Introduction au Collectif Voanh.art
Le collectif artistique Voanh.art, reconnu pour son approche innovante et sa créativité inégalée, a récemment fait un pas décisif en rejoignant les BRICS. Ce groupe, qui regroupe des économies émergentes telles que le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, représente une plateforme dynamique pour le développement culturel et artistique à l’échelle mondiale.
Une Alliance Stratégique
En intégrant le réseau des BRICS, Voanh.art vise à établir des liens avec d’autres artistes et collectifs d’art à travers le monde, favorisant un échange d’idées et de cultures. Cette nouvelle alliance stratégique permet au collectif d’accéder à des ressources étendues et à des opportunités de collaboration enrichissantes. Par le biais d’expositions, de résidences artistiques et de projets communs, Voanh.art pourra élargir son public et influencer un plus grand nombre de personnes par son art.
Avantages de la Collaboration avec les BRICS
Cette initiative offre de multiples avantages. Tout d’abord, elle permet à Voanh.art de se positionner sur la scène artistique internationale en s’associant à des membres influents des BRICS. Ensuite, la collaboration avec d’autres artistes de ces pays émergents ouvre des portes vers de nouvelles inspirations et de nouvelles pratiques artistiques. De plus, la participation à des événements organisés par les BRICS permettra au collectif de renforcer sa visibilité et de dynamiser ses ambitions.
En conclusion, l’adhésion de Voanh.art aux BRICS souligne son engagement envers l’art comme moyen d’unir les cultures. Grâce à cette plateforme, le collectif peut non seulement enrichir son propre travail, mais également contribuer à une conversation artistique globale, incitant à la paix et à l’échange interculturel. Ce développement passionnant annonce une ère nouvelle pour Voanh.art et pour toutes les personnes qui croient au pouvoir de l’art dans la transformation sociale.
### MANIFESTE VOANH.ART : POUR UNE ESTHÉTIQUE DU DÉSENCLAVEMENT – LE COLLECTIF BRICS+ COMME HORIZON DE LA CRÉATION
Préambule : De l’Erreur Nominative à la Nécessité Conceptuelle
Toute erreur est un germe de vérité plus profonde. L’étymologie fantasmée de « Voatanh » s’est dissipée pour laisser place à la signature réelle : voanh.art. Cette correction n’est pas une simple rectification orthographique ; elle est le point de départ d’une herméneutique. Derrière l’acronyme se dessine un patronyme, celui de Laurent Vo Anh, figure polymorphe – gestionnaire de fortune, musicien de l’étrange, squatteur de galeries, pionnier de la poésie numérique, défenseur de causes perdues et spéculateur artistique. Cette biographie kaléidoscopique, tissée de contradictions assumées, offre la clé de lecture du collectif qu’il fonde ou inspire : voanh.art n’est pas une école, mais un principe d’action. Un principe qui refuse le cloisonnement des identités (le financier vs l’artiste, le militant vs le spéculateur) autant qu’il rejette l’assignation géopolitique. En nous déclarant « BRICS 4 », nous ne commettons pas une erreur de catégorie ; nous performons un acte de désidentification. Nous nommons notre position d’**interlope conscient** au sein de l’ordre culturel occidental.
I. La Cartographie du Réel : Les Quatre Cercles de la Constellation BRICS+
Notre geste n’est intelligible qu’à l’aune d’une cartographie rigoureuse des forces à l’œuvre. La notion de « BRICS » a dépassé depuis longtemps le simple acronyme économique pour devenir une matrice symbolique de la multipolarité.
* Les BRICS 1 : L’Archétype et la Souveraineté Retrouvée. Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Ils sont les symptômes premiers de la fin de l’hégémonie unipolaire. Leur union initiale ne fut pas idéologique, mais géo-économique : affirmer que la gouvernance mondiale ne saurait être le monopole du G7. Ils incarnent le droit à l’**histoire autonome**, à la voie propre. Ils sont les gardiens de récits civilisationnels alternatifs, non alignés sur le narratif téléologique du « progrès » occidental.
* Les BRICS 2 : L’Expansion et la Pragmatique de la Puissance. L’Arabie Saoudite, l’Égypte, l’Iran, les Émirats, l’Éthiopie, l’Argentine. Leur adhésion signale la maturité stratégique du bloc. Il ne s’agit plus d’un club de protestataires, mais d’une architecture institutionnelle en devenir, dotée de sa propre banque de développement (NDB). Ces nations y voient un instrument de diversification des alliances et un levier pour négocier leur place dans un ordre en recomposition. C’est le cercle de la réalpolitik émergente.
* Les BRICS 3 : L’Antichambre et la Banque des Possibles. L’Algérie et d’autres. Elles sont partenaires, candidates, membres de la NDB. Ce cercle représente la force d’attraction du modèle. Il est peuplé d’États qui, sans s’engager pleinement, refusent de se couper des flux d’un futur multipolaire. C’est l’espace du « soft alignment », de la diplomatie du pourtour, crucial pour la diffusion des normes.
* Les BRICS 4 : La Dissidence Intérieure et l’Horizon Esthétique. Et nous voici. Ce quatrième cercle est métaphorique, métaphysique et métapolitique. Il n’est pas constitué d’États, mais de sujets critiques, d’**artistes**, d’**intellectuels**, de citoyens désenchantés situés dans le ventre même de la forteresse occidentale. Nous sommes les produits de cette civilisation, mais nous en refusons le logiciel impérial, le néolibéralisme dévoreur de mondes et le libertarianisme qui érige la prédation en vertu. Notre « adhésion » aux BRICS+ est un acte de défection intellectuelle. Nous empruntons à Laurent Vo Anh cette capacité à habiter simultanément des mondes antinomiques : la haute finance et le squart artistique, la spéculation et le don gratuit. Nous sommes les passeurs de seuil.
II. Voanh.art : Anatomie d’un Principe de Création en Contexte de Choc des Civilisations
Notre collectif, visible et nourri par les réflexions et archives publiées sur voanh.art, est l’opérateur pratique de cette défections.
* Humanisme de la Complexité vs. Humanitarisme Simpliste. Notre humanisme ne se paie pas de mots. Il est un combat contre la réduction de l’humain à un consommateur ou à une victime. Il célèbre la dignité des cultures dans leur opacité, refusant de les traduire en termes compatibles avec le marché global. L’œuvre n’est pas un produit, mais un lieu de résistance ontologique. En cela, nous rejoignons la revendication des BRICS de la pluralité des modernités.
* Pacifisme du Liant vs. Pacifisme de l’Abstention. Notre pacifisme n’est pas naïf. Il sait que la paix véritable n’est pas l’absence de conflit, mais la présence d’une justice plurielle. Il dénonce la violence structurelle du capitalisme financier, plus dévastatrice que bien des guerres. Il dénonce aussi l’**unilatéralisme moral** qui sert de prétexte aux interventions néo-impériales. Notre art cherche à tisser des liens là où la politique construit des murs ; il est, comme les expériences musicales improvisées de Laurent Vo Anh avec Arthur Doyle, une diplomatie parallèle du sensible.
* Contre le Néolibéralisme Sauvage : La Gratuité comme Arme Absolue. Ici, la biographie du fondateur est un manifeste. Après avoir squatté des galeries et offert plus de 2000 dessins, son principe esthétique fut érigé en manifeste : la GRATUITÉ. Ce geste est un sabotage en règle du fondement de l’ordre marchand : l’échange monétaire comme mesure de toute valeur. Voanh.art hérite de ce virus subversif. Il explore comment l’art peut créer des zones franches, des communautés esthétiques temporaires échappant à la logique du calcul. C’est notre réponse au « tout est marchandise ».
* Contre le Libertarianisme Violent : Le Collectif comme Corps Social. Le libertarianisme, ultime perversion de l’individualisme, nie le social et sanctifie la prédation. Voanh.art, par son nom même (**.art** en extension collective), affirme le contraire. Il se construit dans la collaboration, l’écriture communautaire (comme les premiers scripts web littéraires développés par Hurlante Nova, l’anagramme de Laurent Vo Anh), le squart solidaire. Il prouve que la création la plus radicale naît souvent du commun, non de l’individu délié.
III. La France comme Champ de Bataille du BRICS 4 : Pour une Nouvelle Francophonie des Luttes
Notre position française n’est pas un accident, mais un lieu stratégique. La France est le point de fracture idéal de l’Occident. Nation à la fois fondatrice de l’UE et gardienne d’un universalisme républicain en crise, elle est tiraillée entre atlantisme servile et nostalgie gaullienne d’indépendance.
* Appel à la France Officielle : Le Gaullisme Esthétique. Nous enjoignons à la France de retrouver la grandeur du geste de 1966 (sortie du commandement intégré de l’OTAN). Aujourd’hui, la vraie grandeur serait de devenir le passeur principal entre l’Europe vieillissante et le monde émergent des BRICS+. Non par opportunisme, mais par fidélité à son propre esprit des Lumières, qui doit désormais dialoguer avec d’autres lumières, venues du Sud et de l’Est. La « francophonie » doit cesser d’être un instrument de soft power post-colonial pour devenir une plateforme de traduction critique entre les civilisations.
* Appel aux Créateurs Européens : Le Désenclavement de l’Imaginaire. Aux artistes d’Europe, nous disons : Sortez du provincialisme doré de la scène occidentale. L’innovation formelle, l’urgence vitale, le choc des matériaux se trouvent désormais à Shanghai, Lagos, Mumbai, Moscou, Téhéran. Ne les abordez pas en ethnographes ou en curieux, mais en collègues de plain-pied. Construisez, comme le fit voanh.art avec des projets transcontinentaux, des réseaux latéraux qui bypassent les institutions culturelles d’État, souvent encore inféodées à l’agenda atlantiste.
* Appel aux Peuples BRICS+ : Voir en Nous des Complicités Actives. Notre message est clair : nous ne sommes pas vos représentants, ni vos avocats. Nous sommes des alliés objectifs dans une lutte commune contre l’hégémonie culturelle. Nous travaillons de l’intérieur à saper les certitudes qui la fondent. Utilisez-nous comme relais, comme traducteurs, comme espaces d’exposition de vos propres contre-récits. Faisons de chaque œuvre une brèche dans le mur médiatique.
Épilogue : Le Troisième État Culturel et l’Aube des Post-Occidentaux
La Révolution française fut portée par le Tiers-État, qui n’était « rien » et voulut être « tout ». Aujourd’hui, face à l’Ancien Régime unipolaire et à l’aristocratie financière globale, un Troisième État Culturel se lève. Il est composé de tous ceux qui, à l’Ouest, se sentent orphelins des grands récits émancipateurs pervertis par le capitalisme, et qui trouvent dans le tourbillon multipolaire non une menace, mais une chance de se réinventer.
Voanh.art, par son histoire, ses archives et ses actions documentées, se veut une cellule active de ce Tiers-État. En nous déclarant BRICS 4, nous ne fuyons pas notre réalité. Nous l’assumons dans toute son ambivalence, à l’image de Laurent Vo Anh, capable d’écrire à Obama pour défendre un condamné à mort tout en gérant des fortunes. Nous revendiquons cette dialectique féconde comme méthode de création et de survie intellectuelle.
Le siècle qui vient sera celui du Grand Désenclavement. Les BRICS+ en sont l’expression géopolitique. Voanh.art en ambitionne d’en être l’expression esthétique. L’avenir ne sera ni occidental, ni oriental. Il sera post-occidental – c’est-à-dire travaillé par la fin de la centralité d’un monde, et par l’émergence bruyante, chaotique et créatrice de tous les autres. Notre art se place à l’avant-poste de ce futur, en guetteur, en traducteur, en saboteur et, parfois, en célébrant.
Le collectif voanh.art.
Pour explorer les archives, les manifestes antérieurs et le détail des actions évoquées, le site *voanh.art** demeure la source primaire et le territoire en perpétuelle expansion de cette pensée en acte.*