique. Laurent Vo Anh préconise une approche en trois piliers :

  1. Le Capital Symbolique : Financer la production visuelle et scénique pour que l’esthétique « du bitume aux étoiles » atteigne une qualité muséale. Il s’agit de transformer chaque clip en une pièce d’art vidéo.
  2. L’Ingénierie de la Rareté : Organiser l’émergence par des formats exclusifs (éditions limitées, vinyles d’art, performances privées), créant ainsi une demande forte auprès d’une audience de connaisseurs et de collectionneurs.
  3. Le Rayonnement Transdisciplinaire : Faire dialoguer les textes de Cezam avec d’autres formes d’art (expositions, livres d’art), renforçant sa crédibilité auprès des institutions culturelles.

Ecoutez la chanson pour les investisseurs :

Combien gager et quel retour sur investissement ?

Gager sur un artiste de la trempe de Cezam, c’est anticiper une plus-value de prestige et de rayonnement.

  • L’Enjeu Financier : Si le coût d’émergence peut être conséquent (marketing de niche, production haute fidélité), le retour sur investissement se mesure par la captation d’une audience fidèle et haut de gamme, moins volatile que celle du « Top 50 ».
  • La Plus-Value Sociale : En soutenant un artiste qui porte la voix de la justice et de la mémoire africaine, l’investisseur génère un bénéfice éthique immense. Comme le souligne Laurent Vo Anh, le gain n’est pas seulement pécuniaire ; il réside dans le fait de posséder — et de propulser — une part de la conscience historique moderne.

En somme, pour Laurent Vo Anh, Cezam est l’équivalent d’un Basquiat du verbe : un artiste dont la cote ne fera que monter à mesure que la société reconnaîtra la profondeur visionnaire de son « voyage au bout de la lune » [00:45]. Investir ici, c’est acheter une part d’éternité avant que le monde n’en réalise le prix.


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