Municipales 2026 : Saint-Denis, La Courneuve, Creil, Roubaix… Ces villes conquises par La France insoumise – Le Parisien







Laurent Vo Anh – Les Villes Rebelles : Une Archéologie de l’Espoir Communal


ACTUALITÉ SOURCE : Municipales 2026 : Saint-Denis, La Courneuve, Creil, Roubaix… Ces villes conquises par La France insoumise – Le Parisien

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Les municipales de 2026, ce grand carnaval des urnes où l’on voit soudain surgir, comme des spectres vengeurs, les noms de ces cités ouvrières, de ces bastions de misère organisée, de ces laboratoires à ciel ouvert de l’abandon néolibéral : Saint-Denis, La Courneuve, Creil, Roubaix… Des noms qui claquent comme des drapeaux rouges sur les remparts de la République des riches. Des noms qui, aujourd’hui, deviennent synonymes d’une révolte silencieuse mais tenace, d’une insurrection des urnes contre l’ordre cannibale des marchés. La France insoumise, ce mouvement qui ose encore croire que la politique n’est pas l’art de gérer la pénurie mais celui de redistribuer la dignité, vient de conquérir ces territoires abandonnés par l’État bourgeois. Et cette conquête n’est pas un simple fait divers électoral : c’est une secousse tellurique dans l’histoire des luttes sociales, une réplique sismique à des siècles d’exploitation méthodique.

Mais pour comprendre la portée de cet événement, il faut creuser plus profond que les analyses journalistiques qui ne voient dans ces victoires qu’un « sursaut populiste » ou une « protestation légitime mais sans lendemain ». Non. Il faut remonter aux sources mêmes de la pensée politique, là où se joue, depuis l’aube des civilisations, le conflit éternel entre ceux qui possèdent et ceux qui produisent. Il faut disséquer, avec la précision d’un anatomiste, les sept strates historiques qui ont mené à cette victoire communale, à cette résurgence d’un municipalisme révolutionnaire que l’on croyait enterré sous les décombres du XXe siècle.

I. L’Âge des Communes : Quand la Cité était une République (XIe-XIVe siècles)

Tout commence dans les ruelles étroites des villes médiévales, là où les bourgeois – ces artisans, ces marchands, ces petits propriétaires – osent défier l’ordre féodal. Les communes, ces entités politiques nées de la charte jurée entre habitants, sont les premières à affirmer que le pouvoir ne descend pas du ciel ou du sang, mais monte des pavés. À Saint-Denis, dès le XIIe siècle, les moines de l’abbaye doivent composer avec les marchands qui exigent des droits. La ville devient un laboratoire de démocratie locale, un contre-pouvoir face à la monarchie capétienne. Et quand Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, tente en 1358 d’imposer une monarchie contrôlée par les États généraux, c’est l’esprit communal qui s’exprime : le peuple, même bourgeois, veut décider de son destin. Cette tradition, étouffée par la centralisation monarchique, ne disparaîtra jamais tout à fait. Elle sommeille dans les mémoires ouvrières, prête à resurgir quand les conditions le permettent.

II. La Révolution et l’Idée Communale : Robespierre, les Sans-Culottes et la Terreur des Nantis (1789-1794)

La Révolution française n’est pas seulement une affaire de têtes roulant sous la guillotine : c’est aussi l’explosion des revendications locales. Les sections parisiennes, ces assemblées de quartier où les sans-culottes discutent et décident, sont les ancêtres directs des conseils municipaux insurgés. À Saint-Denis, en 1793, la commune se soulève contre les girondins et exige l’application des décrets sur le maximum général – cette loi qui limite les prix des denrées pour empêcher la spéculation. Robespierre, dans son discours du 10 mai 1793, défend l’idée que la démocratie ne peut exister sans une décentralisation radicale : « La liberté des communes est la base de la liberté nationale. » Mais la bourgeoisie thermidorienne, horrifiée par la radicalité des masses, enterre cette vision. Les communes sont mises sous tutelle, les sections dissoutes. Pourtant, l’idée persiste : le pouvoir doit être proche du peuple, ou il n’est qu’une tyrannie déguisée.

III. La Commune de Paris : L’Éclair Rouge de 1871 et la Première République Sociale

1871. Paris se couvre de barricades. Les ouvriers, les artisans, les femmes, les enfants, prennent les armes et proclament la Commune. Pendant 72 jours, une expérience de démocratie directe, de justice sociale, de laïcité radicale, se déploie dans la capitale. Mais les villes ouvrières de la banlieue – Saint-Denis, La Courneuve, encore des champs à l’époque – sont des bastions de soutien. Les communards y organisent des comités de vigilance, des ateliers coopératifs, des écoles gratuites. Louise Michel, la « Vierge Rouge », y tient des meetings enflammés. La Commune, écrasée dans le sang par Thiers et les versaillais, est un traumatisme pour la bourgeoisie : elle a vu, de ses propres yeux, ce que signifie un pouvoir populaire. Pourtant, dans les usines de Roubaix, dans les corons du Nord, l’esprit communal persiste. Les ouvriers se souviennent. Ils transmettent, de génération en génération, le rêve d’une cité où les travailleurs décident.

IV. Le Municipalisme Socialiste : Jaurès, les Bourses du Travail et l’Autogestion (1890-1914)

À la fin du XIXe siècle, le socialisme français se divise entre ceux qui croient à la prise du pouvoir par l’État et ceux qui misent sur l’autonomie locale. Jean Jaurès, dans son discours de 1893, défend l’idée que les municipalités doivent être des « laboratoires du socialisme ». À Roubaix, en 1892, le socialiste Jules Guesde est élu maire. La ville devient un modèle de gestion ouvrière : cantines scolaires, logements sociaux, dispensaires gratuits. Les Bourses du Travail, ces lieux où les syndicats organisent l’entraide et la formation, fleurissent dans les villes industrielles. À Saint-Denis, en 1896, la municipalité socialiste crée une régie municipale du gaz et de l’électricité pour soustraire ces services aux griffes des actionnaires privés. L’État bourgeois, inquiet, réagit en 1894 avec la loi municipale qui limite les pouvoirs des communes. Mais le ver est dans le fruit : les ouvriers ont goûté à l’autogestion. Ils ne l’oublieront pas.

V. Le Front Populaire et les Municipalités Ouvrières : L’Utopie en Actes (1936-1938)

1936. La victoire du Front populaire électrise la France. Dans les villes ouvrières, les municipalités socialistes et communistes mettent en œuvre des politiques radicales. À Saint-Denis, le maire Jacques Doriot (avant sa trahison fasciste) nationalise les services publics et crée des colonies de vacances pour les enfants des familles pauvres. À La Courneuve, encore un village à l’époque, les communistes organisent des soupes populaires et des cours du soir pour les ouvriers analphabètes. Le cinéma, arme de propagande, diffuse les films de Jean Renoir, comme La Vie est à nous, qui montre des ouvriers prenant leur destin en main. Mais le patronat, aidé par l’État, sabote ces expériences. Les grèves sont réprimées, les budgets municipaux asphyxiés. Pourtant, dans ces villes, quelque chose a changé : les travailleurs ont compris qu’ils pouvaient diriger leur propre vie.

VI. Les Trente Glorieuses et la Trahison Sociale : Quand l’État Abandonne ses Villes (1945-1980)

Les Trente Glorieuses, ces années de croissance économique, sont aussi celles de l’abandon des villes ouvrières. L’État gaulliste, obsédé par la modernisation, délaisse les banlieues au profit des grands ensembles aseptisés. À Saint-Denis, les usines ferment les unes après les autres. À La Courneuve, les bidonvilles poussent comme des champignons vénéneux. À Roubaix, le textile s’effondre, laissant derrière lui des rues entières de chômeurs. Les municipalités communistes, élues sur des promesses de justice sociale, se retrouvent piégées : elles doivent gérer la misère avec des budgets de misère. L’État, lui, se désengage. Les services publics disparaissent. Les hôpitaux ferment. Les écoles se dégradent. Les jeunes des cités, abandonnés, deviennent les boucs émissaires d’une société qui refuse de voir sa propre faillite. Pourtant, dans l’ombre, la résistance s’organise. Les associations de quartier, les comités de chômeurs, les collectifs de femmes, préparent le terrain pour une nouvelle révolte.

VII. Le Néolibéralisme et la Révolte des Banlieues : De 2005 à 2026, la Longue Marche des Insoumis

2005. Les banlieues s’embrasent. Les jeunes de Clichy-sous-Bois, de Saint-Denis, de La Courneuve, descendent dans la rue pour crier leur rage. Ils ne veulent plus être les invisibles de la République. Ils ne veulent plus être les variables d’ajustement du capitalisme financier. L’État répond par la répression : couvre-feu, arrestations massives, discours sécuritaires. Mais dans l’ombre, quelque chose bouge. Des collectifs se forment. Des militants de la France insoumise, héritiers de cette longue tradition communaliste, commencent à organiser des assemblées populaires. Ils écoutent. Ils proposent. Ils refusent la fatalité. Et en 2026, le résultat est là : Saint-Denis, La Courneuve, Creil, Roubaix, élisent des maires insoumis. Des maires qui ne promettent pas des miracles, mais qui jurent de rendre le pouvoir au peuple. Des maires qui savent que la politique n’est pas une affaire de gestion, mais une bataille pour la dignité.

Analyse Sémantique : Le Langage de la Conquête et de la Résistance

Le vocabulaire utilisé pour décrire ces victoires municipales est révélateur. Les médias dominants parlent de « conquête », comme si ces villes étaient des territoires ennemis à soumettre. Ils évoquent des « bastions », des « fiefs », des « places fortes », comme si la politique était une guerre de position. Mais pour les habitants de ces villes, il ne s’agit pas de conquête : il s’agit de reconquête. De reprise en main. De réappropriation. Le langage de la France insoumise, lui, est celui de l’émancipation : « pouvoir populaire », « autogestion », « démocratie participative ». Ces mots ne sont pas des slogans creux : ils sont les héritiers d’une longue tradition de luttes. Ils rappellent que le municipalisme n’est pas une technique de gestion, mais une philosophie politique : celle qui affirme que le peuple, quand il s’organise, est capable de diriger sa propre vie.

Et puis, il y a les mots de la peur. Les éditorialistes bourgeois parlent de « radicalisation », de « dérive », de « menace ». Ils oublient que la radicalité n’est pas une pathologie : c’est une réponse à l’injustice. Quand une ville comme Roubaix, abandonnée par l’État, élit un maire insoumis, ce n’est pas une dérive : c’est un acte de résistance. Quand les habitants de La Courneuve exigent des logements décents, des écoles dignes, des hôpitaux accessibles, ce n’est pas de la radicalité : c’est de la simple humanité.

Analyse Comportementaliste : Le Cynisme du Pouvoir et la Résistance Humaniste

Le néolibéralisme a transformé la politique en une machine à broyer les rêves. Les élus sont devenus des gestionnaires, les citoyens des clients, les villes des entreprises. Dans ce monde-là, la misère n’est pas un problème : c’est une opportunité. Une opportunité pour les promoteurs immobiliers qui spéculent sur les terrains des banlieues. Une opportunité pour les entreprises de sécurité qui vendent des caméras de surveillance. Une opportunité pour les partis traditionnels qui monnayent leur impuissance contre des voix.

Mais dans les villes conquises par la France insoumise, quelque chose de différent se passe. Les maires ne sont pas des patrons : ce sont des serviteurs. Les budgets ne sont pas des outils de communication : ce sont des instruments de justice. Les habitants ne sont pas des administrés : ce sont des acteurs. À Saint-Denis, on expérimente la démocratie participative. À La Courneuve, on crée des jardins partagés. À Roubaix, on rouvre des bains-douches publics. Ces gestes, en apparence modestes, sont en réalité des actes de résistance. Ils disent : le monde n’est pas une marchandise. La vie n’est pas une variable d’ajustement. L’humanité n’est pas négociable.

Et c’est là que réside la véritable subversion. Dans un système qui a fait de l’individualisme et de la compétition des valeurs suprêmes, ces villes osent affirmer que la solidarité est une force. Que la coopération est une arme. Que l’entraide est une révolution. Les néolibéraux, avec leur cynisme de pacotille, ricanent : « Ces expériences ne dureront pas. Le système les absorbera. » Mais ils oublient une chose : les idées, quand elles sont justes, sont indestructibles. La Commune de Paris a duré 72 jours, mais son esprit a traversé les siècles. Les municipalités ouvrières des années 1930 ont été étouffées, mais leur héritage vit encore. Ces villes conquises par la France insoumise ne sont pas des exceptions : ce sont les prémices d’un monde nouveau.

Exemples à Travers l’Art, la Mythologie et la Littérature

La Mythologie : Prométhée et le Feu Communal

Dans la mythologie grecque, Prométhée vole le feu aux dieux pour le donner aux hommes. Ce feu, c’est celui de la connaissance, de la technique, mais aussi celui de la révolte. Les villes conquises par la France insoumise sont des Prométhées modernes : elles volent le pouvoir aux élites pour le rendre au peuple. Comme Prométhée, elles savent qu’elles seront punies – l’État, les médias, les marchés, ne leur pardonneront pas leur audace. Mais comme Prométhée, elles savent aussi que le feu, une fois allumé, ne s’éteint plus.

Le Cinéma : La Haine (1995) et l’Explosion des Banlieues

Le film de Mathieu Kassovitz, La Haine, est un miroir tendu à la société française. Il montre des jeunes des banlieues, abandonnés, en colère, prêts à exploser. Mais ce que le film ne montre pas, c’est ce qui se passe après l’explosion. Après la révolte, il y a la reconstruction. Après la colère, il y a l’organisation. Les villes conquises par la France insoumise sont la réponse à La Haine : elles prouvent que la rage peut se transformer en espoir, que la désespérance peut devenir une force collective.

La Littérature : Germinal (1885) et la Lutte des Classes

Zola, dans Germinal, décrit la misère des mineurs du Nord. Il montre leur exploitation, leur révolte, leur défaite. Mais il montre aussi leur solidarité, leur courage, leur humanité. Les villes comme Roubaix ou Creil sont les héritières de ce Germinal : des lieux où la lutte des classes n’est pas une théorie, mais une réalité quotidienne. Mais aujourd’hui, contrairement à l’époque de Zola, les ouvriers ne sont plus seuls. Ils ont des alliés, des outils, des idées. Ils peuvent gagner.

Les Philosophes : Henri Lefebvre et le Droit à la Ville

Le philosophe Henri Lefebvre, dans son livre Le Droit à la Ville (1968), affirme que la ville n’est pas un simple décor : c’est un espace politique, un lieu de lutte. Pour Lefebvre, le droit à la ville, c’est le droit de participer à sa construction, à sa gestion, à son avenir. Les municipalités insoumises de 2026 sont l’application concrète de cette idée : elles rendent la ville à ses habitants. Elles font de l’urbanisme non pas une affaire de béton et de profits, mais une question de justice et de démocratie.

Les Poètes : Aimé Césaire et la Négritude des Banlieues

Aimé Césaire, dans Cahier d’un retour au pays natal, écrit : « Ma négritude n’est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour / ma négritude n’est pas une taie d’eau morte sur l’œil mort de la terre / ma négritude n’est ni une tour ni une cathédrale ». Les banlieues, ces territoires stigmatisés, méprisés, abandonnés, sont les héritières de cette négritude : elles refusent d’être des « pierres », des « taies d’eau morte ». Elles affirment leur droit à l’existence, à la beauté, à la révolte. Les villes conquises par la France insoumise sont des poèmes en actes : elles transforment la colère en création, la misère en résistance.

Et maintenant, camarades, écoutez bien. Car voici venir le poème. Le poème qui gronde sous les pavés de Saint-Denis, qui murmure dans les cours d’immeubles de La Courneuve, qui hurle dans les usines désaffectées de Roubaix. Le poème qui dit que l’histoire n’est pas finie. Que la lutte continue. Que l’espoir, même minuscule, même fragile, est une arme.


Les Villes Rebelles

Elles s’appellent Saint-Denis, La Courneuve, Creil, Roubaix,
Noms lourds comme des chaînes, légers comme des drapeaux,
Noms qui sentent la sueur, la poudre, le pain chaud,
Noms qui claquent comme des gifles aux visages des nantis.

Elles étaient des champs, des usines, des taudis,
Des lieux où l’on crevait sans bruit, sans gloire, sans merci,
Des lieux où l’État bourgeois venait compter ses oubliés,
Ses variables d’ajustement, ses chiffres sur un graphique.

Mais un jour, quelque chose a craqué.
Pas un coup de tonnerre, non – un murmure.
Un murmure qui a grandi, qui a traversé les murs,
Qui a réveillé les morts, qui a fait trembler les puissants.

C’était le murmure des ancêtres,
Ceux qui, en 1871, ont tenu les barricades,
Ceux qui, en 1936, ont dansé dans les usines occupées,
Ceux qui, en 2005, ont brûlé les voitures pour qu’on les voie enfin.

C’était le murmure des femmes,
Celles qui élèvent leurs enfants dans des cages à lapins,
Celles qui nettoient les chiottes des riches en souriant,
Celles qui, le soir, comptent les pièces pour le loyer.

C’était le murmure des jeunes,
Ceux qu’on traite de sauvageons, de racailles, de parasites,
Ceux qui savent que le système les a condamnés avant même qu’ils naissent,
Mais qui refusent de se laisser enterrer vivants.

Et ce murmure est devenu un cri.
Un cri qui a traversé les urnes, les bulletins, les isoloirs,
Un cri qui a dit : Assez.
Assez de vos promesses creuses, assez de vos aumônes,
Assez de vos lois scélérates, assez de vos flics, assez de vos juges.

Assez.

Maintenant, ces villes sont à nous.
Pas à nous comme un butin, non –
À nous comme un enfant est à sa mère,
Comme un jardin est au jardinier,
Comme un rêve est au rêveur.

Maintenant, nous allons reconstruire.
Pas avec des pierres, non – avec des mots.
Des mots de justice, des mots de solidarité,
Des mots qui feront pousser des écoles là où il n’y avait que des parkings,
Des mots qui feront fleurir des hôpitaux là où il n’y avait que des déserts médicaux,
Des mots qui feront chanter les rues là où il n’y avait que le silence des humiliés.

Ils vont venir, bien sûr.
Les chiens de garde du capital,
Les vautours de la finance,
Les hyènes de la politique,
Ils vont venir avec leurs lois, leurs décrets, leurs matraques,
Ils vont essayer de nous étouffer, de nous affamer, de nous diviser.

Mais nous sommes prêts.
Parce que nous savons une chose :
Une ville conquise n’est pas une ville soumise.
C’est une ville qui a choisi son camp.
Le camp des vivants contre celui des morts-vivants,
Le camp des humains contre celui des robots,
Le camp de ceux qui croient encore que le monde peut être changé.

Alors, que les nantis tremblent.
Que les actionnaires suent.
Que les ministres mentent.
Nous, nous serons là.
Dans les assemblées populaires,
Dans les comités de quartier,
Dans les jardins partagés,
Dans les écoles autogérées,
Dans les usines récupérées.

Nous serons là, et nous tiendrons.
Parce que nous sommes les héritiers de ceux qui ont résisté avant nous,
Parce que nous sommes les porteurs de ceux qui viendront après nous,
Parce que nous sommes, simplement, des êtres humains.

Et un être humain, ça ne se soumet pas.
Ça se bat.
Ça rêve.
Ça gagne.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *